RÉSUMÉ DE LA SPLÉNIQUE
^ 1° Pancréatiques.
2» Gastro-épiploïque gauche. . . .
I 3® Vaisseaux courts.
( R. gastri([ues.
( R. épiploïques.
I Br. spléniques.
Variétés. — La splénique peut naître directement de l’aorte. — Elle peut naître encore par un tronc commun avec la mésentérique supérieure. — Elle se divise quelquefois en deux branches à peu de distance de son origine. — On l’a vue fournir accidentellement : la branche gauche de l’artère hépatique, une hépatique accessoire, la gastro-épiploïque droite, la colique moyenne, la mésentérique inférieure.
3° Artère coronaire stomachique. — L’artère coronaire stomachique (fig. 185, 4 et 186, 3), ainsi appelée parce qu’elle parcourt à la manière d’une demi-couronne la petite courbure de l’estomac, est la plus petite des trois branches du tronc cœliaque. Elle se porte d’abord en haut et à gauche sur le côté du cardia. Puis, elle s’infléchit brusquement sur elle-même et descend alors le long de la petite courbure de l’estomac, jusqu’au voisinage du pylore, où elle s’anastomose à plein canal, comme nous l’avons déjà vu, avec la terminaison de la pylorique, branche de l’hépatique.
TRONC COELIAQUE
Chemin faisant, la coronaire stomachique abandonne par sa concavité quelques rameaux ascendants, toujours fort grêles, qui se perdent entre les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique. Par sa convexité, elle fournit des rameaux plus importants que l’on distingue en rameaux œsophagiens, rameaux cardiaques et rameaux gastriques :
I ® Rameaux oesopha - GiENS , — Les rameaux œsophagiens {artères œsophagiennes inférieures) se jettent sur la portion abdominale de l’œsophage . Un certain nombre d’entre eux traversent l’orifice œsophagien du diaphragme et se distribuent à la partie inférieure de l’œsophage thoracique, en s’anastomosant avec les artères œsophagiennes moyennes venues de l’aorte (p. 199).
2° Rameaux cardiaques.
— Les rameaux cardiaques se portent transversalement sur les deux faces du cardia et descendent ensuite sur la grosse tubérosité de l’estomac, où ils s’anastomosent avec les vaisseaux courts.
3° R.^meaux gastriques.
— Nés de toute la longueur de la coronaire, les rameaux gastriques descendent, en se ramifiant, sur l’une et l’autre faces de l’estomac et s’y anastomosent avec les rameaux gastriques ascendants, provenant des deux gastro-épiploïques droite et gauche.
II résulte de la description qui précède relativement aux anastomoses des artères destinées à l’estomac, que cet organe est entouré par un cercle complet qui, partant du cardia, longe d’abord la petite courbure, descend ensuite en arrière du pylore, contourne la grande courbure et remonte le long de la grosse tubérosité jusqu’au cardia, son point de départ. La partie supérieure et la partie inférieure de
Fig. 186.
Artères de l’estomac, du foie et du grand épiploon.
A, foie. — B, vésicule biliaire. — C, estomac. — D, rate, érignée au dehors. — E, duodénum. — F, grand épiploon. — G, péritoine pariétal, rabattu en bas. — H, cæcum. — I, côlon ascendant. — J, côlon transverse — K, côlon descendant. — L, côlon iliaque. — M, côlon pelvien.
1, aorte. — 2, tronc cœliaque. — 3, artère coronaire stomachique. — 4, artère splénique. — 5, artère hépatique. — .6, pylorique. — 7, cystique. — 8, gastro-épiploïque droite, s’anastomosant avec 9, gastro-épiploïque gauche. — 10, 10, rameaux du grand épiploon. — 11, veine porte.
ANGÉIOLOGIE
ce grand cercle gastrique sont réunies i’iine à l’autre par des anastomoses verticales, occupant les unes la face antérieure, les autres la face postérieure de l’estomac.
Il est facile de se rendre compte que les anastomoses antérieures (celles qui se trouvent sur la face antérieure de l’estomac), réunies aux anastomoses postérieures correspondantes (celles qui se trouvent sur la face postérieure), constituent autant de nouveaux cercles, dont le plan est perpendiculaire au grand cercle gastrique, ou, ce qui revient au même, à l’axe longitudinal de l’estomac. Nous verrons plus loin, en étudiant l’estomac, comment se terminent ces artères (voy. Estomac).
