SOI
de déplacements, déplacements transversaux et déplacements antéro-postérieurs, ne peuvent pas s’accomplir isolément, mais sont toujours simultanés, autrement dit liés les uns aux autres et s’eL fectuent alors autour d’un axe unique, intermédiaire comme direction aux axes des deux mouvements composants, soit un axe passant à peu près par le centre de figure de la tète du grand os.
d. Mouvement de circumduction . — La circumduction résulte , ici comme dans les autres diarthroses, de l’exécution successive» des quatre mouvements précédents : la main, dans ce mouvement, occupe tour à tour des positions de flexion, d’abduction, d’extension et d’adduction. Comme le fait remarquer Sappey, le mouvement de circumduction est beaucoup plus étendu dans le sens antéro-postérieur (flexion et extension) que dans le sens transversal (inclinaison radiale et inclinaison cubitale) : il en résulte que la base du cône décrit par la main n’est pas un cercle au sens précis du mot, mais plutôt une ellipse, dont le grand axe serait dirigé d'avant en arrière.
Muscles moteurs. — Les muscles moteurs des articulations du poignet se distinguent, d’après les mouvements qu’ils produisent, en fléchisseurs, extenseurs, fléchisseurs latéraux internes et fléchisseurs latéraux externes :
Fléchisseurs ; le grand palmaire, le petit palmaire, le cubital antérieur, directement; indirectement, le fléchisseur commun superficiel des doigts, le fléchisseur commun profond des doigts, le long fléchisseur propre du pouce.
2° Extenseurs : le premier et le deuxième radial externe, le cubital postérieur, l'extenseur commun des doigts, l’extenseur propre du petit doigt, le long extenseur et le court extenseur du pouce, l’extenseur propre de l'index.
3" Fléchisseurs latéraux internes : le cubital postérieur et le cubital antérieur.
4« Fléchisseurs latéraux externes : le grand palmaire, le premier et le deuxième radial externe, le long abducteur du pouce, le long et le court extenseur du pouce.
A consulter, au sujet des articulations du poignet :
Shepherd, A note on the radio-carpal articulation, Journ. of Anat. and Physioh, 1891, vol. XXV, p. 349 ; — Thileniüs, Bas os intermedium antebrachii des Menschen, Morphol. Arbeiten von Schwalbe , vol. V, 1895 ; — Cuneo et Veau, De la physiologie des articulations du poignet, La Presse médicale, 1897 ; — Destot et Briaü, Anatomie et physiologie du poignet par la radioscopie et la radiographie , Les rayons X, 1898 ; — Bryce, On certains points in the anatomy and mécanisme of the wristjoint, etc., The Journ. of Anat. and Physioh, 1896, vol. XXXI ; — Zuckerkandl, Notiz über Mechanismus des llandgelenkes, Anat. Anz., 1897 ; — Gunéo et Veau, Contrib. à l'étude de la physiol. des articulations du poignet. Presse médicale, 1897 ; — Des mêmes, La mécanique du poignet, G. R., Congr. intern. de médecine, Paris, 1902 ; — Destot et Gallois, Rech. physiol. et expérim. sur les fractures de l'extrémité inférieure du radius, Rev. Chir., 1898. — Buhler, Bas Verh. der Carpalknochen bei Seitenbeweigungen der Hand, Anat. Anz., Bd. XVI, 1899 : — Virchow (H.), Bas Skelett der idnarwârts adducierten u. radialwârts abducierlen Hand, Zeitschr. morphol. u. Anthropoh, 1899 ; — Fick. Ueb. die Bewegung in den Handgelenken, Abh. k. Sachs. Ges. Wiss., 1900 et Verh. d. anat. Ges. Bonn., 1901 ; — Lycklama A. Nijeholt, De onderlinge Verhonding d. beenderen van d. Voorarm en van d. Handwortel bij Verschillende Standen von d. Hand, Leiden, 1900 ; — Ta- VERNiER, Les déplacements traumatiques du semi-lunaire, Th. Lyon, 1906.
B. — Articulations carpo-métagarpiennes
Les articulations carpo-métacarpiennes re'unissent l’extrémité supérieure ou proximale des cinq métacarpiens aux quatre os de la deuxième rangée du carpe.
Fig. 530.
Schéma représentant, d'après les radiogi’aphies de Df.stot et Briau, les déplacements du semi-lunaire, du grand os et du troisième métacarpien, dans les mouvements d’adduction et d’abduction de la main.
E et I, côté externe et côté interne «le l’avant-bras.
1, radius. — 2, cubitus. — 3, semi-lunaire, avec : 3’, sa situation dans l'abduction; 3”, sa situation flans l'adduction. — 4, grand os, avec : 4’, sa situation dans l'abduction ; 4’', sa situation dans l'adduction. — 5, 5’, b” troisième métacarpien.
(Le gros point (0) placé sur la tète du grand os in dique Taxe de rotation (axe antéro-postérieur) autour duquel se meuvent à la fois, mais en sens inverse, le grand os et le semi-lunaire ; les deux flèches indiquent le sens dans lequel s'efTectue le déplacement de la main dans l’abduction et dans l'adduction.)
AKÏHROLOGIE
A l’exception da premier, dont l’articulation mérite une description spéciale, les métacarpiens s’articulent avec le carpe d’une façon suffisamment uniforme pour que ces articulations puissent être comprises dans une description générale.
1° Articulation carpo-métacarpienne du pouce. — Cette articulation unit le trapèze au premier métacarpien, d’où le nom (ï articulation trapézo-métacarpienne qu’on lui donne le plus souvent. Elle appartient au genre des articulations par emboîtement réciproque ou articulations en selle, dont elle constitue le type le plus parfait.
