‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 143 sur 166 · U A G I N E ]\1 O T R I G E OU TRIJUMEAU MOTEUR · texte numérisé non relu

U A G I N E ]\1 O T R I G E OU TRIJUMEAU MOTEUR

La petite racine du trijumeau, exclusivement motrice {trijumeau moteur), se rend aux muscles masticateurs, d’où le nom de nerf masticateur, que l’on donne parfois à cette racine. Ces muscles masticateurs rappelons-le ici, sont le temporal, le masséter, les ptérygoi’diens interne et externe, le niylo-hyoïdien et le ventre antérmur du digastrique ou abaisseur de la mandibule.

1° Noyau d’origine. — On distingue à la racine motrice du trijumeau deux noyaux, un noyau principal et un noyau accessoire :

a. Noyau principal. — Le noyau principal, plus connu sous le nom de noyau masticateur (fig. 881, l et 884, 8), est profondément situé dans la partie latérale de la calotte protubérantielle. C’est une petite colonne de substance grise, haute de 4 ou 5 millimètres, commençant en bas au niveau de l’extrémité supérieure de l’olive protubérantielle et dépassant légèrement en haut le noyau sensitif.

Vu en coupe horizontale (fig. 886,2;, il revêt la forme d’un ovale dont le diamètre antéro-postérieur, le plus grand des deux, mesure en moyenne 3 millimètres, le diamètre transversal seulement (Kôlliker;.

Gomme le noyau du facial, au-dessus duquel il est situé, le noyau masticateur représente, au niveau de la protubérance, la tête de la corne antérieure de la moelle épinière.

Histologiquement, il est formé par des cellules multipolaires de grandes dimensions (50 à 70 p., Kôlliker), pourvues de prolongements nombreux et richement ramifiés.

b. Noyau accessoire. — Le noyau accessoire est constitué par une longue traînée de cellules nerveuses, qui commence en bas au niveau du noyau principal et, de là, s’étend sans interruption jusqu’au côté interne du tubercule quadrijumeau

Fig. 886.

Coupe transversale de la partie supérieure de la protubérance annulaire pour montrer les noyaux du trijumeau (demi-schématique).

V, trijumeau sensitif (grosse racine) : V’, trijumeau moteur (petite racine ou nerf masticateur). — 1, noyau formé par la substance gélatineuse. — 2, noyau masticateur. — 3, racine descendante du nerf masticateur. — 4, cellules d’origine de cette racine. — 5, olive supérieure ou protubérantielle. — 6, faisceau pyramidal. — 7, rub^in de Reil. — 8, bandelette longitudinale postérieure. -- 9, formation réticulaire. — 10, quatrième ventricule. — 11, substance grise sous-épendy maire.

Fig. 887.

Cellules de la racine supérieure ou descendante du trijumeau, imprégnati"n par le nitrate d’argent (d'après Lugaro) .

1, 1, cellules unipolaires. — 2, 2, cellules bipolaires. — 3, 3, cellules multipolaires. — 4, 4, collatérales.

antérieur. Ces cellules, tantôt éparses, tantôt réunies en petits groupes, sont volumineuses (50 à 60 > en moyenne), arrondies ou légèrement piriformes (fig. 887, 1). Meynert, en raison de leur forme sphérique et de leur aspect boursouflé, leur avait donné le nom de cellules vésiculeicses.

Longtemps on les a considérées comme dépourvues de prolongements protoplasmiques. Kôlliker s’est élevé contre cette assertion et, dans la dernière édition de son Traité (T Histologie, il les décrit comme étant multipolaires. Dans un travail relativement récent inséré dans le Monitore zoologico de 1894, Lugaro nous apprend que sur 68 cellules vésiculeuses, qu’il a clairement observées chez le lapin, 33 étaient privées de prolongements protoplasmiques, 31 en avaient un seul, long de 30 à 150 P, 3 en avaient deux, 1 en avait trois. Les cellules en question ne possèdent donc qu’un appareil protoplasmique rudimentaire. Leurs cylindraxes, dont l’origine et le trajet ont été bien étudiés par Lugaro et par Cajal, se portent oblique-

ANATO.MIE HUMAINE. — T. Il, 6“ ÉDIT. 127

SYSTEME NERVEUX CENTRAL

ment en bas et en arrière (fig. 884,9) pour se jeter finalement dans la petite racine du trijumeau.

La section expérimentale du trijumeau, chez le lapin, détermine dans toutes les cellnles vésiculeuses du côté correspondant ( van Gkhutghen, Kure) des phénomènes de chromolyse. preuve évidente que ces cellules se rattachent réellement à la fonction motrice.

2° Trajet intra-protiibérantiel du trijumeau moteur. — Chacun des deux noyaux précités donne naissance à un faisceau radiculaire. Le trijumeau moteur se trouve ainsi avoir deux racines, que nous distinguerons, d’après leur direction, en supérieure Qiinferieure :

a. Racine inférieure. — La racine inférieure (fig. 886, V’), la plus importante des deux, provient du noyau masticateur : elle est l’ensemble des fibres qui naissent des cellules de ce noyau. Ces fibres, réunies bientôt en un faisceau compacte, se portent obliquement en avant et un peu en haut, traversent l’étage inférieur de la protubérance et s’échappent du névraxe par le même point que la

grosse racine. La racine inférieure est en partie croisée, je veux dire que, ii côté des fihres qui proviennent du noyau masticateur correspondant, se trouvent un certain nombre de fibres (Kôlliker) qui tirent leur origine du noyau du côté opposé. Ainsi s’explique vraisemblablement la synergie des muscles droits et gauches dans les mouvements de mastication.

b. Racine supérieure. — La racine supérieure (fig. 884-, 9), encore appelée racine cérébrale ou racine descendante , émane des cellules vésiculeuses ci-dessus décrites. Les fibres qui la constituent forment un petit faisceau longitudinal, qui vient se jilacer sui* le côté externe de la traînée celluleuse où il prend oingine et qui, recevant continuellement de nouvelles fibres, augmente de volume au fur et h mesure (ju’il descend. Vu sur des coupes transversales de l’isthme (fig. 888, V et 567,3), ce faisceau nous apparaît sous la forme d’un croissant orienté en sens sagittal : sa face interne, légèrement concave, regarde l’aqueduc de Sylvius, dont elle est séparée par un intervalle de 3 ou 4 millimètres ; sa face externe, convexe, répond au pédoncule céréhelleux supérieur. Arrivée au voisinage du noyau masticateur, notre racine descendante, jusque-là longitudinale, s’infléchit en avant et en dehors pour devenir horizontale, rejoint la racine précédente et se fusionne avec elle.

Comme on le voit, toutes les fihres constitutives du trijumeau, qu’elles soient sensitives ou motrices, ascendantes ou descendantes, se portent en convergeant vers cette région de la calotte protuhérantielle qui est située immédiatement en avant du noyau masticateur. Cette région est ce que certains auteurs ont appelé trigernini (le lieu de rassernhlement, le lieu de réunion des fihres du trijumeau).

Fig. 888,

La racine ilescendante du trijumeau, vue sur une coupe transversale passant par les tubercules quadrijumeau.v postérieurs (d'après Mathias Düvai.).

l. noyau d'origine du palliélique. — 2, lubercules quadrijumeaux postérieurs. — 3, pédoncules cérébelleu.x supérieurs. — 4, ruban de Keil. — 5. bandelelle longiludinale postérieure. — IV, IV’, nerf pathétique. — V, racine supérieure du trijumeau.

