‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 4)Chapitre 62 sur 84 · E. — VAISSEAUX · texte numérisé non relu

E. — VAISSEAUX

1. AuTÈREs. — Les artères propres du larynx proxienneiit des arlères Ihyroïdiennes. Elles sont au Jiombre de trois, de chaque côté : l'artère laryngée supérieure et l'artère laryngée moyenne qui sont fournies par l'a. thyroïdienne supérieure, l'artère laryngée inférieure qui émane de la th3'roïdieiine inférieure. La description que nous en donnons ici est un réstuné de celle de Luschka.

Artère laryngée supérieure. — Née dans certains cas (10 O/q d'après Fr. Meckel) de la carotide extei'ne et habituellement de la thja'oïdienne supérieure, l'a. laryngée supérieure se dirige horizontalement en dedans, s'engage sous le m. thyro-hyoïdien. entre ce muscle et la membrane Ihyro-hyoïdienne, el traverse cette membrane à peu près à égale distance entre la grande corne de l'os hyoïde et le bord supérieur de la lame latérale du c. thyroïde. Api'ès avoir fourni un rameau épiglottiquc ascendant, le tronc artériel descend verticalement au-dessous de la muqueuse qui revêt la gouttière pharyngo-laryngée, en émet-

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tant des ramificiilions destinées à cMc iiiuqneiise ainsi qu'aux muscles latéraux i"t postérieurs du larynx et atteint ainsi le bord inférieur de la lanie thyroïdienne, au voisinage de sa partie moyenne. Là, ou même un peu avant, elle se partage en deux branches terminales, l'une plus volumineuse s'anasiomose avec l'a.

h'ig. — Uriyiiie cl di^lributiou de* artrrcs ilii larynx [(l'aprcs Lnsclika).

A gauclie la lame latérale du eartilase tliyroide a été partiellcmont l'éséquée.

laryngée moyenne, l'anlre s'unit à la branche lerminali' de l'a. larvngée inférieure.

A iKU'maleuieiit l'a. laryngée siipéi'ieuri' passe, jjour pénétre)' à l'inlérienr du larynx. dans un [nui de la lame du earlilageihyroïde (\'oir page 448, I^) ou. ee qui est extrêmement rai'e. entre ce cartilage et le c. ci'icoïde. On l'a vue s'anastomoser, an-dessous du bord iiiférieui' du c. iln'roïde. a\<'e l'arléi'e thyroïdienne supérieure du coté' op|i(isé (Laiigeiibei k ) dii. plus di'V'idnppée (pie d'ha !)ilude. qniller l'intérieur du larviix à eùlé du ligament crieo-thyroïdien moyen et se ramiher dans l'isthme de la glande thyroïde et dans les muscles delà région (.Nrindd).

.1. hiryngée moyenne. — Cette artère désignée aussi sous le nom d'à. crico- Ihyroïdienne. d'un calibre moins fort que la précédente, se dirige obliquement en bas et en dedans, sur la face exteriu' du muscle thyro-pharyngien et du m. thyro-hvoïdien. Après jivoir abandonné une branche au périchondre du c. thyroïde et une autre au in. crico-thyroïdien, elle se divise, à la hauteur du bord inférieur de la lame thyroïdienne, en deux branches : l'une, interne, va former avec le rameau semblable du côté opposé une anastomose en anse d'où partent une ou plusieurs collatérales qui passent au travers du ligament cricothyroïdien et vont se ramifier dans la muqueuse de l'étage inférieur du larvnx :

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l'autre, externe, se recourbe en dehors et en haut, s'engage entre le bord inférieur du c. thyroïde et le bord interne du muscle crico-thyroïJien, pour aller finalement s'anastomoser avec l'une des branches terminales de l'a. laryngée supérieure.

11 n'est pas rare de voir les deux artères crico-thyroïdiennes pénétrer isolément dans le larynx sans s'anastomoser au-devant de l'espace crico-thyroïdien.

A. laryngée inférieure. — Celte pelite artère est fournie par la branchesupérieure de l'a. thyroïdienne inférieure. Recouverte à son origine par le m. criuopharyngien elle monte, accompagnée par le nerf laryngé inférieur qui est en dehois d'elle, en arrière de l'articulalion crico-thyroïdienne.

