T. I, 6° ÉDIT
MYOLOGIE
sous la forme de rubans transversaux, dits ligaments annulaires (llgamenls annulaires du carpe et du tarse).
Sappey les divise en gaines simples et gaines composées. Les gaines simples ne laissent passer qu’un seul tendon ou deux au plus intimement accolés ; à cette variété appartiennent les gaines de la lace palmaire des phalanges. Les gaines composées sont communes à plusieurs tendons : de leur face profonde s’échappent
des cloisons verticales, qui viennent se fixer d'autre part sur les os sous-jacents et divisent ainsi l’espace compris enti’e la formation fibreuse et le squelette en un nombre plus ou moins considérable de gaines secondaires, dans chacune desquelles se loge un tendon. Le ligament annulaire postérieur du carpe est le type parfait de cette seconde variété.
Histologiquement, les gaines fibreuses des tendons appartiennent, comme les aponévroses et les tendons eux-mêmes, aux formations conjonctives. Elles ont pour éléments fondamentaux des faisceaux fibreux extrêmement denses, unis les uns aux autres par du tissu conjonctif lâche. Aux tissus fibreux se mêlent des cellules fixes du tissu conjonctif, un certain nombre de fibres élastiques et quelques cellules adipeuses. 11 convient d’ajouter qu’aux faisceaux propres des gaines fibreuses s’ajoutent parfois des faisceaux tendineux provenant des muscles voisins : c’est ainsi que le ligament annulaire antérieur du carpe est renforcé à la fois par le tendon terminal du petit palmaire et par les tendons d’origine des muscles thénar et hypothénar.
Les gaines fibreuses des tendons possèdent des vaisseaux et des nerfs comme les aponévroses. Ils y affectent la même disposition que dans ces dernières.
3*^ Gaines synoviales des tendons. — Les gaines synoviales des tendons ou synoviales tendineuses sont des membranes minces, difficilement isolables, appartenant au même titre que les synoviales articulaires h la classe des séreuses. Elles ont pour rôle de favoriser le glissement des tendons dans les coulisses ostéo-fibreuses qu’ils traversent.
A. Disposition générale. — Pour se rendre un compte exact de la manière dont se comportent les synoviales tendineuses, il convient de pratiquer sur les tendons et leur gaine fibreuse deux ordres de coupes, les unes longitudinales, les autres transversales :
a. Coupes longitudinales. — Sur des coupes longitudinales (fig. 660, A), nous voyons la synoviale envelopper le tendon dans toute la portion de celui-ci qui répond à sa gaine; puis, à l’une et à l’autre des extrémités de cette gaine, se réfléchir en dehors, gagner la face interne de la coulisse ostéo-fibreuse et la tapisser régulièrement dans toute son étendue. La synoviale nous présente donc deux feuillets, tous les deux cylindriques, adossés et glissant l’un sur l’autre; un feuillet interne (4"), engainant le tendon, c’est le feuillet viscéral; un feuillet externe (4'), tapissant intérieurement la coulisse ostéo-fibreuse, c’est le feuillet pariétal. Ces
Fi». 6.0 0.
La gaijie fibreuse des flécliisseiirs, vue sur la coupe transversale d'un doigt.
1, pliaUuige. — 2, pcrioslo. — I!, lendoiis des llécliissciu's, entourés par le feuillet viscéral de la synoviale. — 4, gaine liljreusedes lléchisseurs, tapissée en dedans par le feuillet pariétal de celte même synoviale. — 5, tissu cellulaire sous-cutané. — G. peau. — 7, nerf collatéral. — 8, artère collatérale. — 0, tendon de l’exten eur.
ANATOMIE GENEllAl.E
deux feuillets se continuent réciproquement en haut et en bas en formant dans leur ensemble une sorte de cul-de-sac annulaire, rappelant assez exactement le culde-sac également en forme d’anneau, que l’on volt, après une injection heureuse du coude, tout autour du col du radius. Entre le faisceau pariétal et le feuilletviscéral se trouve une cavité close de toutes parts et à peu près virtuelle comme celle des séreuses : elle renferme une toute petite quantité d’un liquide onctueux et filant, qui présente les plus grandes analogies avec la synovie articulaire.
b. Coupes transversales. — Si nous examinons maintenant une coupe transversale (fig. 6110, G), nous reconnaissons successivement au centre, la coupe du tendon ; 2° à la périphérie la gouttière osseuse et l’arcade fibreuse
qui, en la complétant, la transforme Fig. 63ü.
en canal ostéo-fibrenx; 3° entre le tendon et son conduit ostéo-fibreux, les deux feuillets viscéral et pariétal, l’un et l’autre circulaires, disposés concentriquement et interceplant entre eux la cavité de la synoviale.
c. Mésodentons. — Nous avons vu tout à l’heure que les deux feuillets synoviaux s'unissaient l'un à l’autre au niveau des culs-de-sac terminaux. Ils entrent encore en relation sur un ou plusieurs points intermédiaires et voici comment. Le tendon est uni à la coulisse ostéo-fibreuse, de préférence à la partie osseuse de la coulisse, par des tractus conjonctifs plus ou moins développés, affectant ici la forme de simples filaments, plus loin la forme de toutes petites membranes. Ces tractus conjonctifs, qu’ils soient membrani formes ou simplement filiformes, servent de soutien aux vaisseaux nourriciers du tendon ; aux artérioles qui vont vers lui et aux veinules qui en reviennent (fig. 660, D, 5). Or, au niveau du point où ce paquet conjonctivo-vasculaire aborde le feuillet pariétal de la synoviale (fig. 661, Bj, celui-ci se réfléchit sur lui et l’enveloppe de toutes parts pour se continuer plus loin avec le feuillet viscéral. Ces replis synoviaux
jetés sur les vaisseaux du tendon et allant du feuillet pariétal au feuillet viscéral
Schéma montrant la disposition des synoviales tendineuses, vues : A, en coupe longitudinale ; B, G, D, en coupe transversale.