ORIGINES ET TERMINAISONS REELLES DES NERFS CRANIENS lOlJ

Comme il a été dit plus haut (voy. Pathétique^ p. 1001), les filets radiculaires qui proviennent des cellules vésiculeuses supérieures croisent la portion moyenne du fer à cheval décrit par le pathétique et présentent parfois avec ce dernier nerf des rapports intimes. Nous rappellerons, toutefois, que ces rapports se bornent toujours à une simple contiguïté des deux faisceaux nerveux, lesquels ne doivent pas être plus confondus au point de vue anatomique qu’au point de vue physiologique.

3° Relations centrales du trijumeau moteur. — Le noyau masticateur est l’aboutissant d’un certain nombre de fibres du faisceau géniculé, qui proviennent de la zone motrice de l’écorce cérébrale et lui apportent les incitations motrices volontaires : ces fibres sont croisées. 11 reçoit, en outre, de nombreuses collatérales qui, comme nous l’avons vu plus haut (p. 1007), émanent de la voie centrale du trijumeau : elles sont affectées aux mouvements réflexes.

Voyez, au sujet des origines et terminaisons réelles du trijumeau, parmi les travaux récemment publiés : Beghterew, Ueber d. Faserursprung d . grossen aiifsteigenden Trigeminuswurzeln, Arch. f. Anat., 1886 et 1887 ; — Du même, Ueber die Trigeminuswurzeln, Neur. Gentr., 1887 ; — Homén, Zur Kenntniss d. Ursprungs des Nervus trigeminus, Neurol. Centralbl., 1890 ; — Gudden, Beitr. zur Kenntniss d. Wurzeln des Trigeminusnerven, Allg. Zeitschr., f. Psych. etc., 1891 ; — Lugaro, Suite cellule d’origine délia radice discendente del trigemine, Monit. zool. italiano, 1894 ; — Hôsel, Die Centralwindungen im Centralorgan der Hinterstrânge u. des Trigeminus, Arch. f. Psych., Bd. XXIV, 1892 ; — Du même. Fin weiterer Beitrag zur Lehre vom Verlaufe der Bindenschleife u. centraler Trigeminus fasern beim Menschen, ibid.. Bd. XXV. 1893; — Gajal, Origen del trigemino, Madrid, .1893 ; — Bield, Ueber die spinale sog. aufsteigende Trigeminuswurzel, Wien. klin. Woch., 189.6 ; — Wallenberg, Die secundare Bahn d. sensiblen Trigeminus, Anat. Anzeiger, 1896 ; — SouKHAROFF, De la racine spinale du trijumeau, Rev. neurol., 1897; — Schuzo Die norm. u.

pathol. Structur der Zellen an des cerebralen Wurzel des Nerv. trigeminus, die Kreutzungsf rage der letzt. u. der motorisch. trigeminus Wurzel, Jhb. f. Psych. v, XXIII, fasc. 1 et 2, 1899 ; — Bigkel, Zur Anat. des accessorischen Trigeminuskernes, Arch. mikrosk. Anat. u. Entwicklungsgesch., Bd. 52, H. 2, 1901 ; — Boghenek, La racine bulbo-spinale du trijumeau et ses connexions avec les trois branches périphériques. Le Névraxe, vol. III, f. 1, 1901 ; — van Gehuchten, Racine bulbo-spinale du trijumeau, Le Névraxe, vol., II f. 2, 1901 ; — Du même, La voie centrale du trijumeau, Le Névraxe, 1902; — Johnston, The radix mesencephalica Irigeminis, Anat. Anz., Bd. XXVII, 1903; — Hulles, Zur ver gl. Anat. d. cerebr. Trigeminuswurzel, Arb. Neurol. Instit. Univers. Wien., 1907; — Londen, Rech. sur le ti^ajet central du trijumeau, Petrus Camper, 1907 ; — Wallenberg, Die Endingung d. bulbo-spinalen Wurzeln d. Trigeminus, vestibularis, u. Vagus beim Frosche, Anat. Anz., 1907.

§ VI. — Origine réelle du nerf moteur oculaire externe

Gomme le moteur oculaire commun et le pathétique, le moteur oculaire externe est un nerf exclusivement moteur, ayant la signification d’une racine motrice rachidienne, lise rend, comme son nom l’indique, au muscle droit externe de l’œil, lequel, comme on le sait, porte le globe oculaire du côté externe : c’est Vabducens {abducteur) des anatomistes anglais et allemands.

1° Noyaux d’origine. — Le moteur oculaire externe, comme l’hypoglosse au-dessus duquel il est situé, tire son origine de deux noyaux : un noyau principal et un noyait accessoire.

a. Noyau principal. — Le noyau principal est situé sous le plancher du quatrième ventricule, immédiatement en dehors de la tige du calamus, au niveau de cette saillie, arrondie ou ovalaire, qui porte le nom W eminentia teres (fig. 894, 5). Il se trouve compris dans la concavité de l’anse que forme, au-dessous de l’épendyme, le nerf de la septième paire (fig. 894). Sa longueur est de 3 ou 4 millimètres.

Vu en coupe transversale (fig. 889, 4’), il revêt une forme circulaire ou plutôt

SYSTEMS NERVEUX CENTRAI

ovalaire à grand axe transversal : il mesure, en moyenne, 2 millimètres dans le

sens transversal, t millimètre ou 1 millimètre et demi dans le sens antéropostérieur.

Le noyau de i’oculo-moteur externe fait suite, en bas, à celui de l’hypoglosse, dont il n’est séparé que par un tout petit intervalle. Comme ce dernier, il se rattache, morphologiquement, à la base des cornes antérieures de la moelle épinière. 11 renferme, au milieu d’un riche réticulum fibrillaire, des cellules multipolaires de grosseur moyenne (40 à 50 jx, Kolliker).

Pendant longtemps, on a pensé que le

Fig. 889.

Coupe transversale passant par la partie inférieure de la protubérance, pour montrer l’origine réelle du moteur oculaire externe.

J, (|uatrième ventricule. — 2, faisceau pyramitial. — 3, ruban de Reil. — 4, moteur oculaire externe, avec : 4’ son noyau d’origine. — 5, nerf facial (brandie de sortie), avec : 5’, sa portion moyenne; 5”, son noyau d’origine. — ti, novau du fasciculus teres. — 7, olive supérieure. — 8, nerf vostibulaire, avec 8’, son nojau dorsal externe. — 9, racine descendante du trijumeau. — lU, corps resliforme. — 11, bandelette longitudinale postérieure. — 12, raplié.

détermine aucune dégénérescence dans le nerf aucune libre au nerf lacial. 11 appartient en prc

noyau oculo-moteur externe abandonnait au facial un certain nombre de filets radiculaires, d’où le nom de noyau commun du facial et du moteur oculaire externe que lui donnaient les anatomistes. Cette opinion n’est plus admise aujourd’hui. Elle n’ost pas conciliable, en elfet, avec les deux faits suivants ; Gudden, en arrachant le nert facial dans le crâne, constate que l’atrophie qui est consécutive à cet arrachement n'intéresse que le noyau propre de ce dernier nerf ; d’autre part, la destruction pathologique ou expérimentale du noyau oculo-moteur externe ne acial. Le noyau en question ne fournit donc re au moteur oculaire externe.

