V. — Muscle
M. inter.-aryt.
transv.
M. cvic.-anjt.
post.
crif.-tliiji post.
thyro-aryténoïdien supérieur (tig. 190 et 191). — Ce muscle n'est |)as constant et quelques auteurs le considèrent seulement comme une simple variété, maison le trouve chez la majorité des sujets. Son degré de développement est d'aillevu's exlrèmement variahle. Il se fixe à la partie supérieure de l'angle rentrant du c. thyroïde, descend ensuileen arrière et en bas, au-dessus (en dehors) du m. thyroaryléiioïdioii inférieur et va s'insércvii l'apophyse musculaire du c. arylénoïde. Ses libres ont une direction à leii ]M ès perpendiculaire à celle des fibres superficielles du in. Ihyro-aryléno'i'dien iiil'érienr.
Fig. i 92. — Les m. crico-arytéiioïd. postérieurs et le m. interaryt Iransvcrse (l'apophyso musculaire du c. aryténoïde droit a été coupée et rabattue en bas avec le tendon du m. crico-aryt. post.) : (imité de Luschka).
Variations. — Le m. thyro-aryténoïdien supérieur s'attache ordinairemen I dans le 1/3 supérieur de l'angle rentrant du c. thyroïde mais il peut se fixer aussi beaucoup plus bas, rejoindre alors le thyro-aryténoïdien inférieur, surtout si les insertions de celui-ci remontent plus haut que d'habitude. Il reçoit quelquefois des fibres qui émanent de la face interne des lames thyroïdiennes.
Connexions avecles muxcles voisins. — Il peut êti'c dissocié en bandelettes qui s'enchevêtrent avec les faisceaux du m. thyro-aryténoïdien inférieur. Un certain nombre de fibres se continuent parfois, en contournant le bord externe du c. aryténoïde, avec les interaryténoïdiens, oblique ou transverse, pour aller se fixer au c. aryténoïde du coté opposé.
Faisceaux surnuméraires. — M. anj-membraneux et m. anj-êpighltique. — Fais ceaux très fréquents, constants même pour certains auteurs, mais très variables dans leur développement. Tantôt ils sont bien distincts du m. thyro-aryténoïdien supérieur, tantôt ils sont juxtaposés à ce umscle,lolong de son bord supérieur. Ils s'attachent sur la membrane quadrangulairc ou sur l'épiglotte et^ en bas, vont se fixer au sommet ou au bord externe du c. aryténoïde en se continuant fréquemment à ce niveau avec des fibres de l'interaryténoïdien oblique.
M. thym-membraneux supérieur ci m. thyro-épiglottique mp. — Celte anomalie très
LARYNX
rare consiste en une liandi.'li-Ue riiiisciilaiie ^vi'\(.' i[ui pari ilu liers supérieur de l'angle rentrant du e. thj'roidi; et va se pordi'e sur la niernhrani; quadranfîulaire ou le bord du c. i'4iigIotli(iue.
VI. — Muscle interaryténoïdien. — (le muselé. iiii|ialr, osl silué entre les cartilages ary téuo'ùh^s. eu arneri' d'eux, au-dessous de la iiiuc(ii(Hise pliaryns^ienne. Il conipreud deux j;roupes de faisceaux: l'iiii. superliciel, constitue ["inlcraryténoidleri oblique; lautie, profond. Vinleraruténoidien fra?!sverse.
M. interaryténoïdien oblique (lig. 1C3).
léuoïdien oblique se compose de deux bandelettes obliques qui s'attachent cbacuneà la face postérieure de l'apophj'se musculairedu e. aryténoïde.sedirigenten haut et en dehors, s'entrecroisent et vont s'attacher respectivement à la pdinle et à la partie voisine du bord externe du c. arvténoïde (ipposé à celui d'où elles partent. A cet endroit le plus soin'ent nue parlie de leui s fibres se continuent, sans prendre d'insertion au I'. aryténoïde, avec des II bres snpi'i'liciel les du crico-arvtéruiïilicn latéral ou du thyro-arylénoïdien inféiii'ur. D'autres vont se perdre dans le bord libre des replis arvténo-épiglottiques.
Dans les cas typiques l'interary-
Fig. 193. — Muscle interaryténoïdien, ol)lif[ue et. transverse.
