‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 149 sur 176 · IL · texte numérisé non relu

IL

Muscles de la fesse, couche profonde, après résection du grand fessier et du moyen fessier.

1, iiisei'Lious sui)érieures du grand fessier. — 1’ et 1”, exi rémité inférieure de ce muscle, s’attachant sur le fémur et sur l’aponévrose fémorale. — 2, insertions supérieures du moyen fessier. — 2’, son lendon trochantérien. — 3, petit fessier. — 4, pyramidal, seclioniié à sa sortie du bassin. — 5, obturateur interne, avec 5’, son tendon érigné en dedans pour montrer les languettes tendineuses qui s’étendent dans l’épaisseur du corps charnu. — 6, le tendon du même muscle sur lequel s’insèrent les deux jumeaux. — 7, carré crural. — 8, grand adducteur, sa portion supérieure, avec 8’, sa portion inférieure ou interne. — 9, fémur. — 10, longue portion du biceps. — 11, demitendineux. — 12, demi-membraneux. — 13, droit interne. — 14, tubérosité de l'ischion.

vient se fixer, à l’aide d’un tendon arrondi, sur

dans la hauteur correspondant aux deuxième , troisième et quatrième vertèbres sacrées. Il prend, en outre, quelques insertions sur la face antérieure du grand ligament sacro-sciatique , ainsi que sur lÆ partie la plus élevée de la grande échancrure sciatique.

De là, le muscle se porte en dehors, sort du bassin par la grande échancrure sciatique et la partie moyenne du bord supé-

rieur du grand trochanter ;

2° Rapports. — Nous pouvons considérer au pyramidal deux portions, une portion intra-pelvienne et une portion extra-pelvienne.

Chacune de ces deux portions présente des rapports qui lui sont propres. — La portion intra-pelvienne recouvre le sacrum par sa face postérieure et répond, par

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sa face antérieure, au rectum, aux vaisseaux hypogastriques et aux nerfs du plexus sacré. — hdi portion extra-pelvienne, intermédiaire au moyen fessier et au jumeau supérieur, recouvre la capsule fibreuse de l’articulation de la hanche et se trouve recouverte, dans toute son étendue, par le grand fessier.

Par la grande échancrure sciatique s’échappent du bassin, en même temps que le pyramidal, de nombreux organes qui présentent avec ce muscle des rapports importants. Ce sont : 1° au-dessus du pyramidal, dans la partie la plus élevée de l’échancrure, les vaisseaux et le nerf fessiers supérieurs ; 2° au-dessous de lui, dans la partie la plus inférieure de l’échancrure, les nerfs grand et petit sciatiques, les vaisseaux ischiatiques, les vaisseaux et le nerf honteux internes.

3° Innervation. — Le pyramidal du bassin est innervé par un rameau spécial du plexus sacré, le nerf du pyramidal. Ce nerf le pénètre par sa face antérieure, au moment où il s’échappe du bassin par la grande échancrure sciatique.

4° Action. — Le pyramidal, prenant son point fixe sur le bassin, agit sur le fémur, auquel il imprime un mouvement de rotation en dehors. Quand le fémur est préalablement fléchi, dans la station assise par exemple, les contractions du pyramidal le portent dans l’abduction.

Variétés. — Nous avons déjà mentionné sa fusion possible avec le moyen fessier et le petit fessier. — Il peut perdre un ou plusieurs faiseeaux d’origine. — Par contre, il peut présenter un faisceau surnuméraire partant, soit du sacrum, soit du coccyx. (Au sujet de l’or gine de ce muscle, voy. Adolphi, Ueb. d. Ursprung d. Musc . piriformis am Kôrper d. menschl. Krunbeines, Anat. Anz., 1902.) — Le pyramidal peut être traversé (26 fois sur 100 d’après Galori), soit par le tronc du sciatique, soit parl’une de ses branches (voy. Grand sciatique). J’ai vu. dans un cas, l’une des branches de bifurcation du sciatique passer au-dessus du pyramidal. Rappelons à ce sujet l’assertion ancienne de Rosenmüller, à savoir que, chez les peuples du Nord, le nerf grand sciatique se bifurquerait très haut, tandis que cette bifurcation ne s’ellectuerait, chez les peuples méridionaux que dans le voisinage du creux poplité ; une pareille assertion à priori attend encore le contrôle des faits. Voy., à ce sujet, l’intéressant mémoire du professeur : Galori SulValta divisione dello ischiatico, etc., Mém. de l’Acad. des Sciences de Bologne, IV^ série, t. 11, 1882.

