INDIQUANT LES CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES CINQ .MÉTATARSIENS
, 1 J. - ! \ Ci) Située en dehors, non constante. . . 1" Métatarsien.
tacMe laUnde . ■ ■ ■ ) située en dedans, constante 5« Métatarsien.
/ a) Superposées dans le sens vertical, 'i 1 ïune supérieure, l’a,u.tre inf'e7Ûeure,?,é- , 3» Métatarsien.
2° Trois facettes latérales, dont deux ] parées par une gouttière. )
en dedans. j b) Superposées dans le sens antéro-pos- i
f térieur, l’une antérieure, l’autre pos- , 4° Métatarsien. térieure, contiguës. ;
3“ Six facettes latérales, quatre en dehors, deux en dedans
2® Métatarsien.
os DU PIED
3° Conformation intérieure des métatarsiens. — Les métatarsiens présentent la texture caractéristique des os longs : le corps, constitué par du tissu compacte, est creusé d’un canal médullaire fort variable dans ses dimensions ; les extrémités sont formées par du tissu spongieux.
Trous nourriciers des métatarsiens. — Les conduits nourriciers des métatarsiens présentent dans leur disposition les plus grandes analogies avec ceux des métacarpiens (voy. p. 307) : ils occupent le tiers moyen de l’os, s'ouvrent dans la grande majorité des cas (96 p. 100) sur l’une des deux faces plantaires et se dirigent obliquement, vers l’extrémité distale pour le premier métatarsien, vers l’extrémité proximale pour les quatre autres.
Sur 10 pieds que nous avons examinés à ce sujet, M. Si- RAUD et moi (50 métatarsiens par conséquent), le trou nourricier manquait une seule fois, sur le troisième métatarsien du pied droit; deux fois il s’ouvrait à la face dorsale de l’os, sur le quatrième métatarsien du pied gauche et du pied droit d’un même sujet ; sur tous les autres métatarsiens, ils occupaient l’une des deux faces plantaires. — Pour le premier métatarsien, nous l’avons toujours rencontré près du bord externe ou péronier. — Pour le deuxième métatarsien, nous l’avons trouvé 6 fois près du bord péronier et 2 fois près du bord tibial. — Pour le troisième métatarsien, 6 fois près du bord péronier et 3 fois près du bord tibial et 1 fois à égale distance des deux bords. — Pour le quatrième métatarsien, 6 fois près du bord tibial et 3 fois près du bord péronier. — Pour le cinquième métatarsien,
9 fois près du bord tibial, 1 fois seulement près du bord péronier.
Nous pouvons donc établir en principe que le conduit nourricier des métatarsiens se trouve placé ; 1° près du bord péronier, pour le premier métatarsien ; 2° près du bord tibial, pour les deux derniers ; tantôt sur le bord tibial, tantôt sur le bord péronier, pour les deuxième et troisième.
Développement. — Le développement des métatarsiens rappelle de tous points celui de leurs homologues, les métacarpiens. Chacun d’eux possède deux points d’ossification : un point d'ossification primitif, qui apparaît dans le troisième mois de la vie intra-utérine et aux dépens duquel se formeront le corps et l’extrémité tarsienne ; un point d'ossification secondaire, pour l’extrémité antérieure. Ce dernier ne se montre qu’aprèsla naissance, de deux à quatre ans, et se soude au point primitif de seize à dix-buit ans.
Par une exception remarquable, que nous avons déjà constatée à la main et qui se répète ici, le point épiphysaire du premier métatarsien est destiné, non pas à la l’extrémité digitale ou distale, mais à l’extrémité tarsienne ou proximale; aussi certains anatomistes ont-il considéré le premier métatarsien comme une phalange. Nous y reviendrons plus bas à propos de la tripkalangie du premier orteil.
Un caractère distinctif de premier ordre du pied d’un grand nombre de singes est la brièveté du gros orteil par rapport aux autres doigts. Tandis que, chez l’homme, le gros orteil mesure la moitié de la longueur totale du pied (Huxley), le gros orteil de l’orang n’atteint pas le quart de cette longueur. Des recherches fort intéresantes de Leboucq
{Le développement du premier métatarsien et de son articulation tarsienne chez l’homme, in Ann. de la Soc. de méd. de Gand, 4883) sont venues démontrer qu’une telle disproportion entre la disposition humaine et la disposition simienne s’atténue, comme tant d’autres du reste, au fur et à mesure qu’on remonte vers les premières phases du développement embryonnaire. En effet, chez l'orang. le rapport du deuxième métatarsien au premier, ce premier étant 1, est de 2,146 en moyenne ; il est de 1.500 chez le gorille, de 1,236 chez le chimpanzé, de 1,323 chez le gibbon. Chez l'homme adulte, ce même rapport est de 1,178 en moyenne. Or, il atteint 1.215 chez l’enfant de un à quatorze ans, 1,294 chez le fœtus de six mois et 1,530 chez l’embryon de trois à quatre
Fig. 406.
Développement des os du pied [schématique).
1, point primitif du calcanéum, avec : 1’, point accessoire de l’épiphyse; 1”, point accessoire de la tubérosité externe. — 2, point primitifde l’astragale. — 3, 3, les deux points primitifs du scaphoïde. — 4, 5, 6, points primitifs des trois cunéifoi'ines. — 7, points primitifs du cuboïde.
(i, point primitif du premier métatarsien, avec a’, son point complémentaire. — h. b. points primitifs des quatre derniers métatarsiens, avec b, b\ leurs points complémentaires. — c, c, points primitifs des phalanges, avec c\ c\ leurs points complémentaires. — d. d, points primitifs des phalangines, avec d’, d\ leurs points complémentaires. — e, e, points primitifs des phalangettes, avec e\ e’, leurs points complémentaires.
OSTEOLOGIE
mois ; il c^it de 1,593 chez un embryon de deux: à trois mois. Ce dernier rapport est, comme on le voit, plus fort que chez certains singes adultes, le gibbon par exemple.