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Fig. 25(1. — Vue antérieure du corps thyroïde.
L'artère sous-elavière gauche, ainsi queles deux artères tliyr. inférieures sontrepreseiitées en pointillé.
lobes dans ces deux derniers cas sont tout à fait indé])endants(l() pour îOO des cas d'après Marshall ; I fois sur 20. Griiber ; 4 fois sur 40 cas. Chemin).
Du bord su[)éri(Mir de l'islhme.à gauche normalement de la ligne médiane, naituii prolongement f[ui se dirige verticalement en haut: c'est \a. piiranixde (le Lalouette ou lobe médian des auteurs allemands [Ajypendicc de Morgagni, processus py raniidalis , y rm)! i de ghoidideiise, corde, colonne, corne du corps thyroïde). De même aspect, au moins à sa partie inférieure, que le reste de Toigane, la pyramide se présente tantôt sous la forme d'un cordon assez régulièrement cvlindriijue, tantôt sous la forme d'un cône très allongé. A l'élat normal elle se prolonge jusqu'à l'os hyoïde, à la face postérieure duquel elle s'insère (lig. 260).
Anaiomir: \\ ,37
ORGANES DE LA RESPIRATION
Le lobe médian du corps thyroïde est fréquemment anormal. La pyramide de Lalouette n'est bien développée d'après ZuckerkandI que 6 ou 7 fois sur 10. Dans le resle des cas, elle ne forme qu'un prolongement conoïde s'étendant plus ou moins loin sur la face antérieure du larynx. Au
lieu de naître comme d'habitude du bord supérieur de l'isthme, elle naît quelquefois de la facean térieure de cet isthme, ou aux dépens d'un des lobes latéraux dont elle prolonge parfois la corne supérieure. D'autres fois, son insertion inférieure est double : les deux branches convergent l'une vers l'autre comme celle d'un À (2 l'ois sur 40 cas de Chemin, 1 fois sur 60 d'apiès Marshall) pour se réunir dans, la moitié des cas (Marshall) au niveau du cart. thyroïde. Mais dans quelques cas plus rares, la réunion des deux branches ne se fait pas (fig. 267) et les deux pyramides ainsi formées s'insèrent séparément à la concavité de l'os hyoïde (2 cas de Chemin, 4 de Marshall).
La pyramide de Lalouette enfin peut faire complètement défaut (57 fois pour 100 d'après Marshall cité d'après Chemin et seulement 3
Fig. 207. - Anomalie du corps foi^ j^ns la statistique de ce dernier). Dans ce tliyroïde. Duplicité de la pyra- , ' , ,
mide de Lalouette (d'après cas, elle est très fréquemment remplacée par
Chemin). des glandes accessoires ainsi que je le dirai
plus loin.
Quoique de même aspect que le reste de l'organe, la pyramide de Lalouette ne paraît pas être glandulaire dans toute son étendue. C'est en effet très souvent par une sorte de ligament qu'elle se prolonge jusqu'à l'os hyoïde.
La pyramide se continue parfois au-dessus de l'os hyoïde avec un cordon creu-x qui se poursuit jusqu'à la face dorsale de la base de la langue (conduit lingual). C'est le canal thyréo-glosse Ac His. Ce tractus représente les vestiges de l'ébauche thyroïdienne médiane (voy. t. IV, page 13). Ce canal est inconstant, mais il est susceptible de donner naissance à une variété particulière de glandes thyroïdes accessoires, et à des kystes de la région sus-hyoïdienne (Chemin, Martin, M. B. Schmidt ; voy. aussi à ce sujet t. IV, pag. 94-9S).
Siège et moyens de fixité. — Ainsi configuré en manière de croissant, le corps thyroïde est appliqué sur la trachée qu'il entoure sur une certainepartie de son étendue. Il est placé de telle sorte que son isthme recouvre une petite longueur de la face antérieure de la trachée, tandis que les lobes plus longs et plus larges, plus rejetés aussi en arrière, répondent aux faces latérales de ce conduit et de l'œsophage en bas, du larynx et du pharynx en haut. Dans la concavité de la courbe décrite par le bord supérieur de l'isthme et les bords antérieurs des lobes, est inscrit le larynx tout entier avec les muscles crico-thyro'idiens,dont le gauche est à l'ordinaire en partie masqué par la racine de la pyramide. Les limites inférieures de l'organe plongent dans un tissu conjonclif chargé de graisse qui, par en bas, se prolonge au-devant de la trachée et descend sans démarcation aucune dans le médiastin antérieur (Merkel).
THYROÏDE
I/extr<''ini(« iii IV'rieure des lobes atleini le 5' ou le 6'^' anneau de la trachée et reste distante de la f'ourcdielte slernale de 15 mm. chez l'enfant de 3 à 4 ans et de 20 mm. chez l'adulte. Par l'extension forcée de la tête, celle distance peut augmenter d'environ 20 mm. (Sappey).
Le sommet des cornes supérieures se trouve sur le bord postérieur du cart. thyroïde au niveau environ de son tiers inférieur.