1. tendon. — 2, sa gaine fibreuse. — 3, os. — 4, synoviale tendineuse, avec 4', son feuillet pariétal : 4", son feuillet viscéral ; 4"’, sa cavité. — 5, mésotendon avec scs vaisseaux.
Tendons des fléchisseurs avec leur gaino séreuse (d’après F.vr.vbeuf).
A, la séreuse passe à la face superficielle du tendon sans recouvrir sa face profonde. — B, la séreuse recouvre le tendon sur presque tout son pourtour et furme en arrière de lui un niésotendon.
1, tendon. — 2, membrane séreuse. — 3, gaina fibreuse, qui a été incisée et érignéedans une partie de son étendue. — 4, branche artérielle provenant des branches collatérales des doigts. — 5, 5. rameaux situés entre les deux feuillets du mésotendon.
MYOLOGIE
ont reçu le nom de mésodenlons : ils rappellent, en effet, par leur disposition, le repli péritonéal ou mésentère qui relie l’intestin grêle à la paroi postérieure de l’abdomen. Grâce à cette disposition, les vaisseaux, tendineux et le tissu conjonctif qui les accompagnent gagnent le tendon sans traverser la cavité de la séreuse. Il en résulte que, au niveau des mésotendons, une partie du tendon, celle à laquelle aboutissent les vaisseaux, n’est pas revêtue de la synoviale. Cette partie de la surface tendineuse, ainsi dépourvue de synoviale, est ordinairement minime. Quelquefois, cependant, elle peut représenter le quart ou même la moitié de la circonférence du tendon. Dans ce dernier cas (fig. 661), Bj, la synoviale, au lieu de former un cylindre complet, revêt l’aspect d’un demi-cylindre ou, si l’on veut, d’une simple gouttière.
B. Rapports des synoviales tendineuses avec les synoviales articulaires. — Les synoviales tendineuses sont primitivement indépendantes et la plupart d’entre elles conservent cette indépendance chez l’adulte : telles sont les synoviales des fléchisseurs et des extenseurs des doigts, qui, tout en étant très rapprochées de rarticolation du poignet, ne présentent avec elle que de simples rapports de contiguïté. 11 en est quelques-unes cependant qui, au cours du développement, entrenten communication avec la synoviale de l’articulation voisine : de ce nombre sont la synoviale du poplité, qui communique avec l’articulation du genou et la gaine synoviale de la longue portion du biceps brachial, qui pareh être, chez l’adulte tout au moins, une simple expansion de la synoviale de l’épaule.
C. Structure. — Envisagées au point de vue histologique, les synoviales tendineuses sont constituées sur le même type que les synoviales articulaires (voy. Arthrologie). Elles nous présentent, comme ces dernières, deux couches superposées, l’une externe, l’autre interne.
a) La couche externe est de nature conjonctive. Sur le feuillet viscéral, elle est extrêmement mince et se confond avec la gaine conjonctive du tendon ou périténonium externe. Sur le feuillet pariétal, elle est beaucoup plus développée; elle présente même, dans certains cas, de petites excroissances plus ou moins chargées de graisse, faisant saillie dans la cavité de la synoviale et rappelant exactement, par leur nature comme par leur signification, les franges synoviales des cavités articulaires. Ici encore, elle se confond sans ligne de démarcation avec le tissu conjonctif du voisinage.
(3) La couche interne est formée par des cellules aplaties, d’origine conjonctive, se rapprochant plus ou moins des cellules endothéliales.
D. Vaisseaux et nerfs. — Les gaines synoviales des tendons possèdent des vaisseaux et des nerfs. — Les artères proviennent, pour la plupart, de celles qui irriguent la gaine fibreuse. — Les veines accompagnent les artères. Elles sont toujours plus volumineuses que ces dernières. — Les nerfs ont été signalés par Sappey, à la fois sur le feuillet pariétal et sur le feuillet viscéral. Ils émanent, en partie des rameaux nerveux qui se distribuent à la gaine fibreuse, en partie des nerfs du tendon lui-même.
4'' Bourses séreuses annexées aux muscles. — Indépendamment des synoviales que nous venons de décrire et qui entourent les tendons à la manière d’une double gaine, les muscles possèdent encore d'autres synoviales, que l’on désigne sous le nom de bourses séreuses. Celles-ci affectent une forme vésiculaire et, au lieu d’envelopper l’organe sur tout son pourtour comme les précédentes, elles s’appliquent tout simplement sur une de ses faces, les séparant ainsi des parties avec lesquelles elles sont en rapport de contact.