1). Noyau accessoire. — Outre le noyau que nous venons de décrire, noyau principal., v.an Gehughten (1893) a signalé, pour le moteur oculaire externe, un deuxième noyau, noyau accessoire, qui se trouve situé en avant du noyau principal, entre celui-ci et le noyau du fascial. Van Gehughten, en raison de sa situation profonde, lui a donné le nom de noyau central, le noyau principal qui fait saillie sur le plancher ventriculaire devenant le noyau dorsal. Le noyau de van Gehughten a été retrouvé et décrit à nouveau par des nombreux neurologistes, notamment par Lugauo (1894), par Pagetti (1896), par SiEMERLiNG et Boedegker (1897), par Giannuli (1898). Quelques auteurs ont cru devoir le rattacher au facial, mais c’est à tort. On peut, en effet, après arrachement du nerf moteur oculaire externe , voir

Fig. 890.

Les filets radiculaires du moteur oculaire externe, vus à l’état de dégénérescence Avaliérienne indirect après arrachement du nerf (d’après une préparation de v.\n Gehughten, avec quehiucs modiücations de détails).

1. sillon médian aiilérieur. — 2, tige du calamus. — 3, noyau oculo-moteur externe. — 4. nerf moteur oculaire externe à sa sortie du bulbe. — .5, ses faisceaux radiculaires avec o’ ceux de ces faisceaux qui, par un trajet récurrent, se rendent au noyau accessoire. — G, noyau accessoire représenté par un simple contour pointillé — 7, olive. — 8, corps resliforme.

ils se portent obliquement

(fig. 890) un certain nombre de fibres dégénérées, arrivées au côté antérieur du noyau dorsal, au lieu de pénétrer dans le noyau comme le font les autres, s’infléchir en avant et en dehors et, par un trajet récurrent, se rendre au noyau ventral.

2® Trajet intra-protubérantiel du nerf moteur oculaire externe. — Les filets radiculaires du noyau dorsal, au sortir de leur noyau d’origine, se portent obliquement en avant, en bas et en dehors, en décrivant dans leur ensemble une légère courbe à concavité interne (fig. 889, 4). Ils traversent successivement le corps trapézoïde, le ruban de Reil, l’étage antérieur de la protubérance et, finalement, s’échappent du névraxe entre le bord inférieur de ce dernier organe et la pyramide antérieure du bulbe. Dans ce trajet intra-protubérantiel, le nerf oculo-nioteur externe chemine à 1 ou 2 millimètres du raphé, laissant en dehors de lui le noyau du facial et l’olive supérieure.

Quant aux filets radiculaires du noyau ventral (fig. 890) en arrière et en dedans vers le côté antérieur du noyau dorsal. Là, ils s’infléchissent en avant et se mêlent aux filets radiculaires issus de ce dernier noyau, dont ils suivent désormais le trajet.

Il convient d’ajouter que tous les filets radiculaires de l’oculo-moteur externe, quelle que soit leur origine, sont directs, je veux dire que, pour l’un quelconque des deux nerfs, ils proviennent toujours du noyau du côté correspondant.

3® Relations centrales du noyau oculo-moteur externe. — Le noyau oculo-moteur externe, comme le noyau oculo-moteur commun, est l’aboutissant ; i° de fibres d’origine corticale, qui lui apportent les incitations motrices volontaires; ces fibres sont croisées ; 2^ de collatérales de la voie sensitive centrale, qui sont affectées au mouvement réflexe; 3® de fibres optiques et acoustiques, qui descendent des tubercules quadrijumeaux antérieurs et lui arrivent par la bandelette longitudinale postérieure (fig. 669) ; ces fibres, comme les précédentes, sont en rapport avec les mouvements réflexes.

Le noyau oculo-moteur externe reçoit, en outre, un certain nombre des fibres efférentes de deux des noyaux terminaux du nerf vestibulaire, le noyau de Deiters et le noyau dorsal interne (voy.

I VllI, Terminaisons réelles de V auditif).

Fig. 8yi.

Schéma représentant, d’après l’hypothèse de Duval et Laborde, le mode d’innervation des muscles droit interne et droit externe de l’œil.

crâniens, Mathias Duval (1880) avait décrit, au nombre des faisceaux etférents du noyau oculo-moteur externe, un faisceau particulier, qui ne se rendait pas à ce dernier nerf, mais suivait un trajet tout spécial. Issu dé la partie antérieure du noyau (fig. 891,7’), il se portait en haut et en avant, longeait quelque temps la ligne médiane en tonnant la partie interne de la bandelette longitudinale postérieure, s’entrecroisait ensuite au-dessous des tuber-

a. œil du côté gauche. — b, œil du côté droit.

1, 1, muscles droits externes. — 2, muscles droits internes. — 3, plancher du quatrième ventricule. — 4. noyau oculomoteur externe. — o, noyau oculo-moteur commun. — 6, nerf moteur oculaire exteime. — 7, nerf du di'oit interne, provenant du noyau oculo-moteur commun du côté corres- ' pondant. — 7’, autre nerf du droit interne, provenant du noyau oculo-moteur externe du côté opposé (ce faisceau n’est plus admis par les anatomistes, voir le texte) . — 8, entrecroisement de ce faisceau avec son homologue du côté opposé.

SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

cilles quadrijumeaux avec le faisceau homologue du côté opposé et se réunissait alors aux faisceaux radiculaires de roculo-moteur commun, pour aller, linalement, se distribuer au muscle droit interne de l'œil.

Grâce à ce faisceau, véritable rameau erratique de l’oculo-moteur externe, que nous avons représenté sur la ligure ci-contre, le noyau d’origine de ce dernier nerf innervait à la fois le muscle droit externe du côté correspondant et le muscle droit interne du côté opposé. Ces deux muscles se contractaient donc simultanément sous rintluence d'une incitation unique, volontaire ou rétlexe, partie du noyau précité, et ainsi se trouvaient expli([ués, d'une façon aussi nette que précise, les mouvements conjugués des yeux dans la vision binoculaire, se portant tous les deux à droite quand l'objet que l’on fixe se trouve situé du côté droit, se tournant tous les deux à gauche quand l'objet se trouve du côté gauche. Ces mouvements conjugués des deux globes oculaires, s'etfectuant sous l’influence d’un seul nerf, ou plus exactement sous l’inlluence d'un seul noyau, rappellent jusqu’à un certain point ce qui se passe pour un attelage avec le système des doubles rênes, chacune des rênes commandant à la fois les deux chevaux et les portant tous les deux du même côté, du côté gauche s'il s’agit de la rêne gauche, du côté droit s'il s’agit de la rêne droite.

Malheureusement pour la théorie, les fibres décrites par ÎNIathias Dcval n'ont été retrouvées par aucun autre histologiste et il est très probable que les fibres croisées, qui pour lui avaient leur origine dans le noyau oculo-moteur externe, ne sont autres que les fibres croisées, admises par tout le monde aujourd'hui, que le noyau oculo-moteur commun jette dans le nerf moteur oculaire comniu du côté opposé. Dès lors, la théorie, émise par Dcvac et Labohde pour expliiiuer la déviation conjuguée des deux yeux dans le regard à droite ou à gauche, descend au rang d'une simple hypothèse, laquelle, du reste, n’est pas conciliable avec le fait suivant. Si l’on sectionne chez le lapin (Biervliet), toiites\Qs branches du nerf moteur oculaire commun et si on examine ensuite avec avec soin le noyau oculo-moteur externe, on constate ([ue toutes les cellules constitutives de ce noyau sont intactes : on n’en voit aucune présentant le phénomène de chromolyse, preuve évidente que de toutes les fibres du moteur oculaire commun, aucune n'a sa cellule d’origine dans le noyau du moteur oculaire externe.