Variations. — Ce muscle est soumis à. de grandes vai-iations de volume. Ses faisceaux, tantôt lai'ges et épais, tantôt très grêles, sont souvent inégalement dévoloppi's. L'un d'eux peut faire d('faut mais l'absence complète des deux est rare.
Assez fréquemment ([uelques-unes des libres superficielles des faisceaux obliques s'insèrent sur le bord supérieur de la plaque du c, cricoïde.
Conne.ri<ins avec les musrlex raisins. ■ — Toujours les faisceaux intoraryténoïdiens obliques présentent des relations étroites avec l'interaryténoïdien transverse, grâce à un écliangc de libres plus ou moins abondantes. Pour les connexions avec les autres muscles le lecteur voudra bien se reporter aux différents paragraphes consacrés à ces muscles.
Faisceaux surnuméraires. — il/, anj-comiculr (Luscbka. Tourtual). Petite languette musculaire plus ou moins indéjiendanle qui \a si> lixer au bord inteine du cartilage de Santorini.
.)/, ci'icn corniculé. — Très rare Ce faisceau musculaire s'insère en bas au bord supérieur de la plaque du c. crico'ide près de la ligne médiane, monte verticalement ou obliquement en arrièi'e fie l'interaryténoïilieu oblique et va s'attacher au c. de Santorini.
M. interaryténoïdien transverse (iig. 192) — î.es fibres de l'inleraryténo'idieu transverse s'étendent du bord externe de l'un des c. ary téno'i'des au bord externe du cartilage opposé. Parleur réunion elles forment une lame épaisse, quadrilatère qui, sur les côtés, repose dans la concavité de la face postérieure de ces cartilages et dans l'intervalle est recouverte par la muqueuse et les glandes de l'arrière-fond de la cavité du larynx. Le bord supérieur de cette lame n'atteini pas le sommet des c. aryléno'ides ; son bord inférieur, arrondi et rectiligne comme le précédent, est conligu au Ijortl sujiérieur de la j)laque du cricoïde.
ORGANES Dt; LA RESPIRATION
Var/nlioiis. — l'arfois, surtout Inrsquo l'intcraryténoïdien oblique est peu développé on l'ait défaut d'un cùté ou de l'autre, les fibres les plus superficielles de l'interaryténoïdien transverse sont, en certains endroits, plus ou moins obliques. On a vu ce muscle s'étendre en haut jusqu'aux c. corniculés et en bas jusqu'aux apophyses musculaires.
Pour les connexions avec les m. interaryténoïdiens obliques, crico-aryténoïdiens latéraux..., etc., nous renvoyons à la description de chacun de ces muscles.
Action. — Dans leur ensemble les fibres de l'interaryténoïdien en se raccourcissant rapprochent les deux c. aryténoïdes l'un de l'autre, rétrécissent par conséquent la fente glottiquc. Dans ce mouvement les c. aryténoïdes glissent sur les surfaces articulaires cricoïdiennes. Les fibres superficielles que les interaryténoïdiens obliques envoient sur la membrane quadrangulaire et sur l'épiglottc agissent, comme du reste les autres faisceaux ary-membraneux et ary-épiglottiques, sur les replis aryténo-épiglottiqucs et l'épiglotte qu'ils déplacent. Ils sont constricteurs de l'orifice du larynx.
Il nous reste à signaler, pour terminer les muscles du larynx, un faisceau anormal dont la signification est assez obscure et qui a reçu le nom de m. ary-corniculé droit.
Découvert par Luschka, ce muscle a été trouvé par Fiirbinger dans la proportion de 31 0/0. Il est le plus souvent bilatéral et se trouve au coté interne des c. aryténoïdes, recouvert en arrière par l'interaryténoïdien transverse. Sa forme est celle d'un petit triangle dont la base, inférieure, se fixe siu'le bord interne du c. aryténoïde sans atteindre le c. cricoïde et dont le sommof s'attaclio par une petite lamelle tendineuse sur le coté concave du c. de Santorini.
XOTES
A. — On compare généralement le c. cricoïtie à une bague dont le chaton serait tourni'' en arrière. Il faudrait ajouter ([u'il s'agit d'une bague d'une forme exceptionnelle puisque le chaton est rejeté complèlement sur l'un des côtés do l'anneau, au lieu d'être partagé par lui en deux moitiés égales.
B. — Sur les coupes sagittales on voit très bien que, d'une façon constante, le bord
Vkanin.r
M. iiHi'vartjt.,
M. l\iyi'.-nr\\1.
S. aryl.
... Cn. poc ^np.