En règle générale elle se partage alors en deu.K branches dont l'une se perd dans le m. crico-aryténoïdien postérieur, tandis que l'aulre, plus grêle, s'anastomose avec la laryngée supérieure. La laryngée inférieure peut ne pas abandonner de branches musculaires et tout entière former l'anastomose.

Les ramifications fournies aux divers éléments du larynx par toutes ces branches artéi ielles ne présentent rien de spécial.

Dans la muqueuse, au niveau des cordes vocales inférieures, la vascularisalion est relativement pauvre, ce que permettait de prévoir la pâleur de ces replis. Les capillaires sont très superficiels, sous-épithéliaux. et forment des anses dans les papilles. Les ramuscules de quelque importance sont orientés suivant l'axe antéro-postérieur de la corde et se voient facilement par transparence. Partout ailleurs les vaisseaux sanguins sont disposés en réseaux à mailles irrégulières, d'autant plus serrées qu'on se rapproche de la surface.

IL Veines. — Les veines du larynx, du moins leurs troncs principaux, accompagnent les artères de même nom et s'anastomosent aux mêmes endroits que celles-ci.

La veine laryngée supérieure logée sous la muqueuse de la gouttière laryngopharyngée reçoit ses allluents des replis aryténo-épiglottiques et des muscles latéraux. Eu avant elle communique avec les veines dorsales de la langue, en arrière avec celles du plexus pharyngo-laryngien. Elle s'anastomose avec la v. laryngée moyenne par un rameau qui s'engage entre le c. thyroïde et le c. cricoïde et avec la v. laryngée inférieure par une branche verticale qui suit le trajet de l'anastomose artérielle.

La v. laryngée supérieure traverse, avec l'artère, la membrane thyro-hyoïdienne et vient se jeter soit dans une veine thyroïdienne supérieure (tronc tbyrolaryngé), soit directement dans la v. jugulaire interne.

La veine laryngée moyenne ou crico-thyroïdienne suit le trajet de l'arlèie et aboutit au tronc thyro-laryngé.

La veine laryngée inférieure est formée d'une part par l'anastomose, dont il a été question plus haut, avec la veine laryngée supérieure, d'autre part par le tronc qui ramène le sang du m. crico-aryténoïdien postérieur. Elle est en connexion avec le plexus pharyngo-laryngien.

Cette veine débouche dans la veine thyroïdienne inférieure, ou plus exacte ment dans l'anneau veineux trachéal (Hyrtl, Luschka) qui entoure l'origine d(^ la trachée.

m. Lymphatiques. — Les réseaux lymphatiques delà muqueuse du larynx ont

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été injectés poiti' la preinicrc fois et élinliés en (h'Iail pai- Tcieliiiiaiin. Ils sdiit extrèinetnent tléveloppés mais pas au laèiue degré dans toulcs les légions. Là où la nuiqnonse est mince et tendue, comme à la face* posléi-ieuie de répiglotle et au niveau des cordes vocales inférieures, les caj)iilaires i\ in|)hali(pi('s snni moins abondants et plus déliés. Partout ailleurs ils sont larges et spacieux, disposés souvent sur |)lusieuis plans.

La forme de cc^s réseaux varie selon les endroits. Dans les cordes vocali's inféi'ieures leurs mailles sont allongées parallèlement à la direction de ces icplis, plus étroites et plus serrées en avant que dans leurs parties moyenne et postérieure. Dans la région sous-glottif[ue les capillaires sont larges et forment deux réseaux superpf)sés, de même dans la muqueuse des replis aryténo-épiglottifjues et dans la pai'oi du ventricule de Morgagni.

Les troncs lym[)!iali([ues |)roroiids éujanés de ces réseaux confluent vers c[uatre points, deux supérieurs et deux inférieurs. Les deux supérieurs sont situés chacun au-dessus de l'appendice du ventricule, les deux autres au-dessous du cartilage cricoïde. Vers ie-^ premiers convergent les branches efférentes nées de toute la région sus-gloltique. jolies s'unissent de chaciue côté en un ou deux troncs (|ui se dirigent en delujrs, traversent la membrane thyi'o-hyoïdienne et se jettent (Ml l)ien dans un ganglion ])lacé entre la grande corne de l'hyoïde et le bord su]»érienr du c. thyroïde (Teiclimaim) ou bien dans les ganglions que l'on trouve sous le m. slerim-mastoïdien au nis'eau de la bifurcation de la carotide [>rimiti\'e (Sa|)|)ey).

