‹ Traité d'anatomie humaine (volume 2)Chapitre 94 sur 166 · GANGLIONS DE L’AISSELLE · texte numérisé non relu

GANGLIONS DE L’AISSELLE

au nombre de deux pour chaque artère ; c'est ainsi tiques cubitaux, radiaux, interosseux antérieurs et postérieurs, etc., etc., satellites des artères cubitale, radiale, interosseuse antérieure et interosseuse postérieure, etc. Comme les lymphatiques superficiels, les lymphatiques profonds aboutissent presque en y, totalité aux ganglions du groupe brachial; quelques- , uns, seulement, se jettent dans le groupe scapulaire.

d. Lymphatiques superficiels de la moitié susombilicale du tronc. — Les lymphatiques superficiels de la moitié sus-ombilicale du tronc se divisent, d’après leur provenance, en trois groupes : antérieurs, postérieurs et latéraux. — Les troncs lymphatiques antérieurs se dirigent, vers le bord inférieur du grand pectoral, qu’ils contournent pour pénétrer dans le creux de l’aisselle. Ils aboutissent au groupe thoracique ou mammaire externe. — Les troncs lymphatiques postérieurs convergent vers la paroi postérieure de l’aisselle, contournent le bord inférieur du grand dorsal, pénètrent alors dans le creux de faisselle et s’y terminent dans le groupe scapulaire. — Les troncs lymphatiques latéraux cheminent verticalement de bas en haut sur la paroi latérale de l’abdomen et du thorax. Ils pénètrent dans le creux de faisselle entre les muscles grand pectoral et grand dorsal et, comme les précédents, se perdent pour la plupart dans les ganglions du groupe scapulaire, quelques-uns dans les ganglions du groupe central.

e. Lymphatiques superficiels de la nuque. — Les lymphatiques superficiels de la nuque, dont le nom seul indique l’origine, se dirigent obliquement en bas et en dehors vers la face postérieure de f épaule. Arrivés au niveau du bord inférieur du grand dorsal, ils contournent ce muscle d’arrière en avant et disparaissent dans le creux de faisselle en se mêlant aux lymphatiques de la face postérieure du thorax.

f. Lymphatiques de la mamelle. — Les lymphatiques de la mamelle, dont nous étudierons plus tard le mode d’origine sur la glande mammaire (voy. Mamelles), se mêlent pour la plupart aux lymphatiques antérieurs du thorax. Comme eux ils gagnent faisselle et aboutissent aux ganglions du groupe thoracique , de préférence aux ganglions supérieurs de ce groupe. Rappelons en passant que, outre ces lymphatiques mammaires qui se rendent aux ganglions axillaires et que l’on peut appeler lymphatiques mammaires externes, il existe des

nous avons des lympha-

Fig. 32i.

Lymphatiques du membre supérieur, vue antérieure.

A, veine basilique. — B, veine céphalique. — C, veine axillaire. — 1, réseau de la paume de la main. — 2, tronc collatéral externp du pouce. — 3, 3, lymphatiques superficiels de laface antérieure de l’avant-bras. — 4, ganglion sus-épitrochléen. — 5, lymphatiques superficiels de la face antérieure du bras. — 6, ganglions de l’aisselle. — 7, lymphatiques de l’épaule. — 8. tronc satellite de la veine céphalique. — 9, ganglions du cou.

lymphatiques mammaires

ANGÉIOLOGIE

internes, qui se dirigent en dedans, perforent d’avant en arrière les espaces intercostaux et se jettent dans les ganglions mammaires internes (voy. Mamelles).

C) Lymphatiques efférents. — Les vaisseaux efférents des différents groupes ganglionnaires de l’aisselle convergent tous, directement ou indirectement, vers les ganglions sous-claviculaires (fig. 322), qui, à leur tour, émettent d’autres efférents.

Ces efférents du groupe sous-claviculaire passent sous la clavicule, en suivant comme toujours le trajet des vaisseaux. Ils débouchent ainsi dans le triangle susclaviculaire, où ils se réunissent en deux ou trois troncs (quelquefois un seul), les troncs lymphatiques sous-claviers.

Après s’être anastomosés âvec les lymphatiques cervicaux, ces troncs sous-claviers, qui résument la circulation lymphatique du membre supérieur, de la nuque et de la moitié sus-ombilicale du tronc, viennent enfin s’ouvrir : à droite, dans la grande veine lymphatique : à gauche, dans le canal thoracique.

Nous nous arrêterons la dans cette étude essentiellement pratique des ganglions et des canaux lymphatiques. Gomme on fa vu, nous n avons pris les lymphatiques viscéraux qiCà leur sortie des viscères, sans nous préoccuper, ni de leur origine, ni de leur trajet dans l’épaisseur du parenchyme où ils vont recueillir la lymphe. Nous avons laissé là et à dessein une lacune importante : nous la comblerons ultérieurement, en étudiant les différents organes contenus dans les trois grandes cavités crânienne, thoracique et abdomino-pelvienne. A propos de chacun de ces organes, en effet, nous retrouverons ses vaisseaux lymphatiques et décrirons alors, autant du moins que pourra nous le permettre l’état actuel de nos connaissances, leur mode d'origine et leurs rapports avec les éléments histologiques au sein desquels ils naissent et cheminent.

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