RESUME DES ARTERES LOMBAIRES
a). Br. collatérales | R. vertébraux.
f -1 R. vertébral.
^ R. spmal. . . . j R médullaire.
b). Br. terminales .
Br. dorso-spinale.
dorsal. . . . )
S R. musculaires.
R. cutanés.
Br
. abdominale \ musculaires.
f R. cutanés.
Variétés. — Deux artères voisines (du même côté) ou correspondantes (l’une à droite, l’autre à gauche) peuvent naître par un tronc commun. — Dans un cas de Meckel, toutes les artères lombaires d’un côté se détachaient de l’aorte par un tronc unique. — La première lombaire peut provenir de la dernière intercostale. — Cette première lombaire fournissait une capsulaire dans un cas de Dubrueil.
§ III. — Tronc coeliaque et ses branches
Impair et médian, le tronc cœliaque (fig. 183, 3) se détache de la face antérieure de l’aorte, immédiatement au-dessous des diaphragmatiques. Son pointd’émergence, situé un peu au-dessous de l’angle supérieur de l’orifice aortique du diaphragme, répond ordinairement à la partie inférieure du corps de la douzième dorsale.
De son origine, le tronc cœliaque se porte horizontalement d’avant en arrière et un peu de gauche à droite et, après un parcours qui varie de 8 à 15 millimètres, il se divise en trois branches, savoir :
1° une branche droite, destinée au foie,
VaiHère hépatique ; 2° une branche gauche, destinée à la rate, V artère splénique;
3° une branche moyenne, destinée à la petite courbure de l’estomac, V artère coronaire stomachique . Ces trois branches terminales du tronc cœliaque, dont l’ensemble constitue le trépied cœliaque de Haller, naissent très souvent sur le même point : c’est alors, pour le tronc artériel, une division ad modum tridentis, une véritable trifurcation. Mais très souvent aussi, et c’est là probablement la disposition la plus commune (Theile), la coronaire stomachique (fig. 183) se détache la première sur la face supérieure du tronc cœliaque, lequel, à 2 ou 3 millimètres plus loin, se bifurque alors en hépatique et en splénique.
Envisagé au point de vue de ses rapports, le tronc cœliaque répond : 1° en haut et à droite au lobule de Spigel ; 2° en ‘bas, au bord supérieur du pancréas ; 3° à gauche, à la portion cardiaque de l’estomac. Il est enlacé de tout son pourtour, par les mailles du plexus solaire.
Variétés. — Le tronc cœliaque peut être plus long que d’habitude, comme aussi il peut être réduit à une longueur de quelques millimètres seulement. Enfin, il peut manquer, ses trois branches naissant immédiatement de l’aorte. — Il peut n’avoir que deux branches, généralement la coronaire et la splénique, l’hépatique provenant d’ailleurs. — Par contre, il peut avoir
Fig. 183.
Le tronc cœliaque et ses branches.
1, piliers du diaphragme. — 2, aorte. — 3, tronc cœliaque, avec : 4, coronaire stomachique; 5. splénique ; 6, hépatique. — 7, diaphragmatique supérieure. — 8, mésentérique supérieure. — 9, rénales.
ANGÉIOLOGIE
quatre branches au lieu de trois, la branche surnuméraire étant une deuxième coronaire, ou une gastro-duodénale. — On l’a vu fournir encore accidentellement une splénique accessoire, la mésentérique supérieure, la colique moyenne. — Dans le cas où l’hépatique provient de la mésentérique supérieure, le (ronc cœliaque fournit le plus souvent la gastro-épiploïque droite.
1° Artère hépatique. L’artère hépatique (fig. i84, 7 et 186, 5), destinée au foie, comme son nom l’indique, se porte d’abord horizontalement d’arrière en avant et lin peu de ganche à droite, jusqu’au voisinage du pylore. La, elle s’infléchit sur ellemême pour devenir ascendante et gagner le sillon transverse du foie, on elle se termine. Elle nous présente ainsi deiiv portions, l’une horizontale, l’autre verticale.
Dans sa première portion ou portion
Fig. 184.