-- Lnint' lut. îfiyr.
Fig. ^94. — Coupe horizontale du larynx d'un embryon humain long de 22 mm., passant par la région des cordes vocales inférieures. Les lames latérales du c. thyroïde sont séparées sur la ligne médiane.
inférieur de l'arc du c. cricoïde est situé sur un plan plus élevé que le bord inférieur de la plaque (fig. 1S9 et 160).
C. — Rambaud et Renault ont les premiers montré que : « les deux lames latérales du cartilage thyroïde s'unissent par l'intermédiaire d'un cartilage médian parfaitement circonscrit, le cartilage vocal. On l'aperçoit parfaitement en regardant le cartilage par transparence. Cette lame est très marquée chez les jeunes sujets : chez les adultes dont le cartilage ne présente pas encore de points d'ossification elle est peut-être un peu moins apparente... Sa forme est losangique... Ses bords s'unissent avec les deux lames du thyroïde comme les os du crâne entre eux. «
Décrite ensuite par Halbertsma sous le nom de lamina mediana, puis par Henle et Luschka, la pièce inteiv7}çdiaire du c. thyroïde ne constitue pas en réalité un cartilage
LARYNX
distinct, iiulépentlant des laiiios latérales. L'rtiulo du développement nous nionlrr fpi'cllr se forme de la façon suivante.
Le cartilage thyroïde prend naissance aux dépens tle deux ébauches latérales primitivement séparées l'une de l'autre dans toute leur hauteur (embryon de 22 mm. (liy. 194). Plus tard (embryon de 30 mm.) ces deux ébauches lamellaires s'unissent bout à bout par leur bord antérieur et successivement en deux endroits distincts: d'abord au-dessus, puis au-dessous de la région des cordes vocales. Elles ilemeurent écartées dans toute l'étendue qui correspond à celles-ci.
La fusion des deux lames latéi'ales ne se fera jamais dans la région supérieure, d'où l'existence d'une fente, l'incisure tli yroïdienne. Elle ne .se fera pas non plus dans la région vocale, mais ici la bande cellulaire qui les sépare deviendra cartilagineuse et ainsi leur soudure se trouvera réalisée par un nodule impair médian, le nodule intermédiaire. Dan.s les derniers mois de la vie befale le cartilage thyroïde est tnrmi' pur une plaque cartila-
Laine médiane
Fig. 193. — Coupe horizontah^ du larynx d'un foetus humain de G mois 1/2. Les lames thyroïdiennes sont soudées sans trace de lame intermédiaire' (la place de la future lame médiane csl indir(uée).
gineuse continue. Aucun indice ne révèle ni l'existence du nodule intermédiaire ni l'indépendance primitive des lames latérales (fig. 193).
Immédiatement après la naissance, on constate sur la ligne médiane du cartilage thyroïde, il la hauteur des cordes vocales, un arrangement spécial des cellules cartilagineuses qui répond ii, la lame intcriiiédiaire des auteurs (lig. 196). Chiv. l'adulte celle-ci ne se distingue également 'di^s l'i'gions latérales que par l'orientation dilférenli' de ses éléments constituanis (fig. 197).
La pièce intermédiaire de l'adulte est donc une formation secondaire et résulte du remaniement, flans une région limitée, d'une lame cartilagineuse homogène.
L'existence de la pièce intermédiaire explique, ainsi que l'ont fait voir Ranibaud et Uenault, pourquoi les fractures verticales du larynx ne se font pas exactement sur la ligne méiliane. Elles se produisent en efi'et latéralement, précisément suiv ant une ligne qui représenterait l'union de cette pièce avec la lame latérale.
D. — Les deux lames du c. thyroïde sont normalement placées symétri(|uement de chaque côté du plan médian. Cependant assez souvent l'une d'elles est déviée en dedans dans la totalité ou dans une partie seulement de son étendue, notamment au voisinage de l'échancrure et de la partie supérieure de l'angle. Dans ces conditions celui-ci est incurvé d'un côté ou de l'autre et l'une des lames, par son bord antérieur, chevauche sur l'autre. Celte malformation, dont le mi'canisme nous échappe, a pour conséquence, à l'intérieur du larynx et du côté correspondant à la déviation, l'aplalissement du ventricule qui se réduit à une fossette peu profonde, en même temps la diminution ou même la disparition de la saillie de la corde vocale supérieure. D'après Zuckerkandl elle serait plus fréquente à gauche qu'adroite et s'observerait presqueexchisivement chez l'homme. Elle ne semble pas d'ailleurs exercer d'iniluence sensible sur la phonation.
