CHAPITRE DEUXIÈME
TRACHÉE
La trachée ou trachée-artère [aspera arterïa, T^ix/tTa àp-r-npia) ainsi appelée parce que sa surface est irrégulière, rude au toucher, à cause des saiUies que forment ses pièces cartilagineuses, fait suite au larynx. D'abord située dans le cou, elle s'enfonce bientôt dans l'intérieur du thorax et, après un certain trajet, se bifurque en fournissant les bronches. On doit donc lui distinguer deux portions, une portion cervicale et une portion thoracique.
T. — Situation. Direction. — La trachée commence là où finit le lar3'nx, c'està-direau bord inférieur du cartilage cricoïde. Or nous avons vu que ce point, par rapport à la colonne vertébrale, varie suivant l'âge, le sexe et les individus, suivant aussi les conditions dans lesquelles l'observation est faite (flexion ou extension de la téte... etc.). Ces circonstances expliquent pourquoi les renseignements fournis par les difîérenis auteurs sont discordants.
D'après ce que nous avons dit de la situation du larynx, la trachée commencerait, chez l'homme adulte, à la hauteur de la partie inférieure du corps de la 7^ vertèbre cervicale ; chez la femme, au niveau du bord supérieur du corps de cette même vertèbre. Beaucoup d'anatomistes placent son origine plus haut, ainsi : au-devant du disque qui unit la 6'^ à la 7" cervicale (.lœssel) ; de la 6' C. (IBraune, Drobnik, Sappey, Tillaux, Gegenbaur, Gerlach, Rauber, Testut) ou de la 5" C. (Luschka, Hoffmann, Hyrtl, Henle, More! et Duval, Beaunis et Bouchard, Testut).
L'accord n'est pas plus complet en ce qui concerne le jeune âge, et l'on sait seulement que, d'une façon générale, l'origine de la trachée répond à une vertèbre plus élevée que chez l'adulte. Chez le nouveau-né elle serait à la hauteur de la 5° V. cervic. (Symington, Ballantyne, Ribemont) ; de la 4" (Riidinger, Berkenbusch, Ribemont, Merkel, Mettenheimer) ou même du disque qui unit la 3'= à la C. (Mettenheimer).
Quoi qu'il en soit, la trachée descend pour pénétrer dans le thorax. Son trajet est à peu près rectiiigne ou du moins neprésente quedes inflexions insignifiantes, mais il n'est pas vertical. Sa direction est eu effet oblique de haut en bas et d'avant eu arrière, parallèle à la direction de la région correspondante delà co'oune vertébi-ale. Il en résulte qu'elle devient de plus en plus profonde au fur et à mesure qu'on se rapproche de son extrémité inférieure. La distance comprise entre la surface de la peau et sa face antérieure est en moyenne, chez l'homme adulte, de 15 mm. à son origine, de 30 à 33 mm. au niveau du bord supérieur du sternum, et de 75 à 80 mm. au niveau de sa bifurcation.
Dans son trajet au cou la trachée est située exactement sur la ligne médiane, tandis que sa portion thoracique est d'habitude légèrement déviée à droite (I).
L'endroit où elle se bifurque, où elle se termine par conséquent, varie comme
(t) Ceci est l'opinion la plus répandue, mais on a prétendu que la trachée était, dans toute sa longueur, déplacée à droite (Voir à ce sujet à la page 180, tome IV, fasc. I de cet ouvrage).
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son origine et selon les mêmes conditions. Cliez l'homme adulte il coiTespond à la 3' vertèbre dorsale, corps ou bord iulerieur (llyrll, Gerlach, Testut) ; ou à la 4*(Luscbka, Sappey, Gegenbaiir, lli'iding^er. Tillaux, lîaiiber, Testut, l^ardeleben) ; ou au disque qui unit la i*" à la o" (15i'aune) ou bien même enfin, au corps de la o« dorsale (Henle, Banlelebcu, Biancbi et Coccbi).
Le sommet île l'apophyse épineuse de la 3' v. dorsale c onslituerait, suivant Gerlaeli, un excellent point de repère extérieur pour déterminer sa situation. Luschka le place sur le milieu d'une ligne horizontale menée entre les deux omoplates, d'un bord spinal à l'autre (les bras retombant de chaque coté du corps) au niveau de l'origine de l'épine sur ce bord.
