G. Û£VY
Fig. 848.
Muscles adducteurs de la cuisse.
1, extrémité inférieure du premier ou moyen adducteur, érignée en dehors. — 1’, son extrémité supérieure érignée et rejetée en haut pour laisser voir l’insertion de 2, deuxième ou petit adiluctem’. — 3, troisième ou grand adducteur. — 3’, portion supérieure de ce muscle. — 4, anneau du grand adducteur. — 5, pectiné, sectionné et érigné en haut. — 5’, extrémité inférieure de ce muscle, érignée en dehors. — 6, tendon direct et h’, tendon réfléchi du droit antérieur. — 7, tendon d’origine du tenseur du fascia lata. — 8, obturateur externe.
droit interne; son bord externe, à l’obturateur externe et au tendon du psoasiliaque.
c. Le troisième est recouvert successivement, en avant, par le pectine,
par le deuxième et par le premier adducteur. — Sa face postérieure est recouverte, en haut, par le grand fessier et, plus bas, par les trois muscles de la région postérieure de la cuisse, le demi-tendineux, le demi-membraneux et la longue portion de biceps. Entre le troisième adducteur et cette couche musculaire chemine le nerf grand sciatique. — Le bord supérieur ou externe du troisième adducteur, à peu près transversal, longe le bord inférieur du carré crural, dont il est séparé par l’artère circonflexe postérieure. — Son bord interne, oblique en bas et en dehors, répond successivement, en allant de haut en bas, à l’aponévrose et à la peau, au droit interne et au couturier.
S"* Innervation. — Les adducteurs de la cuisse sont innervés tous les trois par des branches issues du plexus lomhaire.
a) Le premier adducteur reçoit ses rameaux à la fois de Y obturateur , branche du plexus lombaire et du musculo- cutané interne, branche du nerf crural.
P; Le deuxième adducteur reçoit les siens de V obturateur.
y) Le troisième adducteur possède, comme le premier, une double innervation : en haut et en avant, ses rameaux nerveux proviennent de V obturateur ; en bas et en arrière, ils lui sont fournis par le grand sciatique.
4° Action. — Les trois adducteurs ont une action commune : ils portent la cuisse en dedans {adduction) et lui impriment en même temps un léger mouvement de rotation en dehors. S’ils se contractent simultanément des deux côtés, les adducteurs appliquent fortement les deux cuisses l’une contre l’autre (ce sont les custodes virginitatis de Hildebuandt) ou contre le corps interposé {le cheval dans V équitation).
Variétés — Le moyen adducteur peut être constitué par deux faisceaux (duplicité). — Maca- LisTEK [toc. cit.) a vu descendre ce muscle jusqu’au genou. — Les faisceaux supérieurs du grand adducteur peuvent se diüérencier en un muscle distinct [adductor quartus de Dikmebbrock, adductor minimiis GÜNriiEB). — De même, le faisceau interne, qui s'insère au tubercule du condyle interne, peut s'isoler du reste du grand adducteur et former ainsi un muscle surnuméraire, muscle ischio-condylien. Ce faisceau iscliio-condylien, entièrement différencié, se rencontre dans presque toutes les espèces simiennes. — On peut observer, dans un ordre de faits absolument inverse, la fusion plus ou moins complète : 1° du grand adducteur avec le court; 2® de celui-ci avec le moyen; 3° du moyen adducteiu' avec le pectlné ; 4® du grand adducteur avec le cari-é crural. — Voy. Rouvière. No/e sur quelques points de V anatomie des muscles adducteurs de la cuisse, C. R. de l’yl^soc. des Anat., Montpellier, 1902.
Triangle de Scarpa. — On désigne sous ce nom, en anatomie topographique, une région triangulaire, à base supérieure et à sommet inférieur, située à la partie antérieure et supérieure de la cuisse.
a. Limites. — On lui considère trois bords et trois angles : le bord supérieur, ([iii représente la base du triangle, correspond au pli de l’aine et est formé par l'arcade fémorale ; le bord externe est constisué parle conturier; le bord interne, par le premier au moyen adducteur. Des troie angles, les deux supérieurs répondent, l’un à l’épine iliaque antéro-supérieure, l’autre à l’épins du pubis ; Vangle inférieur est formé par la rencontre du couturier et du premier adducteur.
b. Aire ou plancher. — Le plancher du triangle de Scarpa est constitué ; à sa partie externe, par le psoas-iliaque, qui s'échappe du bassin en dehors de la banquette ilio-pectinée ; à sa partie interne, par le pectiné, qui s’insère sur l’os coxal en dedans de cette même bandelette. Ces deux muscles, inclinés l’un vers l’autre et juxtaposés par leurs bords correspondants, forment une espèce d'angle dièdre ou, si l’on veut, une gouttière longitudinale à ouverture dirigée en avant; c’est dans celte gouttière que chemine de haut en bas l’artère fémorale.
Le plancher du triangle de bcarpa est recouvert par une lame aponévrotique, que nous étudierons plus loin (voy. Aponévrose de la cuisse, p. 9'.)o).
c. Paroi antérieure. — Sur ce triangle s’étalent, en forme de paroi, trois plans (successifs, qui sont, en allant des régions superficielles vers les régions profondes :
1° La peau, très mobile et plus ou moins recouverte de poils ;