‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 91 sur 199 · G. — CONFORMATION EXTÉRIEURE ET INTÉRIEDRE · texte numérisé non relu

G. — CONFORMATION EXTÉRIEURE ET INTÉRIEDRE

Le rachis, constitué par la superposition des corps vertébraux, auxquels sonl interposés les disques intervertébraux, peut être comparé à une longue colonne quadrangulaire dont la base, large d'abord avec le sacrum, s'effile avec le coccyx, et dont le sommet répond à l'atlas élargi en chapiteau.

Nous étudierons ses q^tatre faces et le canal central qui la creuse.

La face antérieure présente l'aspect d'une tige cylindrique formée par la superposition en série alternante des corps vertébraux et des disques intervertébraux; dans la portion pelvienne, les disques ont disparu et, a leur place, on voit des crêtes transversales d'union. Au niveau de chaque disque, la colonne se renfle, tandis qu'elle se rétrécit au niveau des gouttières horizontales des corps vertébraux; la face antérieure présente ainsi alternativement des rétrécissements et des noeuds.

Dans l'ensemble, cette face antérieure, large inférieurenient, devient progressivement plus étroite au fur et à mesure qu'elle s'élève; il faut toutefois noter un élargissement apparent de la face antérieure au niveau de la portion cervicale où les apophyses transverses viennent se placer sur le même plan que les corps. La face antérieure est revêtue sur le sujet entier par une couche ligamenteuse épaisse, le grand ligament vertébral commun antérieur.

La face postérieure présente, sur la ligne médiane, la série des apophyses épineuses formant, par leur succession, la crête épinière. De chaque côté de cette crête existent deux gouttières profondes, les gouttières vertébrales, dont le fond est formé par la superposition des lames, dont la paroi interne est constituée par la série des apophyses épineuses, et dont la paroi externe est formée par les apophyses articulaires et transverses.

Dans la région lombaire apparaît, de chaque côté, une nouvelle gouttière, longeant le côté externe de la précédente; elle est comprise dans l'angle que forment en dedans les apophyses articulaires supérieures avec leurs tubercules mamillaires, et en dehors par les apophyses costiformes.

Sur le sacrum il n'existe de nouveau qu'une seule gouttière, qui se termine aux cornes sacrées.

Les faces latérales présentent: — 1° sur chaque corps une gouttière transversale ; — 2° la série des pédicules séparant; — .3° la série des trous de conjugaison, par lesquels émergent les racines des nerfs rachidiens, et de grosses veines anastomoses entre les systèmes veineux intra et extra-rachidien ; les dimensions de ces trous, augmentant de haut en bas, ne sont pas proportionnelles au volume des nerfs, mais bien à celui des veines qui les traversent; — 4° en arrière des trous de conjugaison, les apophyses transverses, placées sur la même ligne verticale; — 5" entre les apophyses transverses, la série des apophyses articulaires.

DE LA COLONNE VERTÉBRALE EN GÉNÉRAL

extrémité supérieure, élargie, est formée par l'atlas.

L'extrémité inférieure, effilée, est représentée par le sommet du coccyx.

Le canal rachidien, formé par la superposition des canaux de chaque vertèbre, occupe toute la longueur de la colonne vertébrale dont il suit les inflexions : il loge la moelle et ses enveloppes. Supérieurement il s'ouvre largement dans la cavité crânienne; inférieurement, il se transfoi'me vers la pointe du sacrum en une simple gouttière.

Prismatique et triangulaire à la région cervicale, le canal arrondit ses angles et devient presque cylindrique à la région dorsale, pour reprendre dans la région lombaire sa forme prismatique.

La capacité du canal, beaucoup plus grande que le volume de la moelle, varie dans les diverses régions; elle est en raison directe de la mobilité de celles-ci. Large au cou et aux lombes, centies de mouvement de la colonne, il est beaucoup plus étroit dans la portion dorsale dont les vertèbres sont peu mobiles.

De chaque côté, le canal verléliral présente les orifices internes des canaux de conjugaison : il y a seulement trente et un canaux de conjugaison, les vertèbres coccygiennes en éSant dépourvues.

La paroi postérieure de ce canal est formée par la face antérieure des lames vertébrales, réunies par les très puissants, très épais et très élastiques ligaments jaunes; chemin faisant j'ai insislé, comme il convenait, sur les empreintes d'insertion de ces ligaments passées sous silence par la plupart des anatomistes.

L'obliquité des lames vertébrales et leur imbrication ferme le canal vertébral complètement à la région dorsale, très incomplètement à la région lombaire Entre les arcs postérieurs des deux premières vertèbres cervicales ce canal est largement ouvert.

Fig. 316. — Colonne vertébrale, roiipe médiane antéro-postérieiire.

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