‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 54 sur 166 · RÉSUMÉ DE LA MÉSENTÉRIQUE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA MÉSENTÉRIQUE SUPÉRIEURE

R. pancréatiques.

i R. duodénaux.

\ A. pancréatico-duodénale.

a) . Br. collatérales ^ A. colique droite supérieure.

j A. colique droite moyenne.

I A. colique droite inférieure.

\ Br. de l’intestin grêle.

b) . Br. terminale | R. anastomotique.

Variétés. — La mésentérique supérieure peut naître par deux racines. — Elle peut naître encore par un tronc commun avec l’hépatique, par un tronc commun avec l’artère cœliaque (disposition qui est normale chez quelques animaux) . — Elle fournit accidentellement : la gastro-duodénale, la gastro-épiploïque droite, une pancréatique, une hépatique ou hépatique droite, ou une splénique accessoire, l’artère de la vésicule biliaire. — Dans un cas d’absence de la mésentérique inférieure (Fleischmann), la mésentérique supérieure fournissait les coliques droites et l’hémorrhoïdale supérieure. — Elle peut recevoir une grosse anastomose de l’hépatique (voy. Hépatique) . — Haller et Hyrtl ont observé chacun un cas de persistance de l’artère omphalo-mésentérique ; dans le cas de Haller, l’artère anormale se dirigeait vers l’ombilic et jetait une branche surl’ouraque ; dans le cas de Hyrtl, elle se perdait dans le muscle grand droit de l’abdomen.

§ V. — Artères capsulaires moyennes

Au nombre de deux, l’une droite, l’autre gauche, les artères capsulaires moyennes (fig. 182, 6) naissent sur les côtés de l’aorte, un peu au-dessous du point d’émergence de la mésentérique supérieure. De là, elles se portent horizontalement en dehors, glissant entre le péritoine et les piliers du diaphragme, et viennent se terminer sur les deux faces des capsules surrénales où elles s’anastomosent, d’une part avec la capsulaire supérieure, branche de la diaphragmatique inférieure, d’autre part avec la capsulaire inférieure, branche de la rénale (voy. Capsules surrénales) .

Variétés. — La capsulaire moyenne peut être très grêie et même faire défaut ; elle est suppléée, dans ce cas, par la capsulaire supérieure ou par la capsulaire inférieure. — On la voit quelquefois donner naissance à la spermatique, surtout du côté gauche.

§ VI. — Artères rénales

Au nombre de deux, l’une droite, l’autre gauche, les artères rénales ou émulgentes (fig. 182,5) sont destinées aux reins. Ce sont elles qui apportent à ces organes les matériaux de l’excrétion urinaire.

1° Origine et trajet. — Les deux artères rénales prennent naissance sur les côtés de l’aorte, à un travers de doigt au-dessous de la mésentérique supérieure, le plus souvent au niveau de la moitié inférieure de la première vertèbre lombaire. Puis, elles se portent obliquement en bas et en dehors, chacune vers le hile du rein correspondant. C’est là qu’elles se terminent, nous dirons tout à l’heure comment.

Les artères rénales sont remarquables par leur développement, lequel est en rapport, moins avec le volume du rein, qu’avec l’activité de cet organe fonctionnant comme émonctoire de l’économie.

La longueur des artères rénales est différente à gauche et à droite : l’artère rénale gauche mesure 3 ou 4 centimètres ; l’artère rénale droite, 5 ou 6 centimètres. Celle-ci l’emporte donc sur l’autre de 10 à 20 millimètres.

ANGÉIOLOGIE

2° Rapports. — Envisagées au point de vue de leurs rapports, les artères rénales reposent, en arrière, sur la colonne lombaire et sur les piliers du diaphragme, dont elles croisent la direction ; plus en dehors, elles sont placées sur les attaches vertébrales du grand psoas et sur le petit psoas. Entre le vaisseau et le plan vertébral s’étale une couche cellulo-adipeuse, dans laquelle se trouvent la veine lombaire ascendante (origine de l’azygos), un riche plexus nerveux, le tronc même du sympathique abdominal et, enfin, un certain nombre de ganglions lymphatiques.

