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C. — Artères ventriculaires ou ghoroïdiennes

Les artères destinées aux parois des ventricules cheminent tout d’abord le long

des plexus choroïdes et de la toile choroïdienne, d’où leur nom artères choroïdiennes.

1° Origine et trajet.

— Les artères choroïdiennes sont au nombre de trois, savoir :

Vartère choroïdienne antérieure , Vartère choroïdienne postérieure et latérale, Vartère choroïdienne postérieure et moyenne.

a. Artère choroïdienne antérieure. — L’artère choroïdienne antérieure émane de la carotide interne, à la même hauteur que la cérébrale antérieure et la cérébrale moyenne.

Oblique en arrière et en dehors, elle longe le côté externe de la bandelette optique et, arrivée au niveau de l’extrémité antérieure de la fente cérébrale de Bichat, elle se jette sur les plexus choroïdes des ventricules latéraux. Elle parcourt les deux tiers envi-

Fig. 823.

Les artères clioroïdiennes, vues d’en haut (demi-schéinathiuc).

(Même préparation que dans la fig. 703, sur laquelle on a, en [)lus, enlevé le trigone pour montrer la toile choroïdienne).

I, bourrelet du corps calleux. — 2, genou du corps calleux. — 3, piliers anlérieurs du trigone cérébral. — 4, septum lucidum, avec, de chaque côté, la portion frontale des ventricules latéraux. — 5, plancher du prolongement occipital du ventricule latéral. — 6, plancher du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, avec la corne d'Ammou, le corps bordant et le corps godronné. — 7, circonvolution de riiippocampe, avec 7’, son crochet. — 8, toile choroïdiene de ventricule moyen. — 9, 9, plexus choroïdes des ventricules latéraux, avec 9’, le glomus. — 10, carotide interne. ~ 11, tronc basilaire. — 12, artère cérébrale |>ostérieure. — 13, artère choroïdienne antérieure. — 14, artère choroïdienne postéro-interne. — 15, artère choroïdienne postéro-externe. — 16, veines de Galien. -- 17, tubercules quadrijumeaux. — 18, glande pinéale.

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ron de ces deux plexus, en leur abandonnant des rameaux extrêmement fins.

Outre les rameaux fournis aux plexus choroïdes, l’artère choroïdienne antérieure abandonne, au cours de son trajet, un certain nombre de branches collatérales.

Au-dessous du ventricule, tout d’abord, elle fournit quelques fins rameaux à la partie antérieure de la circonvolution de l’hippocampe, à la bandelette optique et au pédoncule cérébral. Elle fournit aussi, à son origine, deux ou trois branches centrales qui disparaissent dans la partie postéro-interne de l’espace perforé, puis se rendent au segment interne du noyau lenticulaire et à la partie postérieure de la capsule interne.

Dans le ventricule lui-même, la choroïdienne antérieure jette de fins rameaux, probablement terminaux, sur les parois ventriculaires. Elle envoie, en même temps, quelques rameaux à la queue du noyau caudé et au sillon opto-strié.

b. Artère choroïdienne postérieure et latérale. — L’artère choroïdienne postérieure et latérale (Duret) se détache de la cérébrale postérieure un peu en arrière du pédoncule et se partage d’ordinaire en deux rameaux : l’un externe , pour la partie supérieure des plexus choroïdes du ventricule latéral ; l’autre interne, pour la toile choroïdienne. Cette dernière vient se terminer (Duret) dans la tête du noyau caudé.

c. Artère choroïdienne postérieure et moyenne. —

L’artère choroïdienne postérieure et moyenne (Duret) naît encore de-la cérébrale postérieure, un peu en arrière de la précédente. De là, elle se dirige d’arrière en avant, longe le côté de la glande pinéale, sur laquelle elle jette quelques ramuscules, et se divise ensuite en deux rameaux :

un rameau externe , pour la toile choroïdienne supérieure ; un rameau interne.

pour les plexus choroïdes du ventricule moyen, qui, comme on le sait, sont placés sur la face inférieure de la toile choroïdienne.

2° Mode de terminaison des artères choroïdiennes. — Le mode de terminaison des artères choroïdiennes diffère sur la toile et sur les plexus :

oc) Sur la toile choroïdienne, les branches principales cheminent d’arrière en avant. Elles abandonnent latéralement de fines artérioles à direction transversale.