D'après la grande majorité des auteurs, l'isthme du corps thvroïde recouvre les 2'^, 3® et 4° premiers anneaux de la trachée (Crnveilhier etMarc Sée,15eaunis et Bouchard, lliidinger, Fredericq, Broca, Gaudier, Rivierre, Farabeuf) : le premier anneau ainsi que le car t. cricoïde resteraient libres. D'après Bourgery et .lacob, Sappey au contraire, les quaire premiers anneaux et d'après Testut (t. m, |). 2K0) les deux anneaux supérieurs seulement, seraient masqués parle lobe médian. D'après Merkel, le premier anneau est tantôt libre, tantôt découvert, ce qui dépend de la hauteur de l'isthme. Au cnniruire d'après Manclaire, sur une statistique de 80 cas, 2G fois environ l'isthme empiète sur le premier anneau et descend sur le 2*^ et le 3^ Par ordre de fréquence on trouve ensuite la disposition classique (2*^, 3'', 4*-' anneaux). Chez l'enfant (Svniington, iMauclaire), le bord suj)érieiir de l'islhine semble, plus fié(juemment (|ue chez l'adulte, atteindre lecart. cricoïde. (jLielquef(jis aussi l'isthme descend assez bas pour recouvrir le 5*^ et mèm(^ le 0*^ anneau de la trachée (Sappey).
Anormalement on a vu cet organe siéger dans la région sns-hvoïdienne (Demme, cité par Rivierre).
C'est dans la situation qui vient d'être décrile que se trouve fixé le corps thyroïde. Sa capsule fibi'ease,torniée, d'api'èsSél)ileau,par le dédonl)lement d'un feuillet aponévrotiipie détaché de l'aponévrose moyenne du cou, s'épaissit en certains points pour donner des sortes de ligaments ([ui le fixent solidement au cartilage cricoïde et quelquefois aussi aux premiers anneaux de la trachée, enfin à la gaine d'enveloppe du paquet vasculo-nerveux du cou.
Uc la face prolonde ilc l'aponévrose t'crvi<-alo prolonih^ se (li''laclie,ira|iri''S SiUiileaii (liiill. Société Anatoniiquo de Paris, 1888), au voisinage de son insei'lioii aux apophyses transverses de la colonne cervicale, un l'euillct aponévi-oliqup. Cette apo)H'iv()i;e Iransceritale du cou sedirigc en dedans, arrive au bord extei-ne de la v. jugulaire interne, où elle se dédouble pour former une gaine à tout le paquet vascido-ner\ (,'nx. Toutefois les deux feuillets ne se [■ejoigui'ut pas en tledans rli; ndui-ei ; le feuillet posti.'rieur passe en uriii'i-e ilu ])liai'ynv avec lequel il contracte îles adhérences et si.' continue axec son hiMnnnyinr du rùlé npposi''. La lame antérieure, après avoir passé au-ilr\ant des \-aisseau\-. alli'iiil le boi'd externe du lobe et se subdivise à ce niveau en deux lames secondaires : l'iiiili rieiire tapisse la face antéro-extci'ne de ce lobe en appliquani a sa surlai e les i-acines des \ eines thyroïdiennes inférieures ; lapostérieureconlourne le bnrd pusIiTieur du hilie lati'i-al. [luis s'insinue entre ce dernier et les parois tesophagn-lnai liiales auxquelles elle adhère. Sur la ligne médiane, elle s'unit à son homologue du enti'' opposé. De telle sorte (|ue la gaine du corps thyroïde, dont l'existence n'est plus uii'e par personne nuinurd'hui (Sappey. 'i'illaux, Gérard-Marcliant, Sébileau, etc.) est en j'i'aliti' loi iin e par le diMioulileineni de l'apoiu'vrose transversale du cou, laquelle n'est elle-mi''me qu'on leudli.'l diduehi' de ra|ioni''vi ose cervicale moyenne. D'après Sébileau, celle deseï iption coïneiderait a\ ee eerlaiues dispositions décrites autrefois jiar Malgaigne etlîiehel.