En avant, les artères rénales répondent aux veines rénales et au péritoine ; l’artère rénale du côté droit est croisée, en outre, par la veine cave inférieure.

Fig. 189.

Les artères et veines rénales, vue antérieure.

(Les lignes pointillées indiquent le contour de l’estomac et du duodénum.)

1, aorte abdominale. — 2, veine cave inférieure. — 3, 3’, artère et veine rénales. — 4, tronc cœliaque, avec ses trois branches (hépatique, splénique et coronaire stomachique). — 5, mésentérique supérieure. — 6, artère spermatique. — 7, veine spermatique gauche. — 8, piliers du diaphragme. — 9, psoas. — 10, rein. — 11, bassinet et uretère. — 12, capsule surrénale.

3^ Distribution. — Dans leur trajet de l’aorte au hile du rein, les artères rénales fournissent quelques branches collatérales, savoir :

1° Des rameaux ganglionnaires, au nombre de 7 ou 8, qui naissent de l’artère rénale, tout près de son origine, et se jettent, après un trajet toujours fort court, dans les ganglions qui avoisinent la première et la seconde vertèbres lombaires ;

2° La capsulaire inférieure, qui se porte obliquement en haut et en dehors vers la partie inféro-interne de la capsule surrénale, à laquelle elle se distribue en s’anastomosant avec les autres artères capsulaires;

3*^ Des rameaux musculaires , toujours très fins, pour les piliers du diaphragme;

Des rameaux pyéliques et urelériques, pour le bassinet et la partie supérieure de l’uretère ; il existe ordinairement deux artères uretériques, l’une pour la face antérieure du conduit, l’autre pour sa face postérieure ;

0° Des rameaux capsulo-adipeux , souvent très développés, pour la couche graisseuse qui entoure le rein.

Arrivées au hile, les artères rénales se partagent chacune en deux ou trois branches, dites branches terminales. Ces branches, après s’être divisées et subdivisées elles-mêmes, pénètrent dans le parenchyme rénal entre le bassinet et les divisions de la veine rénale, et se terminent dans cet organe suivant une modalité, aujourd’hui assez bien connue, que nous étudierons plus tard (voy. Reins).

RÉSUMÉ DE l’artère RÉNALE

( A. capsulaire inférieure.

T. Il ) R- musculaires.

ai. Br. collaterales ^ bassinet et de l’uretère.

( R. capsulo-adipeux.

b;. Br. terminale | Artères rénales proprement dites.

Variétés. — L’artère rénale peut être double, triple, quadruple et même quintuple; cette ano-

ARTERES SPERMATIQUES ET OVARIENNES

malie s’explique par ce fait que les branches terminales de la rénale s’isolent plus tôt que d’habitude. — La rénale droite et la rénale gauche peuvent naître par un tronc commun (Poutal). — On a vu la rénale droite passer au-devant de la veine cave inférieure. — Dans les cas de déplacement du rein, l’artère rénale se détache d’ordinaire du tronc le plus voisin : c’est ainsi qu’on l’a vue naître de la mésentérique inférieure, de l’extrémité inférieure de l’aorte, de l’iliaque primitive, de l’iliaque interne, de la sacrée moyenne. — On rencontre parfois des branches aberrantes, qui, au lieu de se rendre au hile, abordent le rein, soit par sa face antérieure, soit au voisinage de l’une ou l’autre de ses extrémités. — La rénale fournit anormalement la diaphragmatique inférieure, la capsulaire moyenne, la spermatique gauche ou une spermatique accessoire, une ou plusieurs lombaires, l’hépatique ou des branches accessoires pour le foie, des branches pancréatiques, des branches intestinales.

La capsulaire inférieure peut faire défaut, comme aussi elle peut, plus développée qu’à l’ordinaire, donner naissance à la diaphragmatique inférieure. — Je l’ai vue, dans un cas, jeter deux branches très volumineuses dans la partie antérieure de la capsule du rein.