E.Bouunaz q

Fig. 824.

Artères de la base (injection à l'huile de palme).

1, carotide inlerne. — 2, cérébrale antérieure. — 3, cérébrale moyenne. 4, choroïdienne inférieure. — 5, communicante postérieure. — 6, tronc basilaire. — 7, cérébrale postérieure. — 8, cérébelleuse- supérieure. — 9, nerf moteur oculaire commun. — 10, nerf optique. — 11, nerf olfactif.

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que l’on peut suivre : 1° sur la face supérieure de la couche optique et de la tête du noyau caudé ; sur les deux faces du troisième ventricule ; 3° sur la commissure grise et jusque sur les deux commissures blanches. 11 est à remarquer que les différentes branches de la toile choroïdienne s’anastomosent entre elles et s’anastomosent aussi avec les ramifications de la choroïdienne antérieure.

|3) Sur les plexus choroïdes, les dernières ramifications artérielles forment un réseau qui a beaucoup d’analogie avec celui des procès ciliaires (Duret) : ce sont de longs capillaires, llexueux et parallèles^ dépourvus d’anastomoses transversales et se recourbant en anse, au sommet de chacune des houppes du plexus, pour se continuer directement avec de toutes petites veinules, comme eux très allongées et très flexueiises.

D. — Artères de la rase

Nous désignerons sous ce titre les artères qui se rendent à cette portion de la liase du cerveau qui unit l’un à l’autre les deux hémisphères. Gç sont des vaisseaux d’un tout petit calibre, de simples artérioles, provenant de la cérébrale antérieure, de la cérébrale postfhdeure et des deux communicantes :

a) La communicanle anlérieure fournit plusieurs rameaux au bec du corps calleux, à la lamelle sus-optique et au chiasma. Loj’sque la communicante est toute petite ou même absente, les i-ameaux précités proviennent de la cérébrale antérieure.

|i) La cérébrale antéideare, à son tour, jette quelques i-amuscules sur le nerf optique et sur son chiasma.

y) La cérébrale postérieure, comme nous l’avons déjà vu, jette de nombreux rameaux et ramuscules suj- la lame grise interpédonculaire.

ô) La communicanle postérieure, enlin, fournit de nombreux rameaux, que nous diviserons en internes et externes : \qs> rameaux inter nés se distribuent au chiasma des nerfs opticpies, au luber cinereum, aux tubercules mamillaires ; les rameaux externes se jettent sur les bandelettes opti([ues et sur les pédoncules céi-ébraux.

^ II. — Veines

Les veines du cerveau, comparées aux artères, se distinguent tout d’abord de ces dernières par leur volume, qui est beaucoup plus considérable. Elles s’en dislinguent aussi par leur situation : tandis que les branches artérielles descendent et se dissimulent dans la profondeur des scissures avec une sorte de prédilection, les branches veineuses, les grosses branches tout au moins, cheminent de préférence à la surface libre des circonvolutions. Mais ce qui caractérise avant tout les veines cérébrales, c’est la minceur de leurs parois entièrement dépoui-vues défibrés musculaires, la multiplicité de leurs anastomoses, l’absence de valvules dans leur intérieur, disposition anatomique qui nous explique la facilité avec laquelle chemine une injection poussée de leur embouchure vers leurs branches d’origine. Gonsidérées au point de vue descriptif, les veines du cerveau se répaiTissent en trois systèmes : 1° les veines superficielles ou veines des circonvolutions ; 2^" les vemes profondes, encore appelées veines des noyaux centraux ou veines de (dalien; 3® les veines de la base.

A. — Veines superficielles ou veines des circonvolutions

Des réseaux capillaires du centre ovale et de la substance grise des circonvolutions partent des veines médullaires et des veines corticales, qui se rendent à la

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pie-mère, en suivant, mais en sens inverse, le même trajet que les artères homonymes. Ces veines sont beaucoup plus volumineuses que les artères correspondantes, mais elles sont aussi moins nombreuses et, par conséquent, plus espacées : on en compte seulement de six à huit (Duret) sur la coupe d’une circonvolution de volume moyen. Arrivées dans la pie-mère, elles s’abouchent dans des rameaux de plus en plus volumineux et, finalement, vont aboutir aux sinus de la dure-mère. Topographiquement, les veines des circonvolutions se divisent en trois groupes, correspondant aux trois faces des hémisphères : 1° les veines cérébrales internes; 2° les veines cérébrales externes ; 3° les veines cérébrales inférieures.