Il convient donc d’abandonner l’hypothèse de Duval et Lauoude et de chercher à la synergie des muscles moteurs de l'œil, une explication plus acce[)table, (lui se trouve vraisemblabtement dans des associations spéciales, soit unilatérales, soit commissuralcs, unissant entre eux tes deux noyaux oculo-moteur commun et oculo-moteur externe.

Au sujet de l’origine réelle du moteur oculaire externe, voyez : Govveus, Ueher den sogen. Faciatis-Abducens Kern, Centralhl. f. d. med. Wiss., 187S ; — Mixcazzini, Intorno ait’ origine reale del nervus abducens. Gaz. med. di Roma, Bd. XVI ; — Lugaho, origine di atcuni nervi encefalici, Arch. di oftalmol., 1904; — van Geiiuchte.x, Rech. sur l'origine réelle des nerfs crâniens, .Journ. d. Neurol., 1898 et Le Névraxe, 1903 ; — Du mè.me, l>e l'existence ou de la non-existence des fibres croisées dans le tronc périphérique des nerfs moteurs crâniens, Journ. de Neurol., 1899 ; — Bacetti, Sopra il nucleo di origine del ?iervus abducens, Laborat. di Anat. normale délia R. università di Roma, 1896 ; — Guërweu, Origine centrale de V abducens, Vratch, 1900 ; — Kaplan u. Finkelnuukg, Beilr. z. Kennlniss des sogen, venlralen Abducenskern, Arch. Psych., Bd. 83, 1900 ; — Hervek, Recherche anatomique de l'origine centrale du nerf oculo-moteur externe {nervus abducejis), Monit. russe Neurol., t. VÜI, p. 4, 1900.

I VIL— OlUCINK RÉELLE DU NERF FACIAL

La septième paire des nerfs crâniens est formée par le facial, auquel on réunit d’ordinaire le petit fdet nerveux appelé nerf intermédiaire de Wrisberg. Le facial et l’intermédiaire de Wrisberg sont des nerfs de valeur très différente et il convient, au point de vue de leur trajet intra-bulbaire, de les étudier séparément.

A . —Nerf facial p r o p r e m e n t ni t

Le facial, proprement dit, abstraction faite de quelques fibres sensitives que lui envoie l'intermédiaire et sur lesquelles nous reviendrons plus loin, est un nerf exclusivement moteur. Il pénètre dans le bulbe au niveau de la fossette sus-olivairc et aboutit, après un trajet fort complexe, à un noyau de substance grise qui se trouve situé en arrière et un peu au-dessus de son point d’émergence. Nous étudierons successivement : 1^ son noyau d'origine ; son Irajet inira-bulbaire \ 3“ ses relations centrales.

1° Noyau d’origine. — Le noyau du facial (fig. 889), o”) est profondément situé à la partie antéro-externe de la calotte protubérantielle, un peu en arrière de l’olive supérieure, entre les faisceaux radiculaires du moteur oculaire externe, qui sont en dedans, et la racine bulbaire du trijumeau, qui est en dehors. Il est formé par une petite colonne de substance grise, dirigée en sens longitudinal et mesurant en moyenne 3““,o de hauteur. Vu sur des coupes transversales, il revêt une forme irrégulièrement circulaire ; son diamètre antéro-postérieur est de ; son diamètre transversal de à 2 millimètres.

Le noyau du facial occupe la partie tout inférieure de la protubérance. Il est placé un peu au-dessus du noyau ambigu, un peu au-dessous du noyau masticateur. Gomme ces deux derniers noyaux, il est le représentant (voy. fig. 500) de la tête des cornes antérieures de la moelle épinière.

Histologiquement, le noyau d’origine du facial se compose essentiellement de grosses cellules multipolaires, mesurant de 50 à 60 a. de diamètre. Sa constitution, cependant, n’est pas homogène et Huguemn a pu le diviser en deux parties : une partie antérieure ou ventrale, de beaucoup la plus importante, où se trouvent les grosses cellules que nous venons de signaler; une partie postérieure ou dorsale, se distinguant de la précédente en ce qu’elle est moins volumineuse et renferme des cellules plus petites.

Les cellules constitutives du noyau du facial baignent au milieu d’un riche lacis fibrillaire, formé par les arborisations terminales des fibres avec lesquelles ces cellules sont en relation. Nous y reviendrons plus loin. Les cylindraxes qu’elles émettent se dirigent en arrière et ce sont eux qui forment les faisceaux radiculaires du facial, dont nous allons maintenant décrire le trajet intra-bulbaire, en allant de son émergence vers son noyau.

2-^ Trajet intra-bulbaire du facial. — Le nerf facial, comme nous l’avons déjà dit plus haut, a dans le bulbe un trajet fort complexe. Il est d’autant plus facile à suivre que l’animal sur lequel on l’examine a une protubérance plus pauvre en fibres transversales. Le chat est, à cet effet, un excellent sujet d’étude : le facial affecte, chez lui, une disposition un peu plus simple que chez l’homme et nous croyons être utile à l’élève en indiquant tout d’abord cette disposition.

a. Le facial chez le chat. — Chez le chat (Mathias Duval), le facial, en pénétrant dans le bulbe, se dirige obliquement d’avant en arrière et de dehors en dedans et atteint le plancher du quatrième ven-

tricule immédiatement en dehors de la tige du calamus (fig. 895, A). Là, se coudant à angle droit pour devenir descendant, il longe de haut en bas la ligne médiane dans une étendue de I ou 2 millimètres.

Puis, se coudant une seconde fois, il se porte obliquement en avant et en dehors et disparaît dans son noyau d’origine ; dans cette dernière partie de son trajet, le facial suit, mais en sens inverse, la même direction que dans sa première portion. Le nerf

facial présente donc, dans son ensemble, la forme d’une anse ou d’un fer à cheval, avec deux branches et une partie moyenne : les deux branches, que l’on

Coupe sagittale du bulbe et de la protubérance du chat, pour indiquer le trajet intra-bulbaire du facial (schématisée d’après une préparation de M. Duval).

Vll, le nerf facial à sa sortie du bulbe,

— 1, 2, 3, les trois portions iulra-bulbaires du nerf facial. — 4, plancher du quatrième ventricule. — 5, face antérieure du bulhe. — 6, noyau du facial.

— 7, uovau du moteur oculaire externe.

SYSTEME NERVEUX CENTRAL

distingue en branche inférieure ou branche d'origine et branche supérieure ou branche de sortie, sont l’une et l'autre horizontales, je veux dire perpendiculaires à l’axe longitudinal du bulbe ; la partie moyenne, que certains auteurs désignent sous le nom de fasciculus teres, est verticale et soulève, de chaque côté de la ligne médiane, le plancher ventriculaire. Ces trois portions du nerf sont en outre comprises dans le même plan et il suffit, pour les avoir toutes les trois sous les yeux, de pratiquer sur le bulbe et la protubérance une coupe longitudinale passant à la fois par sa portion ventriculaire et par son point d’émergence. Cette coupe est

représentée dans la figure cicontre (fig. 892). Elle nous donne une idée très nette de la direction que suit le facial dans son trajet intra-bulbaire.

Ceci étant bien compris, revenons à l’homme.

b. Le facial chez V homme.

— Le facial présente, chez Ehomme, une disposition tout à fait analogue à celle du chat.