Les ly U!pliati([ues elTérents de la région sous-glotli([ue se réunissent à droite et à gauche, au-dessous du cartilage cricoïde, en un ou deux troncs très courts (|ui déijouchentdans les ganglions situés sur les deux côtés de la |)artie membraneuse de la trachée (Teiclimann).

Dans un certain nombre de cas ces lymphati(]ues soiis-glotti(|ues aboutissent à un petit ganglion, le ganglion j)ré-laryngé signalé par Engel, plus tard par Poirier, au-devant de la membrane crico-thyioïdienne, dans le V circonscrit par les muscK's crico-thyroïdieiis. Ce ganglion, de gi'osseur variable, (|uelqiU'l'ois double (1 fois sur G) se rencontre chez la moitié des sujets environ. 11 parait plus fréquent chez l'enfant (57 0/0) que chez l'adulte et le vieillard (14 0/0).

r ' r. — NKIU'S

Le larvnx l'sl innerx é par les iieiTs laryngés supérieurs et par les nerfs larvngés inférieurs, ou l'écurrents, tous branches collatérales des n . j)neumogastriques. Jusqu'à ces dernières années on admettait que le n. laryngé supérieur fournissait les rameau.x sensitifs de la mu(|uense tout entière et le rameau moteur destiné au m. crico-tli\ l'nïillen, (jne d'autre |)ai t le n. laryngé inférieur, exclusivement moleni', innervait tous les autres muscles du larvnx. Celle manière de voir, basée sur des dissections et des ex|)ériences pbysiologi(|iies incomplètes, se trouve an jourd'hui profdndéiiient modiliée. l'ar l'étude des dégénérescences musculaires après section des dilléienls nerfs, par l'excitation de ceux-ci sur les divers points de leur trajet, enlin ])ar l'examen de pièces macroscopiques j)lus ])arfaites et de coupes mieroscopi(|ues sériées, on est arrivé à

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montrer que l'inniiervation du larynx étaitbeaucoup plus compliquée qu'on ne l'avait cru. Les recherches de Mandelstamm, Weinzweig, Exner, Onodi, Livon, Semon, Horsley, Munk, Grabower, etc., ont prouvé que les territoires des deux nerfs laryngés n'étaient pas aussi nettement distincts, que tous les muscles reçoiventleurs filets moteurs de plusieurs sources, et que le n. laryngé inférieur quoique surtout moteur renferme cependant des filets sensitifs. Mandelstamm a inontréen outre que les nerfs n'étaientpas exactement localisés àla moitié du larvnx

qui leur correspond mais dépassent la ligne médiane pour se distribuer en partie à la moitié opposée. Enfin Exner a constaté l'existence d'un troisième rameau nerveux (également pair), le n.

laryngé moyen. Ajoutons que des différences individuelles notables s'observent dans la distribution de tous ces nerfs et qu'il n'est pas encore possible de donner une formule du type le plus habituel.

Nous ne parlerons ici ni du trajet ni des rapports des troncs nerveux et de leurs branches que l'on trouvera décrits dans la Neurologie et nous nous bornerons à résumer d'après Exner, tout en avertissant que sur plusieurs points les idées de cet auteur sont très discutées, les sources d'innervation des muscles et delà muqueuse (fig. 201 et 202).

Le nerf laryngé mo3'en, chez certains animaux (chien, lapin) est une branche collatérale directe du rameau pharyngien du n. pneumogastrique. Chez l'homme il provient du plexus pharyngo-laryugien, mais il a, en réalité, la même origine. Ce nerf est moteur et innerve, en commun avec la branche externe du laryngé supérieur, le m. crico-lhyroïdien. Ce muscle reçoit en outre des fibres de la branche externe (du laryngé supérieur) du côté opposé qui traversent la ligne médiane dans la région du ligament crico-thyroïdien moyen.

Le m. thyro-arylénoïdien externe reçoit habituellement ses fibres nerveuses exclusivement du n. laryngé inférieur, mais parfois le laryngé supérieur prend part, par son rameau externe, à l'innervation de portions plus ou moins étendues de ce muscle.

