‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 27 sur 166 · LÉS U -M É DP, LA KALI A L E · texte numérisé non relu

LÉS U -M É DP, LA KALI A L E

f A. palatine inlérieure.

1" au cou. . . . ^ A. ptérygoïdienne.

, {Br. cervicales) i A. soUS-Uientalo.

. \ -A. sous-maxillaire.

, a), hr. collatérales, naissant . ; A. massétérine inférieure.

î à la lace. . . ^ A. coronaire inférieure.

\ {Br. faciales) ) A. coronaire supérieure.

[ A. de l’aile du nez.

b). Br. terminale 1 A. angulaire.

Variétés. — La faciale naît fréquemment (l fois sur 4) par un tronc commun avec la linguale [tronc thyro-linçj liai), (Vi^iOzyÜQn (jui s'observe normalement chez un grand nombre d’animaux.

ARTERE CAROTIDE EXTERNE

notamment chez les rongeurs. — On l’a vue, toute petite, se terminer au-dessous du maxillaire inférieur, elle était alors remplacée, pour sa portion faciale, par la nasale et par la transversale de la face. — On l’a vue encore s’arrêter à la< lèvre supérieure, remplacée plus haut par l’artère nasale. — Il est extrêmement fréquent (43 p. 100) d’après Dall’Acqua et Minghetti de la voir se terminer par l’artère de l’aile du nez et non par l’angulaire. — Par contre, on la voit parfois, plus développée que d’habitude, remplacer la nasale et les branches frontales de l’ophthalmique. — Parmi ses branches collatérales, la sous-mentale peut naître de la sublinguale, détachée elle-même de la faciale : elle ne naît jamais de la linguale (Bertelli) : la palatine ascendante peut se séparer isolément de la carotide externe ; l’une ou l’autre des coronaires labiales peut manquer et être remplacée alors par la coronaire correspondante du côté opposé. — 11 n’est pas rare de voir la faciale, outre la palatine inférieure, donner un rameau à l’amygdale. — Voy., au sujet de la faciale, Dall’Acqua e Minghetti, Ricerche di Anal, comparata salle arterie délia faccia, Arch. Anat. e Embriol., 190.5.

4° Artère occipitale. — L’artère occipitale (fig. i36, 16) s’étend de la carotide externe à la partie postérieure de la tête, d’où son nom. Elle naît sur le côté postérieur de la carotide externe, à la même hauteur, ou à peu près, que la faciale et la linguale. De là, elle se porte obliquement en haut et en dehors, en longeant le

Fig. 140.

L’artère occipitale traversant la région de la nuque (T et J).

1, protubérance occipitale externe. — 2, apophyse mastoïde. — 3, apophyse transverse de l’atlas. — 4, trapèze. — 5. sterao-cléido-masto’idien. — 6, splénius. — 7, grand complexus. — 8, 8’, petit coaiplexus. — 9, grand oblique de la tête. — 10, petit oblique. — 11, digastrique. — 12, artère occipitale avec 12’, 12” ses deux branches terminales. — 13, grand nerf sous-occipital d’Arnold.

digastrique, et arrive ainsi sur le côté interne de la mastoïde, entre cette apophyse et l’apophyse transverse de l’atlas. Changeant alors de direction pour devenir horizontale (fig. 140), elle se dirige en arrière et en dehors vers la protubérance occipitale externe. Un peu avant de l’atteindre, elle s’infléchit de nouveau pour devenir ascendante, perfore le trapèze et arrive à la peau de la région occipitale, où elle se termine.

L’artère occipitale, tour à tour obliquement ascendante, transversale et verticalement ascendante, nous offre ainsi à considérer trois portions. Chacune d’elles a des rapports importants. — Dans sa portion obliquement ascendante, l’artère croise tout d’abord le nerf grand hypoglosse et la veine jugulaire interne. Puis, elle s’accole au ventre postérieur du digastrique, dont elle suit successivement le bord inférieur et la face profonde. Dans cette première partie de son trajet, l’artère est profondément placée au-dessous du sterno-cléido-mastoïdien. — Dans sa portion

ANATOMIE humaine;

transversale, l’occipitale est plus profonde encore : elle est recouverte, en effet, par le sterno-cléido-mastoïdien, par le digastrique et par le splénius, dont elle suit les insertions supérieures. Elle chemine sur l’occipital, présentant des rapports plus ou moins intimes avec le petit oblique d’abord, puis avec le grand complexus. Dans toute sa traversée de la nuque, l’artère occipitale est fortement flexueuse, comme nous le montre nettement la figure 140. — Dans sa portion ascendante, enfin, l’artère occipitale se trouve placée tout d’abord au-dessous du trapèze, puis (après avoir traversé ce muscle) au-dessous de la peau.