ANATOMIE GÉNÉRALE
A. Divisions et rapports. — On divise ordinairement les bourses séreuses en deux groupes, suivant qu’elles sont en rapport avec un tendon ou avec un muscle, elles prennent le nom de bourses tendineuses ou de bourses musculaires :
a. Bourses séreuses tendineuses. — Les bourses séreuses tendineuses sont placées le plus souvent entre un tendon et la surface osseuse sous-jacente. Telle est la bourse séreuse du tendon d’Achille, qui se développe entre ce tendon et la partie la plus élevée de la face postérieure du calcanéum . Telles sont encore : la bourse séreuse de l’obturateur interne (lig. 662), qui se trouve située entre le tendon de ce muscle et la petite échancrure sciatique ; la hourse inférieure du hiceps, située entre le tendon distal de ce muscle et la tubérosité bicipitale du radius; la bourse inférieure du psoas-iliaque, placée entre le tendon de ce muscle et le petit trochanter, etc. On peut rencontrer aussi des bourses tendineuses entre deux tendons voisins [bow^ses intertendineu ses) : telle est la bourse séreuse qui sépare l’un de l’autre le tendon du grand dorsal et celui du grand rond.
b. Bourses séreuses musculaires. — Lés bourses séreuses musculaires ou intermusculaires se développent entre deux muscles qui glissent l’un sur l’autre : elles sont d’autant plus considérables que ces mouvements de glissement sont plus fréquents et plus étendus. On rencontre une bourse séreuse entre le sous-épineux et le deltoïde; on en voit une autre entre le grand fessier . et les muscles de la cuisse qui s-e fixent à Tiscbion, etc.
B. Rapports des bourses séreuses avec les synovi.\les articulaires. — Comme les synoviales tendineuses, les bourses séreuses musculaires sont primitivement distinctes des synoviales articulaires. Mais il en est toujours un certain nombre qui, par le fait de leur agrandissement progressif, se rapprochent des synoviales articulaires voisines, arrivent à leur contact et, finalement, se fusionnent avec elles. Nous rappellerons, à titre d’exemples : la bourse du sous-scapulaire, qui, chez l’adulte, entre en communication avec l’articulation scapulo-humérale ; la grande bourse du psoas-iliaque, qui se fusionne de même dans certains cas avec la synoviale coxo-fémorale, etc.
C. Structure. — Les bourses séreuses annexées aux muscles sont analogues par leur structure, comme par leur signification, aux bourses séreuses sous-cutanées (voy. t. Ht).
Quant aux bourses séreuses annexées aux tendons, elles rappellent entièrement par la structure de leurs parois la disposition qu’on observe entre le ménisque
Fi^. 662.
La bourse séreuse de l’obturateur interne.
I, ischion. — 2, petite épine sciatique. — 3, muscle obturateur interne, incisé et fortement érigné, pour laisser voir sa bourse séreuse (teintée en bleu) ; 3’, son tendon. — 4, crêtes transv^ersales, répondant aux espaces interfasciculaires du tendon de l’obturateur. — 5, orifice supérieur du canal sous-pubien avec le paquet vasculonerveux qui s’y engage. — C, épine du pubis. — 7, grand nerf sciatique. — 8, petit nerf sciatique. — 9, nerf honteux interne. — 10, artèie ischiatique. — 11, artèie honteuse interne.
MYOLOGÏE
interarticulaire et le condyle du temporal dans l’articulation tcniporo-maxillaire (Tourneux). Elles présentent, au niveau de leurs surfaces de glissement, une lame übro-cartilagineuse continue, épaisse de 60 p à 400 a, reposant, d’une part, sur le
tissu osseux, d’autre part, sur le tissu tendineux. Sur son pourtour, cette lame fibro-cartilagineuse se continue : 1° par sa couche superücielle , avec une synoviale nettement caractérisée; 2° par sa couche profonde avec le périoste (sur l’os) et avec l’enveloppe conjonctive du tendon.
Les bourses séreuses, soit musculaires, soit tendinéhses, renferment dans leur intérieur une petite quantité d’un liquide onctueux et filant, dont l’aspect rappelle la synovie des cavités articulaires.
Couche superficielle du revêtement îibro- cartilagineux; de la bourse du tendon d’Acbille (TourneuxK
Lés cellules carLilagincuscs, plongées dans une matière amorphe homogène, sont poun ues d’une capsule réfringente et renferment une ou plusieurs gouttelettes graisseuses.
5"* Mode d’origine des cavités séreuses annexées aux muscles. — On admet généralement que les cavités séreuses annexées aux muscles se développent sur tous les points oit le muscle ou son tendon glisse sur le plan sous-jacent, et on admet aussi que leur apparilion est la conséquence du glissement : sous l’influence de ce glissement, les travées conjonctives, fortement tiraillées, s’amincissent et disparaissent, laissant à leur lieu et place une cavité plus ou moins considérable, qui n’est autre que la bourse séreuse.