ORGANES DE LA RESPIRATION
E. — La l'orme lamellaire des c. aryténoïdos ne se manifeste pas aven une égale évidence chez tous les sujets. Lorsqu'ils sont très développés, leur surface de section (dans la partie supérieure) ligure une ellipse allongée transversalement. En d'autres termes la lame cartilagineuse est épaisse et ses bords sont fortement convexes. De plus le contour de cette section varie suivant le niveau atteint parle couteau. Par exemple il peut être triangulaire si celui-ci passe horizontalement par le tubercule qui termine la ligne arquée sur le bord interne.
F. — Le c. épiglottique se difïérencie dans le bourrelet situé au-devant de l'orifice du larynx, seulement après que les bourgeons glandulaires issus de l'épithélium laryngé se sont enfoncés dans l'épaisseur de ce mémo bourrelet. La formation de cartilage ne pourra se faire, par conséquent, que dans les intervalles des glandes (ou des autres organes, vaisseaux et nerfs, déjà existants), et comme la plupart de celles-ci, s'enfonçant en avant dépassent la limite antérieure de la zone chondrogène, la lame cartilagineuse sera forcément percée de trous pour le passage des canaux excréteurs mélangés à des acini glandulaires. De simples fossettes logeront les glandes qui se sont développées sans sortir des limites de la région transformée en cartilage.
G. — Ici, comme du reste dans beaucoup d'autres cas, la simple dissection et l'examen macroscopique ne suffisent pas à aHIrmer l'absence de tout nodule cartilagineux. L'étude
Zone moy.
yl' I.nrn. lot.
— M. tltijr.-ari/l.
umite (exti\ mit.)
Fig. 196. — Enfant nouvoau-né. Coupe horizontale du c thyroïde. Zone moyenne. Agencement des cellules cartilagineuses figurant une pièce intermédiaire.
microscopique de coupes sériées donne seule une certitude absolue. Or, chaque fois que j'ai employé ce moyen j'ai trouvé les c. de Morgagni alors que souvent la dissection ne me donnait que des résultats douteux. Il conviendrait cependant d'examiner, avant de soutenir catégoricjuement leur constance, un nombre suffisamment grand de sujets.
H. — Ces pièces cartilagineuses se difl'érencicnt longtemps après le.s autres cartilages du larynx. Si j'en juge d'après les quelques embryons que j'ai pu étudier, les c. de Morgagni et les c. sésamoïiles postérieurs ne sont reconnaissablcs, sous la forme de condensations cellulaires bien localisées, que du 5e au 6e mois. Les nodules sésamoïdes antérieurs sont au contraire plus précoces. J'ai pu constater leur ébauche déjà chez un embryon de 8 cm.
I. — Le cartilage intoraryténoïdc est constant et très développé chez différents Mammifères, notaaiment chez le porc et chez le chien. Il affecte alors des rapports spi'ciaux avec les cartilages aryténoïdes et avec le muscle interaryténoïdien transverse.
K. — L'absence de l'une des grandes cornes, plus rarement des deux, est une anomalie relafivement fréquente. D'après Schultze elle s'observerait plus souvent à gauche qu'à droite. Hyrtl a prétendu que dans ces cas le corpusculetriticé du côté correspondant était toujours plus long, mais Schultze a rapporté plusieurs observations d'absence simultanée de la corne et du corpuscule. D'ailleurs la grande corne peut alors être remplacée par une pièce cartilagineuse indépendaate reliée à l'os hyoïde d'une part et au cartilage thyroïde d'autre part par un cordon ligamenteux.
L. — Les lames latérales du c. thyroïde sont parfois, chez les 2/5 des sujets (Gruber), perforées au voisinage de leur angle postéro-supérieur, d'un trou, le fommen thyroïdeum. Cette anomalie, plus souvent unilatérale, serait au dire de Gruber plus fréquente chez la femme que chez l'homme et un peu plus à gauche qu'à droite. Ce trou est ordinairement unique, mais on l'a vu double ((Sruber). Il est arrondi ou ovale et peut atteindre 6 mm. de diamètre. Il livre passage à l'artère laryngée supérieure et à un filet nerveux.
