‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 60 sur 84 · C. aryt · texte numérisé non relu

C. aryt

Fig. 189. — Le sphincter du larynx, dans son ensemble, sur une coupe horizontale. A droite la coupe passe plus bas qu'à gauche, dans la corde vocale inférieure. A gauche on voit la continuité de l'interaryt. avec le thyro-aryt. A remarquer la forme du cartilage aryt.

thyro'ide d'une part, et les c. aryténo'ides d'autre part: ce sont les m. cricothyro-aryténo'idieiis, qui se subdivisent à leur tour en m. crico-aryténo'i'diens latéraux et muscles thyro-aryténo'idiens (fig. 189).

Chez l'adulle cependant ces groupes de muscles ne sont pas complètement indépendants les uns des autres mais se relient par des fibres musculaires superficielles. 11 y a chez lui un sphincter discontinu profond, et un sphincter continu superficiel. Ce dernier pourrait, à première vue, être considéré comme l'homologue du sphincter des Amphibiens ou des Reptiles et du sphincter de la période embryonnaire. 11 paraît démontré que cette conception est inexacte et que le muscle annulaire superficiel est une formation secondaire. Fïirbringer par ses dissections et ses statistiques Ta prouvé. L'étude d'embryons humains montre de son côté que, pendant un certain temps, les muscles crico-lliyro-aryténoidiens sont absolument indépendants du m. interaryténoidien et n'échangent avec lui aucune fibre. Ce n'est qu'à partir d'une certaine époque (embryon de 48 mm.) que l'on peut constater l'existence de fibres musculaires plus superficielles que les anciennes, établissant l'union de ces deux muscles. Dans la suite elles deviennent de plus en plus abondantes.

m. — Muscle crico-aryténoïdien latéral (fig. 188. 190 et 191). — Le m.

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crico-arvténo'uJien laléral. court cl assez épais, prrscii le une fnruie Iriangulaire. Il s'insère sur la partie postéro-lalérale. élargie en Facette, du boni supérieur de l'arc du c. cricoïde dans toute l'élendue coui|)rise entre le bord externe île la membrane crico-thyroïdien ne et la limite postérieure du \n. erico-llivroïdieu ou même plus en arrière.

Ses libres, inclinées en liaul el en arrière, suivant roblii[nilé du bord supérieur de Tare cricoïdien, vont se fi.xer sur la l'ace antéro-externe de rapo])hvse

l''ig. 190. — Le sphincter tlu larynx. (Iisséi|ut' \>u.v sa iuco externe après enlèvement île presque toule la lame lalérale f,'iiu*"Iie ilu e. tliyronle.

musculaire du c. arytènoïde. en a\ant de l'insertion du m. crico-aryténoïdien postérieur.

Variations. — Anormalement ee muscle est partagé en un faisceau inférieur qui s'attache a l'apophyse musculaire et un faisceau supérieur moins important qui s'insère audessus de celte apopliyse sur le bord externe du c. arytènoïde.

Très souvent il est renforcé par des fibres qui se fixent dans une iHendue plus ou moins considérable sur la membrane élastique du larynx au voisina.se du c. cricoïile el du ligament crico-thyroïdien {imm-le si/ndi'xi/io-ari/léiioïdieii).

Union, atec /es muscler coisins. — La fusion du ni. crico-aryténoïdien lat('ral avec le m. Uiyro-aryténoïdien inférieur est très fréquente. Tantôt un interstice celluleux les sépare, tantôt la fusion est complète el l'on a sous les yeux un m. crico-lhyro-aryténoïdien (Disse, Kanlhack).

On a vu également le ni. crico-arylénoïdien latéral partiellement uni au m. lhyro-ar\ténoïdien supérieur au voisinage de ses insertions arylénoidiennes. 11 échange aussi très fréquemment des fibres avec les inlerarylénoïdiens oblique ou transverse.

Faisceaux surnuméraires. — -1/. cnro-membraneux et m. rrico-épigloltiquc. Sous ce nom on décrit de petds faisceaux qui se détachent du bord supérieur du m. crico-aryténoïdien latéral, s'inclinent en haut et en arrière en décrivant une courbe à concavilé antérosupéricurc et, recouverts généralement par le m. thyro-aryténoïdien supérieur, vont se terminer sur la mcuibrane quadrangulaire ou sur l'épiglotle.

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.)/. crico-thyroïdien latéral interne. — Il est formé comme les précédeats par des libres ascendantes qui vont se réunir au m thyro-aryténoïdien descendant, suivent son trajet vers le c. thyroïde et se fixent sur la partie supérieure de celui-ci.