Il n’en dilïere que par une légère modification de sa partie moyenne, qu’il nous sera maintenant très facile de saisir. Si nous suivons ce nerf de son point d’émergence vers la profondeur (fig. 893), nous le voyons tout d’abord se diriger obliquement en arrière et en dedans vers le plancher du quatrième ventricule et atteindre ce plancher, non plus sur la ligne médiane comme chez le chat, mais un peu en dehors de cette ligne, sur le coté antéro-externe de cette saillie mamelonnée que nous avons appelée eminentia teres et qui répond au noyau oculonioteur externe. S’infléchissant alors en dedans, il se porte transversalement et horizontalement vers le raphé. Là, il se coude pour la deuxième fois et se porte en bas, en suivant une direction longitudinale, parallèle à la ligne médiane. Après avoir ainsi longé le raphé dans une étendue de 2 millimètres à 2 millimètres et demi, le facial se coude de nouveau pour se porter horizontalement en dehors. Arrivé à l millimètre et demi environ de la ligne médiane, il change une dernière fois de direction et plonge dans la profondeur pour gagner cette fois son noyau d’origine.

Il résulte de cette description que, dans son traj(d intra-bulbaire, le nerf facial change quatre fois de direction et nous présente par conséquent cinq portions,

Fig. 893.

Le facial gauche (portion intra-Imlbaire), ^'u sur le plancher du (luatriènie ventricule; et sur une coupe oblique passant à la fois parle point (l’éinergence du facial, par son noyau d’origine et par le côté externe de l’eininentia teres.

1, plancher du quatrième ventricule. — 2, eminentia teres. — 3, nerf facial, avec ; 4, sa première portion; 5, sa deuxieme j)ortion : (i, sa troisième portion ; 7, sa quatrième portion ; 8, sa cinquième portion ; h, son noyau d'origine. — lU, protubérance annulaire. — 11, trijumeau. — 12, tubercules quadrijumeaux.

séparées par des coudes plus ou moins brusques, savoir (fig. 894 et 895) : 1° une première portion, obliquemment dirigée en arrière et en dedans, qui s’étend de la fossette sus-olivaire au côté antéro-externe de l’eminentia teres ; 2*^ une deuxième portion, transversale et très courte, qui va de ce dernier point à la ligne médiane; 3^^ une troisième portion, celle-ci longitudinale, qui longe la ligne médiane en soulevant plus ou moins à son niveau la paroi ventriculaire; 4° une quatrième portion, a direction transversale et de l millimètre de longueur seulement, qui fuit la ligne médiane pour se porter en dehors ; 5° une cinquième portion, enfin, obliquement dirigée en avant et en dehors, qui s’étend de la portion précédente au noyau d’origine du nerf.

Le nerf facial de l’homme, dans son trajet intra-bulbaire, revêt donc dans son ensemble la forme d’une anse, dont la partie moyenne, sous-jacente au plancher du quatrième ventricule, se serait inclinée vers la ligne médidine Ceiteinclinaison de sa partie moyenne sur la ligne médiane est, du reste, la seule différence qui existe entre le facial de l’homme et celui du chat (voy. fig. 895). Ici encore, nous avons une branche d’origine, une branche moyenne et une branche de sortie branche ascendante, formée par les cinquième et quatrième portions, ci-dessus décrites; 2° une branche moyenne ou intermédiaire, qui n’est autre que la troisième portion, cheminant le long de la ligne médiane; 3° une branche de sortie ou branche descendante, qui est constituée par les deuxième et première portions. Le coude, ordinairement très accusé, que forme la branche intermédiaire pour se continuer avec la branche de sortie (fig. 695,4), porte le nom de genou du facial.

Comme nous le montre nettement la figure 894, la portion moyenne ou ventriculaire du facial contourne les trois côtés antérieur, interne et postérieur du noyau oculo-moteur externe. On croyait autrefois, et nous avons admis nous-même dans les deux premières éditions de cet ouvrage, avec Mathi.\s Duval,

ScHWALBE et autres anatomistes, que le facial, à ce niveau, recevait du noyau précité un certain nombre de fibres additionnelles. Cette opinion, pour des raisons que nous avons déjà fait connaître à propos du moteur oculaire externe (p. i012)

Le trajet du nerf facial sur le plancher du quatrième ventricule [schématique).

1, tige du calamus scriplorius. — 2, deuxième portion du facial. — 3, troisième portion longeant la ligne médiane. — 4, quatrième portion. — • 5, noyau du moteur oculaire externe, formant avec l’anse dont l’entoure le facial V eminentia teres. — 6, situation du noyau masticateur. — 7, locus cœruleus. — 8, aile blanche interne ou noyau de l’hypoglosse.

(Les lignes ponctuées æ, y, z indiquent les niveaux auxquels sont pratiquées les trois coupes successives de la figure 89b.)

1® une branche d'origine ou

Schéma indiquant le trajet intra-bulbaire du facial : A, chez le chat ; B, chez l’homme.

XX, ligne médiane . — a, noyau du facial. — b, noyau du moteur oculaire externe. — 1, 2, 3, les trois portions du nerf facial chez léchât. — 1, 1’, 2, 3’, 3, les cinq portions du même nerf chez l’homme. — 4, genou du facial. — On voit que, chez l’homme, les portions 1’ et 3’ représentent l’extrémité supérieure des portions 1 et 3 du facial du chat, qui se seraient infléchies en dedans.

SYSTEME NERVEUX CENTRAL

est aujourd’hui abandonnée. Le facial ne présente donc avec le noyau oculo-

moteur externe que de simples rapports de contiguïté.

Un point encore controversé est celui de savoir si toutes les fibres constitutives du facial naissent du noyau d’origine correspondant et s’il n’en est pas un certain nombre qui proviennent, à travers le raphé, du noyau du côté opposé, en d’autres ternies s’il y a, oui ou non, pour les libres du facial, une décussalion partielle.

Cette décussation partielle, longtemps rejetée, a été constatée, à l’aide de la méthode de Golgi, par van Gehuchten chez l’embryon de poulet, par Lugaro chez le lapin, par Gajal chez la souris. Nissl et Marinesco, à leur tour, ont constaté, le premier chez le lapin, le second chez le chien, que lorsqu'on sectionne le facial d'un côté, on observe des phénomènes de chromolyse (p. 451), non seulement dans le noyau du côté correspondant, mais encore dans le noyau du côté opposé, preuve évidente, ce semble, que le tronc nerveux sectionné recevait ses fibres à la fois de l’un et de l’autre noyaux.

Sur le terrain de l’anatomie pathologique, je signalerai tout d’abord, comme confirmant les conclusions précédentes, un fait de Bary (1899) qui, chez un phthisique atteint de paralysie faciale droite, aurait constaté que le facial recevait, au niveau de son genou, un petit faisceau radiculaire provenant du noyau du côté opposé. Je rappellerai aussi le fait plus récent de I’arhon et Papinian (1904), relatif à un malade chez lequel un cancer de la région sus-hyoïdienne avait détruit un certain nombre de muscles innervés par l'hypoglosse et par le facial, mais du côté droit seulement ; la mort étant survenue, on constata, à l’autopsie, l’existence de lésions à la fois dans les deux noyaux du facial, le droit et le gauche.