o° — Jumeaux pelviens

Les jumeaux pelviens (fig. 838, 10' et 10") sont deux petits muscles légèrement aplatis d’avant en arrière, qui se portent transversalement du pourtour de la petite échancrure sciatique à la face interne du grand trochanter. On les distingue, d’après leur situation, en jumeau supérieur qï jumeau inférieur.

1° Insertions. — Le jumeau supérieur prend plus spécialement son origine sur la face externe et le bord inférieur de l’épine sciatique. Le jumeau inférieur s’insère un peu plus bas, sur la tubérosité de l’ischion.

L’un et l’autre, se portant horizontalement en dehors, s’adossent par leurs bords correspondants et forment ainsi une gouttière transversale, ouverte en arrière, au fond de laquelle glisse le tendon de l’obturateur interne; Finalement, ils se jettent sur ce dernier tendon et gagnent, avec lui, la cavité digitale du grand trochanter.

Les relations des jumeaux avec l’obturateur interne sont assez intimes et assez constantes pour que nous considérions ces petits muscles, à l’exemple de plusieurs anatomistes, Meckel et Theile entre autres, comme de simples faisceaux extrapelviens de l’obturateur interne.

2° Rapports. — Entre le bassin et le fémur, leurs deux points d’insertion

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extrêmes, les deux jumeaux reposent sur la capsule de la hanche. Ils sont recouverts par le grand fessier, dont le sépare le grand nerf sciatique, le petit nerf sciatique et les vaisseaux ischiatiques,

3° Innervation. — Lq jumeau supérieur est inner\ré par un rameau spécial, issu du plexus sacré, jumeau inférieur est encore innervé, par le plexus sacré au moyen d’un rameau qui lui est commun avec le carré crural.

4° Action. — Envisagés au point de vue de leur action, les deux jumeaux sont, comme l’obturateur interne, rotateurs de la cuisse en dehors.

Variétés. — L’un des deux jumeaux peut manquer. — L’un et l’autre ont été vus constitués par deux faisceaux. — On a signalé : 1° l’union du jumeau supérieur, soit avec le pyramidal, soit avec le petit fessier (Macalister) ; 2“ l’union du jumeau inférieur avec le carré crural. — Les deux jumeaux s’enroulent quelquefois autour du tendon de l’obturateur, auquel ils forment, dans ce cas, un canal complet.

6° — Ob J’ ORATEUR INTERNE

L’obturateur interne (fig. 838, il, et 840, 1) est un muscle aplati et rayonné, couché sur la face endo-pelvienne de la membrane obturatrice et s’étendant de là

à la partie supéro-interne du grand trochanter.

1" Insertions. — Il s’insère, en dedans : 1° sur la surface interne de la membrane obturatrice (voy. Arthrologie) ; 2° sur la face interne du corps et de la branche descendante du pubis ; 3° sur la face interne du corps et de la branche ascendante de l’ischion ; 4° sur cette surface quadrilatère qui s’étend, audessous de la ligne innominée, entre le trou obturateur et l’épine sciatique.

De cette large surface d’attache, les faisceaux de l’obturateur interne se portent tous, en convergeant, vers la petite échancrure sciatique. Là, changeant brusquement de direction , ils s’infléchissent en dehors du côté du grand trochanter, pour se porter sur le coté interne du grand trochanter. Les faisceaux constitutifs du muscle, obliques en arrière et en dehors dans leur portion initiale, obliques en avant et en dehors dans leur portion terminale, circonscrivent dans leur ensemble un angle dièdre, à sinus antérieur, qui mesure, en moyenne, 40° pour les faisceaux postérieurs du muscle, 60° pour les faisceaux moyens, 90° pour les faisceaux antérieurs.