Mais celte théorie du glissement n’est pas applicable à toutes les bourses séreuses, à celles notamment que l’on voit se développer entre l’extrémité distale d’un tendon
et l'os sur lequel il s'insère. Examinons par exemple la bourse séreuse du tendon d’Achille, laquelle, comme nous l’avons déjà dit plus haut, est située entre le tendon et la partie supérieure de la face postérieure du calcanéum. En aucun cas, les deux surfaces en présence, la surface ten- V dineuse et la surface osseuse, ne glis-
sent l’une sur l’autre : la bourse qui les sépare n’a donc pas pour cause un glissement. A l’état ordinaire, dans la station debout (fig. 66 i. A), le tendon d’Achille est directement appliqué contre l’os. Mais quand le pied se met en extension, et cela se produit dans la marche toutes les fois que le gastrocnémien, en se contractant, soulève le talon , le tendon (fig. 664, B) tend à s’écarter delà surface osseuse et à s’en séparer par un espace angulaire à base supérieure, dont l’ouverture est proportionnelle au degré de l’extension du pied. Dans ces conditions, le tissu conjonctif lâche qui primitivement unit le tendon à la partie supérieure du calcanéum est fortement tiraillé d’avant en arrière : comme tout à l'heure, ses travées s’al-.
Fig. CG4.
Coupe sagittale du talon; A. le pied étant à l’état de repos (station verticale); B, le pied étant en extension (dans la niarchu).
1, calcanéum. — 2, tendou d'Achille. — 3, bourse séreuse.
— 4, paquet adipeux (on voit, figure B. que ce paquet graisseux, dans l’exteusiou du pied, se projette en arrière du calcanéum pour combler l’espace angulaire qui se produit à ce moment entre Los et le tendon). — xx, plan horizontal.
— y//, axe antéro-postérieur du calcanéum, horizontal dans la figure A, oblique dans la figure B.
ANATOMIE GÉNÉRALE
longent, s’amincissent, disparaissent, et ainsi se trouve formée la bourse séreuse. La figure 6t)i nous montre nettement, sur une coupe sagittale, qu’à l’état d’extension du pied, un paquet graisseux, de tous points comparable à une frange synoviale (voy. Arthrologie), descend en arrière du calcanéum pour combler le vide résultant de l’écartement réciproque de la surface osseuse et du tendon.
Le même mécanisme s’applique au développement de la bourse du biceps brachial : quand le radius est en pronation et que le biceps est à l’état de repos, le tendon de ce muscle est comme enroulé autour de la tubérosité bicipitale ; mais si le biceps vient à se contracter, portant le radius en supination, son tendon se déroule et se sépare ainsi de l’os par un espace triangulaire à base antérieure. C’est cet écartement des deux surfaces en présence qui, fréquemment répété, détermine la résorption du tissu conjonctif intermédiaire et, par suite, l’apparition de la bourse séreuse. Ici encore, un paquet graisseux vient combler l’espace angulaire qui se produit entre le tendon et l’os.
La formation des cavités séreuses annexées aux muscles et aux tendons {bourses, séreuses musculaires et synoviales tendineuses) est donc la conséquence des tiraillements intermittents, mais fréquemment répétés, que subissent les travées du tissu conjonctif, que ces tiraillements se produisent par le fait du glissement de la surface musculaire ou tendineuse sur la surface sous-jacente, ou soient la conséquence de V écartement réciproque de ces deux surfaces.
Les recherches embryologiques nous apprennent que les bourses musculaires et les synoviales tendineuses se développent pour la plupart bien avant la naissance, à une époque où l’action des muscles est vraiment trop peu importante pour qu’on puisse raisonnablement expliquer par elle le creusement de ces cavités. La théorie mécanique invoquée plus 7'
haut n’en conserve pas moins toute sa valeur, mais il faut l’envisager en phylogénie et non en ontogénie : les déplacements du muscle et de son tendon dans les conditions indiquées ci-dessus ont été la cause réelle de la production des bourses musculaires et tendineuses chez ceux de nos ancêtres qui ne les possédaient pas encore. Actuellement, ces bourses font partie intégrante de notre constitution, soit fœtale, soit adulte : ce sont, comme les muscles eux-mêmes auxquels elles sont annexées, des formations à la fois héritées et héréditaires.
Rrtterer, qui a soigneusement étudié chez le lapin le mode de développement des bourses tendineuses, a établi en principe que. primitivement, chaque tendon est entouré, dans toute sa longueur et sur tout son pourtour, par du tissu conjonctif réticulé, c’est-à-dire par des amas de cellules conjonctives, dont le protoplasma se trouve différencié :
1“ en réseau fibriUaire ; 2® en hyaloplasmcL parfaitement homogène. Sur les points où existera plus tard la bourse péritendineuse, ce tissu réticulaire subit une série de' transformations, que l’on peut résumer comme suit : tout d'abord, le hyaloplasma s'accroît et prend peu à peu les caractères de la substance muqueuse ; puis la substance muqueuse se fluidifie, en sorte qu'il se produit de larges aréoles vides ou vacuoles ; enfin, les fibrilles du réticulum et, avec elles, les noyaux des cellules conjonctives subissent une atrophie progressive
Fig. 6G5.
Coupe liorizonlale de la parlie posléneure du piod d'un fœtus de lapin au vingt-troisième jour de l’incubation (d’après Retterer).