UÉSUMÉ DE L.\ CORONAIRE STOMACHIQUE
' 1“ Par sa concavité | R. épiploïques.
a). Br. collatérales ... (R. œsophagiens.
f 2° Par sa convexité ^ R. cardiaques.
( R. gastriques.
b). Br. terminales. . • • | S’anastomose avec la pylorique.
Variétés. — La coronaire stomachique naît quelquefois directement de l’aorte. — On l’a vue double. — Elle fournit parfois une ou plusieurs diaphragmatiques, une splénique accessoire, une hépatique accessoire. — Hyrtl décrit comme une disposition constante la présence d’une branche, qui remonterait vers l’extrémité gauche du sillon transverse du foie et, là, s’anastomoserait avec la branche gauche de l’artère hépatique. — Voy. Leriche et Villemin, Le rameau hépatique de L’artère coronaire stomachique, G. R. Soc. Biol., 1907.
§ IV.— Artère mésentérique supérieure
Impaire et médiane, l’artère mésentérique supérieure (fig. 187, 1) se détache de la face antérieure de l’aorte, à I ou 2 centimètres au-dessous du tronc cœliaque, et se distribue, par des branches fort nombreuses, à tout l’intestin grêle et à la moitié droite du gros intestin.
Immédiatement après son origine, la mésentérique supérieure se porte en arrière du pancréas. Elle se dégage de cette glande au niveau de son bord inférieur et croise alors verticalement la face antérieure du duodénum. S’engageant ensuite entre les deux feuillets péritonéaux du mésentère, elle descend dans la fosse iliaque droite, en décrivant dans son ensemble une longue courbe à convexité dirigée à gauche. Elle se termine dans la région iliaque, en s’anastomosant avec la colique inférieure droite, l’une de ses propres branches, et en jetant un certain nombre de rameaux sur l’extrémité inférieure de l’iléon.
Avant son entrée dans le mésentère, la mésentérique supérieure fournit quelques rameaux au pancréas et au duodénum, rameaux pancréatiques et duodénaux, et une artère paner éatico-duodénale , qui se distribue à la fois à ces deux organes. Arrivée dans le mésentère, dont elle suit le bord postérieur, elle émet ; par sa concavité^ trois grosses branches qui se portent à la moitié droite du côlon et qu’on appelle pour cette raison artères coliques droites ; 2° par sa convexité, une longue série de rameaux qui sont destinés à l’intestin grêle, ce sont les branches de V intestin grêle.
1° Rameaux pancréatiques. — Les rameaux pancréatiques naissent de la mésentérique supérieure en arrière du pancréas (voy. Pancréas) et se distribuent à cette glande, en s’anastomosant avec les rameaux pancréatiques fournis par la splénique.
2® Rameaux duodénaux. — Les rameaux duodénaux se séparent également de la mésentérique supérieure à son passage au-dessous du pancréas. Ils se jettent sur la quatrième portion ou portion ascendante du duodénum.
ARTÈRE MÉSENTÉRIQUE SUPÉRIEURE
3° Artère pancréatico-duodénale. — Très variable comme volume, cette branche de la mésentérique supérieure chemine de gauche à droite et de bas en haut, entre la tête du pancréas et le duodénum. Elle s’anastomose avec une artère de même nom (p. 208), qui provient de la gastro-épiploïque droite (voy. Pancréas).
4“ Artères coliques droites. — Ces artères, destinées à la moitié droite du gros intestin, tirent leur origine de la concavité de la mésentérique supérieure. Elles passent du mésentère, où elles sont primitivement contenues,dans cet autre repli du péritoine (mésocôlon lombaire droit) qui rattache la moitié droite du gros intestin à la paroi postérieure de l’abdomen.
On compte trois artères coliques droites (quelquefois deux seulement), que Ton distingue en supérieure , moyenne et inférieure :
cl) La colique droite supérieure naît le plus souvent à la hauteur du duodénum. Elle se porte obliquement en haut et en dehors et se bifurque en deux branches : l’une, ascendante, qui s’anastomose par inosculation, sur la ligne médiane, avec le rameau analogue de la colique gauche supérieure (voy. plus loin, p. 219); l’autre , descendante, qui s’anastomose de la même façon avec une branche ascendante de la colique droite moyenne.
