GANGLIONS DE L’AISSELLE
costaux, ce sont les ganglions thoraciques antérieurs de OElsner ; 2° un groupe inférieur, formé également de 2 ou 4 ganglions, répondant aux quatrième et cinquième (quelquefois sixième) espaces intercostaux, ce sont les ganglions thoraciques inférieures de OElsner.
§) Le groupe central, ou intermédiaire , se trouve situé, comme son nom l’indique, entre les trois groupes précédents et, pour préciser, au centre de l’espace triangulaire dont les trois groupes précédents forment les angles. Il répond assez exactement à la partie moyenne de la base de l’aisselle. 11 comprend 3 à 5 ganglions, placés immédiatement au-dessus de l’aponévrose dans le tissu cellulo-adipeux de la région.
z) Le groupe sous-claviculaire , le plus important de tous, celui vers lequel se dirigent les efférents des quatre autres, est représenté par 6 à 12 ganglions placés au sommet du creux de l’aisselle, sur le côté interne de la veine axillaire et, aussi, sur la première digitation du grand dentelé. On en rencontre assez constamment un au niveau de l’embouchure de la veine céphalique, tout contre le muscle sousclavier. Par-dessous ce muscle, le groupe sous-claviculaire se relie aux groupes sus-claviculaires.
On trouve parfois quelques ganglions dans l’interstice qui sépare le grand pectoral du deltoïde ; Aubry (de Rennes) en a compté trois dans un cas; j'en ai observé moi-même deux sur trois sujets. — Michel a signalé l’existence de tout petits ganglions lymphatiques radiaux et cubitaux situés sur le trajet des artères radiale et cubitale. — Dubois [Soc. anai., 1856) en a rencontré cinq le long des artères radiale, cubitale et interosseuse. — On observe presque toujours deux ou trois petits ganglions le long de l’artère humérale. — Mascagni a rencontré un petit ganglion dans le voisinage de l'ombilic. — Des ganglions superficiels du creux axillaire ont été signalés par Theile et Blandin: mais ces ganglions, comme nous l’avons dit plus haut, n’existent jamais à l’état normal.
B) Lymphatiques afférents. — Les différents groupes ganglionnaires de l’aisselle reçoivent, comme lymphatiques afférents : les lymphatiques efférents des ganglions sus-épitrochléens, les lymphatiques superficiels et les lymphatiques profonds du membre supérieur, les lymphatiques superficiels de la moitié sus-ombilicale du tronc, les lymphatiques de la mamelle.
a. Lymphatiques efférents des ganglions sus- épitrochléens. — Les lymphatiques efférents des ganglions sus-épitrochléens cheminent, ainsi que nous l’avons vu plus haut, sur les côtés de la veine basilique.
b. Lymphatiques superficiels du membre supérieur. — Les lymphatiques superficiels du membre supérieur, analogues à ceux du membre inférieur, prennent naissance par un réseau à mailles très fines sur tous les points des téguments qui recouvrent la main, l’avant-bras et le bras. Mais ces réseaux d’origine sont à la fois beaucoup plus riches et plus faciles à mettre en évidence en deux points : sur les doigts et à la paume de la main.
a) Sur les doigts eux-mêmes, les réseaux lymphatiques sont plus riches à la face palmaire qu’à la face dorsale. Les ramuscules qui en partent se dirigent, les uns vers le côté interne, les autres vers le côté externe du doigt correspondant et forment quatre petits troncs collatéraux (deux de chaque côté), qui se portent de bas en haut en suivant les artères et les veines collatérales (fig. 324). Parvenus à la racine des doigts, ils s’infléchissent légèrement en arrière et, comme les veines, passent dans la région dorsale de la main.
P) A la paume de la main, il existe également un riche réseau occupant toute l’étendue de la région. Ce réseau, dont la figure ci-dessous (fig. 324) donne une idée très nette, émet sur tout son pourtour une foule de rameaux divergents que nous
ANGÉIOLOGIE
diviserons, avec Sappey, en supérieurs, inférieurs, internes et externes : les rameaux supérieurs s’élèvent vers la face antérieure de l’avant-bras et se condensent en 3 ou 4 troncs qui accompagnent la veine médiane ; les rameaux inférieurs se dirigent vers les espaces interdigitaux et les contournent d’avant en arrière pour gagner la région dorsale ; les rameaux internes contournent le bord interne de la main et viennent rejoindre les troncs lymphatiques qui proviennent de la face dorsale du petit doigt ; les rameaux externes contournent, de même, le bord externe de la main, pour venir se jeter dans les troncs lymphatiques qui proviennent du pouce. Indépendamment de ces quatre ordres de rameaux, que
Fig-, 323.
Lymphatiques des doigts, vue latérale.
1, 1, réseau h mpliatii|ue de la face palmaire. — 2, 2, vaisseaux lymplialiques delà face dorsale. — 3, 3, troncs
collecteurs latéraux.
nous pouvons appeler rameaux excentriques, le réseau lymphatique palmaire émet un tronc lymphatique central, parfaitement décrit et figuré par Sappey. Ce tronc, généralement volumineux, résulte de la réunion de cinq ou six troncules qui convergent vers le bord interne de la main après avoir traversé l’aponévrose palmaire. Ainsi formé, il contourne d’avant en arrière le bord externe du deuxième métacarpien et vient se réunir sur la face dorsale du premier espace interosseux, aux lymphatiques du pouce et de l’index.
y) a V aeant-bras, les troncs lymphatiques superficiels, dont nous venons de voir l’origine, se dirigent vers le pli du coude, en se groupant pour la plupart autour des trois veines superficielles de la région, la cubitale, la radiale et la médiane.
o) Au bras, ils se comportent de la façon suivante. La plupart des lymphatiques du groupe interne, arrivés au coude, se perdent, ainsi que nous l’avons déjà vu, dans les ganglions sus-épitrochléens. Les autres, poursuivant leur trajet ascendant, cheminent sur le côté antéro-interne du hras, où viennent successivement les rejoindre les lymphatiques du groupe externe et ceux qui cheminent à la région brachiale postérieure. Puis, ils s’engagent dans le creux axillaire, au-dessous du bord inférieur du grand pectoral et se terminent dans les ganglions de cette région, tout spécialement dans le groupe externe ou brachial. On voit assez fréquemment (38 fois sur 100, Grossmanx) un ou deux troncs lymphatiques suivre la veine céphalique dans l’espace delto - pectoral et ne pénétrer dans le creux de l’aisselle, comme la céphalique du reste, qu’à quelques millimètres au-dessous de la clavicule. Ces troncs satellites de la veine céphalique, que viennent toujours grossir quelques troncs et troncules provenant de l’épaule, peuvent, dans certains cas, passer par-dessus la clavicule pour se rendre alors aux ganglions sus-claviculaires.
c. Lymphatiques profonds du membre supérieur. — Les lymphatiques profonds du membre supérieur proviennent des masses musculaires, des os et du périoste. Ils gagnent l’aisselle en suivant, comme les veines, le trajet des artères. Elles sont