1, calcanéum. -- 2. astragale. — 3, plantaire grêle, avec ses expansions fibreuses 3’. — 4, tendon d’Achille, avec ses expansions fibreuses 4’. — o, bourse séreuse, placée en avant du tendon d’Achille. — 6, bourse séreuse, placée entre le tendon d’Achille et le tendon du plantaire grêle. — 7, tendon du fléchisseur profond avec 7’, sa cavité séreuse.
MYOLOGIE
qui aboutit à leur disparition complète. Ainsi s’établit la cavité définitive. Cette cavité une fois formée, les cellules conjonctives qui s’étalent sur ses parois s’allongent et s’ordonnent en séries plus ou moins régulières. Cn môme temps, elles s’aplatissent parallèlement à la paroi elle-même et revêtent peu à peu les caractères dès cellules épithélioïdes, caractères suffisamment nets parfois pour que bon nombre d’auteurs aient décrit les cellules en question comme de véritables cellules endothéliales (voy. Arthrologie, p. 428).
§ \[. — Action mécanique des muscles
A rexcepiion des muscles peauciers qui, par l’une de leurs extrémités tout au moins, s’attachent à la face profonde du tégument externe, la plupart des muscles striés s’insèrent par leurs deux extrémités sur des pièces squelettiques, qu’ils sont destinés à mouvoir. Ils deviennent ainsi, comme nous l’avons dit plus haut, les agents actifs de la locomotion. Soit A (fig. 666, I) une pièce osseuse sur laquelle s’insère, en a, l’extrémité proximale du muscle C ; soit B, une deuxième pièce osseuse, sur laquelle s’insère, en b, l’extrémité distale de ce même muscle. La contraction d’un muscle ayant pour premier effet le raccourcissement de celui-ci.
Schéma desliné à montrer l’action mécanique des muscles.
I, Muscle a letat de uepos. — A, B, deux leviers osseux réunis par une articulation; C, muscle, avec ; «, son insertion d’origine ; 6, sou insertion terminale.
II, Muscle a l’état de contraction. — 1, le levier B (mobile) s’est incliné vers le levier A (fixe). — 2,1e levier A (mobile) s’est incliné vers le levier B (fixe). — 3, les deux leviers A et B (tous les deux mobiles) se sont inclinés réciproquement l’un vers l’autre.
il faut de toute nécessité, lorsque le muscle G se contractera (fig. 666, 11) : i° ou bien (fig. H, 1) que le point b (point mobile) se rapproche du point a (point fixe) ; 2® ou bien (fig. Il, 2) que le point a (point mobile) se rapproche du point b (devenu point fixe); 3° ou bien encore (fig. II, 3) que les deux points a et b, tous les deux mobiles, se rapprochent réciproquement l’un de l’autre.
Dans les divers déplacements qu’elles subissent sous l’influence de la contraction musculaire, les pièces squelettiques sont de tous points comparables à cette machine simple qui, en mécanique, porte le nom de levier et chacune d’elles, comme le levier, nous présente un point d’appui, une puissance et une résistance. — Le point d'appui est le point immobile autour duquel tourne le levier. Il répond, naturellement, à une articulation. — La puissance est la force qui sollicite le levier à se déplacer. Elle est représentée par le muscle ou les muscles qui prennent insertion sur lui. — La résistance, enfin, est la force à vaincre. Ainsi,
ANATOMIE GÉNÉRALE
Dans le mouvement de flexion de l’avant-bras sur le bras, le levier est représenté par le cubitus et le point d’appui répond à cette extrémité du levier osseux qui s’articule avec l’humérus ; la puissance est représentée par les deux muscles biceps et brachial antérieur; la résistance est l’avant-bras et la main.
Suivant la situation respective du point d’appui et des points d application de la puissance et de la résistance, on distingue en mécanique trois genres de levier : 1*^ le levier du premier genre est celui dans lequel le point d’appui {a) est placé entre le point d’application de la puissance {p) et le point d’application de la résistance (r) ; 2° le levier du second genre est celui dans lequel le point d’application de la résistance (r) se trouve situé entre le point d’appui (a) et le point d’application de la puissance (^) ; on l’appelle encore, pour cette raison, levier inter-résistant ; 3° le levier du troisième genre ou levier inter-puissant est celui dans lequel le point d’application de la puissance (p) est situé entre le point d’appui (a) et le point d’application de la résistance (r).
Ces trois ordres de levier se retrouvent dans la mécanique animale, mais dans des proportions très différentes. — Le levier du premier genre est relativement fré-
Fig. 667.
Schéma représentant les différentes espèces de levier dans leurs rapports avec l’action mécanique des muscles : A, levier du premier genre ; B, levier du second genre ; C, levier du troisième genre.