Gri'iber a décrit (187G) trois épaississeuu'nls ligamenteux de la capsule Ihyroïdienne. L'un, média)}, naît du bord inférieur du cart. cricoïde, et gagne l'isthme on la ])yramide quand elle existe. Les deux autres sont latéraux et semblables à ceux <|ui avaient élé auparavant décrits par Sappey. lis s'insèrent loutlelonï du bord inférieur du même carlihige, en dehors des muscles crico-
ORGANES DE LA RESPIRATION
tliyroï liens et même (Sappey) au boid inréi ieiir du Ccii l. (hvroïde et |)lus fi équetnmMil aux deux premiers anneaux de la trachée. Ils se dirigent alors en bas et en deliors,vers le l)ord postérieur de la glande sur lequel ils se fixent, le long de sa moitié inférieure. Ces deux ligaments ont reçu le nom de lig. latéraux internes (Sébiieau). Cet appareil ligamenteux (fascia larvngn-thvroïdea de Iliiter) est tris développé chez l'enfant; aussi ne peut-il être détruit qu'au scal])el. Gérard Marujhant a distingué sixaiitres replis ligamenteux l'urmésaux dépens de la capsule libreusedu corps thyroïde et insérés d'autre })artàla gaine conjonctive des vaisseaux. Deux parlent des cornes supérieures cl aboutissent à la bifurcation carotidienne pour se prolonger jusqu'à l'aponévrose ])révertébrale. Deux autres appartiennent à la zone moyenne du lobe latéral. Les deux derniers enlin |)irtent des cornes inférieures. Tous ces ligaments forment aulourdos vaisseaux thyroïdiens des sortes de méso (Sébileau). Les supérieurs accompagnent les artères thyroïdiennes supérieures et leurs veines satellites : les inférieures, les veines Ibyr. inférieures. Les moyens [ligaments latéraux externes intermédiaires de Sébileau) accompagnent les veines Ihvroïdiennes moyennes quand elles existent. Tous ces ligaments sont rangés dans le groupe des ligaments latéraux externes (Sébileau).
.le rappellerai enfin l'existence fréquente du petit ligament par lequel lapyrainide de Lalouette va se fixer à la face postérieure de l'os hyoïde. Du bord inférieur de cet os, ainsi que de la lace antérieure du cart. thyroi'de, nait en outre assez fréquemment un pâlit muscle décrit autrefois par Sœmmering sous le nom de muscnluslevator glanduUe thgroidiv. On lui donne quelquefois le nom de muscle lnjo-llii/ro-tlujroïdieii de Sœmmering. Inconstant dans son existence, il présente aussi de grandes variations dans ses insertions. Supérieurement il peutnaiti'e soit du corps, soit des cornes de l'os hyoïde ; inférieurement il aboutit il la face antérieure de l'isthme, de l'un des lobes latéraux ou même au sommet de la pyramide de Lalouette (Gruber). Ce petit muscle peut être bilatéral ou n'exister que d'un seul côté: il peut aussi se composer de plusieurs faisceaux (Gruber).
Indé[)endamment du muscle de Sœmmering, muscle hyo-thyroïdien , on a quelquefiis signalé un muscle tliijro-adénoïdien ou thyro-glandulaire (VVinslow, Ciruber, l^edouble. Frœlich, .luvara). Faisceau aberrant des muscles pharyngiens, ce petit muscle s'étend de la face postérieure du cart. thyroïde à l'isthme de la glande (Voir Mvologie, page 399).
Rapports. — Fixé comme il vient d'être dit, sur la face antérieure elles faces latérales de la trachée, le corps Ihvroïde présente, à cause de ses proportions relativement considérables, des rapports très différents au niveau de l'isthme et au niveau des lobes.
La face antérieure de l'isthme {û'^. 268) est recouverte immédiatement i)ar l'aponévrose cer'^'Icale movenne. A travers ce feuillet, simple à ce niveau, elle répond à l'aponévrose superficielle et à l'espace sus-sternal interposé entre les deux membranes fibreuses : elle répond enlin au tissu cellulaire souscutané et à la peau, souple, fine et mobile en cet endroit.
La îace antéro-externe des lobes latéraux est contiguë à la précédente ; comme celte dernière, elle est recouverte immédiatement par l'aponévrose
IIIYHOIDE 573
iiiox'eiiiii' ou |ilus exacleiiii'ii I iivi^c If feiiilIcL iiostériciir Je la j:.iinc I'omikm' coite ci[)onévrose au muscle sferuo-th vi'oïdicn. Celui-ci, mince, lar^c. (ilili- <|iiemiMit as(HMulant eu haut et eu detlaus, recouvre la plus grande part du lolie lal(''ral doiil la direction g('Miérale est à peu pi'ès la m("'nie. i'ji dehors, se lroU\ e un secoiul plan musculaire i'ormé parles muscles slerno-li\oïdieus et omo-livoïdieu enl'ei-més tous deux comme le ]irécédeut dans Ta pon(''vrose mo\'eiiue. f.e m. sliM'iio-cléido-masloïdien, ol)li(jui' en haut, en dehors et. en arrière, ne contracte avec le lohe latéral que des ra|)ports p artiels. La partie antérieure de ce muscle recDuvi'e seulement la partie la plus externe du lohe, le reste est eu rappoil avec l'aponévrose cer\ )cale superficielle. Eu dehors de celle-ci, on renc'uilreenlin le m. peaueier, le tissu cellulaii'c sous-cutané et la peau, f^^s sci-
Fifr. 2GS. — (Ininos inusculairos de l'aiion('>vrosii iiioycnno.
Coupe transv. passant par le milieu de la gl. thyr. l'a trait reulori-e indique l'ap. moyenne.
