‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 62 sur 166 · RÉSUMÉ DE LA TIBIALE POSTÉRIEURE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA TIBIALE POSTÉRIEURE

a) . Br. collatérales

b) . Br. terminales

Variétés. — Comme la péronière, la tibiale postérieure peut naître plus bas ou plus haut que d’habitude, jusque dans le creux poplité. — Quant à son volume, elle peut être réduite à une

( R. jambiers.

] R. anastomotique, f R. calcanéens internes, j Artères plantaires.

Coupe transversale du cou-de-pied droit, passant par les deux malléoles (segment supérieur de la coupe).

1, tibia. — 2, péroné. — 3, astragale. — 4, aponévrose superficielle.

— 5, aponévrose profonde. — 6, artère tibiale postérieure, avec veine et nerfs homonymes. — 7, muscle jambier postérieur. — 8, fléchisseur commun des orteils. — 9, fléchisseur propre du gros orteil. — 10, court péronier latéral. — 11, long péronier latéral. — 12, tendon d'Achille.

— 13, tendon du plantaire grêle. — 14, veine saphène externe et nerf homonyme.

ANGÉIOLOGIE

toute petite artériole, qui s'épuise dans la gouttière calcanéenne ou même à la partie moyenne de la jambe, tout près de son origine. — Dans certains cas, cependant, la tibiale postérieure, filiforme à son origine, se trouve renforcée dans son trajet par quelque branche anastomotique qui lui restitue son calibre ordinaire : cette branche de renforcement, quelquefois double, lui vient soit de la péronière, soit de la tibiale antérieure. — Enfin, la tibiale antérieure peut manquer complètement (Quain, Dubreuil) ; elle est suppléée dans ce cas. comme aussi dans ceux où elle s'épuise à la jambe, par l’artère péronière, qui est alors beaucoup plus .volumineuse que d habitude.

La tibiale postérieure fournit anormalement : la tibiale antérieure ou une forte anastomose pour cette artère, une branche anastomotique pour la pédieuse ou pour la dorsale du tarse, V artère nourricière du tibia (très fréquent). Je l’ai vue. dans un cas où la tibiale antérieure s’arrêtait à la jambe, fournir toutes les artères du dos du pied.

§ XII.— Artères plantaires

Immédiatement après leur origine, les deux artères plantaires (fig. 215), se séparent à angle aigu, pour se diriger, l’une vers le bord interne du pied, l’autre vers

son bord externe. On les distingue, d’après leur situation, sous le nom de plantaire interne et de plantaire externe.

1° Artère plantaire interne. — L’artère plantaire interne (fig. 215,3) chemine d’arrière en avant, entre les muscles de la région interne et les muscles de la région moyenne. Elle arrive ainsi sur la tête du premier métatarsien, où elle se termine, soit en s’anastomosant avec la collatérale interne du gros orteil, soit en fournissant elle-même cette artère.

Chemin faisant, la plantaire interne émet uné multitude de rameaux et de ramuscules sans nom, que l’on peut distinguer, d’après la direction qu’ils prennent, en quatre groujies, savoir : l® Des rameaux inférieurs, qui se distribuent à l’abducteur du gros orteil et aux téguments qui le recouvrent ;

2° Des rameaux supérieur s , qui se perdent dans l’abducteur oblique du gros orteil, dans les os du tarse et du métatarse et dans les différentes articulations qui les unissent;

3° Des rameaux externes, qui se portent en dehors dans le court fléchisseur plantaire.

Fig. 215.

Artères de la région plantaire.

1, tibiale postérieure. — 2, rameau calcauéen, — 3, artère plantaire interne. — 4, artère plantaire externe. — 3, arcade plantaire, avec 5’, une des perforantes. — 0, 6, interosseuses plantaires. — 7, collatérale interne du gros orteil. — S, collatérale externe du petit orteil. — 0, 9, les autres collatérales.

