BRANCHES DE L'ILIAQUE INTERNE
Nous étudierons successiveineiit : 1° hrcDiclies uitra--pelviennei>, viscérales: 2" intra-pelviennes pariétales ; — 3° branches exlra-pelviennes
I. — BEIANGHES INTRA.-PELVIENNES VISCÉRALES DE L HYPOGASTRIQUE.
Los brandies viscérales de l'hy()ogastri(nie se distribuent aux viscères pelviens, [^eur mode d'origine est, comme je l'ai dit, des plus variables. J'ai schématisé les dispositions que l'on rencontre le ])lus fréquemment. En raison de celte variété, le nombre et la nomenclature de ces branches varient avec chaque auteur.
Un e.xemple très net de ce désaccord est fourni par l'artère des vésicules séminales et du canal déférent. Celte artère peut se détacher isolément du tronc de bifurcation antérieur de rhy|)Ogaslri(|ue ; plus souvent peut-être, elle naît par un tronc commun avec la vésicaie inférieure ou l'hémorrhoïdale moyenne. ,\ussi voyons-nous certains analomisles la décrire comme une branche autonome alors que d'autres la regardent comme un rameau de la vésicaie inférieure ou de l'hémorrhoïdale moyenne. On en pourrait dire autant de l'artère de la prostale, de celles du vagin, etc., etc.
l*our éviter la confusion, conséquence inévitable de ces variétés d'origine, il vaut mieux, me semble-t-il, faire abstraction de l'origine et se baser, pour individualiser les branches viscérales de l'iiypogastrique, sur leur distribution.
A ce point de vue, on peut classer les branches viscérales de la façon suivante:
!a. ombilicale donnant les vésicales supérieures, a. vésicaie inférieure.
!a. prostatique, a. vésiculo- déférentielle.
J , , . ta. vaginale.
/ chez la lemme. J " .
[ a. utérine.
\ a. utérine.
(iroupe postérieur ou rectal ( llémorrhoïdale moyenne.
.\RTÈRE OMBILICALE
Syn. . Hrt. umbilicalis-
Chez le fœtus, Tarière ombilicale, très volumineuse, porte le sang au placenta, organe de l'hémalose. — Née de rhyjiogastrique dont elle paraît être la continuation, elle passe sur les cotés de la vessie et de l'allanloïde, se réfléchit 11 al
ANGÉIOLOGIE
sur la |);iroi abdominale pour gagner l'anneau ombilical, et, sortie de l'abdomen, se rend au placenta par le cordon qu'elle contourne en pas de vis. — Après la naissance, la circulation pulmonaire ayant remplacé la circulation placentaire, l'artère ombilicale s'atropbie ; seule sa partie initiale reste perméable, en raison de ce fait qu'elle donne des branches à la vessie.
Donc, chez l'adulte, l'artère ombilicale est transformée, dans la plus grande partie de son trajet, en un cordon plein et ne demeure canaliculée qu'à sa partie initiale. Cette artère se détache de la branche de bifurcation antérieure de l'hvpogastrique, se porte en haut et en avant, longeant les parois latérales de la vessie et, devenue cordon fibreux, se réfléchit sur la paroi abdominale pour se terminer avec l'onraque et la veine ombilicale au noyau fibreux qui occupe la partie inférieure de la cicatrice ombilicale.
Les doux artères ombilicales en se ilétachant de la paroi pelvienne pour se porter sur les parties latérales de la vessie, soulèvent en une sorte de méso la lame celluleuse qui applique tous les vaisseaux de la cavité pelvienne sur le plancher de cette cavité, lame déjà décrite sous le nom de gaine hypogastrique. Ainsi est formé de chaque côté de la vessie un aileron latéral. En arrivant au niveau de la vessie, les deux feuillets qui constituent cet aileron se séparent et vont passer l'un en avant, l'autre en arrière de la vessie pour se continuer avec les feuillets correspondants de l'aileron du côté opposé,
La vessie est ainsi coiffée par une sorte de gaine celluleuse complète; mais, alors que cette gaine présente une épaisseur notable sur les côtés et en avant, c'est-à-dire là où la vessie répond au tissu cellulaire sous-péritonéal, elle devient très mince et ne peut plus être isolée là où la vessie répond au péritoine. A ce niveau, en effet, elle se confond absolument avec le fascia propria.
Au-dessus de la vessie, la gaine vésicale ne contient plus que l'ouraque et les deux artères ombilicales, insuffisants pour la remplir; elle se présente alors sous laforme d'une sorte de lame transversale à double feuillet étendue d'une artère ombilicale à celle du côté opposé. Cette lame et la cavité virtuelle qu'elle circonscrit, se terminent en pointe au niveau de l'ombilic.
Gomme on le voit, cette gaine vésico-ombilicale (aponévrose ombilico-vésicalo de Pierre Delbet, gaine allantoïdienne de Paul Delbet), représente un cône à base pelvienne, se continuant des deux côtés avec la gaine hypogastrique, et à sommet ombilical. Dans le pelvis, cette gaine contient la vessie ; sa cavité est donc réelle. Au-dessus de la vessie, elle ne contient plus que l'ouraque et les deux artères ombilicales ; vide ou presque vide, elle s'aplatit dans le sens frontal et ses deux feuillets antérieur et postérieur se fusionnent en une lame unique.
