ACCROISSEMENT DES OS
dans lo sons lon/<itndinal elle les fait disparaître jnsijn'aii voisinage du cartilai^i^ conjugaison. Mais il reste toujours à cet endroit, contre la face diapliysaire de ce cartilage, une zone d'os enchondral sans cesse reconstituée. Le canal médullaire occupe ainsi presque loule l'élendue de la dia|ihyse.
Dans les épiphyses et dans les os courts, la résorption détruit également Tos enchondral, mais pas complètement, et des vestiges imporlanis des (l(''p(')ts osseux primitifs persistent chez l'adulte.
Os jJL'i'iostique. — f>es couches les |)lus anciennement formées d'os périoslique, c'est-à-dire les couches internes qui liniiteni le canal médullaire, disparaissent a mesure qu'il s'en dépose de nouvelles sous le |»ériosle (fig. 79), si hien qu'à un certain moment ces dernières, étant devenues internes par rapport à d'autres plus jeunes, sont dél miles à leui- tour et ainsi de suite. Grâce à ce mécanisme, le canal médullaire s'élargit et l'os tout entier s'épaissit.
Dans l'épaisseur même de l'os périostique la résorption n'est pas moins active. Les canau.K de Ilavers primitifs s'agrandissent, entrent en communication les uns avec les autres. Ainsi se trouvent constitués de larges espaces, les espaces de Havers, qui ne sont que des canaux primitifs confluents.
A la surface de l'os enfin, les mêmes phénomènes destructeurs s'observent. |)lus ou moins intenses suivant les endroits.
En résumé, on peuttlire que, sauf tjuelques rares exceptions, il n'est pas un point de l'os enchondral et de l'os péi'iosti(|ue primitifs qui -
échappe à la résorption, mais '\ - ; -
c'est alors qu'intervient raj)po- ; j sition continuelle de nouvelles couches qui, elles aussi, seront détruites, puis remplacées par d'autres, et toujours aitisi jusqu'à ce que l'os ait acquis tous ses caractères définitifs.
C'est surtout dans l'os périostique que cette succession de |)hénomènes d'apposition et de résorption est compliquée. Envisageonsdes successive ment au niveau de sa surface interne, dans son intérieur, el sur sa surface externe.
a) La résorption des couches internes de l'os jjériostique se Sclii'mas .lesiin^s ii faire compi'endrc la résorption procontinue longtemps, puis à la gressivo de l'os périostique de dedans en detiors et
fin de la période de développement elle s'arrête. Alors la
V\is. SO.
l'apposition continuelle do nouvel os de deliors en dedans.
Firr. 71,1. —op, étui d'os périostiqne(en rouse)- — I'',-- ■'^Omoelle renfermée dans le canal — I-es couclies internes de cet etui (délimité maintenant
par une liRne pointiUèejontdispani.bes couches externes médullaire dépose, sur la face sont devenues internes par rapport au nouvel étui o'y"-
iiilei-ne de la paroi diaphysaire,
une couche plus ou moins épaisse de lamelles, dont l'ensemlile constitue le
OSTÉOLOGIE
système lamellaire fondamental interne o\i péyimédullaire (fig. 81, Sfm).
h) La masse de l'os périostique est composée d'os grossièrement fibreux creusé d'espaces de Havers primitifs. Ces espaces vont se trouver en partie comblés par des dépôts successifs de lamelles osseuses formées aux dépens de la moelle (ostéoblastes) qu'ils renferment. Ainsi prend naissance une première génération de systèmes de Havers (fig. 82. 1). Mais la résorption atteint ces systèmes et l'os périostique qui les sépare, en créant de nouveaux espaces de
Havers, limités cette foisnon plusseulement par de l'os grossièrement fibreux, mais encore par des vestiges des systèmes de Havers de la première génération. De nouvelles lamelles osseuses s'agencent su ries parois de ces nouveaux espaces de Havers , d'où deuxième génération de systèmes de Havers (fig. 82,11).
Puis, résorption partielle de ces systèmes, formation d'une troisième génération de systèmes de Havers (fig. 83, Hl), et ainsi de suite jusqu'à la dernière génération, celle que Ton retrouve dans l'os adulte. On comprend qu'entre ces systèmes définitifs seront intercalés des vestiges plus ou moins étendus des systèmes appartenant aux générations qui les ont précédés. Mais il ne faut pas oublier que, pendant toute cette période, de l'os périostique a continué à se développer, et non plus sous la forme grossièrement fibreuse, mais sous la forme lamelleuse, avec des fibres de Sharpey dans son intérieur. Cet os périostique se trouvera naturellement placé entre les systèmes de Havers, et, chez l'adulte, sera mélangé avec les vestiges Haversiens dont il vient d'être question, dans les interstices des systèmes de Havers définitifs. Vestiges Haversiens et lamelles périostiques constituent les sysièmes wferweWiatres (Si) ; seulement les premiers (systèmes intermédiaires de Havers) se distinguent essentiellement des seconds ou systèmes intermédiaires périostiques en ce qu'ils ne contiennent pas de fibres de Sharpey.
c) L'apposititin à la surface de l'os périostique se combine à la résorption pour assurer la forme définitive de l'os. En certains endroits c'est la première qui domine, en d'autres c'est la seconde. Certaines autres régions restent indifférentes, du moins pendant un certain temps, c'est-à-dire ne se résorbent ni ne s'accroissent. 11 nous est impossible d'entrer dans les détails de ces processus compliqués et de passer en revue tous les os les uns après les autres. D'ailleurs un petit nombre seulement ont été étudiés (Kœlliker, Matschinsky,
Fig. 81.