Veines cérébrales internes. — Les veines cérébrales internes (fig. 825) prennent leur origine sur les circonvolutions de la face interne des hémisphères. Nous les distinguerons, d’après leur direction, en ascendantes et descendantes. a. Veines ascendantes. — Les veines ascendantes, de beaucoup les plus nom-

Yeines de la face interne du cerveau (hémisphère gauche).

1, uQe portion du sinus longitunal supérieur. — 2, ampoule de Galien. — 3,3, 3, veines ascendantes, se rendant directement au sinus longitudinal supérieur. — 3', veines descendantes, se jetant préalablement dans un tronc veineux de la face externe. — 4, veine cérébrale antérieure, allant à la veine basilaire. — 5, veine cunéo-limbique, tributaire de la veine de Galien. — 6, G, 6, veines de la face inférieure de l’hémisphère, allant à la veine basilaire. — 7, veine basilaire.

breuses, se portent en haut vers le bord supérieur de l’hémisphère. Arrivées là, elles s’ouvrent dans le sinus longitudinal supérieur, soit directement, soit en s’abouchant préalablement dans quelques troncs veineux de la face externe.

b. Veines descendantes. — Les veines descendantes naissent principalement sur la circonvolution du corps calleux et sur la partie avoisinante du lobe quadrilatère et du cunéus. On peut les diviser en trois groupes : moyennes, antérieures et postérieures. — Les veines moyennes, je veux dire celles qui tirent leur origine de la partie moyenne de la circonvolution du corps calleux se jettent, en partie tout au moins, dans le sinus longitudinal inférieur. — Les veines antérieures se portent vers le genou du corps calleux et, là, se jettent dans la veine cérébrale antérieure, l’un des affluents de la veine basilaire. — Les veines postérieures, je veux dire celles qui émanent de la partie postérieure de la circonvolution du corps calleux, du lobe quadrilatère et du cunéus, se dirigent én arrière et en bas pour s’ouvrir dans les veines de Galien, soit dans la veine de Galien proprement dite, soit dans

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l’espèce d’ampoule que forment les deux veines de Galien, en se réunissant l’une à l’autre, au moment de se jeter dans le sinus droit. Parmi ces dernières, je signalerai tout particulièrement les veines cunéo-lwibiques (Testut, Bull. Soc. anal., Paris, 1894) qui, naissant à la fois (fig. 8^5,5) sur la circonvolution du corps calleux et sur le cunéus, se dirigent en arrière et en bas pour se jeter, au niveau du bourrelet du corps calleux, dans la veine de Galien correspondante. Les deux veines cunéo-limbiques sont constantes, quoique très variables dans leur développement. Elles ne dépassent généralement pas, en avant, le tiers moyen du corps calleux. Je les ai vues, cependant, sur quelques sujets, franchir cette dernière limite et se prolonger jusqu’au genou, où elles s’anastomosaient largement avec les rameaux d’origine de la veine cérébrale antérieure.

2^ Veines cérébrales externes. — Les veines cérébrales externes (fig. 826) répondent à la convexité de l’hémisphère. Nous les distinguerons encore, toujours d’après leur direction, en ascendantes qui se rendent au sinus longitudinal supérieur, et descendantes, qui aboutissent aux sinus de la base. 11 en est deux, plus longues ‘que les autres, qui vont du sinus longitudinal aux sinus de la base ; nous les décrirons à part sous le nom de grandes veines cérébrales anastomotiques .

a. Veines ascendantes. — Les veines ascendantes, de beaucoup les plus importantes, sont au nombre de huit à douze pour chaque hémisphère. Elles se dirigent de bas en haut, comme leur nom l’indique, et viennent se jeter dans le sinus longitudinal supérieur. 11 est très fréquent de voir quelques-unes de ces veines devenir sinusiennes au niveau de leur terminaison, c’est-à-dire abandonner la surface du . cerveau avant d’atteindre le sinus longitudinal et cheminer alors, pendant quelque temps, dans l’épaisseur même de la dure-mère.