La décussation partielle du fwicial paraissait donc devoir été admise chez I homme comme chez les animaux quand do nouvelles expériences produites par van Gehuchten sont venues tout reriiettre en (juestion. Van Gehuchten, après section ou arrachement de toutes les fibres du facial, constate que cette destruclion du nerf est suivie du phénomène de chromolyse dans toutes les cellules du noyau du côté correspondant, tandis que les cellules du noyau opposé restent toutes normales; et il en conclut que toutes les lil)res qui entrent dans la constitution du nerf facial sont des fibres directes. D’autre part, il arrache le nerf facial chez le lapin et après une survie de 40 jours, en se servant de la méthode de Marchi. il trouve en dégénérescence toutes les fibres radiculaires du nerf lésé, alors que toutes h*s fibres du côté opposé sont normales. Ces deux ordres d’expériences, on le voit, établissent nettement la non-existence des fibres croisées dans le tronc du nerf facial: toutes ses libres sont directes.

Mais il ne faut pas oublier que les expériences précoces de Marinesco et de Nissi. sont en contradiction formelle avefc celles de van Gehuchten. La qu- stion est donc encore en discussion et il est à souhaiter que des recherches nouvelles viennent nous dire de quel côté est la vérité.

Fig. 896.

Trois coupes transversales de la protubérance, passant : A, suivant la

ligne X de la figure 894; B, suivant la ligne y; C, suivant la ligne .:r.

VI. moteur oculaire externe. — Vit, nerf facial. — 1, 2, 3, V, 3, les cinq portions du nerf facial. — 6, noyau oculo-moteur externe. — 7, noyau du facial.

3® Facial supérieur et facial inférieur. — Le nerf facial, comme nous le verrons plus lard, innerve lotis les muscles peauciers de la face. Or, l’observation anatomo-clinique nous apprend que, dans les cas de paralysie faciale d’origine bulbaire (par exemple, dans la paralysie glosso-labio laryngée, où le noyau du facial est complètement détruit), un certain nombre de muscles, appartenant à la région supérieure de la face, ne sont nullement atteints et qu’il en est de même, le plus souvient, dans les paralysies d'origine cérébrale. Ces muscles, ainsi respectés par la paralysie, sont l’oibiculaire des paupières, le sourcilier et le frontal. Nous devons donc admettre, ce semble : 1® que le noyau bulbaire du facial n’innerve pas tous les muscles de la face, mais les muscles inférieurs seulement; que les

trois muscles précités sont sous la dépendance d’un autre 'centre ; 3° qu’en conséquence, il existe, intimement unis dans un même tronc, un nerf facial inférieur et un nerf facial supérieur, ayant chacun son noyau d’origine propre.

a. Noyau facial inférieur. — Le noyau d’origine du facial inférieur ou noyau facial inférieur est le noyau bulbaire, le noyau classique, celui que nous avons décrit plus haut.

b. Noyau facial supérieur. — Le noyau d’origine du facial supérieur ou noyau facial supérieur, celui qui tient sous sa dépendance l’innervation des trois muscles orbiculaire des paupières, frontal et sourcilier, a été considéré pendant longtemps, comme étant placé dans le noyau oculo-moteur externe, lequel devenait ainsi le noyau commun du facial et du moteur oculaire externe. Mais nous avons vu plus haut que cette opinion devait être abandonnée, le noyau en question ne fournissant aucune fibre au facial.

Mendel, sur le lapin et sur le cobaye, pratique l’extirpation des deux paupières, y compris les muscles sourcilier et frontal : or, il constate plusieurs mois après, quand la dégénérescence a fait son œuvre, que le noyau du facial et celui du moteur oculaire externe sont intacts, tandis que le noyau oculo-moteur commun est, à sa partie postérieure, le siège d’une atrophie. D’autre part, l’arrachement du moteur oculaire commun, tout en amenant la dégénérescence de la plus grande partie du noyau oculo-moteur commun, laisse intacte l’extrémité postérieure de ce noyau (Obersteiner). 11 paraît donc rationnel d’admettre, sur la foi de ces deux expériences, se confirmant réciproquement, que le noyau facial supérieur est formé par la portion la plus postérieure du noyau oculo-moteur commun, autrement dit, que les fibres nerveuses destinées aux muscles supérieurs de la face (orbiculaire des paupières, frontal et sourcilier) prennent leur origine à la partie postérieure de ce noyau. Pour Mendel, ces fibres passeraient dans la bandelette longitudinale postérieure (p. 669), descendraient avec elle (fig. 897) jusqu’au genou du facial, et se jetteraient alors dans la branche de sortie de ce nerf, pour gagner en définitive, par la branche temporofaciale, le groupe musculaire qui leur est dévolu.

L’opinion de Mendel, soutenue par les uns, combattue par d’autres, n’a pas résisté aux recherches expérimentales récentes de Marinesco et de van Gehuchten. Ces deux neurologistes, à la suite de nombreuses sections du facial supérieur, ont vu cette section déterminer de la chromolyse dans la partie postérieure du noyau classique du facial et ils n’ont pas hésité à placer dans ce noyau l’origine des fibres qui se rendent aux muscles supérieurs de la face : le noyau en question serait donc à la fois le noyau du facial inférieur et le noyau du facial supérieur, le noyau unique du facial.

C’est là l’opinion admise aujourd’hui par la généralité des anatomistes. Elle est confirmée, du reste, par un certain nombre de faits anatomo-pathologiques observés chez l’homme, notamment par les différentes observations de Parhon et Savü (1900), de Parhon et Papinian (1904), de Parhon et Nadejde (1906), de Parhon et Minea (1907).

Fig. 897.

Schéma, montrant quelle serait, d’après Mendel, l’origine du facial supérieur.

1, nerf moteur oculaire commun, avec r, son noyau d’origine. — 2, nerf facial, avec 2’ son noyau d’origine. — 3, facial supérieur, allant du noyau oculo-moteur commun au tronc du facial.

SYSTEME NEUVEUX CENTUAL

Du ivsLe. les recbcrches précises de Ma.rinesco et de van Gehuchten nous permettent de diviser le noyau d'origine du facial et un certain nombre de parties, morphologiquement et physiologiquement distincts, je veux dire commandant chacun à un groupe de muscles déterminés. Si nous examinons le dit noyau sur unecoupe horizontale, nous constatons (lig. 898)l’existence de trois groupes

cellulaires ; un groupe interne, un groupe postérieur, un groupe antérieur. — Le groupe postérieur ou dorsal occupe comme son nom l'indique, la partie postérieure du noyau. Elle donne naissance aux fibres radiculaires qui se rendent aux muscles supérieurs de la face. C’est le noyau du facial supérieur. — Le groupe interne se subdivise lui-même en deux parties qui se juxtaposent de dehors en dedans. La partie la plus interne (o) est en connexion avec le muscle de l’étrier noyau du muscle de l'étrier). La partie la plus externe tient sous sa dépendance les muscles moteurs du pavillon de l'oreille. — Le groupe antérieur, enfin, est de beaucoup le plus important des trois. 11 tient sous sa dépendance tous les muscles de la face, sauf ceux innervés par 'le facial supérieur. Gomme la précédente, il se subdivise en deux parties: l'une externe, en connexion avec les muscles bucco-labiaux inférieurs ; l’autre interne, en connexion avec les muscles bucco-labiaux supérieurs.

4° Relations centrales. — Les cellules constitutives du noyau facial, avons-nous dit plus haut, sont entourées par un riche lacis fibrillaire.

