SUPÉRIEURE
L’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure (fig. 676,4) est un muscle aplati et mince, s’étendant de l’angle interne de l’œil à la lèvre supérieure.
1° Insertions. — Il prend naissance, en haut, sur la face externe de l’apophyse montante du maxillaire supérieur, quelquefois sur les os propres du nez et même sur l’apophyse orbitaire interne du frontal.
De là, il se porte en bas en suivant le sillon naso-génien et se partage, en atteignant la base du nez, en deux ordres de faisceaux, des faisceaux internes et des faisceaux externes. Les faisceaux internes s’attachent à la peau de la partie postérieure de l’aile du uez. Les faisceaux externes, obliquant un peu en dehors, croi-
MYOLOGIE
sent l’orbiculaire et se fixent à la face profonde de la peau de la lèvre supérieure; ils s’étendent jusqu’au voisinage de son bord libre.
2° Rapports. — L’élévateiir commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure répond à la peau, dans toute son étendue. Il recouvre successivement, de haut en bas, l’apophyse montante du maxillaire supérieur et quatre muscles : le transverse du nez, le myrtiforme, l’élévateur propre de la lèvre supérieure et l’orbiculaire.
3'’ Innervation. — Il est innervé par le facial {filets sous-orbitaires de sa branche temporo-faciale).
4° Action. — Comme l’indiquent suffisamment son nom et ses attaches inférieures, ce muscle attire en haut l’aile du nez et la lèvre supérieure.
Variétés. — On voit assez fréquemment l'élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure échanger quelques faisceaux avec le frontal, le pyramidal, l’élévateur, propre de la lèvre supérieure. — 11 peut être constitué, à son origine, par deux faisceaux distincts.
Muscurus ANOMALUS d’ALBiNus. — Albinus a décrit sous ce nom {Histoyia musculorum, p. 167) un petit faisceau musculaire à la fois charnu et tendineux, situé au-dessous de l’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure et qui, partant de l’apophyse montante du maxillaire supérieur, vient s’insérer sur le maxillaire dans le voisinage de la fosse canine. C’est donc un muscle inséré par ses deux extrémités sur deux points d’un même os, également immobiles l'un et l’autre. Sappey a pu poursuivre ce muscle jusqu’au repli que forme la muqueuse buccale en passant de la lèvre supérieure sur l’alvéole et lui a donné le nom significatif tle muscle tenseur de la muqueuse alvéolo-labiale . — Macausteb, a rencontré sur un sujet, à la place du musculus anomalus, une bandelette fibreuse qui n’est probablement qu’une forme atrophiée de ce faisceau musculaire. — Vlacovich a décrit en 1875 un faisceau sous-orbitaire, qui, par sa situation, sa constitution anatomique et son insertion sur deux points osseux, tous les deux immobiles, présente les plus grandes analogies avec fanomalus (I'Albinus. Il s’étendait de l’apophyse montante du maxillaire supérieur au rebord supérieur du trou sous-orbitaire. Vlacovich considère ce petit muscle comme un faisceau aberrant de forbiculaire des paupières.,
4"^ — ÉlÉ VATEUR PROPRE DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE
Plus volumineux que le précédent, en dehors duquel il est situé, l’élévateur propre de la lèvre supérieure (fig. 676,6) est un muscle mince et rubané, étendu du rebord orbitaire à la lèvre supérieure.
1° Insertions. — 11 s’insère en haut, dans une étendue de 18 à 20 millimètres, sur le maxillaire supérieur entre le trou sus-orbitaire et le rebord inférieur de l’orbite. De là, ses fibres se portent en bas et en dedans, croisent en partie celles du muscle précédent et se terminent à la face profonde de la lèvre supérieure.
2° Rapports. — Recouvert à son origine par forbiculaire des paupières, il recouvre à son tour une portion du canin et de forbiculaire des lèvres. — Son bord externe est en rapport, en bas, avec le petit zygomatique, qui le longe ou se fusionne avec lui. — Son bord interne répond à l’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure et se réunit le plus souvent avec lui.