Se lié ma.
nos jugulaires antérieures, au niveau du corjis th\ roïdc, cheminent enciuc de chaque côté de la ligne uM'ilia ne.dans r('jiaisseiir du I issu ccl I ulairesoiis-cn Lnu'; elles se trouvent donc aussi en rapprud a\<'c la parlu» la plus interne des lohes Litéraux.
face postérieure de rialluiie se moule sur la cnnxcxité ant(''rienre de la trachée dont elle recouvre, ainsi (|u'il a élé dit plus hanl, les .3' et 2' anneaux ainsi <[irunf ])arlie du prcnnei', du moins dans la majoril('' des cas. l ii plexus \eineux d'où nail la v. I h \ inïillen ne mo\ en ne s'i usi n ne eut re elle et le conduit ai'i len .
Cette l'ace se continue avec 1,1 fuci' /N<r'/'//e des lohes (tig. 2(j'.h. Li'gcic^men I excavée. celle-ci est, comme l'on sait, étroiteuuMit fixée à la trachée ; elle est eu rapport avec la face externe des .■) ou 6 premiers anneaux du cai-l. cricoïde et le hoi'd posti'ricu r du I h \ ii mlc le long de son t iers in l'erieu r. l'in laisi m de sou éten-
ORGANES DE LA RESPIRATION
due dans le sens antéro-postérieur, elle est aussi en rapport avec l'œsophage et le pharynx, mais les rapports sont plus étendus à gauche qu'à droite. A gauche en elîet, elle recouvre le hord correspondant de l'œsophage depuis la 1™ vertèbre dorsale jusqu'à l'orifice supérieur de ce canal ; à droite ces rapports ne commencent qu à partir du bord inférieur du cartilage thyroïde. En haut, les deux lobes hitéraux sont en rapport avec les parois latérales du pharynx dont elles touchent les m. constricteurs inférieurs et leurs insertions thyroïdiennes.
Sur toute la longueur comprise entre l'extrémité inférieure du lobe et le bord inférieur du cart. thyroïde, cette facei^e trouve en rapport avec le nerf récurrent (fig. 263 et 269). Logé dans la gouttière trachéo-œsophagienne, ce nerf reste ordinairement en dehors des ligaments latéraux, insinué entre les
M. st. ci. iiiast.
Lobe latéral.
-■^^^^ .1. jug. iiif.
4^ tarolirle prinri^ live.
'^--.Pneumoy.
. . Art. thyr. sup.
~-Syinpat/i.
Art. tliy. inf.
^-Art. ncrtékrale
Figure 269. — Coupe delà région cervicale passant au niveau (le la Vme cervicale (d'après Braune).
ligaments et la face interne du lobe. On comprend dès lors facilement que l'augmentation de volume du lobe latéral puisse réagir sur le nerf et se traduire par des paralysies des cordes vocales et des troubles de la phonation. Il est important aussi de savoir que le nerf récurrent peut, dans les cas de cancers ou de goitre, être incorporé dans la masse thyroïdienne d'où il est indispensable de l'énucléer.
La face postérieure du lobe latéral est fréquemment décrite comme un bord ; en réalité elle se trouve suffisamment étendue i)our constituer une véritable face. Elle est très souvent excavée et répond au cordon vasculo-nerveux du cou. Celui-ci est formé en dedans par l'art, carotide primitive à direction verticalement ascendante et en dehors par la v. jugulaire interne qui lui est parallèle : dans l'angle rentrant postérieur se trouve le n. pneumogastrique Le tout est enveloppé par un dédoublement de l'aponévrose transverse (Sébileau). La carotide primitive répond à la partie la plus externe de la face posté-
thyroïde
rieiire du lobe laléral qui, à ce niveau, se creuse généralement une gouttière ; d'après Gaudier cependant celte gouttière n'existerait pas sur le vivant et serait simplement la résultante du décubitiis dorsal prolongé dans lequel se trouve le cadavre.
La veine jugulaire interne répond (ont à faitau bord exierne du l()l)e laléral qu'il suit de liés près ou à ijuelqiie dislance selon les endroits. Plus près de la ligne médiane, la face postérieure du lobe se trouve aussi en rapports immédiats avec les artères tliyroïdiennes inférieure et supérieure et, à ([uelque distance en arrière, en rapport médiat avec la vertébrale. Le ganglion cervical moyen du sympathiipie offre avec le corps tbvroïde les mômes rapports que l'art, thyroïdienne inférieure : d'où le nom de ganglion tliyroïdien qui lui a été donné par flaller.
Le bord siipérieiD' de Visthme se trouve, comme je l'ai déjà dit, à mi-hauteur du premier anneau de la trachée; quelquefois cependant, et particulièrement chez l'enfant, il peut atteindre le bord inférieur du cricoïde. A quelque distance de ce bord et dans une direction parallèle à la sienne, chemine la v. communicante supérieure et au-dessus de celle-ci l'artère crico-thyroïdienne. Cette dernière n'a ordinairement avec le bord supérieur de l'isthme que des rapports éloignés: elle peut cependant se trouver augmentée de volume et plus proche de l'isthme. Ce bord se continue à droite età gaucheavec les bords antérieurs des lobes. Ceux-ci, généralement minces, sont obliquement dirigés en haut, en dehors et en arrière; ils croisent ainsi la face externe du cart. cricoïde en recouvrant parfois f|nelque peu les insertions les plus externes des m. crico-thyroïdiens ; ils croisent ensuite les faces latérales du cart. thyroïde. Parallèlement à eux descendent les branches antérieures de division de l'art, thyr. sup. et remontent les rameaux d'origine des veines de ce nom.
