‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 22 sur 199 · TL — OS PRÉCÉDÉS D'UNE ÉBAUCHE NON CARTILAGINEUSE · texte numérisé non relu

TL — OS PRÉCÉDÉS D'UNE ÉBAUCHE NON CARTILAGINEUSE

A cette catégorie appartiennent les os de la voûte du crâne et une partie des os delà face, c'est-à-dire : la moitié supérieure de l'écailIe de l'occipital, le pariétal, le frontal, l'écaillé du temporal, les os du nez, les unguis, les os malaires, les maxillaires supérieurs, les palatins, le vomer, l'aile interne des apophyses ptérygoïdes. Tous ces os prennent naissance aux dépens d'une ébauche conjonctive membraneuse qui se différencie au sein du mésenchyme; les processus d'ossificati(jn sont identiques à ceux de l'ossification périoslique. Nous prendrons pour e\empl(^ les os de la viiùle du crâne.

Fig. t:..

Scliéiiia destini'' à l'aire coiiipn.'iulre la disposition dos lignes d'ossification au niveau du cartilage de conjugaison.

Kp, épiphyse transformée en os enclio;itlral. — Ccj, cartilage de conjugaison. — Ue part et l'autre d'une bande neutre de cartilaRe Ca. on trouve : une zone de prolifération, :-pr — une zone de calcilication, :c — puis la ligne d'ossilication, tos. Pour le détail de la ligne d'ossilication se reporter aux ligures 71 et 72.

OSTÉOLOGIE

Fig. 76.

Pariétal d'un fœtus humain âgé de semaines (d'après Koelliker].

Réseau des trabécules osseuses.

En un point limité, dont la situation varie suivant lesos, une partie des faisceaux conjonctifs de l'ébauche se calcifient ; à leur surface se disposent des cellules présentant les caractères des ostéoblastes, puis de la substance osseuse

s'y amasse à son tour en englobant les ostéoblastes. De cette manière se constitue une mince lamelle (fig. 76) formée de travées osseuses délicates, anastomosées en un réseau, dans les mailles duquel est logé le restant du tissu ostéogène qui n'a pas été employé.

L'accroissement en surface de cette lamelle se fait d'une façon trèssiiupie, par l'ossification progressive de nouvelles zones de l'ébauche. Des bords de la lamelle partent de fines aiguilles'osseuses qui irradient de toutes parts, et ne sont autre chose que des travées osseuses allant se perdre dans la membrane conjonctive qui leur sert de substratum, et aux dépens de laquelle elles s'allongent. Peu à peu le noyau primitif s'est étalé considérablement tout en gardant sa structure réticulée.

A une certaine époque, une lame conjonctive (dg. 77, pr et p'r) possédant tous les caractères du pé- -

rioste se dilTérencie sur cha- j'"^!—cune des faces de la lamelle osseuse initiale, et, par le ^= mécanisme que nous avons \ vu présider à la formation Z " ^

de l'os périostique, y dépose |s des couches successives d'os, K" ' assurant ainsison accroisse- ' ment en épaisseur.

La texture des os de la voûte du crâne est la même au début que celle de l'os périostique ; c'est du tissu osseux grossièrement fibreux, creusé de larges espaces vasculaires,les canaux primitifs de Ilavers. L'os lamelleux ne prend naissance que plus tard ; les canaux primitifs de ilavers seront comblés par des lamelles disposées en couches concentriques. Les transformations ultérieures aboutissantàla constitution de l'état adulte sont d'ailleurs les mêmes que dans les autres os.

Fig. 77.

Coupe transversale du pariétal d'un fœtus de veau (en partie d'après Koelliker).

pr, périoste correspondant à la face externe de l'os, avec sa couche tibrillaire, ».■/', et sa couclie ostéogène, hsp. — ]/r\ périoste tapissant la face interne et constitué comme le précédent. — cpll, canaux prunitifs de H avers (quelques-uns s'ouvrent sous le périoste) dont les parois sont recouvertes d'une couctie d'ostéoblastes. Les vaisseaux n'ont pas été représentés.

AGCnulSSEMENT DES OS

AUTICLK TllOlSlÈMIi

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