‹ Traité d'anatomie humaine (volume 3)Chapitre 35 sur 176 · VII. — VOMER · texte numérisé non relu

VII. — VOMER

Le vomer (fig. 210) est un os impair et médian, constituant la partie postérieure de la cloison des fosses nasales. Il revêt la forme d’une lame quadrilatère, fort mince et transparente dans presque toute son étendue. Nous pouvons, par conséquent, lui considérer deux faces et quatre bords.

1° Faces. — Assez régulièrement planes, les deux faces du vomer sont directement recouvertes par la membrane pituitaire .

Elles présentent quelques sillons, plus ou moins marqués suivant les sujets, destinés

à loger des vaisseaux et des nerfs. L’un de

1, bord supérieur, formant gouttière pour s’articuler avec le sphénoïde. — 2, bord intérieur. — 3, bord postérieur. — 4, bord antérieur. — 5, face latérale droite.

ces sillons, plus long et ordinairement plus accusé que les autres, se dirige obliquement de baut en bas et d’arrière en avant : il livre passage au nerf sphéno-palatin interne.

2° Bords. — Les quatre bords (lig. 210) se distinguent, d’après leur situation, en antérieur, postérieur, supérieur et inférieur.

a. Bord postérieur. — Le bord postérieur (3), mince et tranchant, mais non articulaire, sépare l’un de l’autre les deux orifices postérieurs des fosses nasales.

b. Bord inférieur. — Le bord inférieur (2), également fort mince, mais rugueux dans toute son étendue, est reçu dans la rainure que ménagent entre elles, en se réunissant sur la ligne médiane, les deux portions horizontales du palatin et les apophyses palatines du maxillaire supérieur.

c. Bord antérieur. — Le bord antérieur (4) se dirige obliquement en bas et en avant. Il s’articule, en haut, avec la lame perpendiculaire de l’ethmoïde et se réunit, en bas, avec le cartilage de la cloison

d. Bord supérieur. — Le bord supérieur (1), appliqué sur la crête de la face antérieure du corps du sphénoïde, présente à cet effet une gouttière antéro-postérieure, dont les deux lèvres, fortement 'déjetées en dehors, constituent

Fig. 211.

Le vomer, vu en place sur une coupe verticale de la face passant un peu à gauche de la ligne médiane.

1, sinus frontal. — 2, apopt.yse crista galli. — 3, lame perpendiculaire de l’etlimoïde. — 4, sinus sphénoïdal. — 5, coi’net inférieur de la fosse nasale droite. — 6, conduit palatin inférieur.

— 7, apophyse palatine du maxillaire supérieur. — 8, vomer. — 9, son arliculatiou avec la lame perpendiculaire de l'ethmoïde.

— 10, épine nasale postérieure. — il et 12, aile interne'et aile externe de l’apophyse ptérygoïde.

OSTI^OLOGIE

les ailes du vomer (fig. 52 12,4). En s’articulant avec le corps du sphénoïde, le bord supérieur du vomer ménage, entre lui et ce dernier os, un canal médian et antéropostérieur, le conduit sphéno-vomér len , dans lequel s’engage un rameau artériel destiné au corps du sphénoïde et au cartilage de la cloison. On rencontre, en effet, sur la plupart des vomers, un canal vertical qui, partant de la gouttière supérieure ou sphéjw-vomérlenne, descend dans l’épaisseur de l’os et s’ouvre sur un point quelconque du bord antérieur, là où vient s’appliquer le cartilage.

3° Conformation intérieure. — Le vomer, chez l’adulte, est formé par une seule lame de tissu compacte, résultant de la fusion sur la ligne médiane de deux lamelles osseuses latérales. Ces deux lamelles primitives sont cependant distinctes encore, dans une étendue plus ou moins considérable, à la partie antéro-supérieure de l’os. Souvent même, le bord antérieur est formé par deux lames osseuses (fig. 212, 2' et 2 '), séparées l’une de l’autre par un interstice profond. Cet interstice est comblé, à l’état frais, par un prolongement du cartilage de la cloison.

Connexions. — Le vomer s’articule avec six os 211) : eu liant et eu arrière, avec le sphénoïde ; en haut et en avant, avec la lame perpendiculaii'e de l’eLlimoïde ; en bas et en arrièiv, avec les deux palatins ; en bas et en avant, avec les deux maxiltaires supérieurs. 11 s'articule encore, à l'état trais, avec le cartilage de la cloison.