Le m. thyro-aryténoïdien interne d'un côté est innervé à peu près dans la même proportion par les deux laryngés supérieurs, de plus, notamment dans ses parties externes, il reçoit des fibres du laryngé inférieur du même côté, peut-

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être aussi de celui du côté opposé. Les fibres du laryngé supérieur traversent la ligne médiane en suivant la muqueuse des cordes vocales ou le muscle interarytéuoïdien.

Le m. crico-aryténoïdien latéral reçoit ses fibres motrices en proportion variable du laryngé supérieur et du rameau externe du laryngé inférieur. Peutêtre, dans certains cas, lui en vient-il également des troncs du côlé opposé.

Le m. crico-aryténoïdien postérieur est innervé par des filets qui le pénètrent par son bord latéral, par sa face antérieure et |iar sa face postérieure. Les deux premiers groupes son I foui iiis parle n. laryngé' inlérieur ; le dernier provient du lai yngé supérieur. (Juelquefois le laryngé supérieur du côté opposé lui envoie des fibres qui passent dans la muqueuse pharyngée et l'abordent par sa face postérieure.

Le m. interaryténoïdien (oblique et transverse) reçoit des fibres des deux laryngés sup. et des deux laryngés inf.

Les laryngés du même côté prennent [lart à peu près dans la même proportion à l'innervation de la moitié droite et de la moitié gauche du muscle. De

" . N. Inrijnf/.

même les filets provenant de la paire sup. inr. cxt. ' supérieure ont sensiblement la même importance que ceux qui lui sont fournis par la paire inférieure.

La muqueuse qui revêt la surface postérieure, pharyngienne, du larynx est innervée par des ramifications du ^v. Unyny.

' wxcss.

u. laryngé supérieur et de la branche anastomolique de Galien. (Dr.icrm.) Ija muqueuse d(» la cavité du larynx

, . -, N. lar. inf.

rei'Oit : dans la région supérieure, des filets du laryngé supérieur ; dans la région des cordes vocales inférieures, 202, — Distriliution des nerfs dans le

en arriére, des ranu-aux perforants '^'-ynx humain (demi-sehéniatique, da-

.... , près Exner).

émanes a la lois des deux laryngés; en

I i' 1 1 '^'ue latérale. — Le cartilage thyroïde est avant à la lois des libres delà branche supposé transparent.

externe du laryngé su|)érieur et du

récurrent. L'étage inférieur du larynx est innervé par des rameaux du n. laryngé moyen c[ui traversent le liganienl crico-t hyruïdien. Tous ces filets nerveux s'anastomosent entre eux dans la niu([ueuse, aussi bien ceux des laryngés supérieurs des deux côlés que ceux du laryngé supérieur et du laryngé inférieu r du même C('ite.

Terminaisons des nerfs dans la muqueuse. — La muqueuse laryngée dont chacun connaît l'i'xtrême sensibilité est très riche en nerfs dont la distribution elle mode de lerniinaison, iléjà en partie connus, ont pu ètie précisés récemment grâce à l'emploi des méthodes de Golgi et d'KhrIich.

On sait aujourd'hui que les nerfs se conqtortent ici comme dans la peau ou dans les muciueuses épidermiques, c'est-à-dire qu'ils constituent par leurs ramifications un plexus sous-épithélial et c[u'ils se lerminent ou bien librement dans

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1 epithélium. ou bien dans ries organes spéciaux logés les uns clans cet épithélium, les autres dans le chorion de la muqueuse (fig. 203).

Relativement au plexus sous-épithélial et aux terminaisons intra-épithéliales, voici comme s'exprime Fusari qui les a étudiés le premier.

« Dans toute la muqueuse laryngienne il existe un plexus nerveux au-dessous

Fig. 203. — Terminaisons nerveuses dans la muqueuse du larynx, colorées par la méthode de Golgi (d'après Retzius).

A. — Arborisations terminales dans l'épitliélium de la corde vocale inférieure et (à droite) dans l'épitliélium cilié de la région adjacente.

B. — Terminaisons nerveuses dans l'épitliélium de l'épislotte (cliat âgé d'un mois); à gauclie une fibre nerveuse pénètre dans un bourgeon gustatif et s'y termine librement, (l^ej contours des cellules qui composent l'épitliélium n'ont pas été figurés).