Toutes les veines ascendantes n’abordent pas le sinus longitudinal de la même manière. Les plus antérieures, celles qui proviennent de la partie antérieure du lobe frontal, sont obliques en haut et en arrière ; elles s’ouvrent, par conséquent, dans le sinus suivant un angle aigu ouveiT en avant. Les suivantes, à peu près verticales, s’ouvrent dans le sinus à angle droit. Toutes les autres, à partir de la scis- ‘sure de Rolande ou du sillon prérolandique jusqu’à l’extrémité postérieure de l’hémisphère, s’infléchissent en avant avant d’atteindre le sinus et débouchent dans son intérieur suivant un angle aigu ouvert en arrière.

Le courant sanguin, dans ces derniers aflluents, est donc dirigé en sens inverse de celui du sinus longitudinal lui-même. Cette particularité morphologique a été diversement interprétée par les anciens anatomistes qui, tous, sous l’influence alors dominante delà doctrine des causes finales, n’ont vu dans l’obliquité en question, créant la divergence des deux courants veineux, qu’une disposition voulue par la nature dans un but utile à la circulation encéphalique : « Le but de cette disposition, écrivait Cuvieu, paraît être d’empêcher le reflux du sang veineux qui pourrait comprimer le cerveau. )> Mais il suffit d’une simple réflexion pour comprendre, au contraire, que la direction antéro-postérieure du courant sanguin dans le sinus longitudinal supérieur gêne le libre déversement des veines cérébrales externes, et favorise ainsi la stase veineuse dans leur territoire d’origine bien plus facilement que si leur obliquité était dirigée en sens inverse, c’est-à-dire d’avant en arrière. Les prétendues valvules ou dispositions équivalentes, qu’on a décrites au point d’abouchement de ces veines pour empêcher le reflux du sinus, n’existent pas : les veines en question se remplissent, en effet, par une injection faite dans le sinus, que cette injection soit poussée d’avant en arrière ou d’arrière en avant.

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Trolard, se basant sur ce fait anatomique que les veines cérébrales externes communiquent en grande partie avec le sinus pétreux supérieur et le sinus latéral, a cru pouvoir considérer ces veines comme des voies suppléantes du sinus longitudinal supérieur, chargées de transporter le trop-plein de ce dernier dans les sinus de la base : dès lors, la circulation du sang veineux, contrairement à l’opinion courante, s’y effectuait de haut en bas, et la direction antéro-postérieure dé ces veines, direction qui est la même que celle du sinus, ne pouvait avoir pour but et pour résultat que de favoriser cette circulation collatérale. Ce n’est là

Fig. 826.

Veines de la face externe du cerveau (hémisphère gauche).

(La dure-mère a été sectionnée à 4 centimètres de la ligne médiane et sa partie interne soulevée, pour montrer le mode dabodcliement des veines cérébrales externes dans le sinus longitudinal supérieur).

1, sinus longitudinal supérieur. — 2, portion horizontale du sinus latéral. — 3, grande veine anastomotique de Tkolard. — 4, veine anastomotique de Labbé. — 4', canal anastomotique entre la veine de Trolard et le sinus longitudinal supérieur. — 5, 5, 5, veines ascendantesde l’iiémisphère. — 6, 6, 6, veines descendantes. — 7, branche de la méningée moyenne, s'anastomosant en 7’ avec une veine cérébrale ascendante, dans la portion sinusienne de cette dernière. — 8, 8, dure-mère.

(On voit, sur cette figure, qu’un certain nombre de veines ascendantes s’engagent dans l’épaisseur de la dure-mère avant de s’ouvrir dans le sinus longitudinal et deviennent ainsi sinusiennes à leur terminaison).

encore qu’une simple hypothèse. Pour lui donner de la consistance, il eût fallu démontrer que, dans les conditions ordinaires, le sang veineux chemine dans les veines cérébrales externes de haut en bas, c’est-à-dire du sinus longitudinal supérieur vers lu sinus de la base. Or, le fait n’a été que supposé. 11 est rationnel d’admettre, au contraire, que le sang veineux, à la face externe des hémisphères, obéit à la règle générale et que, ici comme ailleurs, il circule des rameaux vers les branches et des branches vers les troncs, c’est-à-dire de bas en haut.