Développement. — Le vomer, primitivement double, se développe par deux points d'ossification, situés symétidquement de chaijuc ciMé de la ligne médiane et déjà apparents vers le milieu du deuxième mois de la vie intra-uté , line, lis se présentent alors sous la forme de deux petites lamelles, de 3 millimètres de longueur sur 1 millimètre de hauteur, a])pli(iuées contre le cartilage vomérien. Ces deux lamelles ajqiaraissent et se dévelojipent, non pas aux dépens du cartilage, comme ou l'a cru longtem})s. mais bien dans la trame conjonctive embryonnaire.

Les deux lames originelles du vomer se soinhoit en bas vers le mili(ni du troisième mois et représentent alors une espèce de gouttière, ouverte en haut, dans laquelle repose le cartilage vomérien. Les deux bords de la gouttière, progressant dans tous les sens, atteignent à la fois le sphénoïde en haut et l’orilice postérieur des fosses nasales en airh're : mais, en même temps, la soudure des deux lames latérales a progressé d'une façon parallèle, chassant devant elle le cartilage.

Nous avons dit plus haut ({u'on rencontre fréquemment encore cln z l’adulte, dans le voisinage du hord antérieur du vomer, un écartement de deux lames osseuses, entre lesquelles s’insinue un prolongement (prolongement caïuhil) du cartilage de la cloison.

Variétés. — 11 n’est pas rare de voir le vomer se déjeler plus ou moins à gauche ou à droite et présenter alors, au lieu de deux surfaces pianos, une surface concave et une surface convexe. — La continuité de l'os peut être interrompue par un trou plus ou moins large, qui est bouché pendant la vie par un cartilage (Soemmeiuxg). — L’écartement des deux lames du vomer est parfois assez considérahle pour créer entre elles une cavité spacieuse (Süemmeiuxg). Chez certains sauriens, findépendance absolue des deux lamelles vomériennes constitue l’état normal. — On rencontre ([uelquefois, de chaque côté du conduit sphéno-vomérien médian, un ou plusieurs conduits sphénovomériens latéraux, formés à la fois par le corps du S])hénoïde et les ailes du vomer. Ces conduits, quand ils existent, livrent passage à des vaisseaux.

§ VI ! I. — Maxillaire inférieur

Situé à la fois à la partie inférieure et postérieure de la face, le maxillaire inférieur ou mandibule est un os impair, médian, symétrique, constituant à lui tout seul la mâchoire inférieure. Pour la commodité de la description, on le divise généralement en deux parties : une partie moyenne ou corps et deux extrémités latérales ou branches.

1'^ Corps du maxillaire. — Le corps du maxillaire inférieur a la forme d’un fer à

fl \

Le vomer, vu d'en liant.

1, boni supéi-ieur.

— 2. bord .'inlérieur.

avec 2’ et 2”, ses deux lamelles. — 3, gouttière spliéao - vomerieime. — .V, ailes du vomer.

os DE LA EACE

cheval, dont la concavité' serait deux faces. Lune antérieure, l’autre infé, rieur.

a. Face antérieure. — La face antérieure (fig. 1 3 i nous présente, a sa partie médiane, une ligne verticale, indice de la soudure des deux moitiés de l’os ; symphyse

mentonnière . Cette ligne, tantôt saillante, tantôt au contraire excavée en forme de sillon, se termine en bas par une saillie pyramidale, dite éminence mentonnière- De chaque côté de l’éminence mentonnière part une ligne saillante, la ligne oblique extenne du maxillaire, qui, croisant la face antérieure de l’os à la manière

dirigée en arrière. U nous olfre à considéi-er l’autre postérieure, et deux bords, l’un supérieur,

fi

Maxillaire supérieur, lace externe.

1, cor|)s du maxillaire. — i’, sa brandie. — 3, 3, ligne oblique exlerne.

— 4, Irou menlonnicr. — o, symphyse mentonnière. — G, G, bord inférieur.

— 7,7, bord supérieur ou alvéolaire. — 8, condyle, avec 8’. son col. — 0, apophyse coronoïde. — 10, cdiancrurc sigmoïde. — 11, angle de la mâchoire.

d’une diagonale, vient aboutir au bord antérieur de la branche. Elle donne insertion aux muscles triangulaire des lèvres, carré du menton et peaucier.

