CHAPITRE Vil
MÉNINGES
Outre le canal osseux cranio-rachidien, qui Pentoure de toutes parts et le protège contre les violences extérieures, l’axe encéphalo-médullaire possède des enveloppes membraneuses, fqui se disposent concentriquement et que l’on désigne sous le nom générique de méninges (du mot grec q^^i veut dire
membrane). Ces membranes péri-nerveuses sont au nombre de trois et se superposent dans l’ordre suivant : en dehors, une membrane fibreuse, appelée dure-mère ; en dedans, une membrane cellulo-vasculaire, la pie-mère ; entre les deux, une membrane séreuse, remarquable par sa minceur,
V arachnoïde .
Les deux premières méninges, la dure-mère et l’arachnoïde, sont directement appliquées l’une contre l’autre. Mais il n’en pas de même de la seconde et de la troisième ; entre l’arachnoïde et la pie-mère se trouve, en effet, une large espace : cet espace, appelé espace sous-arachnoïdien, est comblé par une nappe liquide que l’on désigne sous le nom de liquide céphalo-rachidien.
Nous avons donc à étudier, à propos des méninges :
1° La dure-mère ;
La pie-mère ;
3° V arachnoïde ;
4° Le liquide céphalo-rachidien.
Nous décrirons dans un dernier article les granulations de Pacchioni qui, par leur nature comme par leur situation, se rattachent directement aux méninges crâniennes.
Fig. 924.
Les circonvolutions cérébrales et leurs enveloppes.
l, centre ovale. — 2, substance grise corticale. — 3, pie-mère {en rouge). — 4, feuillet viscéral et 4’, feuillet pariétal de l’arachnoïde [en bleu)' ; le trait noir qui les sépare l’eprésente la cavité arachnoïdienne ou cavité suhdurale. — 5, dure-mère [en jaune). — 6, paroi crânienne. — 7, téguments*. — 8, 8, espaces sous-arachnoïdiens.