NEL’X
CERVEAU
Iules névrogliques du tissu propre, soit dans les cellules conjonctives des cloisons. Il est surtout abondant chez le cheval.
On trouve enfin dans les loges de la glande pinéale, non seulement chez les vieillards, mais encore chez les adultes et même chez les enfants, des concrétions pierreuses de volume et de forme fort variables. Les plus grosses sont, dans la plupart des cas, très irrégulièrement arrondies, souvent d’aspect mûriforme. A la coupe, elles nous présentent une série plus ou moins nombreuse de couches concentriques. On s’accorde généralement à admettre que ces concrétions sont formées par des carbonates et des phosphates de chaux et de magnésie associés à une substance organique.
7° Signification morphologique. — L’absence de véritables éléments nerveux et, aussi, l’apparition de concrétions calcaires dans le tissu propre de la glande pinéale sont significatifs ; ils nous indiquent nettement que cet organe est un organe profondément dégénéré, un organe à fonctions rudimentaires ou même nulles.
Quelle est donc sa signification morphologique?
La glande pinéale est restée pendant longtemps un organe énigmatique. Sans nous arrêter à l’idée étrange de Desc.\rtes, qui en avait fait le siège de fàme, et à l’hypothèse non moins fantaisiste de Magendie, qui en avait fait une espèce de tampon destiné à interrompre la communication entre le ventricule moyen et l’aqueduc de Sylvius et à régler ainsi la circulation du liquide intra- ventriculaire, nous voyons la glande pinéale comparée tour à tour à un ganglion nerveux, à une glande vasculaire sanguine, à un ganglion lymphatique. L’histologie, qui paraît avoir servi de base à chacune de ces déterminations, ne leur est nullement favorable. Elle nous montre, en effet, dans la glande pinéale, comme nous venons de le voir, une dégradation structurale incompatible avec une fonction réellement active, quelle que soit cette fonction.
Dans ces derniers temps, on a eu recours, enfin à la seule méthode qui pût jeter de la lumière sur une question jusque-là si obscure. On s’est adressé à l’anatomie comparée, et l’anatomie comparée, toujours féconde dans ses enseignements, est venue la résoudre d’une façon aussi nette qu’inattendue. Chez quelques groupes de vertébrés inférieurs, notamment chez les
1 . . r • 1 3, couche de cellules à çros novaux. — 4, rêlme. —
lacertiens, nous voyons 1 epiphyse se 5, dure-mère. — 6, cristallin, développer en une longue tige, laquelle
se dirige en haut et en avant, sort du crâne par un trou percé dans les pariétaux
Fig. 7do.
OEil pinéal de la Lacerta occelata (d'après Spencer).
1, nerf pinéal. — 2, cellules pigmentaires (choroïde). —
Encéphale de la Lacerta agilis, vu de profil (d'après Peytou-