Parmi ces rameaux externes, il en est un (Chevrier, 1904) très profond, qui suit le plan squelettique, passe au-dessus du tendon du long péronier latéral et vient se terminer dans la plantaire externe au moment où celle-ci va perforer le premier espace interosseux pour se continuer avec la pédieuse. C’est, comme on le voit, une anastomose jetée entre la portion initiale de la plantaire interne et la portion terminale de la plantaire externe;

4° Des rameaux internes, qui se portent en

dedans, sur le court fléchisseur du gros orteil et contournent ensuite le bord interne du pied pour s’anastomoser avec les divisions internes de la pédieuse (p. 252).

ARTERES PLANTAIRES

2° Artère plantaire externe. — L’artère plantaire externe (fig. 215, 4) est beaucoup plus volumineuse que l’interne. Suivant tout d’abord une direction oblique en avant et en dehors, elle chemine entre le court fléchisseur plantaire et l’accessoire du long fléchisseur commun des orteils et arrive sur l’extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Là, s’infléchissant sur elle-même, elle se porte transversalement en dedans, vers l’extrémité postérieure du premier espace interosseux, où elle se termine en s’anastomosant à plein canal avec l’artère pédieuse, qui, de dorsale qu’elle était à son origine, est devenue plantaire (p. 252). Dans cette dernière partie de son trajet, la plantaire externe, située plus profondément encore que dans sa portion initiale, glisse directement sur le métatarse, entre les interosseux et l’ahducteur oblique du gros orteil. La plantaire externe nous présente donc deux portions : une portion oblique et une portion transversale . Examinons-les séparément.

A . Portion oblique . — Par sa portion oblique, l’artère plantaire externe émet une foule de rameaux, qui n’ont pas reçu de noms particuliers, mais que l’on peut diviser, comme précédemment, d’après la direction qu’ils prennent, en quatre groupes. Ce sont :

P Des rameaux inférieurs, pour le court fléchisseur plantaire, l’abducteur du petit orteil et les téguments de la plante du pied ;

2° Des rameaux supérieurs, pour l’accessoire du long fléchisseur, ainsi que pour les os et les articulations du tarse ;

3*^ Des rameaux internes^ pour les tendons du long fléchisseur commun et pour les lombricaux ;

4® Des rameaux externes, qui se portent en dehors sur le court fléchisseur du petit orteil et contournent ensuite le bord externe du pied pour s’anastomoser, ainsi que nous l’avons déjà vu plus haut, avec les divisions terminales de la malléolaire externe, des deux péronières antérieure et postérieure, de la dorsale du tarse et de la dorsale du métatarse.

* B. Portion tranversale ou arcade plantaire. — L’arcade plantaire, couchée sur l’extrémité postérieure des quatre derniers métatarsiens, décrit une courbe à concavité dirigée en arrière et en dedans. Homologiquement, elle répond à l’arcade palmaire profonde de la main (p. 196) et, comme elle, émet à la fois des branches par sa concavité, par sa convexité et par sa face supérieure :

a. Branches naissant de sa concavité. — Par sa concavité, l’arcade plantaire fournit quelques rameaux courts et grêles, qui se perdent dans les os et les articulations du tarse.

b. Branches naissant de sa convexité, interosseuses plantaires. — Par sa convexité, elle émet successivement, en allant de dehors en dedans, la collatérale externe du petit orteil et les quatre in ter osseuse s plantaires. — Ces interosseuses plantaires descendent chacune dans l’espace interosseux correspondant, abandon-

Fig. 216.

Coupe transversale du pied passant par l’extrémité postérieure du premier espace interosseux, pour montrer la continuité de la pédieuse avec la plantaire externe.

I, II, III, les trois premiers métatarsiens. — 1, premier iiiterosseux dorsal. — 2, deuxième interosseux dorsal. — 3, premier interosseux plantaire. — 4, abducteur du gros orteil. — 3, tendon du long extenseur propre du pouce. — 6, artère pédieuse. — 7, artère plantaire externe.