LARYNX
-M. — D'après uno slatistiiiue do (Irubor piii'lo sur 230 laryn\ (19'J inasi'ulins, 21 tV'iiiinins) l'existence du corpuscule Iriticé serait la. règle, car on le trou\c dans 70 O/o des cas. Uno seule fois Gruber l'a vu rcprésenti' par plusieurs nodules f (ahilupllenient il est situé il l'extréniitt' inférieure du ligament thyro-hyoïdicn latéral, plus rarement à sa partie moyenne et exceptionnellement à son extrémité supérieure. Sa forme est ovale, elliptique ou cylindri(|uc. Sa longiunir varie de 2 à 13 mm., son épaisseur do 1 à 5 mm. et sa largeur de 1 à I mm. 1/2. Chez la femme il est en général notalilcment plus petit que clicz l'homme.
Rarement ce corpuscule est uni par articulation avec la grande corne du thyroïde seule ou en même temps avec la grande corne de l'os hyoïde (1 fois sur 38 larynx).
Son ossification conunence chez l'homme vers la fin de la 20" année, chez la femme vers la fin de la 30". Chez cohu-ci elle est complète après l'âge do 50 ans, tandis que chez celle-là elle peut ne pas être achevc'o mémo à un âge très avancé.
La fusion du corpuscule, devenu osseux, avec la grande corne du thyi'oïde est rare, de mi'me s,n Sdudure avec la ur.-uido (■(iriii^ île l'os hyoïde (cas do Deiiiei-re). Enlïn on possède
Fièv.e inlenii.
Glotte
Fig. 1!)7. — t;ou]ii' liorizontale du cartilage thyroïde et de la portion adjacente des cordes vocahïs inférieures (homme adulte).
quelques observai ions d'articulation directe de la corne thyroïdienne avec la corne hyoïdienne, le cartilage triticé faisant défaut, du moins en tant que noyau indépendant.
X. — La membrane hyo-épiglottique représenterait, d'après Bland Sutton, le vestige liljreu\ d'un nmscle hyo-épiglottique normal chez beaucoup do Manuiiifères.
0. — La profondeur des fosses glosso-épiglottiques (encore appelées valleculœ) est très variable; parfois elle esta peu près nulle. ZuckerkandI a rapporté un cas dans lequel la fosse du côté droit constituait un véritable tube, profond de 20 mm. et large de 10 mm. Celle du côté gauchi; formait un double tube do 10 mm. de longueur avec im orifice de 4 mm. sur 9 mm.
P. — C'est là l'opinion classiqur.'. Krull a pi'i'ti.'ndu au contraire que la surface convexe n'est pas sur la corne thyroïdienne mais sur la facette cricoïdienne. En réalité, ainsi que l'a fait remarquer Aeby. les deux dispositions s'observent. Les caractères des surfaces articulaires sont très variables ef souvent elles ne présentent ni l'une ni l'autre de courbure appréciable.
D. — MfQUELISI-: DU LARYNX
Nous connaissons déjà la manière dont Li muqueuse se comporte sur les diiïérents points de la surface intérieure ou extérieure ( [)haryn<j ienne) du larvn.\ et nous avons étudié les replis qu'elle forme. Il nous faut examiner mainlenant sa structureet envisager successi\'(>ment smi t''pilhélium. la couche sous-é|>ithéliale et les glandes.
ORGANES DE LA RESPIRATION
I" Epithélium. — Doux variétés d'épithélinm prennent ptirt à la constitution du revèloment de la muqueuse laryngée. Certaines régions sont tapissées par un épitliélium stratifié plat, d'autres par un épithélium cylindrique à cils vibratiles. La répartition et la proportion de ces deux formes varient d'ailleurs notablenieiit suivant l'âge et les individus.
Chez ['enfant nouveau-né l'épitliélium cylindrique à cils vibratiles occupe toute la surface de la muqueuse à l'exception de celle qui répond aux cordes vocales inférieures et à la face autérieure ou buccale de l'épiglotte. Cette dernière est pourvue d'un épithélium plat stratifié identique à celui de la bouche. Quant aux cordes vocales inférieures elles sont tapissées sur chacune de leurs faces et dans une certaine étendue par un mince épithélium, formé de deux ou trois couches au plus d'éléments mal délimités, irrégulièrement distribués, souvent vésiculeuxetcommeen voie de dégénérescence(fîg. 198, A). Cet épithélium se continue par une transition assez rapide, d'une part avec le revêtement cilié du plancher ventriculaire, d'autre part, avec l'épilhélium également cilié des parois de l'étage inférieur. L'espace interaryténoïdien (glotte respiratoire) est pourvu d'un épithélium cylindrique à cils vibratiles.