Le bord externe du lobe, convexe en dehors el en arrière, répond à la paroi antérieure et externe de la veine jugulaire interne.
Le bord postérieur réjiond aux parois latérales du pharynx de l'œsophage dans les mêmes proportions que la face interne du lobe qu'il limite en arrière.
Le sommet dn lobe latéral se trouve, comme il a été dit plus haut, le long du bord [^ost'hieur du cart. Ihvroïile. Il répond à la division de l'art, thyroïdienne supérieure et aux ligaments latéraux supérieurs de G. ÏMarehant.
Les extrémités inférieures, mousses, répondent aux veines thyroïdiennes inférieures et aux lig. inférieurs du même auteur.
Structure. — Hien que depuis longtemps, le lerme de glande ait été donné au corps thyroïde, ce n'est guère que depuis une dizaine d'années que l'on connaît les processus de la sécrétion Ihyroïdienne (IJiondi, LangendorIT, Andersson, Galeotti). Avant cette époque, on expliquait la présence, au sein du |)arenchyme glandulaire, de .^ubslance colloïde, jiar une certaine dégénérescence des éléments é|)ithéliaux parvenus à une période déterminée de leur vie. Toutefois, si le corps thyroïde est une véritable glande, cette glande est totalement déi)Ourvue de canal excréteur (gl. close).
Comme loul organe glandulaire, la thyroïde se compose d'acini sécréteurs, plus souvent nommés vésicules ou follicules, et d'un stromaconjonctif, tissu de
ulien pour de nombreux vaisseaux sanguins, des lymphatiques el des nerfs.
ORGANES DE LA RESPIRATION
I. — Les vésicules thyroïdiennes sont de petits sacs arrondis, sphériques ou légèrement allongés. Leurs dimensions oscillent entre 8 et 22 centièmes de millimètre ; d'une façon générale, elles sont plus grandes chez le vieillard que chez l'enfant. Ce sont des cavités closes et, sauf quelques exceptions temporaires, indépendantes les unes des autres (flg. 270).
Virchow le premier, puis Boéciiat, Zciss, et plus réeuuunent ilitziy, ont admis que les vésicules thyroïdiennes ne sont pas aussi indépendantes qu'on le disait, mais que leurs cavités pouvaient communiquer largement les unes avec les autres. Streifî a débité en séries des fragments du corps thyroïde humain et a reconstruit ensuite les modèles en cire des vésicules par les procédés habituels. Ce procédé a permis à cet auteur de montrer: 1" que les vésicules thyroïdiennes ne sont pas toujours des sacs arrondis, sphériques ou ovoïdes. 11 n'est pas rare, en effet, de rencontrer des follicules tubuleux comme les acini des glandes en tube, avec cette différence cependant que dans le cas du corps thyroïde, les tubes sont fermés à leurs deux extrémités.
i° Que contrairement à l'opinion classique et d'accord avec celle de Virchow, Boéchat, Zeiss et Hitzig, les vésicules thyroïdiennes, quelles que soient leurs formes, présentent fréquemment des diverticules de dimensions plus ou moins considérables et communiquant toujours largement avec la cavité principale.
. 3» Qu'avec Flemming, Zeiss, Stœhr, il faut ranger le corps thyroïde dans la classe des glandes en grappe (Streiff', Archi\-. f. juikr. Anatomie Bd. 48, 1897).
Leurs parois sont formées d'une assise épithéliale continue, doublée en dehors, d'après quelques auteurs (Robin et Cadiat), d'une membrane pro2)re. anhiste. Toutefois l'e.xislence de cette dernière n'est pas bien démontrée ; de telle sorte que, d'après la grande majorité des auteurs, les parois épithéliales des vésicules sont, en dehors, au contact immédiat les unes des autres, du stroma conjonctif ou des capillaires lymphatiques (Langendorff).
L'assise épithéliale (fig. 268) est formée d'une seule couche de cellules cylindriques ou cubiques, dont la hauteur d'ailleurs change avec les espèces animales, ef, pour un même sujet, varie en sens inverse de l'âge. Ces cellules sont de deux sortes : les cellules jjrinripales et les cellules colloïdes.
Les cellules principales forment la plus grande partie de la paroi. Ce sont des éléments à contours bien limités, à protoplasma clair ou chargé seulement de quelques granulations, à noyau arrondi, vésiculeux et clair. Les cellules colloïdes, au contraire, sont, dans chaque vésicule, beaucoup plus rares. Elles se caractérisent par leur aspect opaque et sombre, leur apparence granuleuse, l'intensité avec laquelle elles retiennent certaines substances tinctoriales. Elles se colorent, en effet, de même façon que la substance colloïde.