Envisagée au point de vue de sa distribution, l’artère occipitale, comme les autres branches de la carotide externe, fournit des branches collatérales et des branches terminales .

A. Branches collatérales. — Ces branches collatérales sont :

Vartère sterno-mastoïdienne siipérieicre, qui, comme son nom l’indique, se perd à la face profonde du muscle sterno-cléido-mastoïdien;

:2°Des rameaux musculaires, en nombre variable, qui se détachent à différentes hauteurs de fartère occipitale et se distribuent aux muscles voisins : le ventre postérieur du digastrique, le splénius, le grand et le petit complexus ;

artère stylo-mastoïdienne, qui s’engage dans le trou stylo-mastoïdien, y chemine à côté du nerf facial et se distribue, comme nous le verrons plus tard, à la caisse du tympan, aux cavités mastoïdiennes et aux canaux demi-circulaires ( voy. Oreille moyenne) ; cette artère stylo-mastoïdienne provient souvent de l’auriculaire postérieure ;

4° Une artère méningée, qui pénètre dans le trou mastoïdien, arrive dans le crâne et se perd dans la dure-mère de la région mastoïdienne; cette artère, en traversant le trou mastoïdien, fournit constamment (Hyrtl) un rameau pour le diploé.

B. Branches terminales. — Après avoir perforé le muscle trapèze, l’artère occipitale se divise ordinairement en deux branches : U une branche externe, qui se dirige en dehors et en avant et vient s’anastomoser avec l’auriculaire postérieure ;

une branche interne, qui côtoie la ligne médiane et s’élève jusqu’au sommet du crâne, en s’anastomosant avec celle du côté opposé d’abord, puis avec la temporale superficielle. Ces deux branches terminales de l’occipitale se résolvent en de nombreuses ramifications, toutes irrégulières et flexueuses, qui s’épuisent dans le muscle occipital et dans les téguments de la région occipitale. L’une de ces ramifications (rameau pariétal) s’engage dans le trou pariétal avec les veines émissaires de Santorini et se distribue à la dure-mère.

R É s U .\I É DE l' O C C I P I T A E E

A. sterno-mastoïdienne supérieure.

R. musculaires.

A. stylo-mastoïdienne.

R. méningé.

Branche e.Aterne.

Branche interne.

Variétés. — L'occipitale peut se détacher de la carotide externe, au-dessous de la l'acialo. — Dans son trajet, on l’a vue passer sur la face externe du sterno-cléido-mastoïdien. — On l’a vue aussi, plus profonde que d’habitude, contourner l’apophyse transverse de l'atlas. — Elle peut fournir la pharyngienne inférieure. — On l’a vue se relier à la vertébrale par une forte anastomose. — Hvrtl a vu plusieurs fois l'une des branches de l'occipitale pénétrer dans le diploé à travers la suture occipito-mastoïdienne et devenir de nouveau superficielle après un court trajet: cette disposition est loin d’ctre rare.

5*" Artère auriculaire postérieure. — L’artère auriculaire postérieure (fig. 139, 0)

a) . Br. collalércdes . . . |

b) . Br. terminales ^

ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE

naît sur le côté postérieur de la carotide externe, un peu au-dessus de la précédente, quelquefois par un tronc commun avec elle.

Se portant ensuite verticalement en haut, elle pénètre, peu après son origine, dans l’épaisseur même de la glande parotide. Elle s’en dégage quelques centimètres plus loin et se dirige alors vers la pointe de l’apophyse mastoïde d’ahord, puis vers le sillon (sillon auriculo-mastoïdien) que forme cette apophyse avec le pavillon de l’oreille, région où elle se termine.

Profondément placée à son origine, comme l’occipitale et la faciale, l’artère auriculaire postérieure se dégage bientôt de la face profonde du digastrique, contourne le bord antérieur du sterno-cléido-mastoïdien pour cheminer désormais au-dessous des téguments.