Adulte. — Au cours du développement l'épilhélium stratifié plat se substitue par places à l'épilhélium cilié. Chez l'adulte on le trouve constamment 1° sur toute la surface extérieure, pharyngienne, du larynx ; '2° sur les cordes vocales inférieures et sur la face interne de l'apophyse vocale ; 3" sur la face postérieure de l'épiglotte et la face interne des replis aryténo-épiglottiques dans une certaine étendue à partir de leur bord libre ; 4° sous forme d'ilots sur le restant de la face postérieure de l'épiglotte et de la face interne des replis aryténo-épiglottiques. Enfin on a constaté souvent la présence d'une bande étroite d'épithélinm plat le long de la corde vocale supérieure (fig. 198, B). Partout ailleurs l'épithélium est stratifié cylindrique à cils vibratiles.
L'épithéh'uni plat qui recouvre la surface extérieure du larynx, y compris la face antérieure de l'épiglotte, est très épais ; il ne diffère pas de l'épilhélium bucco-pharyngien. Celui qui revêt la surface interne, particulièrement les cordes inférieures (et les cordes supérieures exceptionnellement) est plus mince, notamment juste au niveau de leur bord libre, mais il v a des variations individuelles assez sensibles (fig. 198, BelC). Plusieurs couches le composent : une couche profonde d'éléments cylindric|ues perpendiculaires et juxtaposés régulièrement ; une couche moyenne formée par 2 ou 3 assises de cellules arrondies, plus ou moins polygonales ; cette couche, là où l'épithélium est très mince, peut être réduite et même disparaître ; enfin une couche superficielle souvent cornée de G à 8 rangées de cellules plates.
La largeur de la bande d'épithélinm plat correspondant à la corde vocale inférieure est variable. Habituellement elle ne dépasse pas ou peu les limites du ligament. Elle est en moyenne de 3 à 4 mm., dont moitié sur la face supérieure et moitié sur la face inférieure, mais elle peut être deux ou trois fois plus considérable. Seslimites peuvent être indiquées pardeux lignes, lignes arquées supérieure et inférieure de Reinke, qui longent respectivement la face ventriculaire et la face trachéale de la coi'de.
L'épithélium cilié com|)rend 1° des éléments de forme allongée se rapprochant plus ou moins de lii forme cylindrique et limités du coté de la surface par un
LAFIYNX
((M II m un I (le rils \ iliiM I ili's (liin I les (iscilhitions se propaj^cii I \rrs r^i'iTRc |iliaryni;i('ii du larynx. Le iiuyau di' ces collulos, o\ ak' ou piesqur s|dn''ri(|U('. csl silué à une hauteur dilî(''r(Mito pour chacune d'elles. Il existe ainsi dvwx ou plusieurs séries superposées de noyaux appartenant à des éléments semhlables par leui's relations avec la surface ; 2" des c<'llu!es calicilbrines mélangées aux pré- (■('•ilentes : iî" d(>s éléments prolbufls polv^onanx ou irr('':;ulièrement cylindriques Idiit's enire les extrémit(''s externi's des cellules su perlicielles.
(Jn Irnuveen outre dans ri'pillK'liuni à des ni\-(\iu\ i(uelcon(|ues. mais à lih'e
Fil;. — l'IpillK'liiini ilrs ^■ol■(l('^^ ^'ocali'S (reupcs frontales).
-4 . Epitliélium de la corde vocale infi'i-ieiiro chez un enfant nouveau-né. — JS. lOpilhéliuni ■ les cordes vocales inférieure et supérieure chez ini homme de .Ij ans. — C. Kpithelium de la corde vocale inférieure c!ie/, un homme de ans.
d'éléments étrani;ers, des leiicneytes immi^^i'és. ( Pour ce qui concerne l'existence de l)our<4('Ons u'uslalifs dans l'épil Indiiim du larynx, voir |t. 401).