Ce serait perdre son temps que de demander plus longtemps à la physiologie et à la doctrine des causes finales la raison d’être d’une disposition anatomique, qui

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n’a pas été voulue, je veux dire qui n’a pas été créée en vue d’un rùle spécial : cette disposition s’explique tout simplement, comme l’a établi Hédon, par l’extension considérable que prend chez l’homme le lobe frontal. Ce lobe, se développant d’avant en arrière, repousse en arrière les deux lobes pariétal et occipital et, du même coup, toutes les veines qui cheminent à leur surface. Or, comme ces veines sont pour ainsi dire fixées à leur extrémité supérieure par le seul fait de leur abouchement dans le sinus longitudinal, il s’ensuit que leur partie inférieure seule se déplace et que, lorsque le développement du cerveau est complètement effectué, leur partie supérieure se trouve dirigée obliquement en haut et en avant. L’explication fournie par Hédon me paraît d’autant plus exacte que cette obliquité des

affluents postérieurs du sinus longitudinal ne se rencontre pas encore chez Tembryon de trois mois et n’existe pas davantage chez les animaux, lesquels, comme on le sait, ont un lobe frontal bien moins développé que chez l’homme.

b. Veines descendantes. — Les veines descendantes de la face externe de l’hémisphère sont tributaires des sinus ^de la base.

Celles qui occupent la partie postérieure de l’hémisphère se jettent dans le sinus latéral.

Celles qui prennent leur origine sur le pourtour de la scissure de Sylvius se dirigent en bas et en avant, comme la scissure elle-même, et viennent s’ouvrir, soit dans le sinus pétreux supérieur, soit dans le sinus caverneux.

L’une de ces veines, plus volumineuse que les autres et que nous appellerons veine syivienne superficielle, longe le bord postérieur de la petite aile du sphénoïde, revêt bientôt tous les caractères du sinus (sinus sphéno-parielal) et aboutit à l’extrémité antérieure du sinus caverneux. Cette veine syivienne superficielle, qu’il ne faut pas confondre avec la veine syivienne profonde, laquelle occupe le fond même de la scissure et que nous décrirons plus tard, constitue dans certains cas tmais dans certains cas seulement) la partie inférieure de la grande veine cérébrale anastoiÈiotique de, Tao- L.\RD, lorsque cette veine anastomotique vient s’ouvrir dans le sinus caverneux.

c. Grandes veines cérébrales anaslomoliques. — Parmi les veines qui cheminent sur la face externe de l’hémisphère, il en est deux qui méritent une mention spéciale parce que, se rendant en haut au sinus longitudinal supérieur, elles aboutissent en bas à des sinus qui occupent la base du crâne, constituant ainsi de vrais canaux anastomotiques entre les sinus de la voûte et les sinus de la base : ce sont les grandes veines cérébrales anastomotiques. On les distingue en antérieure et postérieure.

a) La veine anastomotique antérieure onveme de Trolard (fig.828,5) se détache

Fig. 827.

Mode de ramescence des veines cérébrales (lobule ])aracentral).

a, circonvoluliiMi du corps calleuv. — b, scissure callosoniarginale. — c, cxlrémilé supérieure de la scissure do Uolando. — d, loliule paraceiilral. — e, lobule ipiadrilalère.

1, grande aiiastomotique de Tkoi..\ud, avec 1’ sou aboucliemcut dans le sinus longiludinal supérieur — 2, une gi’osse veine de la lace inlerne, se ielanl dans la v(‘iue précédente. — 3, autre veine de la lace interne, aboutissant directement au sinus. — 4, 4, 4. veines descendantes, tributaires de la veine cunéo-limbiiiue et de la veine de (Jalien.

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da sinus longitudinal supérieur un peu en avant de sa partie moyenne. Se portant de là en bas et en avant, elle descend le long de la partie postérieure de la pariétale ascendante et atteint ainsi la scissure de Sylvius. S’intléchissant alors en avant, elle longe cette scissure et arrive au bord postérieur de la petite aile du sphénoïde. Là, elle suit l’une ou l’autre de ces deux directions : ou bien, elle se porte en dedans pour venir se jeter dans le sinus caverneux; ou bien, elle s’infléchit en arrière vers la base du rocher, s’engage alors dans l’épaisseur de la dure-mère pour devenir sinusienne et, finalement, vient se jeter dans le sinus pétreux supérieur, généralement à l’union de son tiers interne avec ses deux tiers externes.

