‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 151 sur 176 · RÉGION ANTÉKO-EXTERNE DE LA CUISSE · texte numérisé non relu

RÉGION ANTÉKO-EXTERNE DE LA CUISSE

moyen, le couturier recouvre l’artère qui, continuant son trajet vertical, ne tarde pis à se dégager de la face profonde du muscle, pour venir, un peu plus bas, occuper son bord externe. — Au total, le muscle couturier situé d’abord en dehors de l’artère fémorale, passe ensuite en, avant et, finalement, vient se placer en dedans de ce vaisseau.

3® Innervation. — Il est innervé par des rameaux multiples, provenant du miisculocutané externe, l’une des branches du nerf crural.

4° Action. — Le couturier, envisagé au point de vue de son action : 1*^ fléchit la jambe sur la cuisse ; 2° fléchit la cuisse sur le bassin ; 3® porte la cuisse dans l’abduction et la rotation en dehors, tandis que le talon se porte en dedans. C’est là la position ordinaire que prennent les tailleurs quand ils se livrent à des travaux de couture, d’où le nom de couturier (en latin sartorias, de sartor, tailleur; en grec ôao-.xoç, de pdt--w, coudre), qui a été donné à ce muscle par Spi- GEL : (( quem ego, dit Spigel (De hum. corp. fabrica,. cap. xxiii) sartorium vocare soleo, quod sartores eo maxime utuntur , dum crus cruri inter consuendum imponunt ».

Variétés. — Méckei. a constaté son absence. —

Kelsch Ta vu t'ornn* pardcuv ventres, qui' réunissait un tendon inh'i inédiairc. — Il peut être divisé en deux faisceaux {duplici/é), soit dans toute son étendue (Behgeron. Bidl. Soc. anut.. 1886, p. 2), soit dans sa partie supérii'ure (Meckel) , soit dans sa partie! intérieure (Macalister). — Bkock a vu le couturier {Journ. of Anat. and Phys., 1879. p. 678) se diviser en haut l'n deux faisceaux, l'un noi'inal pour ri'pino iliaque antéro-su|)érieure. l'autre surnuméraire pour réminence ilio-])ectinée. — J'ai vu plusieurs fois le couturier prolonger ses insertions sur l'arcade fénnjrale. — 11 pi'ut s’attacher, en has, sur l'aponévrose fémorale, sur le côté interne de l’articulation du gi'nou. et même sur le fémur, au niveau ou un {jeu au-di'ssus du condyle, disposition qui est normale chez Taï (IIumi'hrv). — Sous le nom de musculus saphenus, Buxter Ta'rie [Journ. of Anal.,

1894) a décrit un laisceau musculaire qui se déta-

idiait de. rextrémité externe du ligament de Fallope ^ nauLEm-

et venait se terminer sur rcxti-émité interne de ce même ligament, a])rès avoir décrit dans le triangle

de Scarjîa uni' sorte d’arcade à concavité su{5é- Muscles de la région antérieure de la rii'uri' , qui embrassait la veine sa{)hène inteime cuisse, couche {3rofondc.

au niveau de son abouclu'inent dans la fémorale. De 1 à 13, mémo Icgondo que pour la figure 844.

S'’ — Quâdriceps gkural

'Situé sur le plan antérieur de la cuisse, le quadriceps crural (fig. 844 et 843) est constitué par quatre faisceaux musculaires qui, distincts à leur origine supérieure.

MYOLOGIE

se réunissent en bas pour prendre sur la rotule et sur le tibia une insertion commune. — De ces quatre faisceaux, l’un, le droit antérieur, remonte jusqu’au bassin. Deux autres, appelés vastes en raison de leurs dimensions considérables, s’arrêtent au fémur : on les distingue l’un de l’autre, d’après leur situation, par les dénominations très significatives de vaste interne et de vaste externe. — Le quatrième

faisceau, connu sous le nom de crural, est situé au-dessous des deux vastes; comme eux, il revêt une forme aplatie et prend son origine sur le fémur.

1" Insertions supérieures. — Les insertions supérieures des quatre portions constitutives du qnadriceps crural varient pour chacune d’elles. Nous les étudierons séparément :

a. Droit antérieur. — Le droit antérieur (fig. 844, 1) s’insère à la fois ; 1° sur l’épine iliaque antéro-inférieure, h l’aide d’un tendon arrondi et vertical, appelé tendon direct; 2'’ sur la partie la jjliis élevée du sourcil cotyloïdien, par l’intermédiaire d’une expansion fibreuse plus mince, mais tout aussi résistante , qui constitue le tendon réfléchi, lluuiîu Williams, qui a fait du muscle qui nous occupe une étude des plus consciencieuses iJourn. of Anat. and Phys., 1873), considère le tendon spino-iliaque comme accessoire, l’insertion cotyloïdienne devenant l’insertion réelle du droit antérieur.

b. Vaste externe. — Le vaste externe (fig. 843,2), appliqué contre la diaphyse du fémur, prend plus spécialement naissance sur le bord antérieur et le bord inférieur du grand trochanter, sur la ligne rugueuse qui réunit le grand trochanter à la ligne âpre, sur la lèvre externe de cette ligne âpre et, enfin, sur le tendon du muscle grand fessier et la cloison intermusculaire externe.

c. Vaste interne. — Le vaste interne (fig. 845, 3), moins large que le précédent, mais tout aussi épais, recouvre la face interne du fémur, mais sans prendre aucune insertion sur cette face. Il s’attache : 1° sur la lèvre interne de la ligne âpre ; 2° sur la ligne rugueuse qui réunit cette ligne âpre au col du fémur.

d. Crural. — Le crural (fig. 846, 3) repose directement sur les deux faces antérieure et externe du fémur. Il est situé entre le vaste interne et le vaste externe, qui le débordent et le recouvrent en grande partie. De ce fait, il ne peut être bien vu et bien étudié qu’à la condition d’écarter préalablement les deux vastes, en les rejetant l’un en dedans, l’autre en dehors. — Le crural prend des insertions très

Fig. 8i6.

Muscle crural, vu eu place, les deux vastes étant érignés.

1, vasle iulcTiie, érigné en dedans. — 2, vasie CKternc, érigné en dehors. — 3, muscle crural, avec 3‘, sou aponévrose inférieure unie au vaste e.vterne. — 4-, tendon inférieur du droit antérieur. — 5, fémur. — 6, rotule. — 7, tenseur du fascia lata. — 8, couturier.

Page 1