Muscles jumeaux et obturateurs, vue postérieure.

1, muscle obluraleur inlerne. — 2, tendon de ce muscle sur lequel viennent s’insérer les deux muscles jumeau supérieur 3 et jumeau inférieur 4 ; ce dernier a été excisé pour laisser voir le muscle obturateur externe 5, lequel croise en arrière le col du fémur pour venir s’insérer au fond de la cavité digitale. — 6, tendon du pyramidal. — 7, tubérosité de l'ischion. — 8, épine sciatique. — 9, artère obturatrice et nerf obturateur, s’engageant dans le canal sous-pubien. — 10, grand trochanter. — 11, petit trochanter. — 12, symphyse pubienne.

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Finalement ils viennent se fixer à la partie la plus élevée de la cavité digitale, à l’aide d’un fort tendon arrondi, qui prend naissance à la face profonde du muscle par cinq ou six languettes divergentes. Ces languettes tendineuses sont généralement en saillie sur le plan musculaire ; chacune d’elles, par conséquent, se creuse une rainure spéciale sur la petite échancrure sciatique où elle repose.

2° Rapports. — Gomme le pyramidal, que nous avons vu s’échapper du bassin par la grande échancrure sciatique, l’obturateur interne est situé dans le bassin par sa portion interne (portion intra -pelvienne) , en dehors du bassin par sa portion externe {portion extra-pelvienne) :

a) Dans le bassin, le muscle obturateur interne repose , par sa face antérieure, sur la membrane obturatrice et sur le pourtour osseux du trou obturateur. — Sa face postérieure est recouverte par une aponévrose spéciale, qui se confond, en haut, avec l’aponévrose pelvienne et donne insertion aux fibres moyennes du muscle releveur de l’anus. Cette face constitue inférieurement la paroi externe du creux iscbio-rectal, dont le releveur de l’anus forme la paroi interne.

P) A sa sortie du bassin, l’obturateur interne traverse un orifice ostéofibreux (petite échancrure sciatique) , formé en haut

par l’épine sciatique et le petit ligament sacro-sciatique , en dedans et en bas par le grand ligament sacro-sciatique, en dehors par l’ischion. A ce niveau, l’ischion, jouant le rôle de poulie de réflexion, se revêt d’une couche cartilagineuse et présente, en outre, une bourse séreuse {bourse de V obturateur interne), destinée à faciliter le glissement du muscle.

y) En dehors du bassin, le tendon de l’obturateur interne chemine entre les deux jumeaux. 11 recouvre la capsule fibreuse de l’articulation de la hanche et se trouve recouvert, à son tour, par la masse du grand fessier.

Fig. «41.

Les deux muscles obturateurs, vus sur une coupe horizontale.

1, pubis. — 2, cavité cotyloïde. — 3, tête fémorale. — 4, grand Irochanler. — 5, obturateur interne, avec : 5’, son tendon ; 5”, sa bourse séreuse. — (i, obturateur externe, avec 6’, son tendon. — 7, 7’, jumeaux supérieur et inférieur. — 8, grand fessier, avec 8’, sa bourse séreuse. — 9. moyen fessier. — 10, petit fessier. — 11, vaisseaux et nerf obturateur. — 12, grand sciatique. — 13, petit sciatique. — 14, vaisseaux ischiatiques.

3° Innervation. — L’obturateur interne reçoit son nerf, nerf de C obturateur interne, du plexus sacré. Ce nerf sort du bassin par la grande échancrure sciatique, y rentre de nouveau par la petite échancrure sciatique et vient se distribuer a la face interne du muscle par plusieurs rameaux divergents.

4° Action. — L’obturateur interne agit sur le fémur exactement comme s’il se'

MYOLOGIE

détachait de l’ischion, sur lequel il se réfléchit : congénère des jumeaux, il est rotateur de la cuisse en dehors.

