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Membre postérieur d'un .\mphibien (Ranodon) d'après Wiedershei.m) . •
II. humérus. — p, péroné. — t, tibia. — I, intermédiaire. — pe, péronéal. — //, tibial. — en, ce, les deux centraux. — 1-6, six tarsiens distincts. — x, rudiment d'un sixième doigt. — I-Y, cinq métatarsiens. De n a b, axe principal du membre, sur lequel sont branchés des axes secondaires correspondant a des rayons accessoires, c, e, f ; de a à q. axe secondaire avec un rayon très important. (Comparer cette figure a la précédente.)
d'autres fois même lieptadactyle ; mais alors les doigts sui'ajou tés se montrent toujours rudimenlaires, ce qui permet de conclure qu'ilsont été transmis déjà à l'état rudimentaire lors du passage de richthyoptérj'ge au chiroptéryge. Ainsi chez l'homme, le pisiforme représente l'extrémité distale ou digitale incomplètement constituée, d'un sixième doigt, doigt cubital, dontl'extrémité proximale ou basilaire est incorporée au corps ou même au squelette de l'avant-bras. D'autre part, chez nombre d'animaux, on trouve en outre, du côté radial ou tibial de la main ou du pied, un septième doigt, doigt radial ou tibial, appelé prœpollex (avant-pouce) ou pr;i'/iaZ/t<.r (avant-gros orteil). Anormalement aussi, et par réversion atavique, on peut voir réapparaître chez l'homme, sous une forme souvent très complète, l'un des deux doigts disparus ou tous les deux, ou même un nombre plus considérable de doigts surnuméraires; cette malformation est la polydactylie. Ces faits permettent d'affirmer l'origine ichthyopsidienne des extrémités des vertébrés supérieurs.
DÉVELOPPEMENT DES MEMBRES
Maisqiielle est l'origine de la nageoire des poissons à son tour? Il est établi, par les recherches oiitogénirjues faites chez les sélaciens, ([ne, du moins quant à leur musculature, les nageoires sont formées par une série de bourgeons issus des segments successifs du tronc; chaque nageoire esLdonc métamériquement constituée, et la présence des rayons de nageoire exprime à l'état adulte cette métamérie. Chez l'homme, le membre provient aussi du bourgeonnement de plusieurs segments ; la [)reuve en sera donnée par l'anatomie, dans ce fait que lus nerfs et les muscles, qui animent le membre et le meuvent, tirent leur origine de plusieurs segments du tronc. Chacun des bourgeons, qui sont entrés dans la constilulion de la nageoire, et qui représentent l'un de ses rayons, doit être considéré, suivant les plus hardis phylogénistes, comme une branchie transformée. Les branchies, organes de respiration, dont le corps des protovertébrés était couvert, et dont chaque métamère supportait une paire, se sont perdues surla presque totalité de lasurface tégumentaire ; mais elles se sont conservées çà et là, etentreauli'es ont persisté de chaque côté du corps en deux points également distants chacun de l'extrémité céphaliqueou de l'extrémité caudale et du milieu du tronc ; en ces points, les plus favorables pour la direction et la propulsion de l'animal, elles se sont adaptées à une nouvelle fonction et sont devenues des organes de locomotion, les rayons des membres.
Uuant auxceintures basilaires, dont il n'a pas encore été question, elles correspondent peut-être à des arcs branchiaux, c'est-à-dire à des pièces supportant les lamelles branchiales, qui auraient changé leur forme et se seraient puissamment développées, en s'adaptantà la fonction locomotrice et pour servir d'attaches aux membres.
OSTÉOLOGIE
ARTICLE DEUXIÈME