Chez le nouveau-né la bifurcation de la trachée se fait sensiblement à la même hauteur on un peu plus haut que chez l'adulte. Elle répond à la ii- v. dorsale, d'après Symington et l^allantyne, à la 3'' ou à la i'' (Melteniieimer) ou au disque qui sépare la 3" de la 4'^ (Merkel). Un plan horizontal c{ni passe en avant par les deuxièmes cartilages costaux ou plus bas par les deuxièmes espaces intercostaux l'atteint généralement en arrière.
n. — Forme. — La forme delà trachée est celle d'un tubccvliodrique qui serait aplati en arrière dans toute sa longueur. Cette partie postérieur(^ plane, a une largeur relative variable suivant l'âge. Chez l'adulte elle représente habituellement le 1/5 ou le 1/4, pbis rarement le i/3, de la ciri onférence totale de la trachée. Chez les individus jeunes elle en constitue le l/(i on le 17; chez l'enfant le 1/8 seulement (Marc Sée).
Sur une coupe transversale la trachée présente donc l'aspect d'un arc soustendu par une corde plus ou moins longue (ilg. 208). Mais la courbure de cet arc n'est pas la même à tous les âges ni dans tous les points, en d'autres termes la forme du cylindre traciiéal varie, ('liez l'adulte ilest comprimé transversalement dans sa partie supérieure, d'avant en arrière dans sa partie inférieure, à jieu prés régulier dans sa partie moyenne. I^a courbure de l'arc apjiartieiulra, suivant la région, à un segment de cercle ou bien sera parabolique, en fer- à-cheval..., etc. Chez le nouveau-né la coupe affecte la forme d'une demi-lune, d'un C couché (iMettenheimer) dont les extrémités sont très rapprochées. Cet aplatissement est encore plus accentué avant f[ue la respiration ne soit établie, c'est-à-dire chez le fœtus, et il persiste quelc^ue temps après la naissance. Sœmmering et Iluschke ont montré que, d'une façon générale, |)lus l'enfant est jeune plus la trachée est elliptique dans le sens transversal (et al)straction faite de sa partie plane).
11 faut remarquer de plus que, généralement, les deiix moitiés de la trachée ne sont pas symétriques, ce qui tient, en plusieurs endroits du moins, à ce qu'elle est déprimée sur une certaine étendue par des organes voisins. Deux de ces dépressions sont constantes (Lejars). L'une, la dépression aortique, est située à gauche près de la bifurcation. Elle est due à la présence de la crosse de l'aorte. L'autre, la dépression thyroïdienne, s'étend sur la moitié latérale gauche de la trachée, du 2» au 0"= anneau, empiétant quelquefois sur la ligne médiane. Elle semble être produite par la pression du lobe gauche du corps thyro'ide.
TTI. — Dimensions. — a) Longueur. — La trachée est un organe très élastique susceptible de s'allonger beaucoup sous l'inlluence de certains mouvements et
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de se raccourcir ensuite dans une proportion à peu près égale. Les mouvements de flexion ou d'extension de la colonne vertébrale et de la tète, les mouvements de
déglutition, l'émission des sons, dont nous connaissons l'influence sur la situation du larynx agissent dans le même sens sur la Iracliée c{ui suit forcément les déplacements de cet organe. Il résulte de ce fait qu'il faut apprécier sa longueur dans une position moyenne, le sujet étant debout et la tête en équilibre de repos. L'écart entre cette dimension et les longueurs e.\trémes est d'environ 4 cm. chez l'adulte.
La longueur de la tracbée est en mo3'enne de 12 cm. chez l'homme, d'après la majorité des au-
Fig. 204. — Le larynx, la trachée et les grosses broncties, vus par leur face antérieure
(d'après Bourgcry).
L'angle de bifurcation de la tracliée est ici beaucoup trop ouvert. 'Voir à ce sujet le texte.
teurs, les chiffres extrêmes étant 9 cm. et 13 cm. Selon Merkel sa valeur moyenne serait seulement de 10,3 cm. Chez la femme elle est de 9 à 11 cm. Chez l'enfant nouveau-né elle se réduit à 4,3 cm. (Mettenheimer) ou même à 3 cm, (Ballantyne).