Un peu au-dessus d’elle et en un point qui correspond sensiblement à la deuxième prémolaire, se trouve un orifice circulaire : c’est le trou mentonnier , par lequel passent le nerf et les vaisseaux ^

mentonniers.

b. Face postérieure. — La face postérieure (fig. 214 et 215) du corps du maxillaire nous présente sur la ligne médiane quatre petites saillies désignées sous le nom d'apophyses géni. Ces apophyses sont disposées deux à deux et donnent insertion, les deux supérieures aux muscles génio-glosses , les deux inférieures aux muscles génio-hyoïdiens.

Comme la face précédente, la face postérieure est parcourue obliquement par une ligne saillante, la ligne oblique interne ou mylo-hyoïdienne , qui, comme la ligne oblique externe, vient se confondre en arrière avec le bord

antérieur de la branche; cette ligne donne insertion au muscle mylo-hyoïdien.

Au-dessous d’elle, et de chaque côté des apophyses géni, se trouve une petite dépression transversale, la fossette sublinguale , destinée, comme son nom l’indique, à loger la glande sublinguale.

Fig. 214.

Maxillaire supérieur, vu par sa face postérieure.

1, condyle. — 2, apophyse coronoïde. — 3, orifice du canal dcnlaire. — 4, goulLicre mylo-hyoïdienne. — o, épine de Spix. — 6, angle mandibulaire [(jonion). — 7, sympliyse. — 8 et 9, apophyses géni. — 10 et 11, fossettes digastriques.

OSTEOLOGIE

Au-dessous d’elle, et en un point qui correspond aux deux ou trois dernières molaires, existe une nouvelle dépression, celle-ci beaucoup plus prononcée que la précédente : c’est la fossette sous-maxillaire ^ où se loge en partie la glande du même nom.

c. Bord supérieur. — Le bord supérieur ou alvéolaire du maxillaire inférieur est creusé de cavités destinées à recevoir les racines des dents. Ces cavités, alvéoles dentaires, sont en tout semblables, comme disposition générale et comme nombre, aux alvéoles déjà décrits sur le maxillaire supérieur. Reclus, dont les mensurations sur ce point ont été confirmées par celles de son élève Madeleine Pelletier (1902), a constaté que le bord supérieur du corps du maxillaire était plus long à droite qu’à gauche : cette différence, qui est en moyenne de 2 millimètres, atteint chez certains individus jusqu’à 6 millimètres. Les dents, pour se développer, ont donc moins d’espace à gauche qu’à droite, et il faut vraisemblablement expliquer par ce fait la plus grande fréquence des accidents de la dent de sagesse du côté gauche.

d. Bord inférieur. — Le bord inférieur, arrondi et mousse, nous présente de chaque côté de la symphyse une dépression ovalaire et fortement rugueuse, la fossette digastrique, où vient s’insérer le ventre antérieur du muscle digastrique. Il n’est pas rare de rencontrer sur ce bord, au voisinage de son extrémité postérieure, une gouttière que j’ai vue très marquée sur certains sujets : c’est la gouttière faciale du maxillaire, déterminée par le passage de l’artère faciale au moment où elle quitte la région du cou pour entrer dans la région de la face.

2"" Branches. — Les branches du maxillaire inférieur sont quadrilatères, plus hautes ane lar.2:es, obliquement dirigées de bas en haut et d’avant en arrière. Chacune d’elles nous offre à considérer deux faces et quatre bords :

A. Faces. — Des deux faces, l’une regarde en dehors (c’est la face externe, l’autre en dedans (c’est la face interne) :

a . Face externe . — La face externe nous présente de fortes lignes rugueuses destinées à l’insertion inférieure du'muscle masséter. Ces rugosités sont surtout marquées dans la portion inférieure de cette face.

b. Face interne. — La face interne, plus accidentée, nous présente d’abord à son centre un large orifice, Xorifice supérieur du canal dentaire, dans lequel s’engagent le nerf et les vaisseaux dentaires inférieurs.

Cet orifice est bordé en avant et en bas par V épine de Spix, espèce de lamelle triangulaire, qui se dirige verticalément en haut et sur laquelle vient s’insérer le ligament sphéno-maxillaire.

De la partie inférieure et postérieure de ce même orifice se détache une gouttière, toujours très nette, qui se dirige ensuite obliquement en bas et en avant vers le

Fig. 2J5.