C. — Quatre bourgeons gustatifs de la région inférieure de l'épiglotte (chat de six semaines) avec les nerfs qui se terminent dans leur intérieur et dans leurs intervalles. Deux cellules sensorielles sont colorées en noir par le dépôt de chromate d'argent.

de l'épitliélium, plexus très compliqué, dans lequel non seulement les petils faisceaux nerveux, mais encore chacune des fibres, en s'anastomosan I, s'enlacent en réseau et se mettent en rapport avec de nombreuses cellules nerveuses globuleuses et ovoïdes.

Relativement aux diverses parties de la muqueuse, ce plexus se conqiorle toujours d'une manière identique : je fais remarquer seulement qu'au niveau de la corde vocale inférieure, les fibres sont plus nombreuses et plus serrées (fail déjà constaté par Siiiianowsky).

TRACHÉE 461

Celte dillércnce de nombre existe aussi pour les (eruiinaisous iutra-épithéliales, lesquelles ont lieu de la manière suivante. Du réseau nerveux mentionné et spécialement des éléments nerveux ipii se trouvent iiilercalés dans celui-ci. parlent, vers l'épithélium, des libres nerveuses (|ui |)énèlrenl entre les cellules épithéliales en se ramifiant. Le mode de ramification est assez typique; elle se fait, le plus soincnt, à angle aigu ; elle est di<dml(Mni(|iii', mais à très petites |)ortious successives ; et ainsi arri\enl k se constituer d(> petits faisceaux ou loufl'es de fibrilles très minces avant l'aspect de fins ])oin(illages, lesquels, du moins en partie, atteignent la surface libre. «

Reizius et Ploscliko ont également observé les terminaisons intra-épilhéliules. — Outre les terminaisons libres, on rencontre dans certfiins endroits, au milieu de l'épithélium cilié, des organes en tous points identiques aux bourgeons gustatifs (fig. 203, B et C). Découverts par Verson (jui du reste n'avait pas reconnu leur véritable signification, ces organes ont été retrouvés et décrits ensuite par de nombreux observateurs, Krause, IIiiMiigscbmieil. Sludield et notamment Davis, Simanowky, lleymanii, Ploscbko. On les observe de préférence sur la surface postérieure de l'épiglotte, à la face iiilerne des replis ary-épiglotli(iues, des c. arytéuoïdes et au voisinagedc leur pointe. Chez le chien (Davis) et chez l'homme (Sim;inowsky) il en existerait également sur la surface libre des cordes vocales inféi'H'ures. Selon Davis, ils seraient exclusivemeni disséminés dans les zones d'épilliélium paviminiteux slratifii'. Leur structure est altsolument la même (jue celle des bourgeons gustalifs de la muijuense linguale. II. Habl a signalé, il y a peu de temps, dans la muqueuse de l'épiglotle, an voisinage du bi)rd libre de ces replis des bourgeons d'une forme quelque jieu spéciale et c iraclérisés surtout par leur rapjiort avec une papille. Retzins a réussi à mettre en évidence non seulemenl. ainsi qu'il a été dit plus haut, les tei'minaisons libres intia-épithéliales mais encore celles qui se font dans l'intérieur même de ces bourgeons. Leur agencement est le même que celui des terminaisons des bourgeons gustatifs.

Enfin on a décrit des a rI)m isations lenninales sons-épithélia les (Ploscbko) et dans le cborion de la mu(piense des jielotons terminaux. Lindemann a vu sur la surface postérieure de l'épiglotte ties nuissnes lerniinales. Luschka a signalé en outre l'existence de corpuscules spéciaux, pii iformes ou oxale';. fermés d'inn^ masse homogène dé|)our\'ue de membi'ane, ilans l'intérieur des(]uels vient se terminer, par une extrémité arroiulie, un cylindre-axe. Ces corpuscules de Luschka ont une' grande ressemblance avec ceux (pie l'revfeld-Szabailfdddy a décrits dans la mui|U(^n-.e linguale.

Les auteurs [dus lécenls ipii ont élinlii' la ninqucusc larN iiuieiinc ne paraissent pas avoii- retrn\i\é ces orgain^^ Ici ininanx snus-éj»itliélian\.

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