II. Branches
a. Face antérieure . . . . <
b. Face postérieure. . . . |
c. Bord sujjérieur . . . . j
d. Bord inférieur . . . . |
a. Face externe f
b. Face interne )
c. Condyle [col) )
d. Apophyse corondide . . [
1, Muscle de la houppe du menton.
2, Triangulaire des lèvres.
3, Carré du menton.
4, Anomalus menti (non constant).
5, Génio-glosse.
6, Génio-hyoïdien.
7, Mylo-liyoïdien.
8, Constricteur supérieur du pharynx.
9, Buccinateur.
10, Digastrique.
H, Peaucier du cou.
12, Transverse du menton (non constant).
13, Masséter.
14, Ptérygoïdien interne.
15, Ptérygoïdien externe.
16, Temporal.
Développement. — Le maxillaire inférieur est primitivement double et chacune de ses moitiés se développe d’une façon absolument indépendante; c’est là un fait admis par tous les anatomistes (voy. plus loin).
A Fig. 219. B
Ossification du maxillaire inférieur : A, xue externe; B, vue interne (d'après R-Xmpacd et Rexault).
1, pièce inférieure. — 2. pièce incisive. — 3, pièce coaipléinentaire du trou mentounier. — 4, apophyse coronoïde. — S. condyle. . 6, piece de Spix.
D’autre paii, chaque demi-maxillaire « se constitue sur la face externe du cartilage de Meckel, vis-à-vis duquel il se comporte essentiellement comme les os de revêtement du crâne vis-à-vis du
OSTÉOLOGIE
chondrocrâne priinitii' ». Kôlliker, auquel j’emprunte ces deux dernières lignes, admet cependant, et ses conclusions paraissent confirmées par les recherches plus récentes de J. Brock, de Masquelin (1878) et de Jülin (1880), que le condyle osseux est précédé d’un condyle cartilagineux, et, d'autre part, que la partie interne du cartilage de Meckel s’ossifie et se soude avec le maxillaire inférieur ; cet os serait ainsi un os mixte, se développant à la fois, en partie dans la trame conjonctive embryonnaire, en partie dans un cartilage préexistant. Toutefois l’accord n’est pas complet sur ce point, et le mode de développement delà mandibule, celui du condyle en particulier, appelle de nouvelles recherches.
Ceci posé, chaque demi-maxillaire provient, d’après Rambaud et Renault [loc. cit., p. 198), de six points d’ossification, visibles dès le cinquantième jour de la vie intra-utérine, savoir : 1° le point inférieur (visible au trentième ou trente-cin({uièrne jour), petite tramée de granulations osseuses situées vers le bord inférieur de l’os ; 2« \q point incisif, situé do chaque côté de la symphyse, dans la région qu’occuperont plus tard les incisives : 3° le point supplémentaire du trou
mentonnier, petite lamelle qui concourt par sa face inférieure à former ce trou mentonnier; 4“ le point condylien, (jui formera le condyle et la portion sousjacente de la branche ; 3° le point coronoïdien, aux dépens duquel se développeront l’apophyse coronoïde et la portion de la branche qui lui sert de base ; 6“ enfin le point de Vépine de Spix, situé sur la face postérieure de l’os, depuis l’orifice supérieur du futur canal dentaire jusqu’à la pièce incisive.
Le canal dentaire, à son origine, est réduit à une simple gouttière, qui longe d’arrière en avant le bord supérieur du maxillaire ; c’est la gouttière dentaire.
Vers le 5« mois de la vie fœtale, apparaissent sur la partie antérieure de cette gouttière des cloisons transversales, destinées à séparer les unes des autres les deux incisives, la canine et les deux prémolaires. Ces
Fig. 220.
Mâclioire inférieure de fœtus à terme : sa moitié droite, vue par sa face externe.