‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 33 sur 166 · RÉSUMÉ DE LA VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA VERTÉBRALE

^ R. musculaires.

! R. spinaux.

/ A. méningée postérieure.

J A. spinale postérieure.

j A. spinale antérieure.

V A. cérébelleuse inférieure et postérieure.

Br. protubérantielles.

) A. auditive interne.

è A. cérébelleuse inférieure et antérieure.

[ A. cérébelleuse supérieure.

I A. cérébrales postérieures.

Variétés. — Les variétés anatomiques de l’artère vertébrale sont relatives à son origine, à son calibre, à son trajet, à sa distribution :

a. Au point de vue de son origine, la vertébrale peut naître, suivant les cas, de la carotide primitive, de la thyroïdienne inférieure, du tronc bracbio-céphalique ou même de l’aorte. — Dans le cas d’origine sur le tronc bracbio-céphalique, l’artère se détache, soit de ce tronc lui-même, soit de son angle de bifurcation. — Pour ce qui est de l’origine aortique, elle est plus variable encore ; elle a été tour à tour observée pour la vertébrale droite et pour la vertébrale gauche et peut se faire sur les points suivants ; entre le tronc bracbio-céphalique et là carotide gauche, entre les deux carotides, entre la carotide gauche et la sous-clavière gauche, enfin en aval de ce dernier vaisseau. — Dans des cas fort rares, on voit la vertébrale provenir de deux artères d’abord distinctes, puis fusionnées ; ces deux artères d’origine ou racines peuvent émaner l’une et l’autre de la sous-clavière, ou bien l’une de la sous-clavière et l’autre de l’aorte ou de la thyroïdienne inférieure (Quain). — L’artère vertébrale peut même avoir trois branches d’origine, provenant l’une de la sous-clavière, la seconde de la thyroïdienne inférieure, la troisième du tronc brachiocéphalique ou de l’aorte. Ces trois branches d’origine peuvent provenir toutes les trois de la sousclavière (Quain, Dubrueil).

b. Au point de vue de leur calibre, les deux artères vertébrales peuvent être inégales : dans ce cas, c’est généralement la vertébrale gauche (Qu.ain) qui l’emporte sur celle du côté droit. Mais ce n’est pas là une règle absolue ; Gruveilhier a vu, en effet, la vertébrale gauche réduite à un simple ramuscule.

c. Au point de vue de son trajet, l’artère vertébrale peut passer, anormalement, par le trou que l’on rencontre à la base de l’apophyse transverse de la septième cervicale. — Par contre, les faits sont nombreux où cette même artère ne pénètre dans son canal osseux qu’au niveau de la cinquième cervicale, de la quatrième, de la troisième ou même de la deuxième. — On l’a vue ressortir de son canal entre la troisième et la deuxième cervicale et y entrer de nouveau au niveau de l’atlas. — Dans les cas où la vertébrale droite naît de l’aorte en arrière de la sousclavière gauche, elle peut passer en arrière de l œsophage (Stbuthers, H\rtl) pour venir rejoindre l’orifice transversaire de la sixième cervicale du côté droit.

d. Au point de vue de leur distribution, les vertébrales peuvent, ou bien perdre quelques-unes de leurs branches, ou bien présenter quelques branches surnuméraires. — Dans le premier ordre de faits, on a noté l’absence de la cérébelleuse inférieure et postérieure, de la cérébelleuse inférieure et antérieure, de la spinale antérieure gauche, de l’une des artères spinales postérieures et même de la cérébrale postérieure. Toutefois, ce mot à'absence, employé d’ordinaire pour désigner cette espèce d’anomalie, est défectueux ; car le vaisseau, noté comme absent, existe en réalité, mais il est fourni par un vaisseau voisin. — Dans le deuxième ordre de faits, nous voyons le tronc de l’artère vertébrale donner suivant les cas ; la thyroïdienne inférieure, l’intercostale supérieure, la cervicale profonde et même l’occipitale.

— T. Il, 6<= ÉDIT.

!•> De lu portion cervicale.

a). Br. collatérales naissant :

2“ De la portion intracrânienne.

.3® Du tronc basilaire.

b). Br. terminales

En ce qui concerne le tronc basilaire proprement dit, Batujeff [Anat. Anzeiger, 1889) l’a vu naître de la carotide interne. — On l’a vu faire défaut, remplacé alors par les deux artères vertébrales, qui suivaient l’une et l’autre un trajet indépendant, en s'envoyant mutuellement quelques anastomoses transversales. — Dans un cas de Davy, le tronc basilaire, en apparence normal, était divisé en deux canaux latéraux par une cloison impaire et médiane.

