‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 12 sur 199 · NOTIONS I ) ' M R R Y 0 L 0 V · texte numérisé non relu

NOTIONS I ) ' M R R Y 0 L 0 V

dessous du mésoderuie viscéral, des amas de cellules, dont révolution, depuis longtemps suivie, conduit a la formation des premiers vaisseaux. Ces cellules, tout en se propageant vers le centre du blastoderme et par consé(|uent vers

Coupe lie la parlie péripliériqne (nii'c \ asciilaii'e) du blaslodornir d'un fin \ ou de Priulid,

vi'i-.- la ilD' heure.

en. entodorme vitellin. — mo, mé^odefiue viscéral. — us, vaisseaux sanguins avec globules sanguins. — in, ilôts de cellules connectives. — eu, endotliélium vasoiilaire.

l'enibryon, s'agencent en un réseau de cordons et en îlots cellulaires interposés. Les cordons cellulaires se creusent par sécrétion de li(juitle ; par ce même l'ait certains éléments, re|)oussés à la ])ériphérie du cordon, y deviennent les cellules de la paroi endothéliale des vaisseaux sanguins (fig. 21 et 22, ey) ; les autres éléments, réunis eu groupes ipie l'on appelle les ?7f.s de sang (fig. 21, is) fournissent le contenu cellulaire tles premiers vaisseaux, c'est-à-dire les globules sanguins. (Juant aux îlots compris dans les mailles du réseau de cordons, ou ilcs de substance (lîg. 21 et 22, ic), ils deviennent la substance conjonctive emljrvonnaire. La région du blastoderme, dans laquelle se développent les vaisseaux et les îles de substance, s'appelle i'aire vascnlaire. Elle est limitée exiérieuremen I dans nombre de cas par un vaisseau annulaire, le « sinus terminal » : cbez les aniuuiiix où l'ain- vasculaire prend une extension rajtide, le sinus terminal ilis|iaraîl de bonne beure ou même ne se forme pas.

§ 9. - COXSTITL TIOX DE ,L.\ FOlLML LXTÉIUEURE DE L'EMHRYO.X.

Pendant que se déroulent ces processus, l'ébaucbe embryounaii'e se sépare, au moyen de replis, du blastoderme qui l'en vironne, tandis que celui-ci s'étend de plus en plus sur la splière vitelline et finit par l'envelopper complètement. L'extrémité antérieure de l'ébaucbe embryonnaire, séparée par un repli céphuliqne de la région correspondante du blastoderme (lig. 23, gï) devient la ièle de l'embryon ; l'extrémité postérieure se trouve délimitée de la même manièie par un repli caudal {gï') et forme la queue ; des replis latéraux isolent du blastoderme les fla)ics et plus tard la paroi ventrale de l'embryon (fig. 2i et 2o, gl).

Les gouttières qui limitent l'embryon séparent ainsi cbacun des divers feuillets en deux régions, l'une embryonnaire, l'autre extra-embryonnaire. De la sorte se délimite d'abord la somatopleure (ectoderme et mésoderme pariétal) de l'embryon. Le processus de plissement atteignant ensuite la splanchnopleure, il en résulte que la portion d'intestin que renferme la proéminence céphalique s'individualisera sous la forme d'un tube, Vintestin céphalique ou unie-

NOTIONS D'EMBRYOLOGIE

rieur (fig. 23, ia), de même que la portion d'intestin située dans l'extrémité caudale deviendra l'iniestin terminal ou postérieur (fig. 23, Ces deux portions du tube intestinal sont encore fermées du coté de l'extérieur, et ne s'y ouvriront que plus tard, l'une par la bouche, l'autre par l'anus. Mais elles communiquent avec la partie moyenne de l'intestin, demeurée encore à l'état de gouttière, et indistincte de la cavité vitelline, par des orifices qui sont respectivement les aditus anterior et posterior ad intestinum (aia, aip).