A. Surfaces articulaires. — Gomme surfaces articulaires, nous avons :
a) Du côté du trapèze, une facette quadrilatère, située sur la face inférieure de cet os, regardant en bas, en dehors et un peu en avant ; elle est concave dans le sens transversal, convexe dans le sens antéro-postérieur;
P) Du côté du premier métacarpien, une facette inversement configurée et, par conséquent, convexe de dehors en dedans, concave d’avant en arrière.
Ces deux facettes articulaires sont revêtues l’une et l'autre d’une couche de cartilage hyalin.
B. Moyens d’union. — Le premier métacarpien et le trapèze sont maintenus en présence par un seul ligament, qui affecte la forme d’une capsule ou manchon et qui s’insère : en haut, sur le pourtour de la facette articulaire du trapèze ; en bas, sur le pourtour de la facette du métacarpien. Cette capsule, plus épaisse en arrière qu’en avant, plus épaisse aussi en avant que sur les côtés, est remarquable par son ampleur et sa laxité, condition anatomique très favorable à la grande mobilité du pouce.
C. Synoviale. — L’articulation trapézo-métacarpienne possède une synoviale qui lui est propre. Cette synoviale est toujours très lâche, comme la capsule fibreuse qu’elle tapisse.
D. Rapports. — L’articulation carpo-métacarpienne du pouce est fortement matelassée, en avant, par les muscles de l’éminence thénar. — En arrière, elle est en rapport avec les tendons des muscles extenseurs du pouce, qui vont chercher leurs insertions sur les phalanges. — En dedans, elle répond au premier muscle interosseux dorsal et aussi h l’artère radiale, qui passe de la région dorsale a la région palmaire en traversant l’extrémité supérieure du premier espace interosseux. — En dehors, enfin, l’articulation trapézo-métacarpienne est en rapport avec le tendon du long abducteur du pouce et avec une petite artère, branche de la radiale.
E. Artères et nerfs. — Les artères de l’articulation carpo-métacarpienne du pouce proviennent de la dorsale du pouce et du tronc même de la radiale. — Ses nerfs sont fournis par le médian.
Mouvements. — Le métacarpien du pouce présente à un degré de développement remarquable cinq des mouvements fondamentau.v des diarthroses : 1° le mouvement de flexion, par lequel il s'incline vers la paume de la main : 2» le mouvement d extension, par lequel il s’incline au coji- Iraire du côté de la face dorsale ; 3« le mouvement d'adduction, qui le rapproche du deuxième métacarpien ; 4“ le mouvement d'abduction, qui l’en éloigne ; b» le mouvement de circumduction, enfin, résultant de la succession régulière des quatre mouvements précédcnls.
L’adduction, combinée avec la fle.vion. constitue le mouvement dit d opposition, en vertu duquc la pulpe du pouce peut successivement ou simultanément entrer en contact [s opposer) avec la pulpe des quatre autres doigts. Le mouvement d'opposition est, comme on le sait, caractéristifiuc de la main humaine ; nos [dus proches voisins dans la série zoologique, les singes, ne possèdent ce mouvement qu'à l’état imparfait.
Muscles moteurs. — Ils se divisent en fléchisseurs, extenseurs, adducteurs et abducteurs :
1“ Fléchisseurs : le court abducteur du pouce, le court fléchisseur du pouce, l’opposant, le long fléchisseur propre du pouce.
2® Extenseurs : le long extenseur et le court extenseur du pouce ;
ARTICULATIONS C ARPO-MÉTAG ARPIENNES
3° Adducteurs : l’adducteur du pouce.
4° Abducteurs : le long abducteur du pouce.
2° Articulations carpo-métacarpienne des quatre derniers doigts. — Les
quatre derniers métacarpiens s’articulent avec les quatre os de la deuxième rangée du carpe à l’aide de facettes, inversement configurées, qui se correspondent exactement. Bien que ces facettes ne soient pas régulièrement planes et constituent en réalité de petites articulations par emboîtement réciproque, on a l’habitude de ranger les articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts dans le groupe des arthrodies.
A . Surfaces articulaires. — , Les surfaces articulaires diffèrent par leur forme et parleur étendue pour chacune des quatre articulations (fig. 531). — Le deuxième métacarpien s’articule à la fois avec le trapèze, le trapézoïde et le grand os. Ces trois os, pour le recevoir, se disposent en une sorte de mortaise peu profonde, dont l’ouverture est dirigée en bas. De son côté, l’extrémité supérieure du métacarpien présente trois facettes : une facette latérale externe, toute petite, qui se met en rapport avec le trapèze; une facette latérale interne, petite également, qui entre en contact avec le grand os ; une facette supérieure, beaucoup plus étendue, concave transversalement, qui répond au trapézoïde. — Le troisième métacarpien s’articule, à l’aide d’une facette triangulaire, avec la facette moyenne (voy. Ostéologie) de la face inférieure du grand os. — Le quatrième métacarpien s’articule à la fois : D par une large facette, légèrement convexe, avec la face inférieure de l’os crochu; 2° par
une toute petite facette, de forme triangulaire, située à sa partie externe et du coté dorsal, avec la facette interne de la face inférieure du grand os. — Le cinquième métacarpien , enfin, s’unit, à l’aide d’une facette convexe dans le sens antéro-postérieur, à une facette, concave dans le même sens, qui occupe la face inférieure de l’os crochu.