Ces fibrilles, qui apportent aux cellules en question les incitations motrices destinées à les mettre en jeu, proviennent de diverses sources: 1° de la voie ]njramidale (faisceau géniculé), cette voie est croisée; 2° de la voie spusitive centrale, notaminenl des fibres elïerentcs des noyaux sensitifs du trijumeau; 3® de la voie optique et de la voie acoustique par les libres, déjà plusieurs fois décrites, qui du tubercule quadrijumeau antérieur descendent dans la bandelette longitudinale postérieure.

De ces trois sortes de fibrilles qui se rendent au noyau du facial, les premières (fibrilles de la voie pyramidale) sont affectées aux mouvements volontaires; les autres (fibrilles de la voie sensitive et de la voie sensorielle), aux mouvements réflexes.

Localisations musculaires dans le noyau du facial (d’après van Gehuchten, avec quelques modifications de détails).

XX, ligne médiane. — 1, groupe postérieur ou dorsal

(noyau du facial supérieur). — 2, groupe externe, avec ; 2’ partie interne, en connexion avec le muscle de l’étrier; 2” partie externe en connexion avec les muscles du pavillon de l’oreille. — 3, gioupc postérieur, avec : 3’ jtanie externe en connexion avec les muscles bucco-labiaux inférieurs: 3” partie interne en connexion avec les muscles buccolabiaux supérieurs.

B. — Xkrf intermédiaire de Wrisberg

Le iicrf intermédiaire de Wrisberg émerge de la fossette latérale du bulbe entre le facial et l’auditif. Si nous le suivons de là vers la périphérie, nous le voyons s’engager tout d’abord dans le conduit auditif interne, puis dans l’aqueduc de Fallope et, finalement, se terminer dans un petit noyau de substance grise, qui se trouve appliqué contre le premier coude du facial et que l’on désigne sous le nom de ganglion géniculé.

1® Signification morphologique de l’intermédiaire. — Le ganglion géniculé, comme le ganglion de Gasser, se compose de cellules nerveuses qui, unipolaires chez l’adulte (Lexhossek), sont bipolaires chez l’embryon (lins, Martin) : il a donc la même constitution anatomique que les ganglions spinaux. 11 en a aussi toute

la signification et, du même coup, l’intermédiaire de Wrisberg (fig. 899) doit être homologué à une racine postérieure rachidienne.

Du reste, les fibres constitutives de l’intermédiaire dépassent le ganglion géniculé, comme les fibres de la racine rachidienne dépassent le ganglion spinal. Au sortir du ganglion, elles s’appliquent tout d’abord contre le facial. Puis, elles s’en séparent (en grande partie tout au moins), un peu au-dessus du trou stylo-mastoïdien, pour former la corde du tympan, laquelle, on le sait, vient se distribuer à la partie antérieure de la langue.

Déjà en 1880, Mathias Düval, en s’appuyant surtout sur des faits d’ordre physiologique, avait entrevu et même nettement formulé cette continuité de la corde du tympan et de l’intermédiaire de Wrisberg au niveau du ganglion géniculé. Quel-

Schéma montrant la continuité de la corde du tj'mpan avec l’intermédiaire de Wrisberg et le mode de terminaison de ce dernier nerf dans le bulbe.

1. corde du tympau. — 2, ganglion géniculé. — 3, intermédiaire de Wrisberg, avec ; 3’. son noyau dorsal; 3”, faisceau solitaire. — 4, bulbe. — 5, fibres afférentes de ce noyau. — C, facial. — 7, conduit auditif interne. — 8, aqueduc de Fallope. — 9, rocher. — 10, trou stylo-ma^toïdien. — xx, ligne médiane.

ques années plus tard (1884), Sapolini, à la suite de nombreuses recherches d’anatomie comparative, a établi le fait sur de nouvelles preuves et il a même cru devoir, élevant l’intermédiaire de Wrisberg en dignité, en faire un nerf distinct sous le nom de nerf de la treizième paire. C’est, à mon avis, aller un peu trop loin : car il n’est nullement démontré que le facial èt l’intermédiaire n’entrent pas au delà du ganglion géniculé, en relations intimes ; il est établi, au contraire (voy. plus bas), qu’un certain nombre de fibres issues de ganglion géniculé passent dans le tronc du facial pour se porter, avec lui, aux différentes régions de la face. Dès lors, il me paraît préférable à tous égards de considérer l’intermédiaire de Wrisberg comme une simple racine sensitive annexée au facial, lequel devient ainsi un véritable nerf mixte, comme le glosso-pharyngien et le pneumogastrique.

Plus récemment (1898), Amabilino nous a fourni une nouvelle preuve de la continuité de la corde du tympan et de l’intermédiaire. On sait que les cellules des ganglions spinaux présentent la dégénération de Nissl [Cliromolyse, voy. p. 451) à la suite de la section de leur prolongement périphérique. Or, Amabilino, après avoir réséqué la corde du tympan dans l’oreille moyenne, a constaté, comme conséquence de cette section, que les quatre cinquièmes environ des cellules du ganglion géniculé présentaient une chromolyse plus ou moins accentuée, avec déplacement du noyau à la périphérie ; les fibres constitutives de la corde du tympan représentent donc les prolongements des cellules du ganglion géniculé, de même que les bores sensitives d’un nerf rachidien sont les prolongements des cellules du ganglion spinal correspondant. Et comme, d’autre part, les fibres de l’intermédiaire aboutissent à ces mêmes cellules du ganglion géniculé, on peut établir, en manière de conclusion, que l’intermédiaire de Wrisberg, le ganglion géniculé et la

SYSTEME NERVEUX CENTRAL

corde du tympan sont les trois parties constituantes d'un même neiT, le nerf de la sensibilité gustative des deux tiers antérieurs de la muqueuse linguale.

Nous avons dit que la section de la corde du tympan ne déterminait des phénomènes de chromatolyse que dans les ([iiatre cinquièmes environ des cellules <lu ganglion géniculé ; les autres r('stent inaltérées. Il y a donc un certain nombre de cellules, un cinquième environ, qui envoient leurs prolongements ailleurs que dans la corne du tympan. *

Quel est le chemin suivi par ces libres qui ne passent pas dans la corde du tympan ? Vax Gehuchten, sectionnant le nerf facial au niveau du trou stylo-mastoïdien, observe, au bout de quelques jours, le phénomène de chromolyse dans un certain nombre de cellules du ganglion géniculé. 11 en conclut, avec raison, que le nerf facial renferme un certain nombre de fibres sensitives et que ces libres sensitives ont leur cellule d'origine dans le ganglion géniculé.

Il me paraît rationnel d'admettre que le ganglion géniculé émet encore des fibres antérieures, lesquelles passeid dans les deux nerfs pétreux superliciels pour aller se distribuer à une région encore inconnue.

Au total, le ganglion génicnlé, homologue d’un ganglion spinal, envoie ses fibres efférentes ; l" en grande partie dans la corde du tympan, qui continue, mais incomplètement, l’intermédiaire (le Wrisberg ; 2» pour les centres, dans le tronc même du facial et probablement aussi dans lesdeux nerfs pétnmx superliciels.

2^ Trajet intra-bulbaire et noyaux de terminaison. — De la fossette latérale, où il émerge du bulbe, riutermédiain' de Wrisberg se porte obliquement en

arrière et en dedans, vers le plancher du quatrième ventricule. Après avoir traversé la racine inférieure du trijumeau, il passe dans la formation réticulaire, y chemine quelque temps et, ünalement, vient se terminer dans un noyau de substance grise, qui, pour Mathias Düval, n’est autre chose que l’extrémité toute supérieure de l’aile grise.