3° Innervation. — Comme le précédent.
4'^ Action. — Comme son nom l’indique, le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure attire en haut la partie moyenne de la lèvre supérieure.
Variétés. — L’absence du muscle est signalée par Otto. — Le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure peut recevoir des faisceaux de renforcement de forbiculaire des paupières, du petit zygomatique, de la région malaire. Dans ces cas, il peut représenter, à son origine, un muscle biceps. Il peut môme se trouver constitué par trois faisceaux (Macalister). — Il est très fréquent de voir les faisceaux internes du muscle s’attacher à l’aile du nez : cette disposition a paru assez fréquente à Sappey pour que cet anatomiste se soit cru autorisé à décrire le muscle en question sous le nom de muscle élévateur profond commun de Vaile du nez et de la lèvre supé-
MUSCLES DES LÈVRES
rienre. — On voit assez li'éqoemment rêiévatcuir propre et l’élévateur commun échangfir des faisceaux ou, encore, se eonfoiulre plus ou moins à leur partie inférieure.
‘L — Canin
Le canio i lig. 087,6) est un muscle quadrilatère, situé dans la fosse canine, audessous et un peu en dehors du précédent.
i"" Insertions. — Il s’insère en haut, sur la partie la plus élevée de la fosse
Fig. 687.
Muscles du crâne et de ia face, couche profonde (voir pour la couche superficielle, lafig. 676).
1, temporal, avec 1’, son tendon intérieur. — 2, sourcilier. — 3, élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure. — 4. élévateur propi’c de la lèvre supérieure. — d, transverse du nez. — 5’, myrtiforme. — G, canin. — 7, orbieulâire des lèvres. — 8, carré du menton. — 9, muscle de la houppe du menton. — 10, triangulaire des lèvres. — 11, masséter. — 12, artère faciale. — 13, canal de Sténon. — 14, muscle buccinateur. — 15, constricteur supérieur du pharvnx, séparé du buccinateur par le ligament plérvgo-niaxillaire ou aponévrose buccinato-pharyngicnne. — lü, auriculaire postérieur.
canine au-dessons du trou sous-orbitaire. Ses fibres se portent ensuite en bas et un peu en dehors vers la région de la commissure, où elles semblent se confondre
AXVTO.MIE IIU.MALNE. — T. I, 6* KDIT.
M'YOLOGIE ■:< i
avec les différents faisceaux: de l’orbiculaire, du grand zygomatique et du triaiigu-' laire des lèvres, qui convergent vers le même point. Cette continuité est tout simple-’ ment apparente, comme le démontrent les expériences électro-physiologiques de Dughenne (de Boulogne). La terminaison réelle du canin se fait à la face profonde de la peau et de la muqueuse de la région des commissures.
2° Rapports. — Le canin est recouvert, à son origine, par le muscle élévateur propre de la lèvre supérieure, ainsi que parles vaisseaux et les nerfs sous-orbitaires. Plus bas, il répond à la peau dont le sépare une épaisse couche de tissu cellulo -graisseux.
3*^ Innervation. — Comme le précédent.
4° Action. — Le muscle canin, par sa contraction, attire en haut et un peu en dedans la commissure labiale.
Variétés. — Le muscle, canin est peu variable : je l'ai vu, dans un cas, constitué par deu.\ faisceaux parfaitement distincts et parallèles l'un à l'autre. — Grüveilhier a vu deux faisceaux curvilignes du transverse du nez aller renforcer le canin. — Il est quelquefois très grêle.
(jo — Petit zygomatique
Le petit zygomatique (fig. 676,8) est une petite bandelette musculaire, qui s’étend de la région de la pommette à la peau de la lèvre supérieure.
1'^ Insertions. — Il prend naissance sur la partie inférieure de la face externe de l’os malaire, un peu au-dessous des faisceaux de l’orbiculaire des paupières.
De là, il se dirige obliquement en bas et en avant, croise superficiellement les faisceaux de l’orbiculaire des lèvres, et se termine, à côté des élévateurs, sur la face profonde de la peau de la lèvre supérieure.