Dans sa portion restée perméable, l'artère ombilicale donne naissance à deux branches : les artères vésicules supérieures.
Artères vésicales supérieures. — Les artères vésicales venant de l'ombilicale sont ordinairement au nombre de deux. D'abord descendantes en bas et en dedans, elles abordent la vessie par ses faces latérales, en soulevan t la gaine des vaisseaux hypogastrii[ues et se divisent en plusieurs branches terminales: 1" des branches descendantes, très grêles, qui vont s'anastomoser avec l'artère prostatique; — 2° des branches antérieures, qui s'anastomosent avec la j)etito vésicale antérieure, branche de la honteuse interne ; — 3° des branches supérieures, principales, qui s'épanouissent sur la calotte vésicale, sous le péritoine, et s'anastomosent sur la partie moyenne de la vessie avec les branches correspondantes du côté opposé. Elles donnent encore de fins ramuscuies qui, par le ligament vésical médian, remontent avec l'ouraque vers l'ombilic.
VÉSICALE INFÉRIEURE La vésicale inférieure est l'artère du bas-fond de la vessie. Ordinairement
DES ARTÈRES
peu vokimiiieiise, elle naîl de riiy|)oytisli ii|iie ou de l'héiDorrlioïdale iiioyeniie et di8tfil)ue SCS branches tei'iniiiales au bas-fond et au col de la vessie.
Accpssoiremenl elle donne des l'ainuscu les à la prostate, à la portion prostatique du canal de l'urètlire, aux \ésicules séminales et au vagin; ces rainuscules ' s'anastomosent avec les artères principales de ces organes.
(Jette ai'lèi'e manque quel(inerois et est alurs l'cmplacée j)ar des rameaux vésicaux des artères voisines, vésicales supéiieures, |n()slali(|ue ou délV'rentielle, qui prennent un déveloj)pemenl anormal.
11 est ran^ qiK^ la vrsicali^ inlV'i'ii'iiro se ih'taclie isoli'iiioiil du tronc de liifarçatiDii aiili'rieur di' l'Ii ypogastriqiie. Le plus souvent, elle nail par un tronc qui lui est coiiiniun a\ ec riiénioi-rhoïdale moyenne, ou plus souvent encore avec les artères prostatique ou dcfcrcntielle. Aussi quelques auteurs ont-ils pu considérer les artères prostatique et vésiculo-déférentiello connue des branches de la vésicale inférieure, .fo n^pètc qu'en raison de ce fait que ces artères prostatique et vésiculo-délerenticlle peuvent naitre aussi bien de l'héiriorrhoïdaie moyenne que de la A'ésicaleint'érieurc, d i;st prélV'rable à tous égards de les considérer comme branches autonomes.
Chez l'homme, les branches génitales sont au nombi'e de deux : Yartère vésiculo-défcrentielle et l'artère prostatique.
ARTÈRE VKSICLlLO-DKFljRENTlF.LLK
Née le plus souvent du tronc anièi ienrde bifurcation de l'hypogastrique, par un tronc commun avec la prostatif|ue ou l'hémorrhoïdale moyenne, l'artèie vésiculo-déférenlielle sejjorte en bas et en ax ant. I''>lle pénètre dans In loge de la vésicule séminale et s'épanouit eu un grand nombre de liranclies sur la face antéro-supérieure de celle-ci. Ces branches pénètrent pour la plupart dans la vésicule; ([uelques-unes se distribuent cependant au bas-fond de la vessie. Avant son é|)anouissement, la vésiculo-déférentielle fournit toujours un rameau t/(?/é*VJîfie?, et quelquefois un rameau uretéral. Le rameau dél'érentiel aborde le canal déférent assez près de sa terminaison et se divise en deux branches : une branche descendante, courte, (jui accompagne le canal jusqu'à la piostale et une branche ascendante ou récurrente (artère déférentielle des iiuleurs) très longue, dont on peut suivre les i'ameaux,jusquedans le voisinage de l'épididyme ou ils s'anastomosent avec la testiculaire.
ARTiiRIi PROSTATIQUE Uranche prostatique de la vésicale inférieure ou de l'héuiorrlioîdale moyenne).
1.,'arlère prostatique, que nous décrivons comme une brandie autonome, est constante et relativeuuMit \olumineuse. Née du tronc antérieur de l'artère liypogastrique, soit direclemenl, ce qui est rare, soit [lar un tronc commun avec la vésicale in férieure, l'hémorrhoïdale moyenne, ou même l'ombilicale, elle se porte en bas, en avant et en dedans. Elle aborde la prostate jiar sa face latérale et se divise en un grand nombie de branches; ces branches, difficiles à disséquer, sont pei'dues au milieu des nombreuses branches veineuses qui serpentent sur les parties latérales de la prostate. Presque toujours, l'artère prostatique envoie quelques rameaux ascendants à la vessie, rameaux qui s'anastomosent avec la vésicale inférieure.
ANGÉIOLOGIE
Chez la femme, les branches du groupe génital sont au nombre de deux : Vutérine el la vaginale. Alors que chez l'houime les branches génitales présentent un calibre assez réduit, chez la femme, en raison de l'importance des organes génitaux intra-pelviens, les deux branches génitales olTrent un calibre considérable.