Kolliker pense, au contraire, que le noyau en question est la portion supérieure du faisceau solitaire ( voy . Glosso -pharyngien) et, à l’appui de son opinion, il rappelle, outre ses recherches personnelles, celles de Martin et de His, qui, chez l’embryon, ont vu les libres de l’intermédiaire aboutir au faisceau solitaire. Tout en acceptant ces relations de l’intermédiaire de Wrisberg avec le faisceau solitaire, je ne crois pas devoir rejeter entièrement les conclusions auxquelles est arrivé Mathias Düval à la suite de longues et minutieuses recherches, entreprises comparativement chez l’homme et chez le singe.

Nous admettrons donc, pour l’intermédiaire de Wrisberg, deux noyaux d’origine : l’un, dorsal, formé par la partie supérieure de l’aile grise; l’autre, situé un peu en dehors du précédent et constitué par la partie supérieure du noyau solitaire. Il me paraît rationnel de penser que les fibres de ce nerf (fig. 900, 1), analogues en cela aux fibres de toutes les racines sensitives, se bifurquent, après leur entrée dans le bulbe, chacune en deux branches, l’une ascendante, l’autre

Fig. ÜÜO.

C(Uipe transversale du bulbe humain, passant i)ar l’intermédiaire de Wrisberg (d’après Mathias Duval).

I, i|iialrièmc ventricule. — 2, branche d’orifîine du facial, avec 2’, son noyau. — 3, tronc du facial. — 4, nerf auditif, avec 4’, son noyau dorsal externe. — 3, intermédiaire de Wrisberg, avec 5’, son noyau terminal. — (i, racine descendante du trijumeau. — 7, corps restiforme. — 8, protubérance annulaire. — 0, olive. — 10, raplié.

descendante ; et il est très probable que, comme cela a lieu pour le glossopharyngien et le pneumogastrique (voy. ces nerfs), les branches ascendantes se portent vers l’aile grise, tandis que les branches descendantes aboutissent aux cellules du faisceau solitaire.

Gomme on le voit, l’intermédiaire de Wrisberg a exactement le même mode de terminaison et le même trajet intra-bulbaire que le glosso-pharyngien et, d’autre part, il s’échappe du névraxe immédiatement au-dessus de ce dernier nerf. Cette communauté de trajet et de terminaison ont amené Mathias Duval à considérer l’intermédiaire comme un simple faisceau, le faisceau le plus élevé, du glosso-pharyngien qui, au lieu de se joindre au tronc de la neuvième paire et sortir du crâne par le trou déchiré, s’engage dans le conduit auditif interne et (en se continuant par la corde du tympan) gagne la langue par un chemin détourné, à la fois plus long et plus complexe.

Les recherches de Gannieu sur les poissons osseux confirment pleinement cette interprétation ; le groupe de cellules qui, chez les poissons, représente le ganglion géniculé des mammifères supérieurs, envoie ses branches ascendantes dans le noyau terminal du glosso-pharyngien, tandis que ses branches descendantes rejoignent ce même glosso-pharyngien au-dessous du crâne.

La physiologie, à son tour, se montre entièrement favorable à l’opinion émise par Mathias Duval ; l’expérimentation a démontré depuis longtemps, en effet, que le glosso-pharyngien et la corde du tympan jouissent l’un et l’autre des mêmes propriétés fonctionnelles. De ce fait, l’innervation de la muqueuse linguale se trouve ramenée à l’unité : la partie postérieure de cette muqueuse recevant ses nerfs du glosso-pharyngien des traités classiques ; sa partie antérieure recevant les siens du rameau erratique de ce dernier nerf, lequel comme nous l’avons vu, a son ganglion propre et prend successivement les noms à' intermédiaire de Wrisberg et de corde du tympan.

3® Relations centrales. — Les relations centrales de l’intermédiaire de Wrisberg sont vraisemblablement les mêmes que celles du glosso-pharyngien (voy. Glosso-pharyngien, p. 1037j.

A consulter, au sujet des origines et terminaisons réelles du facial et de l’intermédiaire de "Wrisberg, parmi les publications récentes ; Govvers, JJeber d. sog. Facialis und Abducenskern. Centralbl. f. d. med. Wiss., 1878; — Duval (M), Origine du glosso-pharyngien, Journ. de l’Anat., 1880 ; — Retzius, Unters. über die Nervenzetlen der cerebro-spinalen Ganglien u d. übrigen periph. Kopfganglien, Arch. f. Anat. u. Physiol., 1880 ; — Sapolini, Étude anatomique sur le nerf de Wrisberg et la corde du tympan, atc., Journ. de méd. de Bruxelles, 1884 ; — Mendel, IJeber den Kernursprung des Augenfacialis, Neurol. Centralbl., 1887 ; — Martin, Die erste Eniwick. d. Kopfnven beier der Katze, QEsterr. Monastsschr. für Tierheilk., 1890 ; — Penzo, Ueber das Ganglion geniculi u. d. mit. denselben zuzammenhangenden Nerven, Anat. Anz., 1893; — Lenhossék, Das Ganglion geniculi nervi facialis u. seine Verbindungen, Beitr. z. Histol. d. Nervensystems u. d. Sinnesorgane, Wiesbaden, 1894 ; — Popowsky, Zur Entwick des N. facialis beim Menschen, Morphol., Jahrb., 1895; — Gannieu, Remarques sur le nerf intermédiaire de Wrisberg, C. R. Acad, des Sc., 1895; — Popowsky, Zur Entwick, des Nervus facialis beim Menschen, Morph. Jahrb., Bd. XXIII,

1897 ; — Marinesco, L’origine du facial supérieur, Rev. neuroL, 1898, et Rev. génér. Sc., 1898 ; — Amabilino, Sui rapporti del ganglio geniculato con la corda del timpano et col faciali, Il Pisani,

1898 ; — VAN Gehuchten, L’origine du facial chez le lapin, Rev. neuroL, 1898; — Dixon, The sensory distribution of the facial nerve in ma?i, Journ. of Anat. a. Phys., vol. XXXIII, 1898-1899; — Bisghoff, Ueb. den intermedullaren Verlauf des Facialis, Neurol. Centralbl., 1899 ; — Bary, Ueb. die Frage der Kreuzung der Facialis Wurzeln, Neurol. Gentr., 1899 ; — Van Gehuchten, Le nerf intermédiaire de Wrisberg, Le Névraxe, 1900 ; — Weigner. IJeb. d. Verlauf d. Nervus intermedius. Bull, internat, de l’Acad. des Sc. de Prague, 1901 ; — Wyruboff, Eeb. die centr. Endigungen u. Verbindungen des VII et VIII Hirnnerven, Neurol. Centralbl., 1901 ; — Aspissof, Des conducteurs centraux de la branche supérieure du nerf facial, Monit. russe neuroL, t. IX, 1901 ; — Kohnsta.mm, Der Nucléus salivatorius chordæ tympani {nervi intermedii), Anat. Anz., Bd. 21, N. 12-13, 1902; — Tricomi Allegra, Alcune osservaz. sul decorso e sulla origine delle fibre radicolari del faciale, R. Accad. Pelosit., Messina, 1906 ; — Gaetani, Del nervo intermédiare di Wrisbreg e delta corda del timpano. Le Névraxe, 1909: — Parhon et Minea, L’origine du facial supérieur chez l’homme, Presse méd., 1907.

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