2° Rapports. — Le petit zygomatique répond à la peau dans la plus grande partie de son étendue. Seule, son extrémité supérieure est quelquefois recouverte par l'orbiculaire des paupières.
S"" Innervation. — Gomme le précédent.
4° Action. — 11 attire en haut et en dehors la portion moyenne de la lèvre supérieure sur laquelle il s'insère.
Variétés. — Le petit zygomatique est un des muscles les plus variables — Il peut manquer, disposition qui est loin d'être rare. Il peut se confondre, en partie ou en totalité, avec quelques muscles voisins, les élévateurs et le grand zygomatique par exemple. — Il peut naître entièrement de l'orbiculaire des paupières : j’ai observé plusieurs fois une pareille disposition. — Sa duplicité a été signalée par bon nombre d’auteurs, M.^loxigne, Mac Whinnie, Macalister, etc. — .Je l'ai vu, dans un cas, formé par. trois faisceaux: le faisceau ordinaire; 2“ un faisceau prove-
nant de l’orbiculaire ; 3" un faisceau provenant, par voie de bifurcation, du grand zygomatique. — Il résulte d’une observation d’EusxACHE que le petit zygomatique peut s’unir aux libres externes du muscle frontal.
7^ — Grand zygomatique
Le grand zygomatique (fig. 676, 20) est, comme le précédent, un muscle rubané qui s’étend obliquement de la pommette à la commissure des lèvres.
1° Insertions. — Il s’insère sur la face externe de l’os malaire, un peu en dehors du petit zygomatique. De là, il se porte en bas et en avant, gagne la commissure des lèvres et s’y termine à la face profonde des téguments.
MUSCLES DES LÈVRES
2° Rapports. — Dans son trajet descendant, le grand zygomatique croise successivement le masséter, le buccinateur et la veine faciale, qui sont situés au-dessous de lui. Superficiellement, il répond à la peau, dont le sépare une épaisse couche de tissu cellulo- graisseux.
3° Innervation. — Comme le précédent.
4° Action. — Le grand zygomatique, quand il se contracte, attire en haut et en dehors la commissure des lèvres.
Variétés. — Le grand zygomatique peut manquer. — Il peut être double, soit dans toute son étendue, soit à l’une de ses extrémités seulement, l’extrémité supérieure (M.-vcalister) ou l’extrémité inférieure (Bell). — Il peut présenter des connexions plus ou moins étendues avec le musélc précédent, l’orbiculaire des paupières, le triangulaire des lèvres ou môme avec le risorius de Santorini. — Macalister signale son insertion, en dehors de Los malaire, sur l'aponévrose massétérinc.
8° — Risorius du Santorini
Santorini a décrit sous ce wom. {risorius novus)\m petit, muscle triangulaire, généralement très mince, qui est situé sur les côtés de la face (fig. 676, 14).
1° Insertions. — Le risorius prend naissance en arrière, par un ou plusieurs faisceaux, dans le tissu cellulaire qui recouvre la région parotidienne. Ces faisceaux d’origine peuvent toutefois s’étendre jusqu’au sterno-cléido-mastoïdien, ou bien ne pas dépasser le masséter.
De leurs différents points d’origine, ils convergent tous vers la commissure des lèvres et s’y terminent, en partie sur la peau, en partie sur la muqueuse.
2° Rapports. — La face superficielle du risorius répond à la peau dans toute son étendue. — Sa face profonde repose successivement sur la parotide, sur le masséter et sur le buccinateur. — Son bord supérieur est à peu près horizontal. — Son bord inférieur, obliquement ascendajhC); répond au peaucier du cou, qui suit à ■peu de chose près la même direction, ef avec lequel il est souvent plus ou moins confondu.
