ARCHITECTURE DES OS
J'accorderai à ce chapitre, en traitant de chaque os, une importance qui ne lui a point été donnée jusqu'ici, bien qu'il la mérite pleinement. Pour l'instant, je désire seulement jeter un coup d'œil d'ensemble sur le sujet.
Si l'on vient à cuupcr un oslong suivant son grand axe, on voit que le corps a une architecture bien ditlérente de celle des extrémités : le corps est formé d'un cylindre de substance osseuse compacte (tissu compact), circonscrivant le canal médullaire. Celui-ci loge une substance molle, rougeàtre, jaunâtre ou grisâtre, suivant l'os et suivant l'âge des sujets ; cette muelle est comme suspendue à de larges trabécules osseuses qui se détachent de la face interne du cylindre diaphysaire.
Au niveau des extrémités, la coupe montre un tissu aréolaire, dont les mailles constituées par de minces lamelles osseuses forment un tissu osseux particulier, le tissu spongieux; une moelle, d'ordinaire rouge, remplit ces aréoles. Au milieu de ce tissu spongieux, on peut suivre des canaux veineux énormes (vertèbres, os du crâne). Une mince lame de tissu compact entoure la substance spongieuse épiphysaire.
Dans les os^j/afs, les coupes révèlent la présence de lames de tissu compact plus ou moins épaisses sur les deux faces de l'os, et, entre elles, une couche de substance spongieuse.
Les os courts sont formés en général d'une mince coque de tissu compact enfermant une masse spongieuse.
L'épaisseur du tissu com[)act sur les dillérents points des cylindres diaphysaires ou dans les lames des os plats, et la direction des travées principales du tissu spongieux sont réglées par ce que j'appellerai la loi de fonction : la description de l'architecture spéciale à chaque os démontrera complètement cette loi.