A consulter, au sujet de l’artère vertébrale etdutroiic basilaire ; Barbiéri, Monografia delV arteria vertébrale ; — Paterson, Notes on ahnoinnalities witli spécial référencé to the vertébral arteries. Journ. of. Anat-, vol. XVIIl. 1884 : — Hochstetter, Ueber die Entwickehmg der Art. vertebralis, Morpli. Jalirh., 1890 : — Waedever, De la situation de l’art, vertébrale, G. R. Assoc. Anat., 1906.

2° Artère thyroïdienne inférieure. — L’artère thyroïdienne inférieure (fig, 154, M) se détache de la première portion de la sous-clavière, un peu en dehors et en avant de la vertébrale. Elle se dirige tout d’abord verticalement en haut, jusqu’à la hauteur de la cinquième cervicale. Là, s’infléchissant sur elle-même, elle se porte horizontalement en dedans et embrasse dans une première courbe à concavité antérieure lajugulaireinterne, la carotideprimitive, le pneumogastrique et le grand sympathique. Arrivée sur le côté interne de ce paquet vasculo- nerveux, elle se redresse en décrivant une nouvelle courbe à concavité supérieure et atteint le corps thyroïde, où elle se termine.

Au moment où la thyroïdienne inférieure croise la face postérieure de la carotide primitive, elle croise en même temps la vertébrale placée en arrière d’elle, de telle sorte qu’à la hauteur de la cinquième vertèbre cervicale, où s’opère ce double croisement, trois artères importantes, la carotide primitive, la thyroïdienne inférieure et la vertébrale, se trouvent juxtaposées (üg. lo8j suivant une même ligne antéro-postérieure.

Plus haut, au moment de se ramifier sur le corps thyroïdien, la thyroïdienne inférieure présente avec le récurrent des rapports intimes, en passant tantôt en avant, tantôt en arrière de lui (voy. à ce sujet, t. IV, Corps thyroïde).

Les différentes branches fournies par la thyroïdienne inférieure se divisent en branches collatérales et branches terminales.

A. Br.\nches collatérales. — Chemin faisant, la thyroïdienne inférieure émet successivement ;

1° Un rameau œsophagien, qui se distribue à la portion cervicale de l’œsophage et à la partie inférieure du pharynx ;

â*" Des rameaux trachéens, qui se portent à la trachée et s’anastomosent inférieurement avec les artères bronchiques, branches de l’aorte ;

3° \]nrameau laryngé postérieur, constant (Theile), quoique souvent fort grêle, qui gagne la paroi postérieure du larynx et s’y termine, en partie dans les muscles, en partie dans la muqueuse de la région ;

4® Des rameaux musculaires , pour le long du cou, le sterno-cléido-hyoidien, le sterno-thyroïdien, le scalène antérieur ;

Fig. 158.

Rapports respectifs des trois artères carotide primitive, vertébrale et tbyroïdienne inférieure (vue latérale droite).

1, tronc bracliio-céphali(iue. — 2, sous-clavière. — 3, carotide primitive. — 4. vertébrale.

— 5, tliyroïdienne inférieure, avec 5’, cervicale profonde. — b, long du cou. — 7, grand sympatbique. — 8, nerfs cervicaux. — 9, poumon.

— 10, pi-emière côte. — On voit qu’une épingle, enfoncée d'avant en arrière, rencontre à la fois les trois artères carotide primitive, tliyro'idienne inférieure et la vertébrale.

ARTÈRE SOUS-CLAVIÈRE

L’artère cermcale ascendante, qui se sépare de la thyroïdienne, au moment où celle-ci s’incurve en arrière de la jugulaire interne, et s’élève verticalement en haut jusqu’à l’atlas, en abandonnant sur son trajet deux ordres de rameaux ; des rameaux musculaires, pour les muscles prévertébraux, les intertransversaires et les deux complexus ; des rameaux spinaux, qui pénètrent dans les trous de conjugaison et se terminent à la fois dans les corps vertébraux et dans la moelle épinière. Ces derniers rameaux s’anastomosent avec les rameaux spinaux de la vertébrale.

B. Branches termin.ales. — En atteignant le corps thyroïde (fig. 137, 6)^ la thyroïdienne inférieure se divise en trois branches, destinées toutes les trois à cette glande à sécrétion interne (voy. Corps thyroïde) :

1° Une branche inférieure, qui longe horizontalement le bord inférieur du corps thyroïde et s’anastomose, sur la ligne médiane, avec celle du côté opposé ;

2° Une branche postérieure, qui monte le long de son bord postérieur et s’anastomose avec la branche correspondante de la thyroïdienne supérieure ;

3° Une branche profonde, qui se perd à la face profonde du corps thyroïde.

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