L’artère hépatique, vue aidérieuie.
l. estomac. — 2, duodénum (première portion). — 3, 3, foie, avec 3, lobule de S|)igel ; 3”, vésicule biliaii-e. — 4, pancréas. — ü, aorte abdominale. — G, tronc cœlia(|ue. — 7. artère hépatique, avec : a, sa portion horizontale ; è, sa |)ortion verticale. — 8, gaslro-épiploïipie droite. — 9. pylorique. — 10, cystique. — 11, veine porte. — 12, cholédoque.
horizontale, l’artère hépatique, située en arrière de la veine porte, chemine au-dessous du lobule de Spigel qu’elle embrasse par sa concavité.
Dans sa deuxième portion ou portion verticale, elle se trouve située entre les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique, en avant de la veine porte et un peu à gauche du canal cholédoque qui, comme elle, s’élèvent vers le hile du foie; elle constitue, avec ces derniers canaux et aussi avec quelques vaisseaux lymphatiques qui les accompagnent, le bord antérieur de l’hiatus de Winslow (voy. Foie).
En atteignant le sillon transverse du foie, l’artère hépatique se divise en deux branches : une branche droite et une branche gauche, lesquelles pénètrent dans le foie et s’y distribuent (*voy. Foie) . Mais déjà l’hépatique a
fourni trois collatérales importantes, savoir: la pylorique , la gastro-épiploïque droite et la cystique.
1° PvLoiuQUE. — Généralement très grêle, la pylorique (fig. 185, se porte d’abord en bas vers le pylore. Puis, elle se dirige horizontalement de droite à gauche, en longeant la petite courbure de l’estomac, et s’anastomose à plein canal avec la coronaire stomachique. Dans son trajet, elle envoie des rameaux descendants à la face antérieure et à la face postérieure de la région pylorique.
2° G.\stro-éi'iploïoüe droite. — Cette artère (fig. 186, 8), remarquable à la lois par son volume et son trajet, se sépare de l’hépatique un peu en dehors de la précédente. Elle descend tout d’abord en arrière de la première portion du duodénum, qu’elle croise perpendiculairement. Puis, elle se recourbe de droite à gauche et longe la grande courbure de l’estomac jusqu’à la partie moyenne de cette courbure, ou elle s’anastomose à plein canal avec la gastro-épiploïque gauche, branche de la splénique. Dans ce long parcours, la gastro-épiploïque droite fournit comme branches collatérales :
a) 'Ldi pancréatico-duodénale, qui se détache au niveau de l’extrémité pylorique de l’estomac, descend entre la deuxième portion du duodénum et la tête du pancréas et se distribue à ces deux organes, en s’anastomosant dans la plupart des cas avec un rameau ascendant de la mésentérique supérieure ;
TRONC COELIAQUE
fi) Des rameaux gastriques, qui se portent de bas en haut sur l’une et l’autre faces de l’estomac et s’anastomosent avec les rameaux gastriques descendants de la coronaire stomachique ;
y) Des rameaux épiploïques, longs et grêles, qui descendent tout d’abord entre les deux feuillets du grand épiploon jusque dans le voisinage du pubis, remontent ensuite avec cet épiploon lui-même jusqu’au côlon transverse, dans les tuniques duquel ils se terminent.
3° Gystique. — L’artère cystique (fig. 186, 7) naît au niveau du sillon transverse du foie, soit de l’hépatique elle-même, soit de sa branche droite. Immédiatement après son origine, elle se porte sur le col de la vésicule biliaire et, là, se divise en deux rameaux : un rameau supérieur, qui se porte sur la face supérieure ou adhérente de la vésicule ; un rameau inférieur, qui se ramifie sur sa face inférieure ou face libre (voy. Vésicule biliaire) .
a). Br. collatérales .
b). Br. teryninales .
RÉSUME DE l’hépatique
1" Pylorique.
2° Gastro-épiploïque droite .
3» Cystique
i A. pancréatico-duodénale.
] R. gastriques.
( R. épiploïques.
I R. supérieur.
I R. inférieur.