Action. — La contraction des m. crico-aryténoïdiens latéraux a pour résultat un mouvement lie rotation de dehors en dedans des c. aryténoïdes. Leur apophyse musculaire se porte en avant et un peu en dehors, et les apophyses vocales se déplacent en dedans et légèrement en arrière. Par suite les cordes vocales se trouvent rapprochées du plan médian, la l'ente glottique est rélrécie.

IV. — Muscle thyro-aryténoïdien inférieur (iig. 189. 190 et 191). — Le

muscle thyro-aryténoïdien inférieur est un muscle large et épais qui s'insère en avant dans le voisinasTe de la ligne médiane et sur une certaine étendue en dehors d'elle : sur la moitié inférieure de l'angle rentrant du c. thyroïde et sur le bord inférieur de ce cartilage dans une étendue variable ; le plus souvent aussi sur la partie adjacente du ligafnent crico-thyroïdien et de la membrane élastique ; enfin

quelquefois surlebordsupérieur voisin du c. cricoïde. En arrière ses fibres s'attachent sur toute la fossette inférieure de la face antéro-externe du c. aryténoïde.

sur le bord e.xterne de ce cartilage, à la pointe et à la face inférieure de son apophysevocale.

Les faisceaux de celte masse musculaire peuvent être parlagés en plusieurs groupes qui diffèrent seulement par leur situation et par l'orientation de leurs fibres conslitulives mais ne peuvent être séparés les uns des autres, si ce n'est artificiellement, car ils échangent constamment des libres et aucun interstice cellulaire continu ne les i.sole. On peut distinguer :

1° une couche externe, ou superficielle, de fibres obliquement ascendantes qui généralement vont se perdre en partie dans l'épaisseur des replis aryténo-épigloltiques ; 2° une couche profonde, interne, défibres anléro-postérieures, située dans l'épaisseur des cordes vocales {muscle vocal). Certains auteurs ont décrit en outre une couche moyenne.

Couche externe. — Pour l'apercevoir il faut sectionner le c. thyro'fde un peu en dehors de la ligne médiane et, du même côté, rabattre la lame latérale en

- il cric, épiyl.

M .tliyr.aryl.SMp.

Lif/. thyr. (ii'yl.

M. iiiter.-aryt .

ly. tlnjr. aryt.

(faisc. prof.)

il. cric. aryt. lat. M. crico. tliyr.

Fig. 191. — Le sphincter du laryns (moitié droite), disséqué par sa face interne après enlèvement de la muqueuse.

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l'cisanl soigneuseiiuMil sa (ace proloiule avoc le s< al|icl. (le mode de préparation convienl aussi pour inelhc (''\ idenre le ci'ico-aryléiioïdieii latéral. 11 rend bien roinple de la disposilioii de tons les imiscles qui viemieiit converger sur l'apophyse muscnlaire et lel)iir(l inieine du c. in yli'iidïde. On n'a plus al(jrs qu'à en lever le tissu cellulaire graisseuxqui recouvre la région iionr a|)erce\-oir le muscle thyro-aryténoïdien par sa l'ace externe.

Couche interne. — Celte couche étant logée dans l'épaisseur des cordes vocales inférieures qu'elle constitue en majeure partie, il l'aul la disséquer sur une moitié de larynx en enlevant la muqueuse qui tai^isse la l'ace interne et la face ventriculaire de la corde vocale (fig. l!Ji). l'onr hien ap])récier sa forme on doit aussi pratiquer des coupes frontales, de préférence sur des larynx durcis. On constate alors que cette couche thyro-arylénoïdienne interne a la forme d'un prisme triangulaire, comme la corde vocale qu'elle remplit (lig. IGT). Ses fibres sont en majeure partie dirigées horizontalement d'avant en arrière, et ne s'unissent jjas avec les tractus élastiques du ligament (iiyj'o-aryténoïdien. Un certain nombn^ d '(Mitre elles cependant, mais ce l'ait n'a ]>n être mis hors de doute que par l'élude de coupes microscopiques, s'insèrent réellement sur ce ligament (Jacobson). Au lieu d'être antéro-postérieures elles sont obliques en dedans et en avant et s'attachent sur lui avant d'atteindre le c. thyroïde.

Variations. — L'étendue des insertions tliyroïdiennes du lu. thyro-aryténoïdien infériein- est des plus variable. liUes occupent habitucllenientlo 1/3 ou les 2/9 inférieurs du cartilage. De plus on a décrit des faisceaux d'origine aberrants ([ui s'insèrent sur le r. thyroïde, tantôt à proxinnt(' de son bord postérieur, tantôt dans la région inférieure de sa face interne, tantôt enfui à la base do la corne inférieure.