Entre ces deux états extrêmes cependant, il est de nombreux intermédiaires : il n'y a donc en réalité qu'une seule espèce de cellules, mais, selon leur état physiologique, ces cellules se présentent avec des caractères différents. Les éléments sécréteurs peuvent être au repos ou au début de leur fonctionnement (cellules principales). La substance colloïde v apparaît sous forme de gouttelettes lii[uides dans les parties externes, au voisinage du noyau (Andersson, Galéotli). C'^s sphérules augmentent en nombre et en grosseur en s'accumulant lentement dans le protoplasma (stades intermédiaires). Devenus très nombreux, ils donnent à l'élément qui les contient les caractères des cellules colloïdes.
Indépendamment de ces gouttelettes de substance colloïde, les cellules thyroïdiennes renferment encore des grains aciilophiles, d'origine nucléaire, secondairement émigrés dans le protoplasma. Il y aurait donc (.4ndersson) deux produits de sécrétion ; l'un, cln'omophile, aurait la signification des grains de zymogène de l'épithélium stomachal ou
TiiviioiDr:
pancri'atiiine : luatrr, (•///■ni/Ki/ihnhr (siilist. (•(illoïdc). diTrlalili' pai' liîs i-oulriii's i)asi(|ues, sérail, le )iroiluil lio l'artivid' i-yloplasiuiijue. Iliiille décrit aussi deux luéi'anisuics sécréteurs: dans l'un, les f^oulteloltcs de substance colloïde se formeraient de toutes pièces dans le protoplasnia : dans l'autre, cette mémo substance colloïde serait encore formée par la dégénérescence cytoplasmiquo : ce dernier modo serait, d'après lliirtle, de granile iuiportance pour le cliimismc cellulaire.
Tout récemment Galéotti a publié un travail où il décrit les deux proiluils de sécrétion: il rapproche les grains acidophiles des granulations de zymogènc {Galéotti, Archiv. f. iiiikr. Anat. Bd. IS, 1S;17).
A un iiiDiiioiil iloiini', la niasse colloïde in[ra-[)rotopiasiiiiquo s'évacue dans la cavité folliculaire, où elle s'nnil à la substance préexistante. Par une série d'a|)[)Orts sncci^ssil's. iclli' niasse ani^nuMite jielil à |i('lil en distendant an l'nretà
Fig. 270. — Glande tliyi'Oïde du clial : vésicules colloïdes.
c.p, cellules principales; ce, cellules colloïdes; s.c. substance coUoide ; «.c, travée conjonctive ; a, artère ; «, veine ; capillaires sanguins.
mesure la vésicule. An boni d'un certain temps, celle-ci a atteint son maximum d'extensibilité ; elle s'ouvrirait alors pour évacuer son contenu soit dans une vésicule voisine, soit dans le svstènu^ lymphatique (LangendorfT, Schniid). ('ette communication temporaii'e entre deux vésicules thyro'idiennes ou bien entre une vésicule et les capillaires lym|)hatif|nes. s'opérerait par la disparition de cellules colloïdes qui, après l'évacuation de leur contenu, viendraient à mourir au lien de se régénérer pour redevenir celliileprincipale (i'onte cellulaire de LangendorfT).
D(''barrassée de son C(jnlenn, la \ési( iil(> lli\ roï(li(Mine revient su r el le- même et l'ecommence le cycle de son évcdnlion.
ORGA.NES DE LA RESPIRATION
Le produit de sécrétion est un liquide qui remplit complètement la cavité folliculaire. Sur coupes d'organes durcis, il prend cependant, par suite d'une rétraction artificielle, des contours irréguliers et laisse entre lui et la paroi des espaces qui n'existent pas naturellement. Il présente les caractères d'une substance homogène ou très finement grenue. Il renferme fréquemment des sphères hyalines d'observation déjà ancienne, mais d'origine inconnue. Quelquefois aussi on y trouve des noyaux libres, globules blancs, d'après certains auteurs, mais plus vraisemblablement corpuscules nucléaires de cellules colloïdes dégénérées.
IL — Stroma conjonctif. Les éléments conjonctifs qui entourent chaque vésicule thyroïdienne sont très raréfiés. Ils se rassemblent cependant en certains points pour constituer de minces lamelles séparant les uns des autres de petits groupes de vésicules. Ces septa à leur tour se greffent sur des cloisons plus importantes qui, soit directement, soit par l'intermédiaire de travées de plus grande épaisseur, s'étalent à la surface de l'organe pour lui constituer une gaine conjonctive. Le parenchyme glandulaire se trouve ainsi découpé par des cloisons de [)remier ordi'e en un petit nombre de lobes dont chacun se subdivise en lobules d'importance toujours décroissante, et dont enfin la vésicule thyroïdienne représente la dernière et la plus simple expression.
Les vaisseaux sanguins et lymphatiques, les troncs nerveux enfermés dans les travées conjonctives, s'y ramifient parallèlement.
