‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 147 sur 176 · MUSCLES DU MEMBRE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

MUSCLES DU MEMBRE INFÉRIEUR

Adoptant, pour l’étude des muscles du membre inférieur, la division topographique que nous avons déjà suivie pour le membre supérieur, nous décrirons successivement et dans quatre articles distincts :

U Les muscles du bassin ;

2° Les muscles de la cuisse ;

3° Les muscles de la jambe ;

4® Les muscles du pied.

ARTICLE I

MUSCLES ÜU BASSIN

Abstraction faite du muscle iliaque, que nous avons réuni au psoas et décrit avec les muscles de l’abdomen, la région du bassin ou région fessière comprend neuf muscles, savoir : le grand fessier, \e petit fessier, le moyen fessier, \e pyramidal, V obturateur interne, V obturateur externe, les deux jumeaux et le carré crural. Tous ces muscles prennent naissance sur le bassin (éléments osseux de la ceinture et sacrumj et viennent se terminer, au fémur, sur le grand trochanter ou dans son voisinage. Ce sont, abstraction faite du grand fessier, les muscles pelvitr O chanter iens de certains auteurs.

1° — Grand fessier

Le grand fessier (fig. 837, 1), le plus superficiel et le plus volumineux des muscles de la fesse, est constitué par une série de gros faisceaux juxtaposés et parallèles, dont l’ensemble affecte assez régulièrement la forme d’un losange.

1° Insertions. — Ces faisceaux, que séparent des cloisons cellulo-fibreuses dépendant de l’aponévrose superficielle, se détachent en haut : U de la partie la plus reculée de la lèvre iliaque (lèvre externe) ; 2° de la ligne courbe postérieure de l’os coxal et de la surface osseuse qui est située en arrière de cette ligne ; 3° du ligament sacro-iliaque postérieur ; 4° de l’aponévrose lombaire ; 5^^ de la crête du sacrum et du coccyx ; 6*^ enfin, de la face postérieure du grand ligament sacrosciatique.

De cette. vaste surface d’insertion, les faisceaux constitutifs du grand fessier se portent obliquement en bas et en dehors et viennent se terminer sur cette ligne rugueuse, qui s’étend du grand trochanter à la ligne âpre et que nous avons

MUSCLES DU BASSIN

décrite, en ostéologie, sous le nom de branche de bifurcation externe de la ligne âpre ou crête du grand fessier.

On voit le plus souvent les faisceaux inférieurs du muscle se fixer, non plus sur l’os, mais sur l’aponévrose fémorale, en particulier sur la partie externe de cette aponévrose qui se trouve fusionnée avec le tendon inférieur du tenseur du fascia lata (voy. ce muscle).

2® Rapports. — Le grand fessier, au point de vue de ses rapports, nous offre à considérer deux faces (l’une superficielle, l’autre profonde) et deux bords, (l’un supérieur, l’autre inférieur) ;

a) Sa face superficielle répond à l’aponévrose et à la peau, doublée à ce niveau d’une couche cellulo- graisseuse généralement fort épaisse.

8) Sa face profonde recouvre successivement une partie du moyen fessier, le pyramidal, les deux jumeaux, le tendon de l’obturateur interne, le carré crural, le double paquet vasculo-nefveux qui s’échappe du bassin par la grande échancrure sciatique, le grand trochanter, l’ichion et les n^uscles qui s’y insèrent (demitendineux, demi-membraneux et longue portion du biceps). — Le grand fessier glisse sur l’ischion au moyen d’une bourse séreuse à peu près constante, la bourse ischiatique. Une deuxième bourse séreuse, placée entre sa face profonde et la face externe du grand trochanter, favorise son glissement sur cette dernière saillie osseuse : c’est la bourse trochantérienne du grand fessier. Zoja l’a rencontrée 11 fois sur 15. — Il existe, enfin, dans la plupart des cas, une troisième bourse séreuse, plus petite que les deux précédentes, entre le tendon du grand fessier et le vaste externe.

y) Son bord supérieur se porte obliquement de dedans en dehors et de haut en bas. Il est séparé du tenseur du fascia lata par un large triangle à base supérieure, dont l’aire est comblée par une aponévrose très résistante, et au-dessous de cette aponévrose, par le moyen fessier.

S) Son bord inférieur, oblique en bas et en dehors comme le précédent, soulève fortement la peau et circonscrit au-dessous de lui cette dépression linéaire connue en anatomie topographique sous le nom de pli fessier.

3® Innervation. — Le muscle grand fessier est innervé par le fessier inférieur

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