I. Il, lit, IV, A', les cinq métatarsiens
os DE LA MAIN
L’examen comparatif d'une série de scaphoïdes d'enfants nouveau-nés avec une série des memes os chez l’adulte, a conduit Leboucq à cette conclusion bien intéressante, mais prévue d'avance, à savoir que les scaphoïdes parallélogrammiques sont relativement bien plus fréquents chez le nouveau-né. En effet, tandis que sur 164 scaphoïdes d'adultes, il n’en a trouvé que 22 appartenant franchement à la forme parallélogrammique, 18 scaphoïdes de nouveau-nés lui en ont fourni 14 parfaitement typiques. Il en résulte donc que le central du carpe, bien que faisant corps avec le scaphoïde, est d’autant plus visible qu'on se rapproche davantage de la vio fœtale ou, en d’autres termes, qu’il continue à s’atrophier même après la naissance.
B . — Métacarpe
Le métacarpe (fig. 306 et 308) constitue le squelette de la région palmaire ou paume de la main. Il est formé par cinq os, métacarpiens, qui se séparent
de la deuxième rangée du carpe et vont ensuite, en divergeant, servir de base à chacun des cinq doigts. — On désigne les métacarpiens sous les noms de D'*',
3^ etc., en allant de dehors en dedans. Chacun d’eux est séparé de son voisin, à sa partie moyenne, par un espace elliptique, connu sous le nom à’ espace interr osseux ou intermétacarpien. — Les cinq métacarpiens sont conformés d’après le même type et, de ce fait, se prêtent à une description générale. Mais, d’autre part, chacun d’eux présente quelques caractères particuliers, qui permettent aux anatomistes de le reconnaître au milieu de tous les autres. — Nous décrirons séparément ces caractères généraux et ces caractères différentiels :
1° Caractères généraux des métacarpiens. — Les métacarpiens sont des os longs et, comme tels, nous offrent à étudier un corps et deux extrémités, l’une supérieure ou proximale, l’autre inférieure ou distale :
A. Corps. — Le corps est légèrement recourbé dans le sens de sa longueur, de façon à présenter une concavité dirigée en avant. De plus, il est prismatique et triangulaire avec trois faces et trois bords, qui, comme situation et comme nom , rappellent les faces et les bords de l’humérus.
a) La face postérieure ou dorsale, convexe et lisse, répond aux tendons des extenseurs des doigts. Sur quelques métacarpiens, cette face dorsale, très large en bas, décroît progressivement
Fig. 30o.
Les os de la main, vus par leur face palmaire.
1, radius. — 2, cubitus. — 3, scaphoïde. — 4, seini-lnnaire. — 3, pyramidal. — 6. pisiforme. — 7, trapèze. — 8, trapézoïde. — 9, grand os. — 10, os crochu. — 11, premier métacarpien. — 12, 12, les autres métacarpiens. — 13, première phalange du pouce. — 14. 14, premières phalanges des autres doigts. — 15. 13, deuxièmes phalanges. — 10, deuxième phatainre du pouce. — 17, troisièmes phalanges des quatre derniers doigts.
OSÏEOLOGIE
en se rapprochant de l’extrémité supérieure et se termine en forme d’arête.
â) Les faces latérales se distinguent en externe ou interne, ou bien encore en radiale ou cubitale. Plus larges en haut qu’en bas, elles répondent aux muscles interosseux, qui prennent sur elles leurs insertions d’origine.
7) Des trois bords, l’un est antérieur, les deux autres latéraux (bord externe ou radial et bord interne ou cubital). Ils sont généralement peu marqués, ce qui justifie jusqu’à un certain point la description de quelques auteurs, qui considèrent le corps des métacarpiens comme étant cylindriques.
B. Extrémité supérieure. — L’extrémité supérieure ou carpienne (extrémité
Les os de la main, vue antérieure, avec insertions musculaires,
1, court abducteur du pouce. — 2, opposant du pouce. — 3, long abducteur du pouce et faisceau inconstant du court extenseur. — 4, long flécliisseur du pouce. — 5, court fléchisseur du pouce. — 6. grand palmaire. — 7, adducteur du pouce. — 8, court fléchis-ieur et 8’, adducteur du petit doigt. — 9, opposition du petit doigt. — 10, fléchisseur superficiel des doigts. — 11, fléchisseur profond. — 12 premier interosseux palmaire. — 13, deuxième interosseux palmaire — 14, troisième interosseux palmaire. — 13, premier imerosseux dorsal. — 16, deuxième interosseux dorsal. — 17, troisième interosseux dorsal. — 18, quatrième interosseux dorsal. — 19, cubital antérieur. — (Voy. comme complément, la figure 308.)
proximale) nous présente cinq facettes , trois articulaires et deux non articulaires.
a) Des trois facettes articulaires, l’une est supérieure et correspond à la deuxième rangée du carpe. Les deux autres, latérales, se distinguent en interne et externe : elles correspondent aux métacarpiens voisins . Ces deux dernières sont allongées d’avant en arrière, plus étroite à leur partie moyenne qu’à leurs extrémités, et souvent même subdivisées en deux facettes secondaires. Au-dessous d’elles, se trouvent des rugosités pour des insertions ligamenteuses.
P) Quant aux deux facettes non articulaires, elles sont rugueuses et répondent l’une à la région palmaire, l’autre à la région dorsale. Il est à remarquer que la facette dorsale l’emporte toujours en dimensions sur la facette palmaire.
C . Extrémité inférieure. — L’extrémité inférieure ou digitale (extrémité distale) se présente à nous sous la forme d’une tête articulaire, aplatie dans le sens transversal et s’étendant beaucoup plus loin en avant qu’en arrière. Elle s’articule avec la première phalange des doigts. Sur
les côtés de cette tête, se voit une dépression rugueuse, que limite en arrière un fort tubercule : dépression et tubercule donnent insertion au ligament latéral de l’articulation métacarpo-phalangienne.
2'’ Caractères différentiels des métacarpiens — On pourrait au besoin classer numériquement les métacarpiens d’un même sujet en se basant exclusivement sur leur longueur ; le deuxième métacarpien est le plus grand ; le premier est le plus