ARTICULATIONS DES EXTRÉMITÉS CARPIENNES
Les bases des quatre derniers métacarjjiens entrent en contact jiar des surfaces articulaires de forme et d'étendue variables. La ou les facettes j)ar lesquelles les faces latérales des bases métacarpiennes s'articulent ont été décrites en détail (V. Ûstéologie, p. 170, 177). Le cartilage d'encroûtement qui les revêt est continu avec le cartilage qui revêt les facettes carpiennes.
Des ligaments dorsaux, ■p(tl]na!res et ïjî^e/'o.f.secc s'ajoutent cumme m(n'ens d'union à une capsule fibreuse allant du pourtour d'une surface articulaire au pourtour de l'autre.
Les ligaments interosseux, au nombre de trois, sont très couris et très résislaiits.
Les ligaments dorsanx vont transversalement de la face dorsale des deuxième, troisième et quatrièmie métacarpiens à la face dorsale des troisième, quatrième et cinquième métacarpiens.
Les ligaments palmaires sont formés de trois petites bandelettes, 'allant do la face antérieure d'un métacarpien à celle du métacarpien voisin; l'un unit le deuxième au troisième ; l'autre unit le troisième au (piatrième, le dernier s'étend entre le quatrième et le cinquième. L'interligne des 4'' et 5'', celui du 3= et du 4'" sont dans des plans droits; celui du 3^ et du second est dans un plan curviligne à concavité externe.
Chaque articulation auHacarpienne possède une petite synoviale prolongement de la grande synoviale carpo-métacarpienne ; ce prolongement descend jusqu'au ligament interosseux.
ARTHROLOGIE
ABTICULâTIONS MÈTACARPO-PHALANGIENNES
Ces articulations <appartiennent au genre des énarthroses.
Surfaces articulaires. — Chaque métacarpien offre une tête en segment de sphéroïde, très aplatie sur les côtés; la surface articulaire est en forme de condyle à grand axe sagittal s'élargissant de la face dorsale vers la face palmaire, sur laquelle elle se prolonge davantage et où elle se termine par deux tubercules. De chaque côté cette tète aplatie offre un tubercule très saillant et au-dessous et en avant de celui-ci la large empreinte d'insertion des ligaments latéraux.
D\i côté des phalanges, on trouve une cavité glénoïde, peu profonde, à contour ovalaire, à grand axe transversal ; de chaque côté de celle-ci et vers la face palmaire, un gros tubercule qui marque l'insertion du ligament latéral.
En regardant de profil une tète de métacarpien on constate assez souvent
Phalange
Métacarpien
Fig. 526. — Articulation nicLacarpo-plialangienne.
La partie dorsale de la capsule a été réséquée et la phalange luxée pour montrer le fibrocartilage par sa face articulaire.
qu'elle est décomposée en deux champs articulaires : l'un, qui répond à la cavité glénoïde de la phalange ; l'autre à la portion glénoïdienne de la capsule. Cette conformation est parfois très accentuée, et l'arête qui sépare les deux territoires articulaires est très sensible. Le fait est intéressant pour la pathogénie de l'aiïection connue sous le nom de doigt à ressort.
Fibro-cartilage. — Un fibro-cartilage, décrit par Bichat et ses successeurs sous le nom de liga))ie7it antérieur, agrandit en bas et en avant la cavité de la phalange. Ce fibro-cartilage, en forme de croissant, circonscrit la partie palmaire de la cavité glénoïde; il s'insère sur les côtés de celle-ci par deux trousseaux fibreux très nets. En avant, il répond au bord palmaire de la glène, mais en reste séparé par un sillon profond dans lequel la synoviale envoie un prolongement.
ARTICULATIONS DE LA MAIN
Faisc, f/lc'iioï(licn
Faisc. phalangien
Faisc. gicnoidien .
Par sa face concave, il répond ù la cavité arlicnlaire ; — par sa face convexe, il répond à layaine des lendons fléchisseurs et se fusionne de la manière la ])lus intime avec elle. — Sappey considère ce ligament antérieur comme un fibrocartilage ^^lénoïdien.
On peut concilier les opinimis de IJicliat et de Sappey ; en elTet, s'il existe des fibres allant en anse d'un bord à l'autre de la cavité glénoïde, il en est d'autres, les plus exlernes, qui vont de la glène à la tète métacarpienne; quelquesunes s'entrecroisent en Xsur la ligne médiane et vont se joindre au ligament latéral du côté opposé (V. fig. 526).
Moyens d'union. -- La capsule des articnlalions métacarpo-phalangiennes est lâche ; ses insertions, à la face dorsale, se fout tout près du pourtour cartilagineux des surfaces arliculaires; à la face palmaire, elles se fout à distance du revêtement, surtout sur le métacarpien; sur les côtés, la ligne d'insertion s'arrête à l'empreinte des ligaments latéraux, c'est-à-dire à une notable distance du revêtement cartilagineux.
La capsule présente latéralement des faisceaux de renforcement dits ligaments latéraux ; elle est doublée en avant par les tendons fléchisseurs et leur gaîne, en arrière par les tendons extenseurs.
Les ligaments latéraux, larges, épais et résistants, s'insèrent sur l'empreinte qui
creuse latéralement les têtes métacarpiennes et sur le tubercule qui surplombe cette empreinte, vers la face dorsale du métacarpien. Cette insertion extrêmement large et forte, empiète notablement sur la face dorsale du métacarpien à l'index et au médius. — De cette inserlion supérieure les ligaments latéraux descendent obliquement d'arrière en avant et de haut en bas pour se terminer sur le tubercule latéro-palmaire de la première phalange.
De la même facette métacarpienne naissent des faisceaux d'abord obliques puis horizontaux qui viennent s'entrecroiser avec ceux du côté opposé au niveau
. Faisc. plialangieii
Faisc. filihio'iilini .
— Faisc. ji/iaianiji''ti
Fig. S27. — Artk-ulalinns iiiétacarpo-plialaiigienne et phalangicunes, ligaiiiunts latéraux.