Maxillaire inférieur, face interne.

1, coiîdyle. — 2, apophyse coronoïde. — 3, (échancrure sigmoïde.

— L orifice supérieur du canal dentaire, avec 4’, épine de Spix. — 5, gouttière mylo-liyoïdienne. — 6, bord postérieur de la branche.

— 7, angle de la mâchoire. — 8, fossette sous-maxillaire. — 9, section du maxillaire au niveau du la symphyse. — 10, ligne oblique interne. — 11, apophyse géni supérieure. — 12, apophyse géni inférieure. — 13, fossette sublinguale. — 14, fossette digastrique.

os DE LA FACE

corps de l’os ; c’est la goulHère mylo-hyoïdienne, parcourue, à l’état frais, par le nerf et les vaisseaux mylo-hyoïdiens.

La portion de la face interne qui est située en arrière de la gouttière mylo-hyoïdienne est parsemée de rugosités, pour l’insertion inférieure du muscle ptérygoï-

dien interne.

B. Bords. — Les quatre bords de la branche montante du maxillaire inférieur se distinguent en antérieur, postérieur, supérieur et inférieur :

a. Bord antérieur. — Le bord antérieur, oblique de haut en bas et d’arrière en avant, représente une gouttière dont les deux bords, confondus en haut, s’écartent l’un de l’autre en descendant et se continuent respectivement, au niveau du corps de l’os, avec les deux lignes obliques précédemment décrites.

b. Bord postérieur . — Le bord postérieur, également oblique en bas et en avant, légèrement contourné en *S' italique, est arrondi et lisse. Il est en rapport avec la glande parotide, d’où le nom de bord parotidien sous lequel le désignent encore certains auteurs.

c. Bord supérieur. — Le bord supérieur, dirigé d’avant en arrière, est constitué par deux apophyses volumineuses : l’une antérieure, appelée apophyse cor onoïde ; l’autre postérieure, désignée sous le nom de condyle du maxillaire inférieur. Ces deux apophyses sont séparées l’une de l’autre par une échancrure profonde appelée échancrure sigmoïde.

a) Le condyle du maxillaire inférieur est une saillie ellipsoïde, aplatie dans le sens antéro-postérieur, dont le grand axe se dirige obliquement de dehors en dedans et d’avant en arrière. Sensiblement déjetée en dedans, elle surplombe d’un centimètre environ le plan interne de la branche montante (fig. 214,1) : elle s’articule, comme nous le verrons plus tard (voy. Arthrologie), avec la cavité glénoïde et le condyle du temporal. Le condyle est rattaché à la branche du maxillaire par une portion rétrécie, appelée col du condyle. Sur le côté antéro-interne du col se voit une dépression ou fossette, destinée à l’insertion du muscle ptérygoïdien externe.

pj Vapophyse coronoïde donne insertion au muscle temporal. Aplatie dans le sens transversal, elle affecte la forme d’un triangle dont le sommet, dirigé en haut, est lisse et dont la base fait corps avec la branche du maxillaire. Ses deux faces se distinguent en interne et externe. De ses deux bords, l’antérieur se continue avec le bord intérieur de la branche, le postérieur se dirige obliquement vers le col du condyle en formant le versant antérieur de l’échancrure sigmoïde.

y) h' échancrure sigmoïde ou semi-lunaire a la forme d’un croissant à concavité dirigée en haut. Elle sépare l’une de l’autre les deux saillies osseuses que nous venons de décrire et, d’autre part, établit une large communication entre la région massétérine située sur la face externe de la branche du maxillaire et la fosse zygomatique située de l’autre côté de la branche. C’est par cette échancrure que passent le nerf et les vaisseaux massétérins.

d. Bord inférieur. — Le bord inférieur de la branche se continue sans ligne de démarcation aucune avec le bord inférieur du corps.

Le point saillant où il rencontre, en arrière, le bord postérieur ou parotidien constitue V angle du maxillaire ou angle mandihulaire, point de repère de premier ordre pour la plupart des mensurations que l’on pratique, en anthropologie, sur le maxillaire inférieur. Broc a, appelle gonion le sommet de l’angle, réservant le terme d'angle mandihulaire pour désigner le degré d’ouverture que mesure cet angle.

