‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 28 sur 166 · H. — D RANG II ES TERMINALES · texte numérisé non relu

H. — D RANG II ES TERMINALES

Les branches terminales de la carotide externe sont au nombre de deux : la temporale superficielle et la maxillaire interne.

1° Artère temporale superficielle. — L’artère temporale superficielle (139,9), l’une des branches terminales de la carotide externe, naît au niveau du col du condyle du maxillaire inférieur.

De là, elle se porte obliquement en haut et en dehors, glisse entre le tubercule zygomatique et le conduit auditif externe, croise superficiellement l’arcade zygomatique et arrive alors dans la région temporale, où elle se termine en se bifurquant.

A son origine, l’artère temporale superficielle est recouverte par la glande parotide. Elle se dégage de cette glande en atteignant le niveau de l’arcade zygomatique et suit, à partir de ce point, un trajet tout à fait superficiel, ce qui lui a valu son nom : elle n’est plus recouverte, en effet, que par la peau.

A. Branches collatérales. — Chemin faisant, la temporale superficielle fournit plusieurs branches collatérales, savoir :

1° V artère transversale à la face (fig. 139, 10), qui naît au niveau du coi du condyle du maxillaire, chemine d’arrière en avant sur la face externe du masséter entre le canal de Sténon et l’arcade zygomatique, arrive ensuite sur la face externe du muscle buccinateur et s’y résout en de nombreuses ramifications destinées aux parties molles de la joue; constamment, ces ramifications s’anastomosent avec celles de la faciale, de la buccale et de la sous-orbitaire;

ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE

2® Un rameau articulaire^ qui naît souvent de l’artère précédente et se perd dans l’articulation temporo-maxillaire ;

3° La temporale profonde postérieure (fig. 142, 7), qui naît au niveau ou un peu au-dessous de l’arcade zygomatique, se porte obliquement en haut et en dedans, perfore successivement l’aponévrose temporale et le muscle temporal, et chemine alors entre ce muscle et la paroi crânienne, sur laquelle elle creuse ordinairement un sillon (voy. Ostéol., p. 157). Elle se distribue à la partie postérieure du muscle temporal, en s’anastomosant avec les deux autres temporales profondes, l’antérieure et la moyenne, branches de la maxillaire interne ;

4® Des rameaux auriculaires antérieurs, en nombre variable (3 ordinairement), qui se dirigent en arrière et se ramifient sur la face externe du pavillon de l’oreille (voy. t. III, Artères de V oreille externe) ;

5® Un rameau orbitaire , qui longe d’arrière en avant le bord supérieur de l’arcade zygomatique et se porte sur la portion externe du muscle orbiculaire des paupières, où il se termine en s’anastomosant avec la palpébrale supérieure, branche de l’ophthalmique.

B. Branches terminales. — Parvenue à 2 ou 3 centimètres au-dessus de l’arcade zygomatique, la temporale superficielle se divise en deux branches terminales, l’une antérieure ou frontale^ VxuXtq postérieure oo. pariétale :

V La branche frontale, remarquable par les flexuosités qu’elle décrit, se porte en avant et en haut vers la région du front, qu’elle recouvre de ses ramifications.

2° La branche pariétale, également très flexueuse, s’élève vers la région pariétale et s’y distribue, en s’anastomosant avec les artères voisines, l’artère frontale en avant, l’artère auriculaire postérieure en arrière.

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