P) La colique droite moyenne
branches : une branche ascendante, qui se réunit avec la branche descendante de l’artère précédente; une branche descendante, qui s’anastomose, toujours à plein canal, avec la branche ascendante de la colique droite inférieure.
y) La colique droite inférieure, encore appelée iléo-colique (Haller), se sépare
Fig. 187.
Artère mésentérique supérieure et ses branches.
A, cæcum. — B, côlon ascendant. — C, côlon transverse, érigné en haut. — D, côlon descendant. — E, intestin grêle, érigné en bas et à gauche.
1, tronc de l’artère mésentérique supérieure, — 2, colique droite supérieure. — 3, colique droite moyenne. — 4, colique droite inférieure, s’anastomosant en 4’, avec la terminaison de la mésentérique supérieure. — ô, 5, artères de l’intestin grêle. — 6, une artère pancréatico-duodénale. — 7, grande veine mésaraïque.
se dirige horizontalement en dehors et se divise de même’’''en deux
ANGÉIOLOGIE
de la mésentérique supérieure un peu au-dessus du cæcum. Elle affecte dans son trajet, une direction oblique en bas et en dehors. Gomme ses homologues, elle se divise, peu après son origine, en deux branches : l’une, ascendante, qui s’anastomose, comme nous venons de le voir, avec la branche descendante de la colique droite moyenne ; l’autre, descendante, qui se recourbe en bas et en dedans pour se réunir avec la terminaison de la mésentérique supérieure.
De ces différentes anastomoses, par lesquelles se terminent les artères coliques droites, résulte une série de longues arcades dont la convexité regarde le gros intestin.
Ces arcades donnent à leur tour naissance, par leur convexité, à de nouvelles artères, plus petites, mais aussi plus nombreuses que les coliques dont elles émanent. Elles se dirigent toutes vers le gros intestin et s’y terminent, soit directement, soit en formant de nouvelles arcades : les inférieures se ramifient sur le cæcum, en envoyant constamment un rameau long et grêle à l’appendice cæcal ; les mojænnes se distribuent au côlon ascendant; les supérieures se rendent à la moitié droite du côlon transverse (voy. Gros intestin).
5° Branches de l’intestin grêle. — Les branches de l’intestin grêle (fig. 187, 5), en nombre fort variable (de 12 à 20j, naissent toutes de la convexité de la mésentérique supérieure. Immédiatement après leur origine, elles pénètrent
Fig. 188.
Une anse d'intestin grêle, pour montrer le mode de distribution des artères intestinales.
1, 1, deux branches artérielles s’anastomosant en anse en 1’. — 2, 2, 2, rameaux naissant de la convexité de cette anse pour former un système d’anses plus petites. — 3, 3, 3, brandies terminales.
entre les deux feuillets du mésentère et se portent obliquement en bas et en avant, vers le bord concave de l’intestin gvêle.
Après un trajet de 8 à 10 centimètres, ces artères se divisent chacune en deux rameaux, l’un supérieur, l’autre inférieur : le rameau supérieur s’anastomose par inosculation avec le rameau inférieur de l’artère qui est au-dessus; le rameau inférieur s’anastomose, de même, avec le rameau supérieur de l’artère qui est audessous. De ces anastomoses, il résulte une longue série d’arcades, dont la convexité est tournée en avant du côté de l’intestin grêle.
De chacune de ces arcades
partent en divergeant quatre ou cinq rameaux, qui se bifurquent et s’anastomosent à leur tour, en donnant naissance à une nouvelle série d’arcades, plus petites que les précédentes. Au-devant d’elles se trouve une troisième et quelquefois même une quatrième série d’arcades, formées de la même façon, toujours de plus en plus petits, mais toujours orientées dans le même sens, la convexité regardant l’intestin. Finalement, on voit se détacher des dernières arcades une multitude d’artérioles qui se jettent sur les deux faces de l’intestin grêle et se ramifient dans
ARTÈRES RÉNALES 2d5
ses différentes tuniques, suivant une modalité que nous étudierons plus tard (voy. Intestin grêle).