‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 61 sur 166 · RÉSUMÉ DE LA PÉRONIÈRE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA PÉRONIÈRE

a) . Bra7iches collatérales.

b) . Branches terminales

^ Ram. musculaires.

^ Art. nourricière du péroné / Péronière antérieure.

t Péronière postérieure.

Variétés. — L’artère péronière naît parfois plus bas que d’babitude, dans le tiers moyen ou même dans le tiers inférieur de la jambe. — Elle peut aussi naître beaucoup plus haut, jusque dans le creux poplité; elle provient quelquefois, dans ce dernier cas, de la tibiale antérieure, prématurément séparée de la poplitée. — La péronière peut cire fort grêle ou même faire entièrement défaut; elle est suppléée alors, soit par la tibiale postérieure, soit par la tibiale antérieure. — Par contre, elle peut, beaucoup plus développée que d’ordinaire, envoyer une forte anastomose à la tibiale postérieure et suppléer même cette dernière artère, filiforme ou absente. — La péronière antérieure peut manquer ; elle est suppléée alors par la malléolaire externe, branche de la tibiale antérieure. — Elle peut, dans d’autres cas, fournir elle-même la malléolaire externe. — On l’a même vue renforcer ou même (remplaçant ainsi la tibiale antérieure) fournir les différentes artères du pied. Elle est, dans ce cas, beaucoup plus volumineuse que d’habitude. — Au sujet des artères péronières, voy. Manno, Internat. Monatsschr. f. Anatomie, 1906.

§ Xf.— Artère tibiale postérieure

Branche de bifurcation interne du tronc tibio-péronier, l’artère tibiale postérieure (fig. 213, 5) est ordinairement beaucoup plus volumineuse que la péronière.

1° Situation et trajet. — Comme cette dernière, du reste, elle se trouve située à la partie postérieure de la jambe, entre les muscles superficiels et les muscles profonds. Immédiatement après son origine, elle se dirige tout d’abord un peu obliquement en bas et en dedans. Puis, s’infléchissant sur elle-même, elle descend verticalement le long de la face postérieure de la jambe jusqu’à la gouttière calcanéenne interne, où elle se termine en se bifurquant.

2^^ Rapports. — L’artère tibiale postérieure, on le voit, présente la même situation profonde que la péronière. Ses rapports à la jambe sont à peu près les mêmes. — En avant, elle repose (voy. fig. 863 de la Myologie), sur lejambier postérieur en haut et, plus bas, sur le fléchisseur commun des orteils ; l’aponévrose jambière profonde, relativement épaisse à ce niveau, l’applique contre ces deux muscles. — En arrière, elle est d’abord recouverte par le soléaire (qui, à ce niveau, ne l’oublions pas, est constitué par deux couches charnues séparées l’une de l’autre par une aponévrose, V aponévrose intramusculaire du soléaire) et les jumeaux. Mais, à la partie inférieure de la jambe ('fig. 213, 6j, quand ces deux muscles se sont jetés sur leur tendon commun (tendon d’Achille), l’artère vient se placer sur le côté interne de ce tendon

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et ne se trouve plus alors séparée de la peau que par un double feuillet aponévrotique.

Dans la gouttière du calcanéum, l’artère tibiale postérieure est exactement située entre le tendon du fléchisseur commun des orteils, qui est en avant, et le tendon du fléchisseur propre du gros orteil, qui est en arrière.

Deux veines> l’une interne, l’autre externe, accompagnent la tibiale postérieure. Quant au nerf tibial postérieur, il est placé primitivement entre la péronière et la tibiale postérieure. Mais, au fur et à mesure qu’il descend, il se rapproche de cette dernière et l’atteint ordinairement à la partie pioyenne de la jambe, pour ne plus la quitter : il occupe alors son côté externe.

3° Distribution. — La tibiale postérieure fournit des branches collatérales et des branches terminales.

' A. Branches collatérales.

^ Gomme branches collatérales nous signalerons :

1® Des rameaux jambiers, qui se détachent en nombre variable et à des hauteurs différentes, pour se distribuer ; en partie {rameaux musculaires), au soléaire, aujambier postérieur et au fléchisseur commun des orteils; en partie {rameaux périostiques et osseux), à la face postérieure du tibia.

iJ® Un rameau anastomotique (fig. 213, 8), qui naît au niveau ou un peu audessus de la malléole interne, se dirige transversalement en dehors et vient s’anastomoser, à la face profonde du fléchisseur propre du gros orteil, avec un rameau analogue venu de la péronière.

3° Des rameaux calcanéens (fig. 215, 2), qui naissent dans la gouttière du calcanéum et se perdent dans le périoste sous-jacent, dans le muscle adducteur du gros orteil et dans le court fléchisseur plantaire.

B. Branches terminales. — Dans la gouttière interne du calcanéum, la tibiale postérieure se bifurque, ainsi que nous l’avons dit plus haut, en deux branches terminales (fig. 215, 1), qui se distribuent à la plante du pied et qu’on appelle pour cette raison artères plantaires . Nous leur consacrerons le paragraphe suivant.

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