Variétés. — Peu nombreuses et peu importantes, elles se bornent à l'isolement plus ou moins complet de quelques-uns de ses faisceau.x: d'origine ou à l'addition de quelques faisceaux surnunnû’aires, provenant suivant les cas ; 1° du tendon du petit psoas ; 2° de la tubérosité iscliiatique ; 3« de l'aponévrose pelvienne ; 4“ du bord inférieur de la ligne ilio-pectinée ; du ligament sacrosciatique ; 6° de la troisième vertèbre sacrée (Schwegl) ; 7“ du pubis (Magalister). — Gruber (Vircliow's Arch., t. LXXIII, p. 342) a signalé la séparation de la portion pubio-iscbialique et de la portion iliaque.

7" — Obturateur externe

L’obturateur externe (fig. 848, 8) est encore un muscle aplati et rayonné, couché, comme son nom l’indique, sur la face externe ou exopelvienne de la membrane obturatrice. Il s’étend, comme le précédent, du pourtour du trou obturateur au grand trochanter.

1" Insertions. — ü s’insère, en dedans : 1® sur la bandelette sous-pubienne (voy. Arthrologie, p. 595) ; 2° sur la face antérieure du corps du pubis ; 3° sur la

branche horizontale et la branche descendante du meme os ; ¥ sur la branche ascendante de l’ischion , principalement à sa face antérieure, mais aussi par quelques faisceaux à sa face postérieure.

De là, ses fibres convergent en dehors, remontent obliquement le long de la face postérieure de l’articulation de la hanche et viennent se fixer, à l’aide d’un tendon arrondi (fig. 840,5), dans le fond de la cavité digitale du grand trochanter.

2^ Rapports. — L’obturateur externe, contrairement à l’interne, qui est intra-pelvien à son origine, est situé tout entier en dehors du bassin .

a. Dans ses deux tiers internes, il recouvre, par sa face postérieure, la membrane obturatrice et la demicirconférence interne du trou obturateur sur laquelle il s’insère. Une xiappe cellulo-adipeuse, très développée en bas et en arrière, s’interpose entre le muscle et la membrane obturatrice. — Sa face antérieure est successivement recouverte par le psoas-iliaque, par le pectiné, par le grand et le petit adducteurs, par le droit interne. — Son bord inférieur longe la face antérieure du carré crural. — Son bord supérieur répond au canal sous-pubien et à son contenu, les vaisseaux et les nerfs obturateurs (voy. les Traités d’anatomie topographique).

b. Dans son tiers externe, il répond, en arrière, au muscle carré crural ; en avant, au col du fémur et à la capsule fibreuse de l’articulation de la hanche.

,5 Üupi-et

Fig. 842.

Le muscle obturateur externe, vue antérieure.

1, obturateur externe, avec 1’, sou teiidou. — 2, pecliué. — 3, moyen adducleur. — 4, petit adducteur. — 5, tendon direct du droit antérieur, avec 5’ son tendon rcfleclii. — G, tendon inférieur du psoas-iliaque. — 7, pubis. — 8, ischion. — 9, fémur, avec 9', sa tète, incluse dans la cavité cotyloïde. — 10, ca|)sule de l'articulation de la hanche. — 11, canal sous-j)ubien avec le paquet vasculo-nerveux qui le traverse.

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3° Innervation. — Le muscle obturateur externe est innervé par le nerf obturateur, branche du plexus lombaire.

Action. — Il est, comme robturateur interne, rotateur de la cuisse en dehors.

Variétés. — Woon {Proc, of Roy. Soc. of London, t. XIV, p. 522) a vu lo muscle obturateur externe renforcé par un faisceau surnuiuéraire provenant du petit adducteur. — Macalisteu a constaté J’isolement d'un faisceau pubien par Je nerf obturateur.

8"^— Garrk crural

Situé à la partie postérieure de l’articulation de la hanche, le carré crural (fig. 839, 7) est un muscle quadrilatère, constitué par une série de faisceaux parallèles qui se portent transversalement de l’ischion au fémur.