l/é|iitli(''lin ni repose sur un siroma composé de libres (''lastiiiiies cl de libres conjonctives. (Juelqiii's ailleurs ont admis ([u'il en l'Iail- séparé |)ai' un(> membrane basilaire (lUieiner). mais l'existence de cette membrane est douteuse, du moins dans la plupart des l'é^u'ions. 11 semlde (pi'on puisse la l'cncontrer sous répilbi'liiim de la corde vocale inférii^nre. (Juoi f|u'il en soit. \o idioi iou de la muqueuse est ffénéralement très mince. I ne couche de tissu cidlulaiie lâche le sépare de la membrane élastique, sauf au niveau des cordes vocales intérieures où l'épilhélium repose direclement sur les couches les plus superficielles, d'ailleurs jikis lâches et formées surloiit de faisceaux conjouclifs. du ligament thyro-
ORGANES DE LA RESPIRATION
arytéiioïdieii. Dans toutes les zones recouvertes d'un épithélium cilié la surlaee du (■horion est absolument lisse. 11 n'eu est pas de même dans les régions à épithélium plat, où l'on a décrit des éminences papillaires.
La présence de papilles sur la face poslérieure de l'épiglotle, là où l'épithéliuni est stratifié plat, et en arrière dans l'espace iuleraryléno dien, sur la zone de passage du larynx dans le pharynx, paraît bien établie et coustanle. Au niveau des cordes vocales inférieures leur existence est encore l'objet de discussions. Certains auteurs prétendent que dans certains cas on n'en rencontre pas (Kanlhack), d'autres au contraire affirment cju'il en existe toujours. D'après nos propres observations qui confirment en partie celles de Frœnkel et Benda, les papilles sont constantes mais leur développement varie beaucoup d'un endroit à l'autre aussi bien que d'individu à individu (fig. 198, Bet C). Elles ne se présentent pas comme des saillies digitiformes isolées mais constituent des créles continues, parallèles entre elles et à l'axe sagittal de la corde. D'après Benda on en compterait de 10 à 20. En tout casées crêtes papillaires ne sont pas partout également saillantes, ainsi qu'on peut s'en assurer sur des coupes frontales, les seules c[ui permettent, avec les préparations par macération, d'en prendre une idée exacte. C'est dans la région moyenne de la corde vocale que leur hauteur est la plus considérable. En arrière, dans la région aryténoïdienne, elles s'aplatissent et disparaissent en s'étalant ou bien se décomposent en séries de papilles isolées.
Lorsque la corde vocale supérieure est revêtue d'un épithélium stratifié plat on y trouve également des papilles mais peu nombreuses et moins saillantes que celles de la corde inférieure.
Follicules lijmpJiatïques. — Le tissu sous-épithélial, dans toute l'étendue de la muqueuse, renferme normalement dans ses mailles des leucocytes dont l'abondance varie suivant les sujets et suivant les régions. Toujours très faible dans lacorde vocale inférieure, cette infiltration leucocytaire est surtout accusée dans la m iqueuse de la face postérieure de l'épiglotle, dans celle des replis aryténo-épiglottiques, au voisinage de leur bord libre, enfin dans la paroi des ventricules de Morga^ni. Outre cet envahissement diifus qui peut atteindre des proportions considérables, on trouve ordinairement, de l'avis de la majorité des auteurs, de véritables follicules clos répartis en certains endroits et d'une façon, semble-t-il, irrégulière. Ces nodules lymphatiques siègent de préférence à la face postérieure de l'éjjiglotte et dans la muqueuse ventriculaire. Le tissu adénoïde est assez développé dans les parois de l'appendice pour que Frœnkel ait pu comparer ce divei'ticule à une poche amygdalienne {tonsïtle laryngienne).
2° Glandes. — Les glandes du larynx sont extrêmement nombreuses. Toutes elles appartiennent à la catégorie des glandes tubulo-acineuses, ou tubuleuses simples ramifiées (Flemming). Elles sont disséminées, ou au contraire réunies en amas volumineux et compacts. On peut, d'après leur situation, les partager en plusieurs groupes.
1° Groupe antérieur ou é|)iglottique.
Les glandes de ce groupe sont logées pour la plupart en avant du c. épiglottique, dans l'espace thyro-hyo-épiglottique. On trouve aussi des tubes glandulaires dans les trous de ce cartilage ainsi que dans la muqueuse qui recouvre sa
LARYNX
face laryngée. Leurs coiiiluiU excréteurs vieimeut déboucher sur la face postérieure de l'épigloltc ([u'ils alteigiieut directement ou a[)rès avoir traversé la laine cartilairineuse.
2° Groupe postérieur ou interarytéuoïdieu.
