VEINES DU RACHIS
sommes autorisés à les considérer comme constituant autant d’anastomoses jetées entre la circulation intrarachidienne et la circulation extrarachidienne.
3° Veines de la moelle. — Les veines qui proviennent de la moelle épinière forment autour de cet organe un riche réseau que nous étudierons ultérieurement (voy. Moelle épinière). De ce réseau péri-médullaire partent, de chaque côté, des canaux collecteurs, très variables en nombre et en volume, qui se dirigent transversalement vers les trous de conjugaison. Là, ils se réunissent aux veines de conjugaison ou se jettent directement dans les réseaux extrarachidiens.
4^ Veines extrarachidiennes. — Les veines extrarachidiennes forment en arrière de la colonne vertébrale un riche plexus, auquel aboutissent une multitude de veinules, provenant des muscles des gouttières vertébrales et des téguments qui les recouvrent. De ce plexus, dont les mailles, plus ou moins larges mais toujours irrégulières, recouvrent les apophyses épineuses, les lames et les apophyses transverses, partent quelques rameaux anastomotiques, qui se jettent dans les veines intrarachidiennes postérieures, après avoir traversé d’arrière en avant les ligaments jaunes. Mais le plus grand nombre des branches efférentes des plexus extrarachidiens postérieurs se dirigent vers les apophyses transverses , passent entre ces apophyses transverses et viennent se jeter, soit dans la veine intercostale correspondante, soit dans les veines de conjugaison, réalisant dans ce dernier cas une veine dorso-spinale , analogue de tous points à l’artère de même nom.
Nous avons déjà vu, et nous ne ferons que le rappeler ici, qu’à la région cervicale les plexus extrarachidiens postérieurs donnent naissance à deux veines longitudinales, les veines jugulaires postérieures (p. 324), qui sont tributaires du tronc veineux brachio-céphalique.
Sur la surface antérieure de la colonne vertébrale, principalement au cou, cheminent encore quelques veines extrarachidiennes, dites veines rachidiennes antérieures {0.^. 264). Ces veines qui émergent des corps vertébraux et des ligaments qui les unissent, sont généralement très grêles, et se jettent dans les troncs voisins. A la région thoracique, notamment, elles s’ouvrent dans les intercostales ou dans les azygos.
ARTICLE III