UNION DE L OCCIPITAL ET DE L'ATLAS
Par ses masses latérales, Tatlas s'articule avec les condyles de l'occipital, formant l'articulation occipito-atloidienne propreynoit dite ; en outre, les arcs de ces deux os sont unis à distance par les ligaments occipito-atloïdiens antérieur et postérieur.
ARTICULATION OCCIPITO-ATLOIDIENNE
Surfaces articulaires. — Ce sont, d'une part, les condyles de l'occipital, de l'autre, les cavités glénoïdes de l'atlas.
Les surfaces co)idyliennes, à peu près elli|)liques, convexes dans tous les sens, regardent en bas et en dehors ; leur grand a.\e est obliquement dirigé d'ar-
ARTHROLOGIE
rière en avant et de dehors en dedans ; leur petit axe, transversal, est oblique en bas et en dedans.
Les cavités glénoïdes, concaves, regardent en haut et en dedans ; leur grand diamètre est orienté comme celui des condyles, mais plus court que lui. Les extrémités des grands diamètres des cavités glénoïdes sont séparées par une distance moyenne de 20""" en avant, de 30™'° S en arriére (V. Ostéologie, p. 327 et 38i). — Sappey a fait remarquer que ces surfaces représentent des segments de sphère : que les condyles rapprochés forment une tête; que les cavités glénoïdes rapprochées constituent une cavité, et enfin que cette articulation humaine rappelle l'énarthrose unique à laquelle la tête des oiseaux est redevable de sa grande niobilité.
Les surfaces articulaires sont revêtues d'une couche mince de cartilage, dont l'épaisseur est moins considérable sur l'occipital que sur l'atlas.
Moyens d'union. — Une capsule fibreuse, fort lâche, insérée surlepour-
Fig 394. — Ligaments oceipito-alloïdicns et atloïdo-axoïdiens postérieurs.
tour des surfaces articulaires, les maintient en contact (A). Très mince en dedans, elle est le plus souvent renforcée en dehors et en arrière par quelques trousseaux fibreux qui ont été décrits sous le nom de ligaments occipito-atloï-, (liens latéraux. J'ai fait représenter (fig. 594) un faisceau ligamenteux inséré en arrière de la fosse condylienne postérieure et allant à la base de l'apophyse transverse; quelques fibres se détachent du bord externe de ce faisceau, pour s'insérer sur le sommet de l'apophyse transverse ; les fibres profondes ménagent entre elles et la capsule articulaire un orifice par lequel passent le premier nerf cervical et fartère vertébrale, à sa sortie du canal transversaire de l'atlas. —
UNION DE LA TÈÏE AVEC LA COLONNE VERTÉBRALE 7i7
Lusclika déci'iL encore des fibres allant, de la fosse condylienne [)ostérieure à l'apophyse jugulaire de l'occi|)ital , prolégeant ainsi les veines qui émergent, du trou condylien postérieur.
La capsule se confond en avant avec le ligament occipito-alloïdien antérieur, en arrière avec le ligament occipito-atloïdien postérieur.
Synoviale. — Une synoviale lâche tapisse la face interne de chaque capsule; elle envoie en dedans un prolongement (|ui recouvre le bord supérieur du ligament transverse, près de son insertion, et qui conil)le la fossette située à la face interne des masses latérales, en arrière du tubercule d'insertion de ce ligament.
Rapports. — La capsule occipito-atloïdicnno est en rapport en deliors avec le muscle (troiL laléral, en arriére avec le muscle petit oblique, en dcilans et en bas avec les libres externes du ligament vertébral commun postérieur et les ligaments occipilo-odontoidiens latéraux.
Varia. — A. — L'insertion de la capsule occipito-atloïdionne présente quelques particularités. Sur l'atlas, par exemple, elle se fait sur la lèvre externe d'un sillon parallèle au bord externe des cavités glénoides (V. Ostéologie, p. 289), tamiis qu'en arrière elle s'insère à une très petite distance (1 ou 2 mm.) du rebord cartilagineux. Ces insertions ont été véri-
Liy . oct:i]iiln-nllo'i<!ii:n (inlrrhnir
fiées avec soin, ear elles ne sont point conformes aux descriptions qui en sont généralement données, puisque l'on décrit ordinairement, comme intra-articulaire, la partie des masses latérales, située au-dessus do l'arc postérieur de l'atlas ; il suffit, pour vérifier nia description, de regarder un os sec : on voit la lèvi-e externe du sillon se rapprocher en arrière de la surface articulaire pour se confondre avec son bord postérieur.