L. BouLcmz
Fig. 837.
Muscles de la fesse, couche superficielle.
1, muscle grand fe sier. — 2, muscle moyen fessier, recouvert, de sou aponévrose. ^ — 3, vaste externe, recouvert de son aponévrose.
— -i, longue portion du biceps. — 5, demi-tendineux. — 6, demimembraneux. — 7, grand adducteur. — 8, droit interne. — 9, portion de l’aponévrose du gi-and fessier, érignée et rejetée en dehors.
— Lvi, quatrième vertèbre lombaire.
MYOLOGIE
ow petit sciatique, Pune des branches collatérales du plexus sacré. Les rameaux que lui envoie ce nerf le pénètre par sa face profonde, de préférence au voisinage de sa partie inférieure et de son bord interne.
4° Action. — Prenant son point fixe sur le bassin, le grand fessier agit sur le fémur, qu’il porte dans l’extension et dans la rotation en dehors. — S’il prend son point fixe sur le fémur préalablement immobilisé, il redresse le bassin sur les fémurs et joue un rôle des plus importants dans la station bipède. Aussi est-ce chez l’homme que ce muscle atteint son plus haut degré de développement : comme l’a fort bien dit Buffon, les fesses n’appartienoent qu’à l’homme.
Variétés. — M\calister rapporte un fait où le grand fessier, considérablement réduit, s’insérait exclusivement sur les deux dernières vertèbres sacrées. — On rencontre quelquefois, le long du bord inférieur du grand fessier, un faisceau surnuméraire qui se détache du coccyx ou de la dernière vertèbre sacrée et vient se terminer sur le fémur, au-dessous du grand fessier. Ce faisceau c O ccy -fémoral rappelle le cauclo-f émoral ou agitor caudæ des mammifères à queue. — Anormalement, un petit faisceau, plus ou moins distinct du grand fessier, se rend de l’ischion au
fémur. Ce faisceau surnuméraire ischiofémoral s’observe normalement chez plusieurs singes. — (Voy. Alezais, Le muscle fessier. Q. R. Soc. Biol., 1902.)
2*^ — Moyen fessier
Le moyen fessier (fig. 838,2) est un muscle large, épais, rayonné, situé au-dessous du précédent, qu’il déborde en haut et en avant.
Insertions. — Il prend naissance , en haut : i® sur la lèvre externe de la crête iliaque, dans ses trois quarts antérieurs; 2" sur l’épine iliaque antéro-supérieure et l’échancrure sous-jacente; 3° sur la portion de la fosse iliaque externe qui se trouve comprise entre les deux lignes courbes ; 4® sur l’aponévrose fessière, dans l’espace triangulaire compris entre la crête iliaque et le grand fessier.
De ces divers points d’insertion, les divers faisceaux qui constituent ce muscle convergent vers le grand trochanter et s’y insèrent, non pas sur le bord supérieur de cette tubérosité, mais sur sa face externe, le long d’une ligne, toujours très marquée, qui est oblique de haut en bas et d’arrière en avant (voy. OstéoLOGiE, p. 341 et fig. 339, 1).
2° Rapports. — Le moyen fessier nous offre à considérer, comme le grand fessier, deux faces et deux bords. — Sa face superficielle répond en arrière au grand
, c. BOULEmZ -£
Fig. 838.
Muscles de la fesse, couche profonde, après résection du grand fessier.
1, extrémité supérieure du grand fessier. — F, son extrémité inférieure. — -1, moyen fessier. — 3, vaste externe recouvert par l’aponévrose fémorale. — 4, biceps. — 5, demi-tendineux. — 6, demi-membraneux. — 7, grand adducteur. — 8, droit interne. — 9, pyramidal. — 10, obturateur interne, avec 10’, jumeau supérieur et 10”, jumeau inférieur, s’insérant sur un tendon commuu, 11. — 12, carré crural. — 13, grand ligament sacro-sciatique. — 44, ischion. — 15, grand trochanter.
MUSCLES DU BASSIN
fessier, en avant au tenseur du fascia lata, à sa partie moyenne à l’aponévrose fessière. — Sa face profonde recouvre le petit fessier et une grande partie de la fosse iliaque externe. — Son bord antérieur repose sur le bord antérieur du petit fessier. — Son bord postérieur longe le bord supérieur du pyramidal, dont le séparent les vaisseaux et les nerfs fessiers supérieurs.