' 3° Innervation. — Il est innervé par' le facial {filets buccaux inférieurs de sa branche cervico-faciale). ;
4° Action. — Le risorius attire en arrière la commissure labiale. Quand les deux muscles, celui de droite et celui de gauche, se contractent ensemble, ils agrandissent le diamètre transversal de la bouche, disposition qui caractérise le ;
de là, le nom du muscle. ,
Variétés. — Rien de plus variable que le développement du risorliis : on le voit, sur certains sujets, aussi développé que les muscles précédents ; sur d’autres, au contraire, il manque entièrement. Entre ces deux degrés extrêmes existent tous les intermédiaires. — Son mode d'origine varie également dans une large mesure : on l’a vu naître dans la région malaire (Mac Whinxie), sur l’oreille (Albinus), jusque sur l’apophyse masto’idê (Macalister). — Schultze l’a vu recevoir un faisceau de renforcement du transverse de la nuque.
9® — Triangulaire des lèvres
Le triangulaire des lèvres (fig. 676,12) est un muscle à la fois large et mince, qui s’étend du maxillaire inférieur à la commissure des lèvres.
1° Insertions. — Il prend naissance, en bas, sur le tiers interne de la ligne oblique externe du maxillaire inférieur^. pRr :nne série de petites languettes tendineuses.
MYOLOGJE
qui s entrecroisent avec les languettes correspondantes du peaucier cervical.
De cette ligne d’origine, qui répond à la base du muscle, les faisceaux constitutifs du triangulaire convergent tous vers la commissure des lèvres: les faisceaux externes s’y rendent, en suivant une direction à peu près verticale : les fai$-
Fi{X, 688.
Les muscles du imuitoii. vue lutéraie droite.
ceaux internes s'y portent par im trajet légèrement oblique, en décrivant une courbe a concavité dirigée en dedans et en haut.
Arrivés aux commissures, ces faisceaux ascendants du triangulaire, ramassés en forme de cône, semblent se continuer avec, les faisceaux descendants du canin et du grand zygomatique. Mais, en réalité, ils ne font que s'entrecroiser avec ces derniers et se perdent, comme eux, à la face profonde dos téguments.
2° Bapports. — Kecouvert par ta peau, le triangulaire des lèvres recouvre à son tour le carré du menton, le buccinateur et l’orbiculaire des lèvres. 11 est quelquefois perforé, au niveau de son.
angde postéro-externe, par Far-
1, lèvre inférieure. — 2. commissure des lèvres, avec les dillV rents muscles qui s’y insèrent. — 3, orbiculaire dos lèvres. — 4, triangulaire des lèvres. — !i, carré du menton. — G, muscle de la liouppe du menton. — 7, lamelle lib'O-élastique séparaiil les deux muscles de la lioiqipe. — 8. peaucier du cou. — P, peau du menton, fortement érignée eu avant. — 10, menton.
1ère faciale.
3’^ Innervatio,ii. — il est innervé par le facial (filets mentonniers de sa branche cervico-faciale i .
4® Action. — Le triangulaire abaisse la commissure labiale, d'oii le nom de muscle abaisseur de la commissure qu’on lui donne quelquefois depuis Albïnüs. Dans le jeu de la physionomie, ce mnscle exprime la tristesse, l’abattement, etc. ; dans les cas de contraction énergique, le dégoût.
Variétés. — Les faisceaux externes du triangulaire se contiiauent parfois avec le peauciei du. cou. Les faisceaux internes se continuent aussi, dans certains cas, avec les faisceaux internes du peaucier du côté opposé, entrecroisés sur la ligne médiane (voy. à ce sujet A. Fkoriep, Arck. für Anatomie und Physiologie, 1877, p. 46),
Tr.vnsvekse nu menton. — M. J. Weber a décrit sous ce nom un petit taisceau de iïbres musculaires, à direction transversale, qui se trouvent situées au niveau du bord inférieur du menton. Ces fibres se terminent, en partie dans la portion interne du triangulaire, en partie sur le maxillaire inférieur, de chaque côté de la symphyse mentonnière.
10'' — Carré b v m e n t o n
Situé au-dessous et en dedans du précédent, le carré du menton (lig. dd7,S) est un muscle aplati et mince, de forme quadrangulaire, s’étendant du maxillaire inférieur à la lèvre in férieuré.