(Au-dessous de chacun des trois schémas, se trouve figuré le levier mathématique correspondant.)
a, point d’appui. — p puissance, avec p\ point d’application de la puissance. — r, résistance, avec r', point d’application de la résistance.
quent. La tête, dans son maintien en équilibre sur la colonne vertébrale (fig. 667, A), nous en offre un excellent exemple. Le point d’appui (a) répond à l’articulation des condyles occipitaux avec l’atlas. La résistance est représentée par le poids de la tête (r), qui tend à tomber en avant. La puissance est représentée par les muscles de la nuque {p), qui vont de la colonne vertébrale à l’occipital et qui, par leur tonicité, font équilibre à la résistance. C’est encore suivant un levier du premier genre que le bassin et la colonne vertébrale reposent sur les têtes des fémurs. — Le levier du second genre est très rare dans la mécanique animale. On ne le rencontre chez l’homme que dans un seul cas : c’est lorsqu’il élève le talon et le corps tout entier en se soulevant sur la pointe des pieds (fig. 667, B). Dans ce mouve-
MYOLOGIE
ment, le point d’appui sur le sol {a) répond à la tête des métatarsiens. La puissance, représentée par les muscles gastrocnémiens (p), a son point d’application sur l’extrémité postérieure du calcanéum. La résistance, enfin, est représentée par le poids du corps {r), et son point d’application se trouve situé au niveau de l’articulation tibio-tarsienne, entre le point d’appui, qui est en avant, et le point d’application de la puissance, qui est en arrière. — Le levier du troisième genre est de beaucoup le plus répandu dans l’organisme. On le retrouve dans la plupart des mouvements des membres, notamment dans les mouvements de flexion et d’extension. La flexion de l’avanLbras sur le bras nous en offre un exemple très net. Gomme nous l’avons déjà dit plus haut, et comme nous le montre la figure 667 (G), le point d’appui (a) répond à l’articulation du coude; la résistance ir) est représentée par l’avant-bras et la main, que celle-ci soit vide ou supporte un poids ; la puissance {p) est représentée par les deux muscles biceps et brachial antérieur, et son point d'application se trouve placé à l’insertion même de ces muscles, entre le point d’appui, qui est au-dessus, et le point d’application de la résistance, qui est au-dessous. G’estdonc bien un levier interpuissant.
Ges notions sommaires de mécanique animale (le lecteur voudra bien se reporter pour plus de détails aux traités de physiologie et de physique biologique) nous permettront, dans la suite, d’interpréter comme il convient faction de chaque muscle sur les différents leviers osseux avec lesquels il est en rapport par ses insertions. Il nous suffira, pour déterminer cette action, de bien connaître la situation du muscle, sa direction et avant tout ses deux insertions proximale et distale. Nous verrons que, suivant leur action, les muscles sont dits fléchisseurs, extenseurs, rotateurs en dedans, rotateurs en dehors, adducteurs, abducteurs, etc.
On appelle muscles congénères des muscles qui concourent au même mouvement : tels sont le biceps brachial et le brachial antérieur qui, tous les deux, fléchissent l’avant-bras snr le bras ; tels sont encore le temporal et le ptérygoïdien interne qui, tous les deux, sont élévateurs du maxillaire inférieur. Par contre, les muscles sont dits muscles antagonistes quand ils produisent sur un même levier des mouvements opposés : c’est ainsi que les fléchisseurs sont antagonistes des extenseurs; que le grand pectoral, qui porte le bras en dedans (adduction), a pour antagoniste le deltoïde, qui le porte en dehors (abduction), etc.
g VII. — Nomenclature des muscles, méthodes d’étude
L’étude des muscles et de leurs enveloppes est une des parties les plus intéressantes de l’anatomie humaine ; mais c’est aussi une des parties les plus longues et les plus difficiles, en raison même du nombre considérable de ces muscles, qui dépasse chez l’homme le chiffre de quatre cents.
Aussi est-il absolument nécessaire, avant d’aborder l’étude individuelle de chacun des muscles, de bien les classer. Deux méthodes s’offrent à nous, l’une physiologique, l’autre topographique. — La méthode physiologique, inaugurée par Yés.ale et adoptée plus tard par Winslow, groupe les muscles d’après leurs fonctions, c’est-à-dire d’après le genre de mouvement qu’ils impriment aux leviers du squelette sur lesquels ils s’insèrent. G’est ainsi qu’on a décrit les muscles moteurs du bras sur l'épaule, les muscles moteurs de la jambe sur la cuisse, etc., etc. — La méthode topographique consiste, comme son nom l’indique, à classer les muscles d’après la position qu’ils occupent sur le squelette, en ne tenant
ANATOMIE GÉNÉRALE
aucun compte de leur forme, de leurs insertions et de leurs usages. Ainsi les différents muscles qui entourent l’humérus constituent une région, les ynuscles du bras ; les muscles qui s’étalent en avant de la colonne cervicale, entre la tête et le thorax, en forment une autre, les muscles du cou, etc., etc.
De ces deux méthodes, la première présente les plus grands avantages, en anatomie comparée, quand il s’agit avant tout de suivre et d’interpréter les modifications, souvent si profondes, que subit une formation musculaire en passant d’un groupe zoologique à un autre. Mais, en anatomie humaine, il faut bien le reconnaître, la méthode topographique, pour être moins scientifique, est préférable à bien des égards, en ce qu’elle nous permet d’apprécier, d’une façon aussi rapide que précise, les rapports de chacun des muscles, soit avec les muscles voisins, soit avec les organes d’un autre ordre, artères, veines et nerfs, qui cheminent à ses côtés. Cette méthode, du reste, est celle qui a prévalu et qui a été suivie, dans ce dernier siècle, par la presque unanimité des anthropotomistes. Nous l’adopterons à notre tour et décrirons successivement les sept groupes musculaires suivants : Muscles de la tête ;
2"" Muscles du cou ;
3° Muscles de la région postérieure du tronc ;
4° Muscles du thorax;
3° Muscles de V abdomen ;
6° Muscles des membres supérieurs ;
7® Muscles des membres inférieurs.