La x>eine anastomotique postérieure ou veine de Lahbé (fig. 828, 6) se détache, en bas, du sinus latéral, un peu en arrière de son coude ou, ce qui revient au même, un peu en arrière de la base du rocher. De là, elle se porte obliquement en avant et en haut, gagne la partie postérieure de la scissure syl vienne, s’infléchit alors en haut et en arrière, croise le lobe pariétal et vient s’ouvrir dans le sinus longitudinal supérieur, à 2 centimètres environ en arrière du point d’abouchement de la veine anastomotique antérieure. Elle représente, dans son ensemble, une longue arcade à con-

Les grandes veines cérébrales anastomotiques, vues sur la face externe de l’hémisphère gauche.

1, hémisphère gauche, recouvert par la pie-mère. — 2, dure-mère ériguée eu haut. — 3, sinus longitudinal supérieur. — 4, sinus latéral (portion horizontale) avec 4’ sa portion descendante. — 5, 5, grande veine anastomotique de Trolard. — 6, grande veine anastomotique de L.abbé se bifurquant en haut pour aboutir à la fois à la veine précédente par sa branche 6’ et au sinus longitudinal supérieur par sa branche 6”.

cavité postérieure. Mais

c’est là une de ses formes seulement, la forme complète de l’anastomotique cérébrale postérieure; c’est même, de l’aveu de Labbé, a la forme la plus rare ». Dans la grande majorité des cas, la veine en question, arrivée à la scissure de Sylvius, se jette dans la veine anastomotique antérieure et, par elle, remopte vers le sinus longitudinal supérieur : c’est la forme incomplète . Mais, que l’on ait affaire à une forme complète ou à une forme incomplète, la veine de Labbé n’en constitue pas moins une anastomose, directe dans le premier cas, indirecte dans le second, entre le sinus longitudinal supérieur et la partie moyenne du sinus latéral.

3° Veines cérébrales inférieures. — Ces veines (fig. 829) occupent la face intérieure de l’hémisphère. Elles se distinguent en antérieures et postérieures : a. Veines antérieures. — Les veines antérieures ou veines orbitaires répondent au lobe orbitaire. La plupart d’entre elles se dirigent en avant vers le pôle frontal de l’hémisphère et se jettent dans la portion initiale du sinus longitudinal supérieur. Les autres, suivant un trajet inverse, convergent vers l’espace quadrilatère perforé et aboutissent aux veines de la base, notamment à la veine cérébrale antérieure et à la veine insulaire (voy. plus loin).

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b. Veines poslérieures. — Les veines postérieures ox^veines temporo-occipilales répondent au lobe de même nom. Elles se réunissent d’ordinaire en deux ou trois troncs, qui se portent d’avant en arrière vers la portion horizontale du sinus latéral et s’ouvrent dans ce sinus. Quelques-unes cependant, beaucoup moins importantes.

Eig.

Veines de la lace intérieure du cerveau.

I L’hémisphère droit a été sectionné suivant un plan liorizontal pour montrer a et b la voûte des deux i)rolongemeuls sphénoïdal et occipital du ventricule latéral. L’opercule inférieur de la scissure de Sylvius a été ensuite réséqué suivant un plan oblique c pour montrer rinmla d.)

1, portion horizontale du sinus latéral. — 2, extrémité antérieure du sinus longitudinal supérieur. — 3, ampoule de Galien. — 4, veine cérébrale antérieure. — 5, veine olfactive. — Ü. veine insulaire, s'anastomosant dans la rigole supérieure avec les veines de la face externe «le l'hémisphère. — 7, veines basilaires. — », communicante antérieure. — 0. communicante postérieure . — 10, choro'ïdiennue antérieure. — 11, veines de la corne d’Amrnon. — 12, veine de l’ergot de Morand. — 13, extrémité antérieure de la grande anastomotiijue de Tuol.xud. — 14, veines antérieures <lu lobe orbitaire. — 15, veines postérieures du lobe orbitaire. — lo, velues antérieures du lobe lemporo-sphénoïdal. — 17, veines j)Ostérieures du lobe temporo-sphénoïdal. — 18. veines internes du lobe temporo-sphénoïdal. — l'J, veine se rendant au sinus pétreux supérieur. — 20, veines du centre ovale.

se jettent, soit dans la veine insulaire, soit dans la veine basilaire, soit dans le sinus pétreux supérieur, ou bien encore dans le tronc commun des veines de Galien.

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