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ARTICLE II RÉGION COSTALE

Les muscles du thorax, qui sont spécialement affectés aux mouvements des côtes, sont : intercostaux internes et les intercostaux externes, les surcostaux,

les sous-costaux, le triangulaire du sternum et le diaphragme. Ce dernier muscle, séparant l’une de l’autre, à la manière d’une cloison transversale, les deux grandes cavités thoracique et abdominale, appartient par ce fait à l’une et à l’autre de ces deux régions; nous le décrirons plus loin, à propos des muscles de l’abdomen.

1° — Intercostaux

Nombre. — Les intercostaux sont des muscles larges et minces, situés, comme leur nom l’indique, dans les espaces intercostaux et réunissant, dans chacun d’eux, la côte qui est au-dessus à la côte qui est au-dessous.

Au nombre de deux pour chaque espace, ils se superposent de dehors en dedans et se distinguent, d’après leur situation respective, en intercostaux externes et intercostaux internes.

De plus, ils sont en nombre égal à celui des espaces intercostaux: on compte donc, de chaque côté du tronc, onze intercostaux externes et onze intercostaux internes.

Conformément à la nomenclature adoptée pour les côtes, on les désigne sous les noms premier, deuxième, troisième, etc., en allant de haut en bas.

2° Disposition générale. — Revêtant la forme de l’espace qu’il est destiné à combler, chaque intercostal mesure toute la hauteur de cet espace. Mais il est un peu moins long que lui, de telle sorte que, partant de Fune des extrémités de cet espace, il ne peut aller jusqu’à l’extrémité opposée. C’est ainsi que les intercostaux externes, qui s’étendent en arrière jusqu’à l’extrémité vertébrale de l’espace, s’arrêtent en avant à l’articulation de la côte avec son cartilage costal. De même, les intercostaux internes, qui en avant commencent au sternum, ne dépassent pas, en arrière, le niveau de l’angle des côtes. Toutefois, les uns et les autres sont prolongés jusqu’à l’extrémité qu’ils n’atteignent pas par une lame aponévrotique.

MYOLOGIE

3° Insertions. — Elles diffèrent, naturellement, pour les intercostaux externes et pour les intercostaux internes :

a. Intercostaux externes. — Les intercostaux externes (fig. 738, 1) s’étendent, dans chaque espace intercostal, depuis les articulations costo-transversaires jusqu’à l’extrémité externe des cartilages costaux. — Ils sont constitués par une série de petits faisceaux parallèles, à la fois charnus et tendineux, qui s’insèrent, d’une part sur le bord inférieur (lèvre externe) de la côte qui est au-dessus, d’autre part sur le bord

supérieur ( lèvre externe ) de la côte qui est au-dessous. — Ces faisceaux se dirigent obliquement de haut en bas et d'arrière en avant.

b. Intercostaux internes.

— Les intercostaux internes (fig. 738, 2), de leur côté, s’étendent, dans chaque espace intercostal, depuis le sternum jusqu’à l’angle de côtes. — Us sont formés également de faisceaux parallèles qui, pour un espace intercostal donné, vont de la côte située au-dessus à la côté située au-dessous. — L’insertion supérieure est un peu différente suivant qu’on l’envisage à la partie postérieure de l’espace ou bien à sa partie moyenne (fig. 739) : à la partie postérieure (là où le muscle est relativement mince), les faisceaux musculaires s’insèrent sur la lèvre interne de la gouttière costale; à la partie moyenne (là oèi le muscle est devenu beaucoup plus épais), ces faisceaux s’insèrent non seulement sur la lèvre interne de la gouttière costale, mais encore sur sa lèvre externe, tout contre le muscle intercostal externe. — De la côte où ils prenn’ent naissance, les faisceaux constitutifs de l’intercostal interne se portent obliquement de haut en bas et d'avant en arrière, croisant en sautoir par conséquent ceux de l’intercostal externe dont l’obliquité est dirigée en sens contraire. Finalement ils viennent se terminer sur le bord supérieur (lèvre interne) de la côte qui est au-dessous.

■ 4° Rapports. — En comblant les intervalles qui séparent les uns des autres les

arcs costaux, les muscles intercostaux internes et intercostaux externes prennent une part importante à la constitution des parois thoraciques.

^) En dehors, les intercostaux externes sont recouverts par les différents muscles qui viennent prendre attache sur la région costale, savoir: le grand et le petit pectoral, le scalène postérieur, le grand dentelé, les deux petits dentelés postérieur et supérieur, le grand dorsal, etc.

Fig. 738.

Muscles intercostau.x: internes et e.Kternes.

1, muscle inlercostal externe. — 'Z, 2, muscle intercostal inlcrnc. — 2’, ce meme muscle intercostal interne, vu à travers une fenêtre pratiquée dans l’intercostal externe correspondant. — 3, colonne vertébrale. — 4, sternum avec 4’, son appendice xiplioïdc. — Cvi, articulation du quatrième cartilage costal avec le sternum.

RÉGION COSTALE

P) En dedans, les intercostaux internes répondent à la plèvre, dont ils sont séparés par une mince aponévrose, le fascia endothoracique. Ils en sont séparés encore, en avant, par le triangulaire du sternum et, en arrière, par la série des muscles sous-costaux.

y) Dans chaque espace, l’intercostal externe et l’intercostal interne sont séparés par line mince couche de tissu cellulaire, généralement fort mince, qui les unit l’un à l’autre. C’est dans cette couche intermusculaire que chemine, pour la partie postérieure de l’espace, le paquet vasculo - nerveux dit intercostal , comprenant l’artère intercostale, la veine intercostale et le nerf intercostal. Mais, plus en avant, quand le muscle intercostal interne, épaissi, s’insère à la fois sur les deux lèvres interne et externe de la gouttière costale, le paquet vasculo-nerveux, vient se placer, non plus entre les deux intercostaux, mais dans l’épaisseur même de l’intercostal interne (SoüLiGoux), entre ses faisceaux d’origines interne et ses faisceaux d’origine externes. En tout cas, qu’ils soient intermusculaires ou intramusculaires (fig. 739) , les trois organes qui constituent le paquet vasculo-nerveux intercostal ont une situation fixe et se superposent régulièrement dans l’ordre suivant : tout à fait en haut, nous trouvons V artère; au-dessous de l’artère, la veine; et enfin, au-dessous de la veine, le nerf.

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