‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 96 sur 190 · V. thoraciques · texte numérisé non relu

V. thoraciques

V. Couty, Elude e.rpér/i/i. sur fealrêe de l'air, ïli. de Paris, 187S,

Homologie des artères carotides et des veiaes jugulaires. — On a essayé à plusieurs reprises d'établir uns homologie plus ou moins complète entre les artères elles veines rte la tète et rtu cou. Le point rte rtéparl rte ces systèmes consiste dans l'identification de la V. jugulaire interne à l'artère carotide, la v. jugul. externe étant considérée comme ime simple veine superficielle, un canal collatéral de la v. profonde. La v. jugul. interne serait donc une v. carotide, se rtivisant en carotirte externe et carotide interne, et partout satellite de l'artère de môme nom et rte ses branches. (Voyez Theile, Encyclopédie anatomique, 18i3 ; — Sébileau et Dejuoulin, Si/st. des i\ jugul. antérieures, B\i\\. Soc. anat. 1892; — Launay, les Veines Jugulaires, ïh. rte Paris, 1896.)

Ces assimilations ne concordent pas avec l'embryologie ni avec l'anatomie comparée, ni même avec l'anatomie humaine, car on est obligé rte supposer que la v. jugul. externe n'a aucune origine profonrte, alors que rtans la majorité rtes cas elle reçoit les occipitales, les auricul. postérieures et le tronc temporo-niaxillairc, sans compter les cas où elle reçoit la faciale, toutes veines satellites des branches rte l'artère carotide externe. Ou bien on est amené à dire : les branches inférieures rte l'a. carotide externe sont représentées par une partie rte la jugulaire interne, ses branches supérieures par la jugulaire externe, et alors on ne saisit plus guère l'homologie vasculaire. Enfin la jugul. interne absorbe une partie importante du territoire des artères vertébrales.

Il faut s'en tenir fermement à ce que nous enseigne l'anatomie comparée, confirmée par les stades de l'embryologie humaine.

1° La V. jug. e.vterne est la v. fondamentale des vertébrés autres que les primates. Elle est la veine primitive et unique des poissons, rtes oiseaux et rt'un certain nombre rte mammifères {la chèvre, entre autres).

2" La V. jugul. interne apparaît secondairement, comme une collatérale rte la jugulaire externe ; elle nait près de la base du cou et remonte progressivement le long de l'artère carotirte et rtu n. pneumo-gastrique. Elle reste rudimentaire chez tous les mammifères autres que les singes. — Tout rt'aborrt elle ne s'élève que jusqu'au milieu rtu cou et reçoit les V. du pharynx, rtu larynx et rte la glande du corps thyroïde, quelquefois même de cette dernière seulcnient (beaucoup de rongeurs et de ruminants). Ces branches primitives sont celles qui lui restent le plus fidèles chez l'homme. — Dans une seconde étape, elle arrive jusqu'à la base du crâne et reçoit une petite quantité du sang intrà-cranien qui s'écoule presque en entier par la jugul. externe et la vertébrale (la plupart des carnivores, le chien, le chat).

o"* Dans une troisième étape, elle pénètre dans le crâne et s'unit au sinus latéral, dont elle forme la branche descendante. Elle égale ou dépasse la v. jugul. externe (la plupart des singes).

4° Chez l'homme, en raison de son énorme développement cérébral, la jugul. interne devient définitivement la veine principale rte la téte et rtu cou. Lajtigul. externe cft ré-

VEINE CAVE INFÉRIEURE

liiiite il SOS anciennes Ijranclies soiis-crànionncs, l'occipitalo, l'aui-icul , les temporales, la maxill. interne. Tantôt, anomalie régressive, elle reconquiert, en recevant la v. faciale, une partie de son territoire facial ou sous maxillaire ; tantôt au contraire, anomalie progressive, elle perd mémo le tronc temporo-maxillaire et ne conserve plus que quelques branches postérieures du crâne, l'auricul. post., les occipitales superlicielles.

