‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 75 sur 190 · V. princ · texte numérisé non relu

V. princ

(6asi7.)

y. transv.

\ . princ.

(rad.) ■

serait la v. cubitale prolongée par la basilique et non la radiale. Cette réserve aoee tout en admettant que la l'orme décrite par Banlloben est déjà une forme secondair des transformations d'une figure antérieure, il n'en reste pas moins vrai i[u'elle e tout à la fois l'état normal de l'adulte et la plupart de ses variétés. Peut-être les autres s'cxpliquent-ellcs par la forme originelle encore imparfaitement connue.

(Voyez K. liardlcben, Die Haiiptteiie dis Armes, Jenaisch Zeilschrift, 1880 ; — Ilochstcttcr, Ueber die EntwicliluiKj der E.vlretnitivlvenen, Morpliol. Jalirb., 1891 .)

V. Cubitale super /ici elle. — Fréquence d'une cubitale access. ou postérieure, pouvant être plus grosse que l'antérieure.

V. Udiliale mperfieielle . — Dédoublement partiel et formation insulaire; — une et même deux radiales accessoires. — Atrophie de la radiale principale dans sa partie terminale de l'avant-bras : prépondérance il'une radiale accessoire, ancienne branche descendante de la transverse du coude.

V. médiane commune. — • Exceptionnellement volumineuse. — Multiples ; deux et trois branches. — Manque parfois chez l'embryon, souvent chez l'adulte, ou n'a qu'un court trajet, ou existe sur le milieu de l'avant-bras et finit on plexus.

V. du pli du coude. — Le type régulier étant la radiale bifurquée, avec une v. médiane céphalique (son ancienne collatérale embryonnaire) plus petite, notons comme variétés : une bifurcation aux dépens de la v. médiane de l'avant-bras (ancien type classique) : — l'absence de bifurcation : une des deux médianes fait défaut; — la bifurcation est remplacée par un plexus.

Citons encore une médiane basilique double ; — cette même veine recevant du bras une cutanée récurrente.

(Sur les veines du coude: Barkow, Z)/e Venen der oberen Exfremila't, 1868; — Bertelli, Ricerche intorno aile vene..., Pisa, 1890.)

V. basilique. — Peu sujette aux variations. — S'ouvre dans l'axillaire (cas fréquent; est la règle pour quelques auteurs), ou même au commencement de la s. claviére. — Reçoit les deux v. huméralcs petites et va formiu" l'axillaire. — Une basilique accessoire superlicielle continue la veine principale à la partie supér. du bras.

V. <'éphali(/ue. — Très sujette aux anomalies en raison de son origine par fusion de doux veines différentes. — Exceptionnellement, plus grosse ([uc la basilique. — quelquefois double. — Très grêle. — La partie brachiale manque 2 f. sur 93 (Hallett.) — La partie deltoidienne fait défaut ; dans ce cas, la partie brachiale grêle s'ouvre dans l'humérale au-dessous de l'aisselle, ou par un courant descendant dans la médiane céphalique, puis par elle dans la basilique. — .Vbsence totale : 2 cas. — • Débouche dans jugulaire externe, — - communique avec la jugulaire externe par une branche jugulo-céphalique qui passe par dessus la clavicule. La jugulo-céphalique est normale chez les singes etl'embryon liumain, et même le débouché du tronc principal dans la jugulaire. Dans 2 cas de Tliomson, cette anastomose perforait la clavicule. — S'ouvre dans la sous-clavière, ou en passant par-dessus la clavicule, ou en passant au-dessous, entre l'os creusé en gouttière et le sous-clavier, dans un canal ostéo-musculaire, ou en perforant le muscle sous-clavier, ou enfin par deux branches, l'une sus l'autre sous-claviculaire.

Sa partie deltoidienne est transformée en réseau. — Reçoit une v. aberrante de l'humérale commune.

(V. Kadyi, l'eber die Venu basilica. Zcitschr. f. .\nat , 1877.)

Fig. 482. — Veines embryonnaires superlic. du membre supérieur (d'après Bardleben).

VELXES DE lA TÈTE ET DU COU

Tout le sang veiiieu.K de la lète, les voies anastoinotiques mises à part, se

926 SYSTÈME VEINEUX

déverse dans deux vaisseaux, la jugulaire externe et la jugulaire interne, qui elles-mêmes s'unissent à la v. sous-clavière. Dans le cou il faut distinguer deux régions : le cou antérieur, c'est-à-dire la partie qui est située en avant de la colonne vertébrale et dont les veines aboutissent aux deux troncs jugulaires précédents ; le cou postérieur, qui comprend la colonne vertébrale et la nuque et qui appartient au système veineux rachidien. Il y a également deux troncs collecteurs pour ces veines cervicales postérieures ; ce sont la v. vertébrale et la V. jugulaire postérieure que nous décrirons avec les veines du rachis.

Les deux grands systèmes de la jugulaire externe et de la jugulaire interne qui se partagent la tête et le cou antérieur se pénètrent, s'enchevêtrent et possèdent sur toute leur étendue des territoires indécis qui se rattachent tantôt à l'un, tantôt à l'autre de ces fleuves sanguins. L'anatomie comparée nous explique ces variations.

Chez tous les mammifères non primates, la jugulaireexterne est la veine primitive et principale. Elle reçoit tout ou presque tout le sang du cerveau par les veines de la base du crâne, celui de la face et celui du cou. Elle est la veine unique chez la chèvre, le mouton. Elle est la veine principale chez le chien, le lapin dont la veine jugulaire interne, petite, rudimentaire, apparaît comme -une simple branche collatérale de la jugul. externe, remonte comme veine satellite le long de l'artère carotide et vient se terminer à la base du crâne. Avec les singes, c'est-à-dire avec le grand développement du cerveau, la jugulaire interne, qui reçoit la majeure partie des veines cérébrales, devient la veine prépondérante. A plus forte raison chez l'homme, que caractérise son énorme cerveau, est-elle toujours la veine principale.

C'est dans ce recul progressif de la jugulaire externe qu'il faut chercher l'explication des variations que présente son territoire et surtout de l'instabilité de ses origines. Elle est encore la veine primitive et principale de l'époque embryonnaire, mais elle n'est plus que la veine accessoire de l'état définitif. Elle a perdu la presque totalité de son domaine cérébral et une grande partie de son domaine facial; c'est dans ce dernier seulement que se rencontrent encore des régions mixtes ou même indéterminées qui, selon les sujets, sont tributaires de l'une ou de l'autre des deux veines jugulaires.

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