1 Br. hépatiques.
Variétés. — L’hépatique peut provenir accidentellement de la mésentérique supérieure. — Elle peut être double ; dans un cas. décrit par Rivero {Gac. méd. de Caracas, 1896) les deux artères se terminaient chacune dans l’un des deux sillons longitudinaux. — Sa branche gauche naît assez fréquemment de la coronaire, quelquefois de la mésentérique ou même de la splénique. — On la voit parfois donner une diaphragmatique. — On a signalé des hépatiques accessoires provenant de la coronaire, de l’aorte, de la mésentérique supérieure, de la rénale droite. — On a vu, de même, l’artère de la vésicule biliaire naître de la mésentérique supérieure. — Bühler (1904) et Brunin (1905) ont rencontré chacun un cas d’anastomose volumineuse jetée, en arrière du pancréas, entre la portion initiale de l’hépatique et la portion initiale de la mésentérique supérieure, anomalie qui s’explique nettement par ce développement : c’est un reste de l’artère omphalomésentérique (voy. à ce sujet ; Tandler, Ueb. d. Varietàten d. Art. Cœliaca u. deren Entwickelung, Anat. Heft., 1904; — Bülher, Morphol. Jahrb., 1904; — Brunin, Anat. Anz., 1905 ; — Gentès et Philip, Bibliogr. Anat., 1907).
2° Artère splénique. — L’artère splénique (fig. 185, 6), la plus volumineuse des trois branches du tronc coeliaque, se porte de droite à gauche vers la rate, à laquelle elle est principalement destinée. Elle longe tout d’abord le bord supérieur du pancréas, en décrivant au-dessus de cet organe des flexuosités nombreuses. Elle pénètre ensuite dans l’épiploon gastro-splénique et se divise, en atteignant le hile de la rate, en quatre ou cinq branches terminales : ces branches pénètrent dans le parenchyme de la rate et s’y distribuent en conservant toujours leur indépendance réciproque ; nous les retrouverons en étudiant la rate (voy. Rate). Au cours de son trajet, l’artère splénique fournit, en outre, de nombreuses branches collatérales, savoir ; les pancréatiques, la gastro-épiploïque gauche et les ruisseaux courts.
Pancréatiques. — En nombre variable, les branches pancréatiques se détachent de la splénique au moment où cette artère passe au-dessus du pancréas et se distribuent aux deux faces de cette glande (voy. Pancréas).
2® Gastro-épiploïque gauche. — La gastro-épiploïque gauche (fig. 185, o'Q naît au niveau de la grosse tubérosité de l’estomac et se dirige d’abord en bas et en avant sur l’extrémité gauche de la grande courbure. Puis, elle parcourt horizontalement de gauche à droite cette grande courbure jusqu’à sa partie moyenne, où elle
ANGEIOLOGIE
s’anastomose à plein canal avec la gastro-épiploïque droite, branche de l’hépatique.
Gomme cette dernière, la gastro-épiploïque gauche fournit dans son trajet :
a) Des rameaux ascendants ou gastriques , qui se répandent de bas en haut sur les deux faces de l’estomac;
Des rameaux descendants ou épiploïques, qui cheminent d’abord de haut en bas, puis de bas en haut, entre les deux feuillets du grand épiploon jusqu’au colon transverse, où ils se terminent.
3® Vaisseaux courts. — Les vaisseaux courts {vasa breviora), ainsi appelés à cause de la brièveté de leur trajet, sont au nombre de deux à six, tirant leur origine, soit de la splénique , soit de l’une ou l’autre de ses branches terminales (fig. 183,5'”). Ils se portent horizontalement sur la grosse tubérosité de l’estomac et s’y ramifient, en s’anastomosant, d’une part avec les rameaux gastriques de l’artère ues de la coronaire stomachique
Fig. 185.
Les artères splénique et coronaire stomachique.
(L’estomac a été érigné en haut pour laisser voir le pancréas, la rate et le duodénum.)
A, estomac. — B, duodénum. — C, jéjunum. — L), pancréas. — E, rate. — 1. aorte. — 2, tronc cœliaque. — 3, artère hépatique, avec : 3’, gastroépiploïque droite ; 3'", pylorique. — 4, coronaire stomachi(pie. — 5, sj)lénique. avec : 5’, ses rameaux pancréatiques; 5”, gastro-épipinûjue gauche ; 3”’, les vaisseaux courts ; 3””, les branches épiploïques coupées à quelques centimètres de leur origine. — 0, branche pancréatico-duodénale de la gastro-épiploïoue droite, formant avec une branche de T, l’artère mésentérique supérieure, l’arc pancréatico-duodénal. — 8, xeine porte. — 0, veine splénique. — 10, grande veine jnésaraïque.
précédente, d’autre part avec les rameaux cardiaq (voy. Estomac).
a) . Br. collatérales .
b) . Br. terminales .