3° Gliez beaucoup d'animaux, une partie notalile du sang crânien est emmené par les p. vertébrales qui reçoivent le s. pétr.-infér ou même le s. caverneux, et passent par le trou déchiré postérieur. Ce territoire crânien est perdu chez l'homme, alors qu'il s'est conservé pour les artères ; la jugulaire interne, dans son extension en\-ahissante, s'est suhstilui'o il la partie ci'rébrale di\s \. '\-ortébralos.

Veines, de la h'Ie el ih( cou — Consultez l'impoilant mémoire de Luschka. qui vise aussi i'anatoniio conqiarée : Die Venen c/es menxchlirlien Halses, Mém. de l'Ae. des Se. do Vienne, 1802. • — S'oyez aussi Foucher, Eludes sur /es ceines de la tèle et du cou. Th. l'aris, IS.")'! : — Cliahbort. Mémoires sur les ceiiws de la face el du cou. Toulouse, ISTfi.

VRINE C.WK \S\<i]\\\K\]\\K

I.a vciiiP cave hiférieitrc ou asceitihtnlr, v, cave abdominale, eist le (romcommun des veines sous-diaphraginatif[ues. Située presque entièrement dans la cavité de l'abdomen, et par sa partie terminale seulement dans la cavité tboracique, elle représente l'aorle abdominale dont elle est satellite.

Origine. — Son origine est la réunion des deux veines iliaques primitives, liomologues des troncs innominés qui constituent la veine ca\'e supérieure, lîlle a lieu sur le côté droit de la colonne veitél)rale, au niveau du disque qui sépare la 4"= de la 5« vertèbre lombaire, ou un peu plus bas sur la 5^ lombfiire, un pou au-dessous de la terminaison de l'aorte.

Terminaison. — I^a veine cave inférieure se termine dans l'oreillette droite, dans sa partie postérieure et inférieure, au-dessous de la v. cave supérieure et à 2 cm. au moins de l'oreillette gauche. Ce niveau correspond au corps de la 9^ vertèbre dorsale. La partie de l'oreillette où aboutissent les deux veines caves forme un sac lisse, non fasciculé, qui chez rembr3'on est indépendant (s'niiift rcineii.c ou sinus réunions) et chez l'adulte est sépaié de la |)ortion pi'clinée de l'oreillette, extérieurement par \e sillon terminal, intérieurement par la crèle terminale (Uis). Ce sillon courbe, à trajet oblique, commence au-dessous de la v. cave inlV'rieuro et finit en avant d(î la v. cave su|)érieuro.

Dimensions. — Sa longueur, variablesuivant la (aille du sujet, est de22 cui. en inoycMino, dont 18 pour la poi'lioii abdominale. Son calibre est supérieur à celui de l'aorte, et aussi à celui de la veine cave supérieure; celle-ci à son embouchure dans l'oreillette a 22 mm. de D. ; la veine cave inférieure 3-3. Il augmente do bas en haut et présente deux accroissements subits, le premier audessus du débouché des veines rénales; le second, qui a reçu le nom de lac ou (V ampoule , au-dessus de l'ouverture des veines sus-hépatiques. C'est ainsi que le D. qui est à l'origine de 20 mm., s'élève à 30 au-dessus des rénales, à 34. au-dessus des v. hépatiques; il diminue au passage ilu diaphragme et n'est plus que de 27 dans la portion thoracique {Luschka).

Direction. — La v. cave ascendante est verticale dans foule sa portion abdominale, comme l'aorte et la colonne vertébrale, l'.lle s'infléchit seulement vers

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la droite au niveau de la 1'' lombaire et de la 12'= dorsale, pour gagner le bord postérieur du foie. Dans sa courte portion thoracique, elle se dirige de droite à gauche et un peu d'arrière en avant, en décrivant une légère courbure dont la concavité regarde le centre phrénique.

Rapports. — La veine cave inférieure monte sur le côté droit de la colonne vertébrale lombaire, à droite de l'aorte qui occupe la partie médiane; puis tra-

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