A. Branches gollatékales. — Dans son trajet, l’artère auriculaire postérieure fournit plusieurs branches parolidiennes , qui se distribuent à la glande parotide et à la peau qui la recouvre. Elle fournit aussi, sur bien des sujets, V artère stylo-mastoïdienne décrite cidessus (p. 146) comme branche collatérale de l’occipitale.

B. Branches terminales. — Dans le sillon auriculo-mastoïdien, l’artère auriculaire postérieure se partage en deux branches terminales :

1® Une branche antérieure ou auriculaire ^

, • !.• 1 • t ses branches destinées au pavillon. — 5, ra-

presque toujours multiple, qui recouvre de meaux perforants. - 6, rameaux contournants.

ses ramifications la face interne du pavillon

de l’oreille et envoie à la face externe de ce

même pavillon un certain nombre de rameaux, dits perforants, destinés à la peau de l’hélix, de l’anthélix, de la conque et du lobule (voy., pour plus de détails, dans le tome III, Artères de V oreille externe) ;

2® Une branche postérieure ou mastoïdienne, qui se distribue aux téguments de la région mastoïdienne, en s’anastomosant, d’une part avec l’occipitale, d’autre part avec la temporale superficielle.

L’artère auriculaire postérieure, vue en arrière du pavillon.

3, artère auriculaire postérieure, avec 4, 4’, 4”,

U K S U M É DE l’ A U R I G U L A I R E MASTOÏDIENNE

a) . Br. collatérales

b) . Br. Lerminales.

( R. parotidiens.

\ A. stylo-mastoïdienne.

( Br. antérieure ou auriculaire, f Br. postérieure ou mastoïdienne.

Variétés. — L’artère auriculaire peut n'être qu’une branche collatérale de l'occipitale. — On l’a vue, toute petite, se terminer au-dessus de l’oreille. — Par contre, on l’a vue, plus développée que d’ordinaire, suppléer en partie l’occipitale et la temporale superficielle. — Dans certains cas, elle fournit la transversale de la face.

6® Artère pharyngienne inférieure. — L’artère pharyngienne inférieure (phar y ng O -méningée de Theile) est la moins considérable des branches collatérales fournies par la carotide externe. Elle naît sur le côté interne de cette artère, au même niveau que la linguale. De là, elle se porte verticalement en haut vers la base du crâne, en cheminant entre le pharynx et la carotide interne.

ANGÉIOLOGIE

Dans ce trajet, elle abandonne tout d’abord des branches pharyngiennes et des branches prévertébrales ; elle se termine ensuite, en ïoxxvms^^Oini Y artère méningée postérieure :

Les branches pharyngiennes sont ordinairement au nombre de deux : l’une, inférieure, qui se ramifie dans les muscles constricteurs moyen et inférieur du pharynx ; l’autre, supérieure, qui se distribue plus particulièrement à la portion du pharynx qui avoisine la base du crâne ;

2® Les branches prévertébrales se perdent dans les muscles long du cou, grand droit antérieur et petit droit antérieur de la tête.

3° U artère méningée postérieure, après avoir fourni quelques ramuscules aux nerfs grand hypoglosse, spinal, pneumogastrique, ainsi qu’au ganglion cervical supérieur du grand sympathique, pénètre dans le crâne par le trou déchiré postérieur et se distribue à la portion de la dure-mère qui revêt les fosses occipitales inférieures. Cette artère abandonne fréquemment un petit rameau, qui pénètre dans le crâne à travers le trou déchiré antérieur. Elle fournit encore, dans certains cas, un troisième rameau méningien, qui s’engage dans le trou condylien antérieur et se perd dans cette portion de la dure-mère qui avoisine le trou occipital.

H É s r M É DE LA P H A R V X G I E N N E INFÉRIEURE

a) . Br. colldtérales

b) . Br. terminale.

Br. pharyngiennes.

t Br. prévertébrales.

I A. méningée postérieure.

Variétés. — La pharyngienne inférieure peut naître anormalement de l’occipitale, de la carotide interne et même de la carotide primitive. — Elle peut être double ou même triple (Quain, moi-même). — Elle pénètre parfois dans le crâne par le trou occipital. — Hyrtl a vu, dans deux cas, la pharyngienne inférieure pénétrer dans le crâne à travers le canal carotidien et venir se. terminer dans cette portion de la dure-mère qui avoisine la selle turcique.

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