TRACHÉE
Ce rpii ost peut-èlrp plus iiUorossant ol pins iililoà connaître que la longueur tntalodela Irachéo. c'est la longueur de sa portion cervicale, c'est-à-dire de la partie accessible au chirurgien. C-etle portion l'sl comprise entre l'origine de la
trachée cl le liord
snjiérieur du sternum qui correspond généralement en arrière au corps ou au hord inférieur de la 2*^ dorsale. Sa longueur est très variable d'un sujet à l'aulre. ]<',lle n'est pas proportionnelle il la longueur totale de la trachée
Fig. 20 j. — Le larynx, la tracliéc et les grosses bronches, vus par leur face postérieure (d'après Bourgery).
Même remarque que po\ir la (ifriire précédente.
mais dépend plulôt de la situation de la rourclietle sternale par rapport à
la colonne vertébrale (Gerlach). Or celte situation \*arie beaucoup suivant les sujets.
Anatomic IV 30*
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D'après les mensurations de Tillaux la longueur de la porlion cervicale de la trachée serait en moyenne chez l'homme adulte de 6, ï> cm. (extrêmes : 4, 5 cm. et 8, 0 cm.) ; chez la femme de G, 4 cm. (extrêmes : o cm. et 7, ^ cm) ; chez l'enfant du sexe masculin (2 ans 1/2 à 10 ans) de 4,4 cm. (extrêmes : 2,7 et 6, 5) ; chez celui du sexe féminin (3 ans 1;'2 à 10 ans 1/2) de o, 1 cm. (extrêmes: 4 cm. et 6, 5 cm). Pansch et Gerlach indiquent à peu près les mêmes chiffres, savoir : de 5, 5 à 8, 5 cm. chez l'adulle, de 3 à 5, 5 cm. chez l'enfant entre 3 et 9 ans (Gerlach). Il est bien entendu que ces chiffres ne sont que des moyennes et l'on se rappellera que, d'une façon générale, pendant la période de croissance, la longueur de la trachée cervicale augmenle avec l'âge, mais que les différences individuelles, même chez des sujets de même âge, peuvent être considérables.
b) Calibre. — Le calibre de la trachée comme sa longueur est soumis à de grandes variations qui dépendent non seulement des mêmes facteurs, c'est-à-dire de l'âge, du sexe et des individus, mais encore, chez le même sujet, de l'état de contraction ou de relâchement des fibres musculaires qui prennent part à la constitution de ses parois. Nous verrons plus loin que la paroi postérieure plane est formée en grande partie de libres musculaires lisses orientées transversalement et qui s'insèrent sur les extrémités des cerceaux cartilagineux. J^a contraction de ces fibres a pour résultat le rap[iroehemeut de ces extrémités l'une de l'autre, par conséquent le resserrement de la cavité trachéale à l'endroit correspondant. Il est donc nécessaire de distinguer le calibre de la trachée relâchée et le calibre de la trachée contractée. Dans ces dernières années Nicaise et Lejars ont prétendu que l'état normal de la trachée, pendant la respiration calme, était précisément d'être en co7it)'action. 11 s'ensuivrait que le calibre de la trachée chez le \'ivant serait beaucoup pins faible cpie celui de la trachée chez le cadavre, le seul qu'on ait déterminé jusqu'alors. Sans vouloir mettre en doute les affirmations cl(! ces auteurs, nous ferons observer que leur opinion est peu conforme à ce cpie nous apprend la physiologie relativement à la contraction musculaire. .lamais un muscle, quel qu'il soit, ne demeure ainsi en état de contraction permanente.
Trachée relà.c'hée (lig. 206. A). — On admet communément que dans cet état le calibre de la trachée augmente graduellement depuis son origine jnsqu'à sa
F\g. 200. — Moules i\r la cavité tra f'héalc (d'après Lejars).
A, trachée relàcliée ; B, trachée con- Iraclée.
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Icriiii liaison. Il csl plus coiisidi'ra lilc clic/, riiiiiiuni' (|iir clic/, la rciiniic, si l'on compare des sujets de même à^c cl il s'accroit de la naissance à l'âge adulte.