Les fibres ([ui se tixent à la nienibranc élastique, considérées par certains auteurs comuie formant un muscle indépendant (w. sijndesino-ari/fénoïdien) peuvent faire défaut, provenir seulement de la partie de cette membrane immédiatement adjacente au c. thyroïde ou s'étendre assez loin.

Dans certains cas quelques fibres s'insèrent sur le bord supérieur du c. cricoïde.

Union avec les muscles voisins. — Nous connaissons déjà les rapports que le m. tliyroarylénoidien peut contracter avec le ni. crico-aryténoïdien latéral. Li'est surtout avec les intoraryténoïdiens, oblique ou transverse, que le thyro-aryténoïdien superficiel échange fréquemment (on jiourrail presque dire normalement) des libres qui contournent le bord externe du c. aryténoide et vont se fixer à l'apophyse musculaire ou au bord externe du c. aryténoïde du côté opposé [m. l/iijro-arijténoïdicn oblique de Santorini).

Les faisceaux superficiels du thyi'o-aryténoïdien présentent également souvent des connexions avec te m. thyro-aryténoïdien supérieur. Ou bien les d.eux muscles se rejoignent au niveau de leurs insertions au c. thyroïde mais restent distincts dans le reste de leur trajet: ou bien ils se juxtaposent dans toute leur étendue (m. t/tyro-ari/fénoi'dien unique) : ou bien les libres ascendantes du thyro-aryténoïdien inférieur se continuant en partie avec des fibres descendantes du m. thyro-aryténoïdien supérieur il en résulte la formation d'un faisceau curviligne ipii ^'insère par ses deux extrémités au c. thyroïde (m. sousthyroïdien) .

Faisceaux surnuméraires. — M . llii/ro iiienibr<ineu.c el m. llnjro-eitiylotliqueinfévieur .

— Ces petits muscles sont si fréciuents qu'ils peuvent être considérés comme normaux. Ils sont constitués par des fibres ascendantes de la couche superficielle du m. Ihyro-ary ténoïdien inférieur qui, recouvertes en partie parle m. thyro-aryténoïdien supérieur, vont se perdre dans la membrane quadrangulaire ou sur les bords latéraux du c. épiglottique . Ces fibres thyro-membraneuses ou thyro-épiglottiques s'associent avec lesfibres crico-épiglottiques et membraneuses ou ary-épiglottiiiues et membraneuses.

M. ventriculaire. ni. de la corde vocale supérieure (Riidinger, Simanowsky, Ivanttiack).

— Ce muscle, d'après Rinlinger, est presc[uc constant. C'est un faisceau aplati, épais de

I à 2 ram., situédans l'épaisseur delà cordevocale supérieure, au-dessous de la muqueuse

II répond, par conséquent, à la paroi interne du ventricule de Morgagni. En arrière, il s'attache sur l'angle antéro-latéral du c. aryténoïde, à coté du m. thyro-aryténoïdien inférieur : en avant, il atteint le bord latéral du cartilage épiglottique et s'y termine. Kanthack

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consiflère ce faisceau comme dépendant de la portion supérieure du muscle thyro-arj'ténoï<lien inférieur.

M. thyro-conilculé. — Petit faisceau aberrant ilu m. Ihyro-aryténoïdien superficiel qui va s'insérer à la face postérieure du c. de Santorini.

M Ihyro-runéif'urme. — Fibres de la couche moyenne du m. thyro-aryténoïdicn inférieur qui se fixent sur le cartilage de Morgagni.

Comme on le voit par ce qui précède toutes les variations qui affectent le m. thyroarylénoïdien inférieur n'intéressent que sa couche superficielle. Sacouche profonde, à part des dilférences de volume, conserve partout les mêmes caractères et les mêmes connexions, fixité qui s'explique assez par sa situation.

Action. — Par l'ensemble de ses fibres le m. thyro-aryténoïdien inférieur est constricteur de la glotte. 11 agit à peu près dans le même sens que le crico-aryténoïdien latéral. De plus par ses faisceaux superficiels, membraneux et épiglottiques, il contribue à modifier la situation des replis aryténo-épigloltiqucs et de l'épiglolte, c'est-à-dire des parois du vestibule du larynx, et par conséquent la forme de cette cavité. Les faisceaux profonds ont une action toute spéciale. Ils sont tenseurs des cordes vocales, et cette tension se fait de deux manières. Le muscle en se contractant augmente de consistance et d'élasticité, la corde vocale se trouve en quelque sorte gonllée. En outre les fibres qui s'insèrent directement sur le ligament élastique tendent en se raccourcissant toute la partie de ce ligament située en avant d'elles.

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