ANGEIOLOGIE

nent quelques ramuscules aux muscles interosseux et se terminent, au niveau des articulations métatarso-phalangiennes, en fournissant la collatérale interne et la collatérale externe des deux orteils voisins. On voit fréquemment Finterosseuse du premier espace fournir en outre une troisième collatérale, la collatérale interne du gros orteil. — Un peu avant sa bifurcation, chaque interosseuse plantaire communique avec Finterosseuse dorsale qui lui correspond, ainsi que nous l’avons vu plus haut, par une ou deux artérioles très courtes, appelées perforantes antérieures.

c. Branches naissant de sa face supérieure . — Par sa face supérieure, l’arcade plantaire fournit les perforantes supérieures : ce sont encore des rameaux très courts, qui traversent de bas en haut l’extrémité postérieure des espaces interosseux et, parvenus à la région dorsale, se jettent dans les artères interosseuses dorsales, tout près de leur origine. Comme à la main, les perforantes postérieures, au lieu de naître de l’arcade plantaire elle-même, peuvent se séparer des interosseuses plantaires. Gomme à la main encore, nous n’avons au pied que trois perforantes postérieures, correspondant aux 2®, 3® et 4® espaces : pour le P® espace, l’artère pédieuse, en passant de la région dorsale à la région plantaire, tient lieu de perforante ou, plus exactement, constitue la perforante postérieure de cet espace.

à. Collatérales des orteils. — Quant aux collatérales des orteils, branches terminales des interosseuses, elles se comportent ici comme à la main, et nous renvoyons le lecteur à la description, que nous avons donnée précédemment, des collatérales des doigts (voy. p. 196).

U É s c ,\1 É DES .ARTÈRES P L N T A I R E S

1" Plantaire interne .

2“ Plantaire externe.

Variétés. — Les artères plantaires, tout en étant très variables, le sont beaucoup moins que les artères de la paume de la main. — La plantaire interne peut être très grêle, presque filiforme, et elle s’épuise alors dans le court fléchisseur du gros orteil. — Par contre, elle peut être plus développée que d’habitude et fournir les trois premières collatérales des orteils. — plantaire externe peut, elle aussi, être très grêle et ne prendre aucune part à la constitution de l’arcade plantaire, qui provient alors de la pédieuse. — Dans un ordre de faits inverses, la plantaire externe, plus développée que d’habitude, supplée, par les perforantes, la plupart des artères de la région dorsale. — On voit assez souvent (5 fois sur 105 Dubreuil-Ghambardel 1905, 8 fois sur 60 Trigomi-Allegra 1906, soit 1 fois sur 12) les deux artères plantaires s’envoyer mutuellement une anastomose, qui chemine entre l’aponévrose et le muscle court fléchisseur plantaire, en formant une arcade à concavité postérieure. Quand elle existe, cette arcade plantaire superficielle, toujours peu développée, représente exactement l'arcade palmaire superficielle et son apparition rétablit riiornologie de circulation entre la plante du pied et la paume de la main.

Voyez, au sujet des artères du pied ; Aschner, Zur Anatomie der Arterien der Fussohle, Anat. Ilefte, 1905 ; — Manno, Arteriæ planlares pedis, Inlern. Monatsschr. 1905, et Arch. ital. Anat. e. Emhriol., 1906; — Tricomi-Allegra, Contrih. alla Morfol. delle arteriæ plantares, Gazz. sied, di Med. e chir., 1907 ; — Salvi, Morfol. delle arterie delV extremtra abdominale, Sassari, 1907.

f R. inférieurs.

Br. collatérales ^ ^^Pè^l^ur».

1 R. externes.

' R. internes.

Br. terminale | Collât, int. du gros orteil.

/ R. inférieurs.

R. supérieurs.

R. externes.

R. internes.

R. tarsiens.

Interosseuses plantaires.

Perforantes postérieures.

, b). Br. terminale. . | s’anastomose avec terminaison de la pédieuse.

Br. collatérales \ naissant de la. j

Portion obli(jue .

Portion transversale ou

arcade plantaire.

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