Braniie et Stalicl ont prétendu i[iic la cavité trachéale présentait son nuixiniiim di' largeur au niveau de sa parlie iiioyeiiiie et (lu'elle était rélrécie à son origine au-dessous du larynx, aussi hicn (|u"à sa Ici iniiiaisoii au-tlessus de la bifurcation. Sa l'ornie serait ainsi celle d'un l'useau.
D'après cerlains auteurs le diaiiiélre l'rontal (traiisvei'sal) l'eiiiporlerail sur le diamètre sagittal (aiiti'ro-jiosti'rieu]'). Le premier serait en moyenne de 18 mm., le second de 1 i mm., chez l'adulte. Imi réalité le rapport entre l'cs deux diamè- I res \ arie sui\ a II t la l'égion l'onsidi'i'i'e et la propnsil ion pri'ccdeii te l^e^t exacte i|iie pour rextréiiiilé inIV'rieure de la Iracliée. Ainsi Aeliv donne les ciiillres suivants :
Kxti'émiti' siipiMiciirL' !" tiers 2" tiers Kxtrémite iiifévieiire.
,, ,, . , \ Mov. 13.1 mm. 14,7 18,1 20.7 Diamètre Iroiitat ' , •'
/Max. (II-IC.) (12-18) (lo-22) (18-24).
) -Moy. It; 17.2 18,3 D.J.l
/ .Max. (13-18) (13-23) (i:i-23) (li.2i).
Diamètre sa^itt;
rdnv, l'enfant noinca ii-iii' le diamèlre sagittal (intérieur) serjiit au diamètre frontal comme 1 est à 4 (en movenne 1,2: ?>,'.) mm.), selon Meltenheimer. Lusclika et Gerlacli indiquent des chilTres plus élevés. Pour le premier. D. sag. = 2,5 à 3 mm. ; D. front. = ."l mm. ; pour le second. I ). sag. = 5 mm. ; D. front. = 8 mm. .Mettenheimer dit ([ne le calihre de la trachée du nouveau-né correspond à ])eu près aux dimensions du petit doigt de l'enfant considéré.
An lieu d'a[ipréci:'r isolément les deux diamèlies de la trachée on peut calculer liMir movenne. La mesure ainsi di'termiiiee est plus pratique jnusque la lumière de cet (H'gaiie est raiiieiu'e l'acihuiusii t à celle d'un tiihe régulièrement c\liii(lrii[ue grâce à l'extensibilité de sa paroi postérieure. Sée(.M.)ipii a appli- (|ué cette iiK'thodi.' donne les chillre-; siiixants :
Fo'tus de 7 mois 1/2, D. moyen = 3 mm. — Nouveau-né: 4,12 mm. à 5,0 mm. — l'jil'ant de 2 ans : 7,5 à 8 mm. — Knfant de i à 7 ans : 8 à 1U,5 mm. — .\u-(lessus de 20 ans : liomme, 10 à 22,5 mm. ; femme, de 13 à 10 mm.
Trachée cuiilraclce (fig. 2()G, H). — Lorsi^ue les extrémités des anneaux cartilagineux de la trachée sont ra|»[n-ochés jiar suite de la contraclion des muscles lisses de sa paroi postérieure, ou, ce qui revient au même quand il s'agit d'une trachée de cadavre, par une traction mécanique exercée sur elles, les deux diamètres, frontal et sagittal, se réduisent dans une proportion coiisidéralile. Voici, d'après Lejars, les diamètres moyens mesurés à dill'érents niveau.x sur la trachée morte, c'est-à-dire relâchée, et sur la trachée vivante (c'est-à-dire placée artiliciellemeiit par di^s tractions dans l'état de ressoi'rement considéré comme normal par cet autt'ur et par Nicaise).
Trachée morte Trachée viv ante
A la hauteur du 1' '' anneau 10,7 mm 12 mm.
3" anneau 10,8 mm 11.7 mm.
6*^ anneau 17,''imin 11,5 mm.
9'^ anneau 18 mm 11,8 mm.
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La diflereiice, cMitre les deux états de la trachée, se traduit donc par un écart de 4 à 7 mm. sur la valeur du diamètre moyen.
Cet écart est plus accusé encore pour le diamètre antéro-postérieur, car le resserrement des anneaux a pour conséquence la saillie dans la lumière du tube de sa paroi postérieure.