Par leurs fréquentes anastomoses, les capillaires sanguins forment des réseaux à mailles très serrées dans lesquelles sont comprises les vésicules. Chaque folliculese trouve entouré quelquefois complètement, d'autres fois seulementen partie, de capillaires immédiatement adossés à sa paroi. La richesse du réseau terminal est ainsi proportionnelle au nombre et à l'importance des artères thyroïdiennes.
Les vaisseaux lymphatiques sont très abondants dans le parenchyme thyroïdien. Les capillaires forment autour des vésicules des réseaux complets dans lesquels s'épanche quelquefois la substance colloïde (Biondi, Langendorfï). Toutefois il existerait des vésicules dépourvues de ces réseaux lymphatiques (Rivierre). La confluence des capillaires donne des troncs plus importants : ceux-ci cheminent le long des travées secondaires, puis des travées primaires et finalement pénètrent dans la capsule où on les retrouvera plus tard. Dans l'intérieur de la glande, il existerait aussi autour des principales branches artérielles de véritables gaines lymphatiques.
Les nerfs du corps thyroïde sont très abondants (Peremeschko, Poincaré) et sont principalement des fibres amyéliniques ou de Remak : pour Krause, Kœlliker, Zeiss, Biondi au contraire, les filets nerveux sont rares et pour Kœlliker exclusivement vasculaires. Associés en faisceaux assez volumineux, ils accompagnent les rameaux artériels à la tunique musculeuse desquels ils se distribuent. Crisafulli et ïrautmann distinguent les nerfs vasculaires et les nerfs glandulaires. Ces derniers, beaucoup plus fins et déliés, courent dans le tissu conjonctif périvésiculaire et se terminent par un bouton piriforme au voisinage de la base des cellules épithéliales des follicules, sans jamais pénétier ni dans ni entre les éléments.
Contrairement à l'opinion de Peremeschko et de Poincaré, il n'y a pas de
THYROÏDE
ganglions nerveux intra-thyroïdiens, mais de simples cellules ganglionnaires de forme très irrégulière (SacerdoUi, CrisafuUi, ïraulmann), munies de prolongements fins et sinueux au nombre de 2 à 5. Il semble cependant que ces derniers éléments ne doivent pas être tous considérés comme de nature nerveuse, mais pour certains comme de simples corpuscules conjonclifs ou lymphatiques.
Vaisseaux sanguins. — 1" Artères. — Les artères destinées au corps thyroïde sont au nombre de quatre : ce sont les deux art. thijr. supérieures (Voir t. II, p. 673) et les deux art. thyr. inférieures (ibid., pag. 714). Dans un dixième des cas environ un cinquième tronc artériel s'ajoute aux précédents: c'est l'art, thyr. moyenne ou de Neubauer. Inconstant dans son existence, ce vaisseau, peu important d'ordinaire, l'est aussi dans son origine. Il naît le plus souvent du tronc brachio-céphalique, mais fréquemment aussi de la carotide primitive, plus rarement de la crosse aortique, de l'art, sous-clavière ou d'une collatérale de celle-ci, la mammaire interne. II se ramifie sur la face antérieure de l'isthme.
Les troncs artériels principaux ayant été décrits antérieurement, je me contenterai de rappeler que l'art, thyr. sup., en atteignant la corne supérieure du lobe latéral, se divise en trois branches terminales : une externe qui serpente le long de la face antéro-externe du lobe, une deuxième branche interne ou antérieur e (\y\i longe le bord antérieur du même lobe puis se recourbe en dedans pour suivre à quelque distance le bord supérieur de l'isthme et s'anastomose à plein canal avec son homologue du côté opposé. Un dernier rameau, branche "postérieure, chemine le long du bord postérieur du lobe latéral entre ce dernier et les faces latérales de la trachée. Ces trois branches terminales s'anastomosent fréquemment les unes avec les autres, avec celles de la thyroïdienne inférieure du même côté, avec les art. thyr. du côté opposé.
Je rappellerai aussi que, parvenue à l'exl rémité inférieure du lobe latéral, l'art, thyr. inf. donne deux ou trois branches terminales dont la disposition rappelle et complète la distribution de la thyroïdienne supérieure. Ce sont: une branche inférieure (il serait plus juste de l'appeler inféro-interne ou antéro-inférieure) qui longe le bord inférieur de l'isthme et s'anastomose à plein canal avec son homologue du côté opposé : des branches poslérieiires et externes qui se distribuent respectivement aux faces postérieure et externe du lobe latéral et s'anastomosent avec les terminales de l'art, thyr. supérieure.
Des connexions multiples établies entre tousces vaisseaux, résulte l'existence d'un plexus artériel très riche, situé à la surface du corps thyroïde. De la face pi-ofnnde de ce plexus partent des rameaux droits, perforants, qui, après avoir traversé la capsule, longent les cloisons fibreuses (jue celle-ci envoie dans l'éjjaisseur du parenchyme glandulaire où j'ai déjà décrit leur distribution.
