II. — PETITES VEIÎSES DU CŒUR
Synonymie : Veines de Galien {Sappey), veines innominées de Vieussens, veines cardiaques accessoires, petites veines coronaires ; ce dernier terme a le double défaut d'être en grande partie inexact, les petites veines étant presque
SYSTÈME VEINEUX
entièrement perpendiculaires au sillon coronaire, et de prêter à la confusion avec la petite v. coronaire, branche afférente du sinus.
Elles ont pour territoire le bord droit du cœur et les parties voisines. Au nombre de trois ou quatre, situées sur la face antérieure du cœur droit, elles montent verticalement, parallèlement au grand axe du cœur et, arrivées dans le sillon coronaire droit, perforent la base de l'oreillette et s'ouvrent dans sa cavité ou dans celle de l'auricule par des orifices qui peuvent présenter un repli valvulaire. Leur tronc souvent très court est ordinairement satellite d'une branche descendante de l'artère coronaire droite ; il peut se couder à angle droit dans le sillon auriculo-ventriculaire et suivre un trajet horizontal avant de traverser l'oreillette.
Les plus remarquables de ces veines sont : la veine de Galien et la veine de l'infundibulum.
Veine de Galien. Petite coronaire de Lauth et de Krause. Décrite par Galien comme veine antérieure, elle est la plus longue et la plus grosse des petites veines, souvent elle est considérable. C'est la veine du bord droit du cœur, qui fait pendant à la veine du bord gauche. Elle est quelquefois très petite et remplacée par des veines plus antérieures ; assez souvent elle n'est que la branche verticale ou ascendante de la petite veine coronaire et débouche alors avec elle dans le sinus coronaire.
Veine de rinfandibulum (Criiveilhier). Dans le sillon qui sépare l'oreillette de l'infundibulum de l'a. pulmonaire.
Zuckerkandl signale aussi une veine importante, constante, qui, née de l'a. pulmonaire, de l'aorte ascendante et de l'oreillette gauche, s'ouvre directement dans l'oreillette gauche.
m. — VEINES Dl-: THEBESIUS. {Vente minimse).
Vieussens le premier observa que les injections poussées par les vaisseaux coronaires, artères ou veines, venaient sourdre par de petits orifices à la surface • des cavités du cœur, aussi bien sur l'endocarde des deux ventricules que sur celui des deux oreillettes. Bientôt Thebesius reconnut que les pores de Vieussens étaient le débouché de veines très petites, les unes sous-endocardiques, les autres inlra-musculaires, en communication avec les grosses veines extérieures.
Les pores de Vieussens sont des stomates non valvulés, d'un diamètre maximum de 0 mm. 5 ; les gros sont les foramina, les petits les foraminula ; groupés ou disséminés, ils sont tantôt superficiels et tantôt profonds, percés dans des fossettes de la paroi interne du cœur. Ils sont surtout nombreux dans l'oreillette droite et sur les muscles papillaires; les plus gros sont à la base de ces muscles. Pour bien les voiret ne pas les confondre avec les culs-desac sinueux ([ue présente l'endocarde, il faut les injecter au bleu de Prusse soit directement par l'orifice même, soit par les veines coronaires. On reconnaît alors le pore ou trou central au milieu d'étoiles veineuses sons endocardiques.
Langer, se fondant sur les résultats des injections, admet que les veines de
VEINES DU COEUR