On donne à la région extra-embryonnaire du blastoderme, étendue tout autour de la sphère vitelline ou ovulaire, le nom de sac vitellin, parce que chez les animaux qui ont un vitellus (fig. 26, v), celui-ci s'y trouve compris; et l'on distingue un sac vitellin externe ou cutané (svc) formé par la soinalopleure extra-embryonnaire, et un sac vitellin interne ou intestinal (svi) constitué ])ar la splanchuopleure extra-embryonnaire, l'un et l'autre étant séparés (tar le

Goupu longitudinale si-liOniatique d'un embryon de l'oulet (d'après Hehtwig).

cm, canal médullaire. — ch, corde dorsale. — ia, tp. intestins antérieur et postérieur. — aia, aip, aditus anterior adinteHiimm, aditus poxtprior. — gl', (/', gouttières limitantes antérieure etpostérieure. — en, canal neurentérique. — cg\ cg\ parties emljryonnaire et extra-emljryonnaire de la cavité E;énérale. — m', m-, feuillets soniatique et splanclinique du mésoderme. ra, rp, replis anti'^rieur et postérieur de l'amnios. Le feuillet externe est en rouge, le feuillet moyen en noir, le feuillet interne en bleu.

cœlome extra-embryonnaire {cg'-). Par les progrès des gouttières limitantes, il arrive que la région de transition entre l'embryon et le reste de l'œuf devient de plus en plus étroite et se léduit aux dimensions d'un pédicule reliant le sac vitellin à l'embryon (fig. 26). De même que Ton distingue un sac vitellin cutané et un sac vitellin intestinal, de môme on peut dire que le pédicule se compose d'un pédicule cutané attaché à l'embryon suivant une insertion circulaire qui est Vombilic cutané (marqué sur les figures de la planche par un trait courbe noir), et d'un pédicule intestinal qui est le conduit vitellin proprement dit, inséré par un ombilic intestinal (indiqué par un double trait curviligne bleu et noir).

Dans l'extension du blastoderme autour de la sphère ovulaire, le mésoderme, plus tardivement formé, demeure en retard sur les autres feuillets. 11 se comporte aussi d'une façon un peu particulière ; ainsi il respecte une région peu étendue, de forme semi-lunaire, située en avant de l'embryon, la zone amézodermique, qui demeure uniquement formée par l'ectoderme et l'enloderme.

La forme de l'embryon une fois isolé du blastoderme présente des particularités dignes de remarque, et spécialement des flexions de l'axe du corps. Il y a une flexion sur l'a.xe transverse de l'embryon, consistant en ce que le corps s'incurve à ses deux extrémités sur la face ventrale et se recourbe si fort que la

NOTIONS DKMBliVOLGGlE 3S

tète et la queue viennent ù se touclior. Au i^jour de l'ini ubation chez le poulet, la flexion céphalique est très ii(4te ; toiiinie flic poiii- sur la partie antérieure de la tète, on peut lui donner le noui de « llexio)i céphalique antérieure » ; le sommet de la courbure ainsi produite est le vertex. A cette première flexion s'en ajoute une autre qui frappe la région postérieure de la tête et peut être appelée « [l-exion céphalique ■postérieure » ; le point culminant de la courbure qu'elle détermine est Xa^ nuque. \\ se fait également une torsion sur l'axe longitudinal, telle que chez le poulet, le tronc restant ap])liqué par la face ventrale sur le vitellus, la tète se contourne pour venir appliquer sa face gauche sur le même plan. Chez le lapin, il existe de même une torsion spiroïde de l'embryon, surtout marquée j)our l'extrémité postérieure du cor[)s qui peut être complètement recourbée en hameçon. I/embrjon humain n'échappe pas à ces phénomènes de (lexion ; mais dans les stades très jeunes, il paraît ])i ésenter d'abord, au lieu d'une courbuie à concavité ventrale, une flexion Iransverse en sens opposé, plus ou moins forte, suivant les embryons examinés.

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