‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 115 sur 176 · MUSCLES DU NEZ · texte numérisé non relu

MUSCLES DU NEZ

à la fois. — On le voit, parfois, échanger quelques faisceaux avec l’élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure.

2'’ — Transverse du nez

Le transverse du nez (fig. 682, 1) est un muscle triangulaire, aponévrotique en avant, charnu en arrière, couché sur la portion cartilagineuse du nez.

1° Insertions. — Il s’insère par sa base sur le dos du nez, à l’aide d'une aponévrose qui se confond, sur la ligne médiane, avec celle du côté opposé.

Les faisceaux charnus qui font suite à cette aponévrose se dirigent en bas, en dehors et en arrière vers le sillon de l’aile du nez. Là, ils se partagent en deux groupes : les faisceaux antérieurs s’attachent à la face profonde des téguments de la région ; les faisceaux postérieurs, comme nous le montre nettement la figure 682, se continuent avec les faisceaux externes du mrytiforme.

2° Rapports. — Par sa face profonde, le transverse repose directement sur l’aile du nez. Sa face superficielle répond aux téguments dans la plus grande partie de son étendue ; ce n’est qu’à sa partie la plus externe qu’elle est recouverte par les muscles élévateurs de l’aile du nez et de la lèvre supérieure.

3° Innervation. — Gomme pour le précédent.

Muscles moteurs de l’aile du nez

4® Action. — Les faisceaux antérieurs ou peau- (couche profonde),

ciers du muscle transverse attirent vers le dos du i, transverse du nez. — 2, muscle diianez les téguments sur lesquels ils s insèrent . Ils forme. -4, coupe delà lèvre supérieure, déterminent ainsi, dans la région de l’aile du nez,

la formation de rides verticales. Les faisceaux postérieurs, se contractent en même temps que le myrtiforme, aplatissent l’aile du nez et diminuent ainsi la largeur de l’orifice des narines.

3° — Myrtiforme

Le myrtiforme (fig. 682,3) est un petit muscle aplati et rayonné, situé au-dessous des narines, immédiatement en arrière de la lèvre supérieure.

1° Insertions. — 11 s’insère, en bas, sur le maxillaire supérieur, au niveau de la fossette myrtiforme et de la saillie de la dent canine.

Ses fibres, se portant ensuite en haut vers l’orifice des fosses nasales, s’écartent à la manière d’un éventail et se partagent en trois groupes : les fibres internes viennent s’attacher à la sous-cloison ; les fibres moyennes se fixent au bord postérieur du cartilage de l’aile du nez; les fibres externes contournent ce cartilage, en décrivant une courbe à concavité dirigée en haut et en dedans, et se continuent, comme nous l’avons déjà dit plus haut, avec les faisceaux postérieurs du transverse.

2^^ Rapports. — Le myrtiforme repose directement sur le squelette de la face. Il est recouvert, en avant, par la muqueuse gingivale, par le demi-orbiculaire

.\NATO.\IIE HUMy^INE. — T. I, 6® ÉÜIT.

MYOLOGIE

supérieur et par les différents faisceaux qui viennent se terminer, à son niveau,, dans la lèvre supérieure.

3*^ Innervation. — Comme pour le précédent.

4"^ Action. — En se réunissant avec les faisceaux postérieurs du muscle transverse, les faisceaux externes du myrtiforme constituent sur le coté externe de la narine une sorte de demi-sphincter, dont les contractions ont pour effet de rétrécir cet orifice. Les faisceaux internes et les faisceaux moyens attirent en bas la partie inférieure du nez, d’où le nom (V abaisse^lr de l'aile du nez, sous lequel on désigne parfois le myrtiforme. En outre, les faisceaux mojmns, en raison même de leur obliquité, portent l’aile du nez en bas et en dedans; ils la rapprochent ainsi de la ligne médiaae et diminuent d’autant le diamètre transversal de la narine. Au total, le myrtiforme abaisse l’aile du nez et rétrécit les narines.

4'^ — Dilatateur propre des narines

Santorini a décrit sous ce nom une lame musculaire fort mince et très atrophiée chez l’bomme, qui est couchée sur la partie inférieure de l’aile du nez (fig. 682, 2).

1° Insertions. — Ses fibres s’attachent, en arrière, à la fois sur le bord posté rie nr du cartilage de l’aile dn nez et sur la partie correspondante du maxillaire supérieur.

De là, elles se portent en avant et en bas, en décrivant une courbe à concavité inférieure, et viennent se terminer à la face profonde de la peau qui recouvre le bord externe de la narine.

Rapports. — Le muscle dilatateur des narines répond, d’une part, aux téguments, d’autre part au cartilage de l’aile du nez. Son déloppement est très variable : sur certains sujets, il est très visible et d’une dissection relativement facile; sur d’autres, au contraire, il n’est pas perceptible à l’œil nu et l’emploi du microscope est nécessaire pour constater l’existence de fibres musculaires dans la région qu’il occupe.

3^^ Innervation. — Gomme pour le précédent.

4° Action. — Le dilatateur, prenant son point fixe en arrière, attire en dehors l’aile du nez et élargit ainsi transversalement les narines. 11 est, comme on le voit, antagoniste des deux muscles précédents.

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