Insertions. — Les faisceaux prennent naissance, en dedans, sur le bord externe de la tubérosité ischiatique, un peu au-devant du demi-membraneux. En dehors, ils s’insèrent à l’extrémité supérieure du fémur, non pas à la crête inter-trochantérienne, mais un peu en dehors de cette crête, sur une ligne à peu près verticale qui fait suite au hord postérieur du grand trochanter.

2*^ Rapports. — Il est en rapport :

a) En arrière : 1° avec le grand fessier, qui le recouvre ; 2“ avec les nerfs grand et petit sciatiques et les vaisseaux ischiatiques, qui le croisent verticalement ;

j3) En avant, avec la capsule articulaire, avec le petit trochanter et avec le tendon de l’obturateur externe;

y) En haut, avec le jumeau supérieur ;

o) En bas, avec le grand adducteur de la cuisse.

3° Innervation. — Le muscle carré crural est innervé par un rameau qui émane du plexus sacré. Ce rameau, comme nous l’avons déjà dit plus haut, lui est commun avec celui du muscle jumeau inférieur {nerf dit jumeau inférieur et du carré crural).

4° Action. — Il est rotateur de la cuisse en dehors.

Variétés. — Le carré crural peut faire défaut (une fois sur 105 sujets, d'après Hallet) ; dans ce cas, les jumeaux « ont plus de volume » (Theile). — On l’a vu divisé en plusieurs faisceaux distincts. — Il s'unit quelquefois, soit avec le jumeau inférieur, soit avec Je grand adducteur.

9° — Aponévrose de la fesse

Sur les niasses musculaires que nous venons de décrire s’étale une large aponévrose, dite aponévrose fessière. Détachée de la crête iliaque et du bord postérieur du muscle tenseur du fascia lata, cette aponévrose recouvre tout d’abord le moyen

Fig. 843.

Coupe transversale de la région fessière suivant un plan perpendiculaire aux fibres du

1, crête i!iaf|uc. — 1’, fosse iliaque interne. — 1”, ligne innoniinée. — 1'”, partie inférieure de la coupe intéressant le bord postérieur de l’os coxal à deux centimètres au-dessous de l'épine sciatique. — 2, petit fessier. — 8, moyeji fessier. — 4, grand fessier. — 5, obturateur interne. — G, jumeau supérieur.

— 7, jumeau inférieur. — 8, pji’amidal.

— 9, peau. — 10, tissu cellulaire souscutané. — 11, aponévrose du grand fessier, envoyant 12, un double prolongement au-dessous de ce muscle. — 13, couche ccllulo-graisseuse sous-fessière.

— N, nerf grand scialique.

fessier, au niveau duquel elle présente une épaisseur considérable, et atteint bientôt le bord antéro-supérieur du grand fessier. Là, elle se divise en trois feuillets superposés : un feuillet superficiel, un feuillet moyen et un feuillet profond.

aj Le ftiuillet profond continue à recouvrir le moyen fessier, en s’amincissant graduellement. Au niveau du pyramidal et des muscles qui lui font suite, il n’est plus qu’une simple toile celluleuse, difficilement isolable parla dissection.

Le feuillet moyen, également fort mince, tapisse la face profonde du grand fessier jusqu’au bord postéro-inférieur de ce muscle, où il s’unit avec le feuillet suivant, pour former au grand fessier une gaine complète.

y) Le feuillet mperficief enfin, recouvre la face superficielle du grand fessier dans toute son étendue. Sur le pourtour de ce muscle, ce feuillet s’attache successivement sur la crête sacrée, sur le coccyx et sur le ligament sacro-sciatique. En bas et en dehors, il se continue directement avec l’aponévrose fémorale.

En avant du grand fessier se trouve une nappe cellulo-graisseuse, souvent très développée, qui communique ; avec le bassin, par la grande échancrure sciatique ; avec la fosse ischio-rectale, par la petite échancrure sciatique ; 3° avec le tissu cellulaire sous-aponévrotique de la cuisse, le long du nerf grand sciatique. Ces relations, on le conçoit, ont, en pathologie, une importance considérable (voy., à ce sujet, les Traités ddinatoniie topographique).

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