Quant aux aponévroses, nous les étudierons, suivant la même méthode, à la suite des différents groupes musculaires auxquels elles sont annexées.
A consulter, au sujet des' muscles en général, parmi les travaux récents (1882-1908):
Emery, Sur la structure des fibres musculaires striées de quelques vertébrés, Arch. ital. de Biol., 1882; — Bremer, XJeb. die Muskelspindeln nebst Bemerk. über Structur der quergestreiften Muskel fuser, Arch. f. mikr. Anat., 1883; — Ronx, Beitr. zur Morphologie der fonctionnellen Anpassung, léna, 1883; — Lesshaft, Des divers types musculaires et de la façon différente dont s'exerce la fonction active des muscles, Mém. de TAcad. des Sc. de Saint-Pétersbourg, 1884; — Testut, Les anomalies musculaires chez Vhomme expliquées par l' anatomie compar<'e, leur importance en anthropologie, Paris, 1884 ; — Du même. Les anomalies musculaires considérées au point de vue de la ligature des artères, Paris, 1892 ; — Maieiî, Zur Histol. der quergestreiften Muskels, Biol. Gentr., 1884; — Du même, Die sogen. Sarkoplasten, Anat. Anz., 1886 ; — Melland, A simplified view of the histol. of the striped mus de- fibres, Quat. Journ. of micr. Sc., 1883 ; — Rollett, Unters. üb. d. Bau der quergestr. Muskelfasern, Denkschr. d. Wien. Akad., 1885; — Du même, Ueber die Flossenmuskeln des Seepferdchens und über Muskelstruktur im Allgemeinen, Arch. f. mikr. Anat., 1888 ; — Du même, Anal. u. physiol. Untersuch. üb. d. Muskeln der Fledermâuse, Wien. Sitz., 1899; — Kühne, Neue Untersuch. über die motorische Nervenendigungen, Zeitschr. f. Biologie, 1886 ; — van Gehughten, Étude sur la structure intime de la cellule musculaire striée, La Cellule, 1886 et 1888; — Du même. Les noyaux musculaires de la grenouille adulte, Anat. Anz., IV, 1888 ; — Du même, Cellules musculaires striées ramifiées et anastomosées, Anat. Anz., 1889; — Marey, Recherches sur la morphologie des muscles, G. R. Acad, des Sc., 1887; — Giaccio, DelV anat. minuta di queimuscoli che negVinsetti muovono le ali, Mem. délia reale accad. delle Sc. di Bologna, 1887; — Félix, Die lange der Muskelfaser bei dem Menschen u. einigen Sdugethieren, Fetschr. f. Kôlliker, 1887 ; — Du même, Ueber Wachstum der quergestreiften Muskulalur nach Beobachtungen am Menschen, Zeitschr. f. wiss. Zoologie, 1889; — Macallum, On the nuclei of the striated muscle-fibre in Necturus lateralis. Quat. Journ. of micr. Sc., 1887 ; — Kunkel, Studien über die querg estrei fie Muskelfaser, Feschr. f. Kôlliker, 1887; — Paneth, Die Entwick. von quergestr. Muskelfasern ans harkoplasten, Sitz. d. Wien. Akad., 1887 ; — Gage, Form. ending. and relations of the striated muscular fibres in the muscles of minute animais, The Microscope, Détroit, 1888; — Kôlliker, Zur Kenntnis s der quergestreiften Muskelfasern, Zeitschr. f. wiss. Zoologie, 1888; — Ramon y Gajal, Observ. sur la texture des fibres musculaires des pattes et des ailes des insectes, Intern. Monatsschr. f. Anat., 1888; — Haswell, A comparative study of striated muscle, Quat. Journ. of micr. Sc., 1889; — Walther, Ueb. Wachstum d. quergestr. Muskulatur nach. Beobacht. am Menschen, Zeitschr. f. Zool.,1889 ; — Ranvier, Des muscles rouges et des muscles blancs chez les rongeurs, G. R. Acad, des Sc., 1887 ; — Du même. Des muscles de la vie
MYOLOGIE
animale à contraction brusque et à contraction lente chez le lièvre, ibid., 1889: — Mingazzini, Sul preteso reticolo plastinico délia fibra muscolare striata, Bollet. délia Soc. di Natur. in Napoli, 1888; — Du même, Contrib. alla cognoscenza délia fibra muscolare striata, Anat. Anz., ; — Cunningham, The value of nerve-supbly in the détermination of muscular homologies and anomalies, Joiirn. of Anat. and Physiol,, 1890; — Fuanque, Beitr. z. Kenntniss der Muskelknospen, Würzb. Verhandl., 1890; — Schwalbe, Ueber die Kaliberverhdltnisse d. quergestr. Muskelfasern d. Wirbelthiere, Deutsch. ined. Wochenschr., 1890 ; — Retzius, M us kel fibrille u. Sarcoplasma, Biol. Untersnch.. 1890;
