‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 88 sur 199 · B. — COCCYX · texte numérisé non relu

B. — COCCYX

Portion caudale de la colonne vertébrale, le coccyx de l'homme correspond au squelette de la queue beaucoup plus développé chez les mammifères. Formé chez les animaux d'un plus ou moins grand nombre d'anneaux, le coccyx est seulenient composé chez l'homme de 4 ou 5 vertèbres soudées le plus souvent entre elles (A). Il n'y a pas seulement diminution de nombre, il y a aussi diminution de volume, et les vertèbres coccygiennessont considérablement atrophiées.

Le coccyx est un os impaii-, médian et symétrique, de forme irrégulièrement

DES FAUSSES VERTÈBRES

triangulaire, situé au-dessous du sacrum dont il continue la courbure, bien (ju'il |)uisse former avec lui un angle droit, et même un angle aigu. Le plus souvent il se présente à nous comme formé de deux pièces osseuses ; l'une, large et aplatie, qui fait suite au sacrum ; l'autre, composée de deux ou trois tubercules superposés.

Diriger en bas l'extrémité effilée, et en arrière la face convexe hérissée de deux prolongements.

Nous ne nous conformerons pas à la description de la plupart des classiques, qui décrivent le coccyx comme s'il se présentait à nous sous la forme d'un os unique, avec deux faces, deux bords, une base et un sommet ; mais nous décrirons séparément chacune des deux pièces coccygiennes, puisque c'est ainsi que la plupart du temps le coccyx se présente à nos yeux.

Première pièce coccygienne — La face antérieure, légèrement concave dans le sens transversal et dans le sens antéro-posiérieur, est criblée de nombreux trous vasculaires.

La face postérieure, convexe transversalement, donne insertion à quelques fibres tendineuses du grand fessier. De ses angles latéraux partent deux prolongements, dirigés transversalement en dehors : ce sont les cornes latérales du coccyx, vestiges des apophyses transverses; leur face antérieure est creusée d'unegoultière souvent peu visible ; leur bord supérieur limite avec la partie terminale des bords latéraux du sacrum une échancrure, correspondant à un trou sacré antérieur incomplet; à l'état frais cette échancrure est convertie en

■ Petites cornes

—•Corn. lut.

trou par des ligaments et livre passage au cinquième nerf sacré. — De chaque côté de la ligne médiane, la face postérieure de la première pièce coccygienne envoie également deux autres prolongements, irrégulièrement cylindriques, dirigés verticalement : ce sont les petites cornes du coccyx qui montent directement s'articuler avec les cornes du sacrum : elles représentent les apophyses articulaires supérieures. La saillie des cornes sacrées et coccygiennes sur la face postérieure de la dernière vertèbre sacrée délimite une dépression irrégulièrement quadrilatère, à la partie supérieure de laquelle se trouve l'hia-

3li

OSTÉOLOGIE

tus du canal vertébral ; de cette dépression émergent les racines du plexus coccygien.

Les bords latéraux, convergeant vers le sommet, sont minces, tranchants et rugueux; ils donnent insertion aux ligaments sacro-sciatiques.

La hase, encore appelée facesupérieure, présente unesurface articulaire, ovalaire à grand diamètre transversal, qui répond a la facette du sommet du sacrum.

Le sommet est occupé par une petite facette oval^re, à grand axe transversal; légèrement convexe dans tous les sens, elle répond à une facétie concave, que nous allons trouver à la base de la deuxième pièce coccygienne.

Deuxième pièce coccygienne. — Elle est constituée par la réunion de trois ou quatre petites pièces osseuses, de forme irrégulière, représentant les dernières vertèbres coccygiennes. Ces vertèbres sont d'autant plus atrophiées et plus rudimentaires qu'elles sont plus inférieures : nous avons vu à la première coccygiennedes rudiments d'apophyses articulairessupérieures et d'apophyses transverses. La deuxième, la troisième et la quatrième dégénèrent en de simples corpuscules osseux transversalement dirigés : la cinquième n'est plus qu'un simple granule, soudé si rapidement et souvent si complètement au quatrième, qu'il a été longtemps méconnu, et que beaucoup d'auteurs n'admettent encore quequatre vertèbres coccygiennes. Ladeuxième pièce coccygienne, ainsi constituée, se présente comme un petit os, en forme de pyramide quadrangulaire.

Sur les quatre faces, on retrouve deux ou trois sillons ou étranglements, qui répondent à la soudure des troisou quatre vertèbres. La postérieure est convexe, l'antérieure concave.

La. base présente une surface articulaire par laquelle la deuxième pièce coccygienne s'articule ou se soude avec la première.

Le sommet, symétrique chez le fœtus, souvent dévié de la ligne médiane chez l'adulte, donne attache à quelques faisceaux du releveur de l'anus : il est quelquefois bifurqué.

§IIL —DE LA COLONNE VERTÉBR.\LE EN GÉNÉRAL

Considérée dans son ensemble, la colonne vertébrale, formée par la superposition des vertèbres (vraies ou fausses) et de leurs disques intervertébraux, constitue une longue tige osseuse, dont nous devons étudier les dimensions, la direction, la conformation extérieure et intérieure, Vossipcation et les anomalies.

Ce paragraphe contiendra également l'architecture des vertèbres.

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