2" Veines. — A la surface du corps thyroïile existe un riche plexus formé par les fréquentes anastomoses des nombreuses veines qui émei'gent du parenchyme glandulaire, De ce lacis extrêmement riche de vaisseaux émergent, pour chaque lobe, trois groupes de veines : ce sont les veines th. supérieureï-, les v. th. moyennes et les veines th. inférieures. A côté de ces troncs princi paux, existent en outre très fréquemment des veines accessoires.
Les veines thyr. supérieures se détachent du plexus périphérique au niveau
ORGANES DE LA MESPIRATION
des cornes proxinuiles du lobe latéral. Elles reçoivent ordinairement aussi un rameau assez individualisé qui, après s'être anastomosé sur la ligne médiane avec son homologue du côté opposé, longe le bord supérieur de l'isthme, puis le bord antérieur du lobe pour atteindre la corne supérieure du lobe latéral (veine communicante supérieure). Ainsi constituées, les veines thyr. supérieures accompagnent l'artère du même nom jusqu'au moment où se réunissant
Tr. V. Ihyro l, facial.
Itaiii.nnt.il.l. tlq/i- s et V. coin . s.
iMbe latt'ral
Y. thi/r. inf.
M. SOK!
thtjuid.
. term. 'le la thyr. inf.
Port .asceiicl.
ilu récurrent
N. plirrnique
N. récurrent
Fi.CT. 27?. — Vue latérale du cœ\u\ Rapports ilu corps thyroïile et vaisseaux thyroïtlien-^
(il'après Yelpeau).
aux V. linguale et faciale, elles deviennent le tronc thyro-linguo-l'acial. Les veines thyr. supéi'ieures sont quelquefois réunies à la v. jug. antérieure par une anastomose directe (Kocher). Elles peuvent être enfin accompagnées d'une V. tliyr. sup. accessoire qui, née. un peu au-dessous des principales, se jette dans la v. jug. interne (Kocher).
Ouand elles existent, les v. Uiyroidiennes )i/oye»)*es naissent des bords
thyroïde
externes des lobes latéraux. Elles se dirigent ensuite transversalement en dehors, croisent la carolide |)riinili\e et se jettent enfin dans la v. jugulaire interne.
Lcf^ veines thijro'idie)ines Infor leur es naissent de l'extrôniité inférieure du lube latéral. Généralement- au nombre de quatre, elles se divisent (Sappey) en deux groupes : les internes ou médianes qui descendent verticalement vers les troncs v. bracliio-céphali([ues droit et gauche : les veines latérales se jettent dans la v. jugulaire interne. Entre leurs émergences et celle de la v. accessoire supérieure existe presque toujours une v.ihyr. vnf. accessoire.
Les veines inférieures et moyennes, anastomosées, émettent un rameau qui, remontant le long du bord antérieur du lobe latéral, s'incurve en dedans pour suivre le bord inférieur de l'islhme {veine communicante inférieure).
Vaisseaux et ganglions lymphatiques. — Les [)elits vaisseaux formés par la coniluence des capillaires lymphatiques montent, comme je l'ai déjà montré, le long des travées principales qui découpent le parenchyme thyroïdien en un certain nombre de lobes. Arrivés dans la capsule, ils s'anastomosent les uns avec les autres pour donnei' un réseau canaliculé à mailles assez étroites.
Pour Sappey. les vaisseaux lynqthatiques se répartissent en deux groupes : les uns émergent de la partie |)i'oximale du corps thyroïde et vont se jeter dans des ganglions |)lacés au-devant du larynx. Les voies lvm])liatiques dépendant de la [)artie dislalede l'organe ont un trajet descendant et abfuitissent aux ganglions situés au-dessus de la fourchette sternale. Legendre (etaussi Gérard Marchant) a constaléque du bord supérieur de l'isthme partent, de chaque colé de la ligne médiane, un à deux vaisseaux qui vont se rendre à un petit ganglion situé en avant ou au-dessus du m. crico-thyroïdien. De chaque extrémité supérieure des lobes partent plusieurs vaisseaux lyrhphatiques qui se rendeni à des ganglions situés entre la carotide primitive et la jugulaire interne au niveau de l'angle supérieur du cart. thyroïde ou le long des parois latérales ou postérieure du pharynx. D'autres canaux lymphatiques aboutissent parfois au ganglion placé en arrière du st. -cl, -mastoïdien. De l'extrémité inférieure de chaque lobe enfin part un gros pafjuet vasculaire qui s'ouvre dans des ganglions siiués au-devant de la trachée et au-dessus du Ihymus (Legendre).
Nerfs. — Les nerfs du corjis lliyroïde pi'oN iennen I des ganglions cervicaux du sympathique. On sait aussi (|ue les récurrents, les laryngés externes, tous rameaux du pneumogastrique, l'hypoglosse abandonnent à cet organe des filets nerveux: il semble cependant que tous les nerfs thyroïdiens soient des nerfs vaso-moteurs et des nerfs sécréteurs, c'est-à-dire qu'ils soient tous d'origine sympathique (Ivœlliker). .l'ai dit plus haut quelles étaient leur nature et leur distribution .