Ces glandes occupent la gouttière interaryténoïdienue el les lèvres de l'incisuiv du même nom, réparties les unes eu avant du muscle interar\ténoïdion, les autres en arriéi e de ce muscle au voisinage de son L)ord supérieur et sous la muqueuse pharyngienne ; les autres enlin dans son épaisseur même. Les conduits excréteurs de ces dernières sont, naturellement, obligés de passer au travers des l'aisceaux musculaires pour venir s"ouvrir dans la gouttière interarytéjioïdienne.
3° Groupes latéraux. — Ces deux gronjjes, symétriques, couqjrennent. d'une
Fig 109. — Muqueuse (lo la l'ace poslérioure do l'épiglolte chez un entant nouveau-né.
Epithélium cilié. Eniboucliure d'une nlande (la coupe a atteint oblii|uement le canal excréteur de celle-ci et, par conséquent, n'en montre qu'une partie) ; l'ossetle et dilatation au niveau de cette embouchure.
part les glamles situées dans l'épaisscnr di's replis ;ir\ -épig!(dticpi(^s rl dans les cordes vocales su])érieur(>s. d"autre pari les glandes des cordes \-(icales inférieures.
Les premières, glandes ariitc)ioid\enues di^ Morgagui se disposent en deux amas allongés qui se continuent l'un avec l'autre en ligurant un L. La branche verticale de l'L placée au-devant el en dehors du c. aryténo'iJe ]-épond au c. de iVIorgagni (|ui la sépare de la unnpu'use flig. LSd) ; la lii'anche hnri/.oiitale part de la fossette moyenne de la face antéro-externe du c. arylémiïde el suit la corde vocale supérieure dont elle forme la masse principale (fig, 168 et 170). Les conduits excréteurs s'ouvrent, les uns dans le vestibule du laryn.x au-devant du c. aryténoïde, les autres sur la |)aroi supérieure du ventricule de Morgagni.
Outre CCS glandes il en existe une quantité d'autres enfouies dans le tissu conjonctif entre les faisceaux musculaires, autour des parois ventriculaires et
ORGANES DE LA RESPIRATION
dans loulo l'épaisseur des replis arytéiKj-épiglotlique. Ellesdéboiiclieiil soil dans le vestibule, soit dans la cavité du ventricule el de son appendice.
Les glandes descordes vocales inférieures, longtemps niées, ont été découvertes par Knoll et décrites depuis par |)lusieurs auteurs. On les rencontre sur la face supérieure et sur la face inlerieure de ces replis, logées, les unes entre l'épithélium et la face correspondante du m. thyro-arylénoïdien. les autres enfoncées dans l'épaisseur de ce muscle au milieu de ses fibres, jusqu'à une profondeur plusou moins considérable. On n'en trouve jamais dans la zone occupéipar le ligament (Kantback) et elles demeurent distantes du bord libre de la corde d'environ 1 mm. 3 à 2 mm. de part el d'autre.
Toutes ces glandes sont réparties assez uniformément sur toute la longueur des cordes vocales. Elles sont cependant habituellement plus serrées dans leur partie movenne et sur leur face inférieure. En avant, dans l'angle rentrant du c. thyroïde il en existe un groupe important. Leurs conduits excréteurs généralement très longs se dirigent obliquement dans la muqueuse avant de s'ouvrir sur l'une ou l'autre face de la corde, toujours à une certaine distance de son bord libre.
Dans la région sous-glottique le.s glandes sont très abondantes, disposées en une couche continue.
La structure des glandes laryngées est celle de toutes les glandes muqueuses. Dans les tubes sécréteurs, contournés et plus ou moins dilatés à leur extrémité terminale, se trouvent des cellules mucipares à divers degrés d'évolution, depuis la petite cellule protoplasmique reléguée à la péripliérie du tube jusqu'à l'élément volumineux, clair, gorgé de granulations de mucigène.
L'épithélium des conduits excréteurs est, en règle générale, formé de cellules cubi(|ues (|ul. dans les régions à revêtement cilié, font place au voisinage de l'orifice glandulaire aux éléments cylindri(jues à plateau cilié de la surface. Souvent le canal excréteur, un peu avant de déboucher à l'extérieur, se dilate en ampoule ou s'ouvre au fond d'une, fossette infundibulifurme tapissée d'un épithélium cylindrique (lig. 199).
Pour les vaisseaux et les nerfs de la muqueuse. \'oii' plus loin.