Au sujet de l’artère rénale et de ses variétés, voyez Macalister, in Journ. of. Anal, and Phys., 1883, vol. XVII, p. 250 ; Schmerber, Recherches anatomiques sur V artère rénale, Th. de Lyon, 1893 ; WiART, Note sur le mode de division de l’artère rénale et les rapports de ses branches au niveau du hile, Bull. Soc. anat., 1897.

§ VIT.— Artères génitales : spermatiques et ovariennes

Ces artères^ au nombre de deux. Tune gauche, l’autre droite, sont destinées à la glande génitale, le testicule chez l’homme {artères spermatiques)^ l’ovaire chez la femme [artères ovariennes) .^o\xs> les décrirons séparément dans l’un et l’autre sexes.

l*" Chez l’homme : artères spermatiques. — Les artères spermatiques (fig. 182, 7) naissent sur la face antérieure de l’aorte, un peu au-dessous des artères rénales, tantôt par un tronc commun, tantôt isolément, souvent même à des hauteurs un peu différentes.

Obliques en bas et en dehors, elles descendent en arrière du péritoine, en avant du psoas et de l’uretère, qu’elles croisent à angle très aigu, et arrivent ainsi sur les côtés du bassin. Là, les artères spermatiques s’infléchissent sur elles-mêmes et se dirigent vers l’orifice interne du canal inguinal (t. 1, p. 868j, en passant celle du côté gauche au-dessous de ES iliaque du côlon, celle du côté droit au-dessous de la terminaison de l’intestin grêle.

Elles parcourent ensuite le canal inguinal dans toute son étendue, en se mêlant aux autres éléments du cordon, sortent de ce canal par son orifice externe et descendent alors dans les bourses, pour se terminer dans la glande séminale.

A. Branches collatérales. — Durant ce long trajet, l’artère spermatique abandonne plusieurs petites branches collatérales, savoir ;

1° Quelques fins rameaux à la portion moyenne de l’uretère et aux ganglions lymphatiques de la région lombaire ;

2° Un rameau, constant d’après Haller, qui se dirigerait vers l’extrémité inférieure du rein et se perdrait dans l’atmosphère graisseuse de cet organe ;

3° Quelques rameaux au cordon et au crémaster, rameaux s’anastomosant toujours avec les divisions des artères honteuses externes.

B. Branches terminales. — Arrivées dans les bourses, les artères spermatiques

se divisent en deux branches terminales : l’une, épididymaire, destinée à l’épi -

didyme ; 2° l’autre, testiculaire, qui se ramifie dans le testicule lui-même (voy. Testicules) .

2° Chez la femme : artères ovariennes. — Chez la femme, la branche artérielle qui correspond à la spermatique de l’homme, prend le nom à' ovarienne : c’est V artère utéro-ovarienne de la plupart des auteurs. Nous indiquerons plus tard, à propos

ANGEIOLOGIE

des vaisseaux de l’ovaire (voy. t. IV), les raisons pour lesquelles nous avons cru devoir rejeter cette dernière dénomination et lui substituer celle d’artère ovarienne.

Depuis son origine jusqu’au bassin, l’artère ovarienne ne diffère pas de la spermatique. Mais tandis qu’au niveau du bassin, ce dernier vaisseau se dirige obliquement en dehors pour gagner l’orifice interne du canal inguinal, l’artère ovarienne, toujours très flexueuse, se porte obliquement en bas et en dedans, descend dans le bassin au niveau du bord externe du ligament large et aborde l’ovaire au voisinage de son angle externe.

Là, elle envoie à la trompe une collatérale ascendante dite artère tubaire externe. Puis, se portant transversalement de dehors en dedans, elle longe le bord antérieur de l’ovaire, lui abandonne de nombreux rameaux (voy. Oeaire) et, finalement, vient s’anastomoser à plein canal, entre l’extrém’ité externe de l’ovaire et l’utérus, avec un rameau de l’artère utérine, branche de l’hypogastrique (voy. Utérus).

U É s U -M É DE L ’ lur È lî E S P E R M A T I O U E

a) . Br. collatérales

b) . Br. terminales

R. pour furctère.

' B. rénale.

( B. pour le cordon.

^ Br. épididyinaire,

'( Br. testiculaire.

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