GANGLIONS DU THORAX
de la portion horizontale de cette même crosse aortique et autour de l’origine des trois gros vaisseaux qui en partent {ganglions sus-aortiques) .
(3) Les ganglions médiastinaux postérieurs, dont le nombre et le volume varient également avec les sujets, se trouvent situés dans le niédiastin postérieur, entre le cœur et la colonne vertébrale. Ils sont placés autour de l’œsophage, la plupart sur sa face antérieure {ganglions pré-œsophagiens) , quelques-uns sur sa face postérieure {ganglions rétro-œsophagiens). Ces derniers entrent en rapport plus ou moins intime avec l’aorte et avec le canal thoracique.
y) Les ganglions trachéo-bronchiques constituent le groupe le plus important des ganglions viscéraux. Comme leur nom l’indique, ils se trouvent placés sur les parois de la trachée et des bronches. Leur disposition est essentiellement irrégulière. Nous pouvons cependant, avec Baréty, les répartir en quatre groupes secondaires, savoir : 1° les ganglions prétrachéo-bronchiques droits, au nombre de 4 ou 5, souvent plus, situés sur la partie antéro-latérale droite de la trachée et de la bronche correspondante ; ils se continuent en haut avec le groupe des ganglions récurrentiels, qui s’échelonnent le long du nerf récurrent; 2*^ les ganglions prétrachéo-bronchiques gauches, au nombre de 3 ou 4, se disposant de même au-devant de la trachée et de la bronche gauche ; plus encore qu’à droite, ils se confondent plus ou moins avec les ganglions de la chaîne récurrentielle ; 3° les ganglions intertrachéo-bronchiques., au nombre de 10 à 12, situés au-dessous de la bifurcation de la trachée ; 4® les ganglions interbronchiques , se disposant, à droite et à gauche, tout autour des premières divisions bronchiques et accompagnant même ces divisions jusque dans l’épaisseur du parenchyme pulmonaire (voy., pour plus de détails, les Traités d' Anatomie topographique).
B) 2° Lymphatiques afférents. — A ces différents groupes ganglionnaires aboutissent de nombreux vaisseaux lymphatiques :
1° Les ganglions diaphragmatiques, tout d’abord, reçoivent quelques lymphatiques efférents du foie (voy. Foie) et tous les lymphatiques du diaphragme, provenant à la fois du centre phrénique et de la portion charnue de ce muscle. Ces lymphatiques ne font que traverser les ganglions diaphragmatiques. Ils se jettent, finalement ; les antérieurs, dans les ganglions mammaires internes; les postérieurs, dans les ganglions sus-pancréatiques, auxquels ils arrivent en traversant de haut en bas l’orifice aortique du diaphragme.
2" Les ganglions mammaires internes sont le rendez-vous commun des vaisseaux lymphatiques qui proviennent de la portion sus-ombilicale du muscle grand droit et de ceux qui prennent naissance dans la partie antérieure des espaces intercostaux.
3° Les ganglions intercostaux reçoivent les vaisseaux lymphatiques des espaces intercostaux On compte, en général, deux vaisseaux lymphatiques pour chaque espace. Nés des muscles intercostaux et de la plèvre, ils suivent de dehors en dedans le trajet de l’artère et de la veine intercostales correspondantes et reçoivent, comme cette dernière, au niveau du trou de conjugaison, un ou plusieurs affluents lymphatiques, provenant des gouttières vertébrales et du rachis.
4° Les ganglions médiastinaux antérieurs reçoivent les lymphatiques du thymus, du cœur (voy. Cœur), du péricarde et quelques rameaux émanant de la face convexe du foie (voy. Foie).
5° Les ganglions médiastinaux postérieurs, à leur tour, reçoivent les lymphatiques de l’œsophage (voy. Œsophage).
ANGEIOLOGIE
6° Les ganglions, trachéo-bronchiqices, les lymphatiques de la portion inférieure de la trachée (voy. Trachée), des bronches (voy. Bronohes) et du poumon (voy. Poumons).
C) Lymphatiques efférents. — Les lymphatiques efférents des ganglions intercostaux, à l’exception de ceux qui proviennent des ganglions situés dans les deux ou trois premiers espaces, descendent verticalement vers la base du thorax, en formant, de chaque côté de la colonne vertébrale, deux troncs qu’on a comparés, non sans raison, aux veines azygos, quoique cheminant en sens inverse. Ces deux troncs descendants, résumant, comme on le voit, la circulation lymphatique des huit ou neuf derniers espaces intercostaux, traversent de haut en bas l’orifice aortique du diaphragme, pénètrent dans l’abdomen et se jettent alors dans la citerne de Pecquet.
Tous les autres lymphatiques efférents des ganglions du thorax, c’est-à-dire les lymphatiques efférents des premiers ganglions intercostaux, les lymphatiques efférents des ganglions mammaires internes, les lymphatiques efférents des ganglions viscéraux, se dirigent en haut vers l’orifice supérieur de cette cavité.
Après s’étre anastomosés et réunis ensemble en des troncs de moins en moins nombreux, mais de plus en plus volumineux {troncs broncho-médiastinaux) , ils convergent vers l’espace angulaire que forment de chaque côté la veine jugulaire interne et la veine sous-clavière et s’ouvrent enfin, ceux du côté gauche dans le canal thoracique, ceux du côté droit dans la grande veine lymphatique ou directement dans le confluent de la sous-clavière et de la jugulaire interne.
§ VIII. — Ganglions de la tête
A) Groupes ganglionnaires. — Les ganglions de la tête sont situés entre celle-ci et le cou. Ils constituent, pour ainsi dire, à la limite respective de ces deux importantes régions, un cercle complet. Pour la commodité de l’étude, nous diviserons ces ganglions en six groupes, savoir ; les ganglions sous-occipitaux, les ganglions mastoïdiens, les ganglioyis parotidiens, les ganglions sous-maxillaires, les ganglions sus-hyoïdiens et les ganglions rétro-pharyngiens.
a. Ganglions sous-occipitaux. — Les ganglions sous-occipitaux, au nombre de il ou 3 seulement, reposent sur le grand complexus, immédiatement au-dessous de la ligne courbe supérieure de l’occipital.
b. Ganglions mastoïdiens. — Les ganglions mastoïdiens, au nombre de 4 ou 5 de chaque côté, sont situés, les uns sur la face externe de l’apophyse mastoïde, les autres un peu au-dessous de cette saillie osseuse. Ces derniers se trouvent recouverts par le muscle sterno-cléido-mastoïdien.
c. Ganglions parotidiens. — Les ganglions parotidiens occupent, soit la face externe, soit l’épaisseur même de la glande parotide. Mais tous, sans exception, se trouvent placés au-dessous de l’aponévrose parotidienne : les ganglions parotidiens superficiels, décrits par certains anatomistes, n’existent pas. On observe constamment au-dessus du groupe ganglionnaire parotidien, immédiatement en avant du tragus, un ganglion volumineux, le ganglion préauriculaire : ce ganglion s’engorge parfois dans les affections du conduit auditif, ainsi que dans les affections des paupières ou de la conjonctive.
d. Ganglions sous-maxillaires . — Les ganglions sous-maxillaires, bien décrits par Stahr (1898), se disposent le long de la face interne et du bord inférieur de la