L’angle mandihulaire varie beaucoup suivant les âges : très ouvert chez le nou-

OSïÉOLOGiE

veau-né (fig. 2î20), où il mesure de 150° à 160°, il s’atténue peu à peu au fur et à mesure que le sujet se développe. Chez l’adulte, il ne mesure plus que 115° à l!2o°. Chez le vieillard (fig. 222), à la suite de la chute des dents, il s’agrandit de nouveau en se rapprochant de ses dimensions primitives : il atteint, en effet, 130° et même 1-40°. Il varie aussi suivant les races ; les recherches de Renard nous apprennent à ce sujet, qu’il est plus grand dans nos races européennes que dans les races nègres* il a trouvé chez les Européens 123°, et, chez les Néo-Calédoniens, 107° seulement.

3° Conformation intérieure, canal dentaire inférieur. — Le maxillaire inférieur nous présente la structure générale de tous les os plats : il est constitué par une masse centrale de tissu spongieux, que circonscrit, dans toute son étendue, une enveloppe remarquahlement épaisse et très résistante de tissu compacte. Le tissu central lui-même est très dense et ce n’est pour ainsi dire qu’au voisinage du canal dentaire qu’il mérite véritablement le nom de tissu spongieux.

Au niveau du condyle, la coque périphérique de tissu compacte devient extrêmement mince. La saillie osseuse est presque entièrement constituée par du tissu spongieux, dont les travées affectent pour la plupart une direction verticale. Cette direction verticale est très nette au niveau du col.

L’apophyse coronoïde diffère du condyle en ce qu’il ne présente qu’une mince couche de tissu spongieux, enveloppé par une couche très épaisse et très dense de tissu compacte.

Chaque moitié du maxillaire inférieur est parcourue dans la plus grande partie de son étendue par un long canal, appelé canal dentaire inférieur. Ce canal commence, en haut, sur la face interne de la branche en un point voisin de son centre, immédiatement en arrière de l’épine de Spix. De là, il se dirige obliquement

Fig. 216.

Coupes vertico-transversales du maxillaire inférieur (moitié droite, segment postérieur de la coupe), passant : A, en avant de la troisième molaire ; B, en avant de la deuxième prémolaire ; G, par le condyle ; D, par l’apophyse coronoïde.

1, côté interne. — 2, côté externe. — 3, canal dentaire. — 4, canal mentonnier. — 5, alvéole.

en bas et en avant, se rapproche de l’horizontale en atteignant les racines des dents, et, arrivé à la hauteur de la deuxième prémolaire, se divise en deux branches, l’une externe, l’autre interne : sa branche externe ou canal mentonnier, obliquant en haut et en dehors (fig. 216, 4), vient s’ouvrir à la surface externe de l’os par le trou mentonnier ci-dessus décrit; sa branche interne ou canal incisif., continuant son trajet vers la symphyse, vient se terminer au-dessous des racines des dents incisives. Le canal dentaire inférieur se trouve situé à 8 ou 9 millimètres au-dessous du bord inférieur du maxillaire. Vu en coupe, il revêt l’aspect d’un cercle ou d’un ovale à grand axe vertical (fig. 216, 4;, placé dans le tissu spongieux de l’os : il mesure, suivant les sujets et suivant les points où on l’examine, 2 ou

os DE LA FACE

3 millimèlres de diamètre. De la paroi supérieure partent de nombreux canaUcules, à direction ascendante, qui aboutissent d’autre part aux cavités alvéolaires. A l’état frais, le canal dentaire est parcouru par le nerf et les vaisseaux dentaires inférieurs, et les canalicules précités livrent passage aux ramifications collatérales que ce nerf et ces vaisseaux envoient aux racines des dents.

Connexions. — Le maxillaire inférieur s’articule, en haut, avec les deux temporaux, il est, en outre, en rapport de contact avec les deux maxillaires supérieurs par l’intermédiaire des arcades dentaires.

Insertions musculaires. — Le maxillaire inférieur donne insertion à trente-deux muscles,

Maxillaire inférieur, vue externe, avec les insertions Maxillaire inférieur, vue interne, avec les insertions

musculaires. musculaires.

(Pour la significatioii des chiffres se reporter au tableau ci-dessous.)

seize de chaque côté. Nous résumons ces d'fférentes insertions dans les deux figures ci-dessus (fig. 217 et 218) et dans le tableau suivant :

Page 1