‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource]Chapitre 98 sur 199 · COLONNE DORSALE · texte numérisé non relu

COLONNE DORSALE

A. — Les apophyses épineuses sont souvent déviées latéralement.

B. — Les arcs postérieurs peuvent rester ouverts par arrêt de développement. Schwegel a trouvé les arcs dorsaux ouverts sur un squelette dans lequel les arcs cervicaux et lombaires étaient fermés.

C. — C. Meyer (Bonn, 1842) a signalé la présence d'une articulation entre l'apophyse transverse de la première dorsale et celle de la septième cervicale. — La première vertèbre dorsale présente quelquefois un canal transversaire.

COLONNE LOMB.^UîE.

A. — Cunningham (Journ. of. anatomy, 1889) a tiré de ses études sur la colonne lombaire de l'homme dans différentes races et sur la même colonne dans diverses espèces de singes les résultats suivants : le diamètre vertical de la vertèbre lombaire est double du diamètre sagittal chez quelques mammifères. L'épaisseur des disques relativement à l'épaisseur des corps est dans les races humaines en raison directe du degré de civilisation.

DE LA COLONNE VERTEBKALE EN GENERAL

B. — Fréquemment les apophyses épineuses des vertèbres lombaires entrent en contact et s'articulent par leurs sommets, formant la « diarthrosis interspinosa » décrite parMayer.

C. — Les apophyses transverses présentent quelquefois leur tubercule accessoire, celui qui représente l'apophyse transverse, allongé en une apophyse styloïde plus ou moins (léveloppée, correspondant à l'apophyse styloïde d'un grand noiulire de quadrupèdes ; cette anomalie se rencontre sur la douzième dorsale.

D. — Les tubercules mamillairos peuvent être très développés. Ilenle a vu un petit pont osseux allant d'un tubercule mainillaire au tubercule accessoire sous-jacent, de sorte que ces deux éminences étaient réunies en une seule apophyse percée d'un trou à sa base.

E. — Mayer a encore signalé sous le nom de « diarthrosis obliqua accessoria « une petite articulation supplémentaire placée au-dessous et en dedans de l'articulation principale des apophyses articulaires.

SpondyloUsthése (<57rr'viîu)o. vertèbre ; o/ioO/.ci-:, glissement). — Kilian a fait connaître, sous le nom de spondylolisthésis, une déformation du bassin due au glissement du corps de la cinquième vertèbre lombaire sur la base du sacrum, et constituée par l'obstruction du pelvis par le glissement du corps delà cinquième vertèbre lombaire sur la base du sacrum, et constituée par l'obstruction du pelvis parle glissement de la colonne vertébrale qui vient surplomber la cavité pelvienne. — Un peu après, Neugebauer, dans une thèse et dans plusieurs mémoires, a montré la génèse de cette déformation. La lésion initialede la spondylolisthèse est une division de l'arc neural de la cinquième lombaire, dans la région interarticulaire de chaque demi-arc latéral. Cette division ou spondyloschise (o^^io't; fente) siège sur la portion de l'are intermériiaire aux apophyses articulaires supérieures et inférieures; elle peutêtreunie ou bilatérale Le glissement de la colonne vertébrale est consécutif. Neugebauer a montré que cette spondylochise étaitlefaitde la séparation persistante entre les deux points d'ossification dont se compose primitivement chaque demi-arc latéral Cette pathogénie a été généralement adoptée ; Farabeuf l'a exposé lumineusement à la socii'té de chirurgie. Je ne crois pas qu'elle soit parfaitement satisfaisante : en effet l'étude de l'ossification des vertèbres prou^■e bien que chaque demi-arc latéral se compose primitivement de deux points (Rambaud et Renaut), mais elle nous apprend aussi que ces deux points se réunissent longtemps avant la réunion des arcs avec le corps et celle des arcs entre eux. S'il s'agissait d'un arrêt de développement pur, on devrait donc observer dans tous ces cas l'absence de soudure des demi-arcs latéraux, et l'absence de réunion avec le corps. Or, il n'en est rien : toujours les lames sont réunies en arrière, et toujours elles sont soudées avec le corps. Aussi est-on obligé d'admettre en même temps une anomalie réversive; chez quelques mammifères inférieurs, les ciitacés entre autres, l'arc neural est formé par doux pièces, disposition qui explique les sutures constatées par Sliattock,Sutton, Reid sur la cinquième vertèbre lombaire des squelettes humains; la suture laisserait en arrière un segment comprenant l'apophyse épineuse, les lames et les apophyses articulaires inférieures.

•le me demande si l'on n'est pas autorisé à faire intervenir, en outre, pour la pathogénie de la spondyloschise une influence mécanique, qui localise la séparation. Neugebauer admet une spondyloschise traumatique ; le point où se fait la division est en effet le point le moins résistant de l'arc vertébral. D'autre part, la spondyloschise a été surtout observée chez des sujets âgés : je possède douze pièces de cette lésion qui se rencontre sur la cinquième lombaire; toutes me viennent de sujets très âgés. Donc, sans nier l'influence de la distribution des points d'ossification, je pense qu'il faut faire une large part aux conditions mécaniques dans une colonne en train de s'accommoderàla situation verticale, étant donné que la lésion se présente presque constamment surlacinquième lombaire, vertèbre en train de disparaître.

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