Enlin, le calibre de la trachée contractée au lieu de croître régulièrement de haut en bas comme celui de la trachée morte atteindrait son maximum dans sa partie supérieure.
IV. — Rapports de la trachée. — Portion cervicale (fig. 207. 208 et 209). — Dans sa portion cervicale la trachée est en rapport :
En avant : avec l'isthme du corps thyroïde qui, normalement, recouvre ses
Fig. i07. — liapports de la trachée cervicale, .spécialement avec Jes veines de la région sous-hyoïdienne (d'après Tillaux).
2", 3^ et 4° anneaux, empiète rarement sur le 5" et exceptionnellement sur le C". Par contre, il est assez fréquent de le voir cacher en totalité ou en partie le 1"'. L'isthme du corps thyroïde adhère intimement à la paroi trachéale et suit fous
TRACHÉE
ses déplacoiiieiils. iJaiis (|ii('li|iif's ciis assez, rares il existe eiilrc eux iiiic jx'tite bourse séreuse (Calori).
Au-tlessous, un tissu cellulaire l.iclie, dans Il'(|U('I sunl- logées les \eines tlivr(yiilii'iiiies inférieures et ([uel([ues ganglions lyni|)hati<[ues, recouvre directement la trachée. (lette couche, d'autant |»lus épaisse (|u"ou se rapproche de l'orifice du thorax, est |)lus ou moins chargée de graisse suivant les sujets et de snu développeuH'u t dépend hi prohindeiu' plus ou moins c(nisidérable delà l'osse susslernale. ]']lle renl'erme également l'c'xtrémité supérieure du tliyiuus (jui, dans les deux ])reiniéres années de la vie, déhorde hahituellement le bord supérieur du sternum sur une hauleur de 1 2 à 1 cm.
Plus superliciellement nous rencontrons la partie moyenne de l'aponévrose cervicale moyenne comprise dans l'écartnment angulaire des uiuscles sterno-
CEfOirli. N, récurv. q.
Ti\ l>raclt.-C(']iliat. Trachée Carut. N.piieiimog.
V\2.. 20.S. — Cdiipi' iKirizonlalo du cou(lillo de 3 ans) passant par la parM(^ inréi iciire d(^ la vertèbre thoracirpie (d'après Merlccl).
thyroïdiens et steriio-hyoïdiens. e( fusion lu'e sur la ligne nu-tliane a\ ec l'aponévrose cervicale su|>erlii ielle(ligne blanche cervicale). Nous savons d'ailleurs que cet écartement peut être pres(|ue nul. gi'àce à l'accolemeut des bords internes des m. sti'rno-l h\ roïiliens.
Knfin sur un |dan plus antérieur s'étalent l'aponévrose cervicale superlicielle, la couche cellulo-graisseuse sons-cutanée, des veines et la peau.
Sur les cùtijfi la parlie supéi-ieure de la ti'acbée est d'abord entourée par les lobes latéraux de la glande ih\ i<iïde. plus bas elle rép(jnd directement à du tissu cellulaire dans lequel on liduve.de chaque cùlé. le paquet vasculo-uerveux du cou, c'est-à-dire la carotide primilisc. plus en dehors la \ eine jugulaire interne et le nerf pneumogastriipie. puis l'artéi'e Ihvroïdieune inférieure. Les carotides primitives ne sont eependani en ra|jport immédiat avec les faces laté-
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raies de la trachée qu'à la j)arti(' inférieure du cou ; à mesure qu'elles s'élèvent elles s'en écartent de plus en plus.
Quelques ganglions lymphatiques sont disséminés dans toute cette région.
Superficiellement nous trouvons encore les muscles sterno-th3n-oïdiens et sterno-hyoïdiens avec leur gaine aponévrotique ; puis, pluscn dehors encore, les chefs sternaux des m. sterno-cléido-mastoïdiens.
En arrière dans toute son étendue la trachée, par sa paroi plane, repose sur l'œsophage auquel elle est uuie par un appareil musculo-élastique dont on trouvera la description à la page 189 du 1" l'asc. de ce volume (T. IV). Seulement
Gr. Ihyr A carot. prim
Aorte A. pulni. gniiclie''\
Br. gaitche Can. thor.
laujn. Slip.
N. pneumog.