Une bourse séreuse, plus ou moins développée suivant les sujets [bourse du moyen fessier), sépare le tendon terminal du muscle du grand trochanter.
3° Innervation. — Le moyen fessier est innervé par le nerf fessier supérieur. branche du plexus sacré.
4° Action. — Pour atteindre le grand trochanter, les faisceaux antérieurs du moyen fessier suivent un trajet oblique en bas et en arrière ; les faisceaux postérieur, un trajet oblique en bas et en avant ; les faisceaux moyens s’y portent presque verticalement. Or, chacun de ces groupes de faisceaux a une action spéciale : les faisceaux antérieurs portent le fémur dans l’abduction et lui font exécuter en même temps u*n mouvement de rotation en dedans ; les faisceaux postérieurs sont également abducteurs du fémur, mais ils sont rotateurs en dehors ; quant aux faisceaux moyens, ils sont simplement abducteurs. Au total, le muscle, se contractant dans toute son étendue, est abducteur et rotateur en dedans, les faisceaux antérieurs, qui sont rotateurs en dedans, l’emportant par leur masse sur les faisceaux postérieurs, qui sont rotateurs en dehors.
Quand il prend son point fixe sur le fémur, le moyen fessier redresse le bassin comme le grand fessier et, s’il se contracte d’un côté seulement, il lui imprime en même temps un mouvement d’inclinaison latérale.
Variétés. — On a vu (Henle, Macalister) le muscle moyen Tessier constitué par deux faisceaux distincts. — Le muscle peut se fusionner plus ou moins intimement, soit avec le petit fessier, soit avec le pyramidal, soit avec le fascia lata.
3° — Petit fessier
Le petit fessier (fig. 839, 3) est un muscle triangulaire ou en éventail, situé audessous du précédent et s’étendant, comme lui, de l’os coxal au grand trochanter.
1° Insertions. — Il s’insère, en haut : sur la partie la plus antérieure de la
crête iliaque; 2® sur toute la portion de la fosse iliaque externe qui se trouve située en avant de la ligne courbe antérieure.
De là, les fibres de ce muscle se dirigent en convergeant, les antérieures obliquement en bas et en arrière, les moyennes verticalement en bas, les postérieures obliquement en bas et en avant. Elles se terminent toutes à la face profonde d’une large aponévrose, qui continue leur direction et se condense bientôt en un tendon fort résistant.
Ce tendon terminal du muscle petit fessier se fixe au bord antérieur et un peu au bord supérieur du grand trochanter.
2® Rapports. — Ici encore nous distinguerons au muscle, deux faces et deux bords. — Sa face superficielle est recouverte dans toute son étendue par le moyen fessier. — ; Sa face profonde recouvre successivement la fosse iliaque externe, le tendon réfléchi du droit antérieur de la cuisse, la capsule fibreuse de l’articulation de la hanche. — Son bord antérieur est en rapport avec le bord antérieur du moyen fessier, qui le recouvre. — Son bord postérieur répond au bord supérieur du pyramidal, qui lui est adjacent.
MYOLOGIE
3° Innervation. — Il est innervé, comme le précédent, par le nerf fessier supérieur, branche du plexus sacré.
4® Action. — Le muscle petit fessier a la même action que le moyen fessier : il est abducteur et rotateur en dedans de la cuisse, quand il prend son point fixe sur le bassin ; il redresse le bassin et l’incline latéralement, quand il prend son point fixe sur le fémur.
Variétés. — Le petit fessier peut se fusionner, soit avec le moyen fessier, soit avec le pyramidal (Calori). — Il peut envoyer un faisceau au tenseur du fascia lata (Walsham), au vaste externe (Macalister) . — On trouve fréquemment, le long de son bord antérieur, un petit faisceau surnuméraire plus ou moins dilférencié, qui va, comme lui, s’attacher au grand trochanter {scansorius, quatrième fessier de Haugton, muscle petit fessier antérieur, etc.). Ce faisceau existe normalement chez un grand nombre de mammifères (voy. Testut, Anom. musc., p. 598).
2 4" — Pyramidal du bassin
Le pyramidal du bassin (fig.
2 838, 9) est un muscle aplati et triangulaire s’étendant du sacrum au grand trochanter.
1° Insertions. — Ce muscle prend naissance sur la face antérieure du sacrum par trois ou quatre faisceaux plus ou moins distincts : ces faisceaux d’origine s’insèrent entre les trous sacrés,