Scliémas montrant qu'à l'os périostique formé au début (!) se substitue à un certain moment (II) de l'os disposé sous forme de lamelles.
cpH, espaces de Havers. On voit en II que ceux-ci sont comblés en partie par des lamelles concentriques (Systèmes de Havers, SU), et d'autre part que le périoste, pr, dépose a la surface externe de l'os plusieurs assises de lamelles (Système fondamental périphérique Sfp). Sur la face interne se disposent les lamelles du système péri-médullaire, Sfm.
STRUCTURE DES OS
etc.). Co. que nous avons dit suffira à rendre compte de la marche générale des phénomènes.
Lorsque la surface de l'os a acquis, ou à peu près, sa configuration, la résorption cesse, et le périoste y dépose des lamelles concentriques, dont l'ensemble constitue le système fondamental externe ou périphérique (fig.81 , S/})).
On comprend que ce système doit être par endroits en continuité avec les systèmes intermédiaires (vrais), puisqu'ils ont une origine commune.
I^a dernière question qui se pose est celle de savoir sous quelle influence se fait la résorption, en un mot quel en est l'agent.
Selon toutes probabilités, elle est due à l'action des éléments cellulaires polynucléés (myéloplaxes de Robin), que Ixoîlliker a désignés sous le nom significatif à'ostoclastes (fig.
Ces cellules sont de forme très capricieuse, et mesurent en movennechez l'homme de 43 à 91 p de long, sur 30 à 40 fi de large et IG à 17 (j. d'épaisseur.
Elles sont pourvues d'un nombre variable de no vaux, jusqu'à 50 ou GO d'après Krelliker.
Leur origine et leur des-
Fig. 82.
Figures sohématiquos. Coastitution définitive de la toxture de l'os par dos générations successives de systoiiiey de ITavers avec résorption partielle ou couipléte des systèmes plus anciens.
I. Stade du schéma n" II de la lig.SI. - SU, systèmes de Ilavers d'une première génération.
OSTÉOLOGIE
— i'i, lamelles interraédiaii'es d'os périostique. — Les courbes pointillées indiquent les région-; résorbées qui dans le schéma II seront comblées par des lamelles concentriques formant une deuxième génération, S'H', de systèmes de Havers.
II. Si, Systèmes intermédiaires formés : 1» par des lamelles d'os périostique ; 2» par des vestiges Haversiens de la génération précédente. Les lignes p:iintiUées correspondent aux régions résorbées et comblées dans le schéma III par une troisième génération de lamelles de Havers.
III. S"//', systèmes de Havers (déPinitifs). — Si, systèmes intermédiaires (lamelles périostiques et vestiges de lamelles Haversiennes des générations antérieures).
tinée ne ^oiit pas encore parfaitement élucidées. Kœlliker les fait dériver des cellules médullaires ou des ostéoblastes. II pense aussi qu'elles peuvent, en y ^ se fragmentant, redevenir soit des ostéoblastes
^ p! ' " I soit des cellules médullaires. — ^ ,î f i''''' On trouve les ostéoclastes à la surface des ré-
/ . • 4 ; gions osseuses en voie de résorption, nichés
\ . . ' ■ ' ^' % pour ainsi dire dans de petites fossettes géné-
~~~\ ;4 ralement arrondies qui paraissent comme tail-
^""^^ i / lées à l'emporte-pièce ; ces fossettes se nom-
\-.:ajk4-^ inent les lacunes de Howship (fig. 8i). Leur
I^'ig. 83. nombre et leur étendue sont proportionnels à
Un ostéoclaste sur une travée d'os l'intensité de la résorption. Dans les régions enchondral (embryon humain). , ., , • >i- i
^ ou il V a des zones d apposition a cote de zones
A son niveau la substance osseuse , , " ,. -i m • >i i !• i
a disparu et le cartilage axial esta nu. de résorption, on voit cote a cote les ostéoclastes logés dans les lacunes de Howsiiip et los ostéoblastes agencés en couche épithélioïde à la surface de l'os.
Le mode d'action des ostéoclastes est encore problématique. On ne sait s'ils agissent mécaniquement, ou, ce qui paraît plus probable, s'ils dissolvent, grâce à des propriétés d'ordre chimique, la substance osseuse (osséiiie et sels). En tout cas l'os paraît passif. On ne sait pi"-<'iî;>'^°??^^3'^ï'!^5iv^ pas non plus à quelle cause il faut attribuer leur ; ^
intervention en certains endroits plutôt qu'en ;f -j d'autres. On ignore, en un mot, à peu près / complètement les conditions qui président à ^ la constitution définitive de la forme et de la ^ te.xture de l'os adulte :
Fig. 84.
Lacunes do Ilowstiip (arrangé d'après Kœllikerl du '^;'
sinus frontal du veau ' |j
Les unes sont vides, les autres renferment encore les v\ ostéoclastes qui les ont creusées.
ARTICLE QU.4TRIÈME
STRUCTURE DES OS
L'étude delà structure des os complètement développés comprend : !" Celle du tissu osseux, partie essentielle et caractéristique de ces organes. 2° Celle des éléments annexes telsque le péi'ioste, membrane de tissu conjouctif riche en vaisseau.\ et en nerfs qui recouvre tous les os, sans exception ;
STRUCTURE DES OS
Ips l'msseimx sanguins, [es Ij/uipliat'Kiries pI ie-; iierfs, ainsi <{up la moelle qui en reniplissenl les cavités. A cette énuriiéralidu il faudrait ajouler les cartilages (|ui revêtent les suri'aces articulaires, niais leui' (lescri|iti()n seia rejxirlée plus luiu au clia|)iti'e : Articnlatinns.