‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 73 sur 166 · VEINES DU RACHIS · texte numérisé non relu

VEINES DU RACHIS

a. Veines longitudinales du rachis. — Les veines longitudinales se distinguent, d’après leur situation, en antérieures postérieures :

a) Les veines longitudinales antérieures, au nombre de deux, l’une droite, l’autre gauche, sont situées sur la partie la plus externe de la face postérieure du corps vertébral, tout près du pédicule.

veines longitudinales postérieures, moins volumineuses et moins nettement isolées que les précédentes, reposent, de chaque côté de la ligne médiane, sur la série des lames vertébrales et des ligaments jaunes.

b. Leurs anastomoses. — Les quatre veines longitudinales que nous venons de signaler, presque toujours multiples et même plexiformes, sont reliées entre elles par des anastomoses nombreuses, tellement nombreuses parfois , qu’elles transforment la circulation intrarachidienne en un véritable plexus. — C’est ainsi qu’au niveau de chaque vertèbre, les deux veines longitudinales antérieures sont réunies l’une à l’autre par une anastomose transversale, située entre le corps de la vertèbre et le ligament vertébral commun postérieur. — De même, les deux veines longitudinales postérieures sont reliées entre elles, au niveau de chaque paire de lames, par une anastomose également transversale. — Enfin, au niveau de chaque vertèbre, chaque veine longitudinale postérieure est unie à la veine longitudinale antérieure correspondante par une nouvelle anastomose qui se dirige d’arrière en avant, parallèlement au pédicule. — Il résulte de cette description sommaire (voy. fig. 264, 265, 266 et 267), que les quatre veines longitudinales du canal rachidien sont reliées entre elles, au niveau de chacune des pièces de la colonne vertébrale, par un cercle ou anneau veineux complet.

c. Veines de conjugaison. — De la partie latérale de ce cercle veineux s’échappent, à la hauteur de chaque trou de conjugaison, plusieurs branches volumineuses, à direction transversale, que noRs appellerons veines de conjugaison, et qui s’échappent du canal rachidien par les trous de conjugaison, pour venir se jeter dans les veines extrarachidiennes : au cou, dans les veines vertébrales ; au dos, dans les veines intercostales proprement dites et, de la, dans les deux veines azygos ; aux lombes, dans les veines lombaires ; au bassin, dans les veines sacrées latérales.

Les veines de conjugaison, bien étudiées par Walther {Thèse de Paris, 1885j, seraient, d’après lui, au nombre de quatre pour chaque trou de conjugaison : deux seraient situées en haut, l’une en avant, l’autre en arrière ; les deux autres reposeraient sur la paroi inférieure du trou, avec les mêmes rapports respectifs. Ces quatre veines principales, toujours flexueuses, donnent naissance à des rameaux secondaires, également flexueux et irréguliers, qui s’anastomosent entre eux sur tout le pourtour du trou de conjugaison. Il en résulte que les nerfs rachi-

Fig. 26i.

Les veines du rachis, vues sur une coupe sagittale des vertèbres dorsales inférieures (d’après Breschet).

a, apophyse épineuse. — b, apophyses transverses. — c, corps vertébi’al. — d, canal rachidien.

1, veines extéi’ieures du corps vertébral. — 2, veines postérieures, formant un plexus dans les gouttières vertébrales et communiquant, en 2’, avec des veines intrarachidiennes. — 3, 4, veines intra-rachidiennes antérieures et postérieures. — 5, veines intérieures du corps vertébral. — 6, branches dorso-spinales des veines intercostales.

ANGÉIOLOGIE

diens et leurs racines cheminent, à ce niveau, au centre d’un riche plexus veineux, le plexus veineux de conjugaison.

Fi^^ 26o.

Plexus longitudinaux postérieurs (région lombaire, d'après Bonamy).

1, veines longitudinales postérieures gauches. — 2, anastomose Iransvei'sale entre les veines longitudinales gauches et droites. — 3, veines extrarachidiennes. — 4, coupe d'une anastomose entre les veines intrarachidiennes et les veines des gouttières.

Plexus longitudinaux antérieurs (région lombaire, d’après Bonamy).

1, veines longitudinales antérieures du côté di’oit. — 2, anastomoses transversales, unissant les veines longitudinales antérieures d’un côté avec celles du côté opposé. — 3, veines extrarachidiennes. — 4, coupe des veines provenant des corps vertébraux.

Les anastomoses transversales, que nous avons décrites plus haut entre les veines longitudinales postérieures du rachis, reçoivent quelques branches des

veines extra-rachidiennes postérieures et aussi de nombreuses veinules provenant des lames, des apophyses épineuses, des apophyses articulaires et des apophyses transverses. Quant aux anastomoses transversales antérieures, elles reçoivent comme affluents les veines des corps vertébraux.

2° Veines des corps vertébraux. — Le

sang veineux des corps vertébraux circule dans un système de canaux qui rappellent les veines diploïques (ig. 310).

Ces canaux (flg. 264 et 267) forment une série de rayons qui naissent sur les parties antérieure et latérale du corps de la vertèbre et se dirigent, en con-

Yeines des corps vertébraux, vues sur une vergeant, vers sa face postérieure. Ils coupe horizontale d'une vertèbre dorsale. s’échappent de l’os par les trois ou quatre

(Pour l’explication des chiffres et des lettres, voy. la tl’OUS UUe présente CCtte face et Se iettent légende de la flg. 2G4.) i i ir . . i •

alors dans 1 anastomose transversale qui unit les deux veines longitudinales antérieures.

Les veines des corps vertébraux communiquant d’autre part, par leur extrémité opposée, avec les veines extrarachidiennes antérieures (fig. 264 et 267), nous

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