Schafer, On the structure of the cross, striated muscle. Internat. Monatsschr. f. Anat. und Pbysiol., 1891; — Mayeda, Ueber die Kaliberverhaltnisse d. quergestr. Miiskelfasern, Zeitschr. f, Biol., 1890 ; — Schwalbe u. Mayeda, Ueber die Kaliberverhûltnisse d. quergestr. Miiskelfasern d. Menschen, Zeitschr. f. Biol., 1891; — Tourneux, Sur les modifcalions structurales que présentent les fibrilles des muscles jaunes des insectes en passant de V état de repos à l'état de contraction, C. R. Soc. Biol., 1894 ; — Forster, Zur Kenntniss der M uskelspindeln. Dissert., Berne, 1894 ; — Fusari, Studii sulla struttura dette fibre muscolari striate, Atti dell’ 11 congr. med. internaz., Borna. 1894 ; — Grutzner, Zur Anat. u. Physiol. der quergestreiften Muskeln, Rev. Zool. suisse. 1894; — Bolk, Rekonstruclion der Segmentirung der Gliedmassenmuskulatur dargegelt an den Muskeln des Oberschenkels und der Schultergürlels, Morphol. Jahrb.. 1895 : — Sihlkr, Ueb. M uskelspindeln und intramusculare Nervenendigungen bei Schlangen u. Froschen, Arcli. f. raikr. Anat., 1895; — Ruge, Zur Structurlehre von Muskelindividuen, Morphol. .Jahrb., 1895; — Parsons, On the value of Myology as an did in the classification of animais, Biol. Assoc. for the Advanc. of Science, 1895; — Ruffini, Sulla fina nnatomia dei fusi neuro-muscolari del galto, e sul loro significato fisiologico, Monit. zool., 1896; — Negro, Contrib. alV istologia del sarcolemma delle fibre muscolari striate. Giorn. délia R. Accad. di Torino, 1896: — Weiss et Dutil. Sur le développement des terminaisons nerveuses dans les muscles à fibres striées, G. R. Acad, des Sc.. Paris, 1894, et Arch. de piiysiol. norm., 1896; — Retterer, Sur le développement morphologique et histologique des bourses muqueuses et des cavités péritendineuses,io\xrr\. de l'Anat., 1896; — Ledouble, Traité des variations du système musculaire de l'homme et de leur signification au point de vue de l'anthropologie zoologique, Paris, 1897 ; — Weiss, Sur V architecture des muscles, C. R. Soc. de Biol., 1897; — Ghudzinsky, Observ. sur les variations musculaires dans les races humaines, Mém. de la Soc. d'anthropologie de Paris, 1898; — Spampani, Contrib. alla conoscenza délia terrninazioni nervose nei muscoli striati dei mammiferei, Monit. zool., 1898; — Ruffini, Sulla fina analomia del fusi neuro-muscolari del gallo a sul loro significato fisiologico, Siena, 1898 ; — Arnold, Muskelgewebe, Arch. inikr. Anat., 1898 ; — Weiss, Rech. sur les muscles de Vernbryon, Journ. de physiol. et de pathol. génér. , 1899: — Carvasho et Weiss, La densité des muscles dans la série des vertébrés, ibid., 1899; — Motta-Goco, Caratteri rnorfol. ed embryol. delle fibre muscolari striate a grosso e piccolo calibro, Monit. zool., 1899; — Du même, Contrib uto allô studio délia struttura de sarcolemma, ibid., 1899 ; — Du même, Genesi delle fibre muscolari striate, Bull. Soc. nat., Napoli, 1900 ; — SiHLER, Die Muskelspindeln : Kerne u. Lage der motorischen Nervenendigungen, Arch. inikr. Anat., 1900; — Baum, Beitrdge zur Kenntniss der Muskelspindeln, Anat. Helte, 1900 ; — Ruffini, Sulle fibrille nervose ullraterminali nelle piastre motrice deWuomo, Riv. pathol. nerv. e ment., 1900;
SoMMARivA, Contrib. allô studio delle terrninazioni nervose nei muscoli striati, Monit. zool., 1901; — Dogiel, Die Nervenendig. im Raufchell, Arch. f. mikr. Anat., 1901; — Crevatin, Ueb. Muskelspindeln von Sâugethieren, Anat. Anz., 1901 ; — Perroncito, Sur la terminaison des nerfs dans les fibres musculaires striées, G. R. Assoc. des Anat.. Lyon, 1901; — Weiss, Le muscle dans la série animale, Rev. génér. des Sciences, 1902; — Triepel, Der Querschnit t-Quo tient d. Muskels u. seine bioloyische Bedeutung, Anat. Hefte, 1903; — Prenant, Questions ?^elatives aux cellules musculaires. Arch. Zool. expér. et génér., Paris, 1903 ; — Perroncito, Sulle terminaz. nervose nei 7nuscoli e fibre striati, Arch. Biol. norm. e patol., 1903; — Caj.xl, Contrib. al estudio de la estructura de las plaçai motrices, Trab. Labor. invest. bioL, Madrid, 1903; — Damman, Vergl. Unters. üb. d. Bail u. d. funktionnelle Anpassung d. Sehnen, Arch. f. Entwick-Mechanik d. Organ, Bd. 26,1908.