1° Insertions. — 11 s’insère, en bas, sur le tiers interne de la ligne oblique externe du maxillaire, immédiatement au-dessous du triangulaire
MUSCLES DES LEVRES
Contrairement à ce dernier .muscle, qui se porte en haut et eu dehors, il se dirige haut et en dedans, s’entrecroise partiellement sur la ligne médiane avec ceiiu du côté opposé et, finalement, vient s'attacher en haut à la face profonde de la peau de la lèvre inférieure.
2" Rapports. — Recouvert par le triangulaire au niveau et un peu au-dessus de son origine, le carré du menton répond à la peau dans le reste de son étendue. Les bords internes des deux muscles carrés circonscrivent un espace triangulaire à base inférieure, dans lequel font saillie les muscles de la liouppe du menton. Sou bord inférieur se continue en partie avec le peaucier du cou.
3' Innervation. — Elle est la même que pour le précédent.
4'^ Action. — Le carré du menton renverse en dehors la lèvre inférieure ; il î’attire en même temps en bas et en dehors, d’où le nom de muscle abaisseur de la lèure inférieure, sous lequel le désignent certains anatomistes.
Il" — Muscles de la no u pce du menton
Les deux houppes du menton (fig. G87, 9; sont deux petits muscles conoïdes, situés de chaque côté de la ligne médiane, entre la partie supérieure de la symphyse mentonnière et la saillie du menton.
1'^ Insertions. — Ils s’attachent en haut, à côté Lun de l’autre, sur le maxillaire inférieur, immédiatement au-dessous de la muqueuse des gencives.
De là, ils se portent en bas et un peu en dehors et s’épanouissent bientôt à la manière d’un pinceau ou d’une houppe, disposition qui leur a valu leur nom. Ils se terminent à la face profonde de la peau du menton.
2° Rapports. — Les faisceaux musculaires de la houppe du menton reposent directement sur Los, de chaque côté de la symphyse mentonnière.
Superficiellement, ils répondent aux téguments dans la plqs grande partie de leur étendue ; leur extrémité supérieure, cependant, se trouve recouverte par les faisceaux les plus inférieurs de l’orbiculaire.
Les deux muscles de la houppe sont légèrement divergents . Entre eux se trouve une lamelle médiane, à la fois libreuse et élastique, qui, partant de la symphyse à la hauteur de l’insertion des deux houppes, vient se terminer en bas
Fig. 68ü.
Les deu.x: muscles de la houppe du meuton, vue antérieure.
I, lèvre inférieure, ériffnée en liant. — 2, peau du menton, fortement érigiiée en bas. — 3, orbiouîaire des lèvres. — 4, 4’, les deux triangulaires des lèvres. — 5, carré du menton. — 6, (i’. les deux muscles de la houppe du menton, s’insérant à la face profonde de la p''au. — 7, lamelle fibro-élasliqnc médiane. — 8, muqueuse buccale. — 9, sonde cannelée soulevant cette muqueuse.
M YOLOGIE
à la face profonde de la peau. C’est à cette lamelle fibro- élastique qu’est due, quand elle existe, cette dépression médiane, connue sous le nom de fossette du menton.
3° Innervation. — Elle est la même que pour le muscle précédent.
4'^ Action. — Les muscles de la houppe du menton attirent en haut la saillie mentonnière, qu’ils appliquent contre la symphyse. Secondairement, et par une action purement mécanique, ils soulèvent aussi la lèvre inférieure en la renversant en dehors.
Variétés. — Theile a signalé, au-dessous de la houppe du menton, un petit faisceau musculaire qu’il désigne sous le nom iX anomalus menti : il s’insère, d'une part, sur le maxillaire inférieur dans le voisinage de l’extrémité supérieure de la houppe, d’autre part sur la saillie mentonnière. Ce petit muscle rappelle, comme on le voit, par sa double insertion sur le même os, Vanomalus maxillæ snpei^ioris à’Aunsus, que nous avons décrit plus haut (p. 752).
CIIAPIÏUE II